Dispositif de sûreté pour véhicules ferroviaires, routiers et autres. La. présente invention se rapporte à un dispositif de sûreté pour véhicules ferro viaires, routiers et autres, du genre compre nant une pédale de sûreté ou autre organe de manceuvre équivalent qui peut être ac tionné par le mécanicien du véhicule pour empêcher un serrage du mécanisme de frei nage ou l'interruption du fonctionnement du mécanisme de propulsion du véhicule ou les deux.
Jusqu'à présent, la pédale de sûreté ou autre organe de manoeuvre équivalent devait être maintenu continuellement par l'opérateur dans sa position ino.pérative pour empêcher l'opération de serrage des freins du véhicule ou l'opération d'interruption de l'alimenta tion d'énergie, opérations dénommées dans la suite "opérations d'urgence".
Bien que cette disposition soit en général efficace en assu rant l'attention active du mécanicien du véhicule, elle présente l'inconvénient qu'il est loisible au mécanicien de fixer la, pédale du dispositif de sûreté dans sa position inopéra- tive pour s'éviter la nécessité de la maintenir lui-même dans cette position, alors que d'au tre part, il peut aussi arriver que le méca nicien soit mis hors d'état d'agir, par suite d'un malaise, par exemple, sans nécessaire ment relâcher la. pédale de sûreté, de sorte que dans l'un ou l'autre cas, la pédale ne sera pas actionnée comme requis pour provoquer l'opération d'urgence.
Suivant la présente invention, ces diffi cultés sont surmontées grâce à. une construc tion particulière du dispositif de sûreté, qui comporte des moyens disposés pour provo quer une commande d'urgence dans le véhi cule (serrage des freins du véhicule, in terruption de l'alimentation d'énergie mo trice au véhicule, etc.), pour en occasionner l'arrêt, si le mécanicien n'effectue pas pério diquement une série d'opérations ou de ma- nceuvres déterminées, en vue de solliciter constamment l'attention du mécanicien.
De préférence, la pédale de sûreté ou au tre organe -de man#uvre équivalent est dis posé pour être alternativement abaissé et re lâché à l'effet précité à des intervalles de temps prédéterminés, l'omission de l'une ou de l'autre de ces opérations provoquant la réalisation de l'opération d'urgence.
Un moyen peut être prévu pour donner un, signal audible ou autre signal d'avertis sement au mécanicien en cas d'omission de sa part d'effectuer l'actionnement nécessaire de la pédale de sûreté, l'opération d'urgence se produisant après l'expiration d'un certain intervalle de temps prédéterminé après la mise en action du signal d'avertissement si le mécanicien ne répare pas son omission.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
Le dispositif de sûreté représenté com prend une soupape à pédale 1 et une valve à tiroir de commande 2, ces deux obturateurs étant en communication avec une conduite 3 allant au réservoir auxiliaire ou autre source de fluide sous pression d'une installation de freinage à fluide sous pression du véhicule au moyen de tuyaux de raccord 4 et 5 res pectivement.
La soupape à pédale 1 comprend un corps de soupape mobile 6 :disposé pour être déplacé de sa position de fermeture représen tée au dessin à sa position d'ouverture par l'intermédiaire .de sa tige au moyen d'une pé dale 7 agissant à l'encontre d'un ressort de rappel 8.
Lorsque la soupape à pédale 1 est dans sa position de fermeture comme représenté, une communication est établie entre la conduite 9. venant de la, partie supérieure de la valve de commande 2 et l'atmosphère, au moyen d'une rainure 10 formée dans la portion de tige -de la pédale 7.
Lorsque, par contre, la soupape 1 est amenée à sa position d'ouver ture en appuyant sur la pédale 7, une com- munication est établie entre la conduite 9 et la conduite 3, par l'intermédiaire du tuyau 4, la communication entre la conduite 9 et l'atmosphère, étant interceptée. La valve de commande 2 comprend trois pistons 11, 12 et<B>13</B> montés sur une tige de piston commune 14 reliée -à. un tiroir 15 dis posé pour coulisser sur un siège à tiroir 16.
