Ccran, notaymnent pour projections lumineuses, et son procédé de fabrication. La présente invention a pour objet un écran, notamment pour projections lumineu ses. Cet écran se caractérise en ce qu'il est constitué par une feuille, au moins en partie transparente, dans l'épaisseur de laquelle est prévu au moins un système de zones opaques parallèles régnant sur toute l'épaisseur de la feuille, de manière à absorber les rayons ve nant frapper ces zones opaques.
L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'un tel écran.
La matière transparente utilisée pour for mer la feuille précitée peut être absolument quelconque. On peut user à cet effet, par exemple, d'une matière telle que l'acétate de cellulose, la cellophane ou toute autre matière analogue, et dans ce cas il est avantageux de constituer l'écran en superposant et en collant ou en sondant ensemble un nombre convena ble de feuilles de la matière choisie (des zones opaques étant ménagées dans le bloc ainsi formé avec un espacement régulier ou non), puis en découpant dans ledit bloc des tranches ou feuilles qui constituent autant d'écrans distincts.
La production des zone:; opaque peut être assurée soit en appliquant. au cour de l'assemblage, des couches d'encre, de ver nis, etc., soit en interposant des feuilles opa ques, de préférence noires et de la même ma tière, soit en produisant sur place. par un pro cédé photochimique, par exemple, des zone sombres, opaques ou des zones transparente: colorées.
Sur le dessin annexé. on a représenté . d'une manière schématique et à titre d'exem ples seulement, deux modes de mise en #uvre d'un procédé de fabrication d'un écran établi conformément à l'invention: La fig. 1 montre, à échelle agrandie, un fragment d'un bloc en cours de fabrication, bloc formé par superposition et par collage ou soudure d'un grand nombre de feuilles de fai ble épaisseur d'une matière transparente ap propriée;
La fig. 2 montre une portion d'un écru obtenu par découpage du bloc de la fig. 1 Comme on le voit sur la fig. 1, pour éta blir un bloc pour la confection d'écrans con formes à l'invention, on superpose, en les col lant ou en les soudant ensemble, un certain nombre de feuilles minces d'une matière transparente appropriée, telle que de l'acétate de cellulose.
On utilise des feuilles 1, dont l'un des côtés a. une longueur L égale à. la largeur que doivent avoir les écrans (ou por tions d'écran) et on superpose- un nombre suf fisant de feuilles pour obtenir une épaisseur H correspondant à la hauteur que l'on veut donner aux écrans ou portions d'écran.
Au cours de l'opération précitée, avant de coller une feuille sur la précédente, on dépose sur la surface de cette dernière une couche 2 d'une matière opaque, telle que de l'encre noire d'imprimerie ou du vernis noir, par exemple. Par-dessus la couche 2 ainsi dépo sée, on applique une nouvelle feuille 1, puis une nouvelle couche 2 et ainsi de suite jus qu'à ce que le bloc ait la hauteur $ voulue. On peut aussi remplacer la couche de matière opaque par une feuille mince opaque, de pré férence noire et de la. même matière que la feuille 1.
Une fois le bloc ainsi établi, on le dé coupe par des plans verticaux, ainsi que l'indi quent les lignes en traits mixtes sur la fig. 1, en un certain nombre de tranches ou feuilles, l'épaisseur de chacune des tranches ainsi dé coupées correspondant à l'épaisseur que l'on veut donner à l'écran composite.
Pour fixer les idées, on précisera ici que l'épaisseur de la feuille destinée à former l'é cran peut être d'environ un millimètre et que les feuilles élémentaires utilisées pour cons tituer le bloc auront une épaisseur moitié moindre. Par suite, dans Técran terminé, les zones opaques se trouveront espacées d'un demi-millimètre.
On obtient ainsi, comme l'indique la fig. 2, des feuilles de matière transparente, renfermant- dans leur épaisseur un grand nombre de zones opaques parallèles, lesdites zones régnant sur toute l'épaisseur de la feuille. En d'autres termes, on réalise de cette manière un écran ligné, que l'on em ploiera, le cas échéant. avec les zones opaques horizontales.
Grâce à la finesse des zones sombres, celles-ci sont pratiquement invisibles pour l'observateur et, grâce à leur rapprochement, on obtient un effet de "fondu" particulière ment satisfaisant.
D'autre part, l'écran, lorsqu'il est fait. en une matière telle que l'acétate de cellulose, est souple et peut être roulé, ce qui en facilite considérablement le transport et la conserva tion.