Le côté supérieur du piston 11 est soumis à la. pression régnant dans la conduite 9, le côté inférieur .de ce piston étant soumis à la pression régnant dans la chambre 17 conte nant le tiroir 15 et communiquant par l'in term6diaire du tuyau 5 avec la conduite 3. Le côté supérieur @du piston 12, lequel est d'un diamètre plus petit que celui du piston 11 est soumis à. la pression régnant dans. la chambre 17, le côté inférieur de ce piston étant .soumis à la. pression atmosphérique, grâce à une lumière 18.
Le piston le plus. bas 13, est .disposé pour se mouvoir dans un cylin dre 19 immergé dans un bain de glycérine, d'huile ou autre liquide convenable 20 con tenu dans un réservoir ou récipient 21 for mant la partie inférieure de l'enveloppe de la. valve de commande.
Le cylindre 19 est pourvu, dans sa partie située au-dessous du piston 13, d'une soupape d'admission à. retenue 29_ et du côté supé rieur du piston 1 < J d'une soupape d'admission à. retenue similaire 23. La paroi latérale du cylindre 1.8 est pourvue de deux rangées de lumières 24 et le piston 13 est muni .d'une lu mière à. rétrécissement 2'5 établissant une communication entre les chambres supérieure et inférieure du cylindre 12.
Le siège à tiroir 16 est pourvu de trois lumières, dont la lumière médiane 28 est des tinée à être reliée par l'intermédiaire d'une conduite (non représentée) à un dispositif à commande pneumatique pour produire la dé connexion des moteurs de véhicule de la source d'énergie, lorsque du fluide sous pres sion est admis audit dispositif, et pour pro voquer un serrage des freins en réduisant la pression dans la conduite de frein ou de toute autre manière quelconque convenable. Les deux autres lumières 26 et 27 dans la glace 16 du tiroir 15 sont destinées à être re liées par l'intermédiaire de conduites (non représentées)
à un .dispositif de signalisa- tion. par exemple un sifflet, disposé pour être actionné lorsque du fluide sous pression, y est admis à travers l'une ou l'autre des lu mières 226, 27, la. distance séparant chacune de ces lumières. de la lumière médiane 28 étant déterminée de façon que pendant le mouvement ascendant ou descendant des pis tons et du tiroir 15, il s'écoule un certain in tervalle de temps prédéterminé entre le mo ment auquel 1a_ lumière 26 ou 27 est décou verte par le tiroir 15 et le moment auquel la lumière médiane 28 est découverte.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant: Lorsque la, pédale 7 est abaissée par le mécanicien, du fluide sous pression est ad mis de la. conduite 3 par l'intermédiaire du tuyau 4 à travers la soupape 6 à la. conduite 9, faisant ainsi arriver du fluide sous pres sion au côté supérieur du piston 11.
Comme le piston 11. est plus grand en diamètre que le piston 12, les trois pistons et leur tige commune 14 sont déplacés vers le bas, ouvrant ainsi au moyen du tiroir 15 successivement les lumières 26 et 28 vers la chambre 17. Lorsque, ,d'autre part, la pédale 7 est relâchée, une communication est établie entre la. chambre du côté supérieur du piston 1l et l'atmosphère par l'intermédiaire de la conduite 9 et de la. rainure 10 dans la sou pape à pédale 1, de sorte que dans ces condi tions, le fluide sous pression dans la chambre 17 déplacera les pistons et leur tige commune 1.1 vers le haut, amenant ainsi le tiroir 15 à découvrir successivement les lumières 27 et 28<B><U>-</U></B> dans la glace à tiroir 16.
On verra. donc que quand la pédale 7 est alternativement abaissée et relâchée, les pis tons et le tiroir 15 se déplacent alternative ment vers le bas et vers le haut. La rapidité de ce mouvement est commandée par le pis- ton le plus bas 13 se déplaçant dans le cy lindre 19 qui est maintenu continuellement plein de liquide au moyen des soupapes de retenue 22, 2,3.
Pendant la première partie de la course ascendante des pistons, c'est-à-dire avant que le piston<B>13</B> masque les lumières 24, le mou- vement des pistons sera relativement rapide, du fait que du liquide est aspiré dans la par tie inférieure du cylindre 19 à travers la sou pape de retenue 22, le liquide dans la partie supérieure du cylindre 19 étant expulsé à tra vers les lumières 24.
Aussitôt, cependant, que les lumières 24 sont recouvertes par le piston 13 lors. de. son mouvement ascendant, le reste de ce mouvement sera effectué compa rativement lentement grâce au fait que le li quide se trouvant au-dessus du piston 13 peut seulement être refoulé à travers la lumière ré trécie 25 du piston 13.
On verra, ainsi que pendant le mouvement ascendant des pistons, .la. première partie de ce mouvement sera effectuée relativement ra pidement et la seconde partie relativement lentement. Les mêmes effets ont lieu pendant le mouvement descendant subséquent des pis tons, la première partie de ce mouvement étant relativement rapide, tandis que la se conde partie :est relativement lente.
Les lumières 24 sont disposées de telle façon par rapport à la position médiane du piston 13 et par conséquent du .tiroir 15 que .le mouvement du tiroir 15 vers cette position médiane dans l'une ou l'autre direction de mouvement soit effectuée comparativement rapidement, tandis que l'éloignement du tiroir 15 de sa position médiane dans l'une ou l'au tre direction de mouvement sera. effectué com parativement lentement.
Avec les lumières 24 dans la position re présentée, .si la pédale est abaissée par le mé canicien, le tiroir 15 sera d'abord déplacé vers le bas relativement rapidement jusqu'à ce que le piston 13 masque les lumières 24 de la. ran gée inférieure, après quoi le mouvement du tiroir continue plus. lentement et aussitôt que la lumière 26 sera découverte, du fluide sous pression sera admis de la. chambre 17 par l'in termédiaire de la lumière 2.6 au dispositif d'a vertissement pour donner un signal d'alarme.
Si l'on continue à presser sur la pédale 7, le tiroir 15 découvre la lumière 28 après un in tervalle de temps prédéterminé, avec le ré sultat que la source d'énergie alimentant le véhicule est interceptée et que les freins sont serrés par l'action du fluide sous pression passant de la chambre 17,à travers la lumière 23. Une action similaire a lieu si la pédale 7 est relâchée par le mécanicien, le tiroir 15 se déplaçant vers le haut et découvrant suc cessivement les lumières 27 et 28, de façon à donner d'abord un signal d'avertissement et à provoquer, après un intervalle de temps con venable l'interception de la source d'énergie alimentant le véhicule et le serrage des freins.
En abaissant et relâchant alternative ment la pédale 7 à des intervalles de temps appropriés, les trois pistons et le tiroir 15 peuvent évidemment être amenés à se mou voir alternativement vers le haut et vers le bais autour de leur position médiane, leurs dé placements, à partir de cette position étant in suffisants pour effectuer le découvrement de l'une ou l'autre des lumières 26 et 27 et aussi longtemps que le mécanicien continue à ac tionner la pédale 7 de cette manière, ni un signal d'avertissement ne sera donné,
ni l'in- terception d'énergie ou le serrage des freins n'aura lieu.
Si, cependant, le mécanicien continuait soit de presser sur la pédale 7, soit de la re lâcher pendant un long intervalle de .temps, le découvrem.ent successif des lumières 26 ou 27, et de la lumière 2$ aura pour effet qu'un signal d'avertissement sera donné et qu'après un intervalle de temps prédéterminé, la source d'énergie sera interceptée et les freins seront serrés.