Le procédé de fabrication qui vient d'être décrit est applicable à la confection d'écrans comportant la. combinaison d'un système de zones opaques et d'un sytème de zones trans parentes colorées.
Les fig. 3 et 6 montrent comment on petit obtenir de tels écrans: on commence (fig. 3) par établir un bloc semblable à celui -de la fig. 1, tout comme pour la fabrication d'é crans lignés et on découpe ce bloc en tranches ou feuilles T (fig. 4) de faible épaisseur.
En se servant des tranches T, comme on s'était servi des feuilles 1, et en interposant entre lesdites tranches des feuilles minces d'une substance transparente (cellophane, par exemple) .de couleur appropriée, ou en appli quant des -couches 3 d'une couleur transpa rente appropriée (vernis, par exemple), on confectionne (fig. 5) un second bloc qu'il suf fit de découper en tranches pour obtenir l'é cran dont la fig. 6 montre un fragment. Pour assurer la coïncidence des zones opaques, il suffit d'empiler les tranches T entre des gui des convenablement disposés.
Il va sans dire que les opérations précitées pourraient être exécutées en sens inverse, c'est-à-dire que l'on pourrait établir d'abord un bloc comportant les zones transparentes colorées, puis les découper en tranches, que l'on utilise pour la confection du second bloc.
De même, on pourrait former un écran dans lequel les zones opaques alternent avec des zones transparentes colorées. Un tel écran serait obtenu en superposant des feuilles d'une matière transparente colorée et en inter- posant des zones opaques au cours de l'assem blage. En découpant le bloc ainsi obtenu, on aurait une série des écrans désirés. L'écran pourrait également comporter dans son épais seur deux systèmes de zones transparentes co lorées et un système de zones opaques.
Dans ce qui suit, on va surtout décrire l'application. d'un tel écran aux projections lumineuses en lieu éclairé, mais cette appli cation n'est pas limitée à ce cas particulier.
On a déjà proposé divers dispositifs permettant de faire, dans un lieu éclairé, des projections lumineuses animées ou fixes. D'une manière générale, les dispositifs de ce genre déjà connus comportent la combi naison, avec l'écran proprement dit, destiné à .recevoir la. projection, d'un système de cellules ou de lames disposées en avant de l'écran (par rapport à l'observateur), les la mes ou cellules en question ayant pour effet de mettre dans l'ombre, d'une façon plus ou moins complète, la face de l'écran tournée vers l'observateur.
Grâce à cet artifice, la projection est rendue visible, même si le lieu situé en avant -de l'écran est normalement éclairé.
A la différence des dispositifs précé dents, l'écran établi conformément à l'inven tion, constitue un tout avec le dispositif ser vant à maintenir dans l'ombre la face anté rieure de l'écran proprement dit.
Pour pouvoir se servir d'un tel écran pour les projections lumineuses, il suffit de dépolir la face postérieure de l'écran par rapport au spectacteur, pour la projection par transparence, ou de rendre opaque ladite face dépolie, pour la projection par réflexion, en observant qu'il peut être avantageux dans les deux cas de dépolir légèrement l'autre face, afin d'éviter les reflets lors de la projection.
Le mode d'utilisation de l'écran ligné qui vient d'être décrit se conçoit aisément: On peut faire la projection sur l'écran, soit par transparence (la face arrière de l'é cran étant dans cette hypothèse plongée dans l'obscurité par tout moyen approprié quel conque, tel que l'aménagement d'une cham bre noire derière l'écran, par exemple), soit par réflexion. Dans ces deux cas, grâce à la présence des zones productrices d'ombre mé nagées dans l'épaisseur de l'écran, celui-ci se trouve soustrait en grande partie à l'ac tion des rayons lumineux qui éclairent le lieu où se fait la projection.
Dans ces con ditions, la projection est vue par l'observa teur d'une manière aussi satisfaisante que si elle était faite sur un écran ordinaire placé dans un lieu non éclairé.
L'écran, objet de l'invention, peut rece voir d'autres applications que celle, envisagée plus haut, de la projection d'images. C'est ainsi que l'on peut l'utiliser pour améliorer la visibilité, en des lieux éclairés, des dispo sitifs récepteurs de télévision, des lanternes ou enseignes lumineuses, des signaux lumi neux, etc. Dans certaines de ces applications.
il peut y avoir intérêt à former l'écran d'une feuille de verre coloré renfermant dans son épaisseur les zones opaques dont il a été ques- tion. Une application particulièrement intéres sante de l'invention peut être faite à la con fection d'écrans destinés à. jouer le rôle de pare-soleil; de tels écrans permettent de s'a briter des rayons du soleil.