Brûleur à gaz. L'expérience prouve que dans les brû leurs à gaz de ville, la question de l'injection du gaz qui doit assurer en même temps le mélange de celui-ci à la quantité d'air néces saire à sa combustion est restée jusqu'ici un problème très délicat.
Dans les cuisinières à gaz notamment, on 'a adopté et généralisé le principe des brù- leurs :à pipe, qui se présente sous une multi tude de formes différentes.
Tous les types de brûleurs à pipe ont les mêmes inconvénients dans des proportions plus ou moins grandes.
Leurs diverses formes et surtout les énor mes différences qui existent dans la section du passage du mélange gazeux dans tous ces types de brûleurs, prouvent bien qu'aucun principe fondamental et sûr n'a été établi, et que seul l'empirisme a prédominé lors de leur établissement.
Le seul élément positif mis à la disposi tion -du mécanisme dans les brûleurs à gaz de ville est la pression même du gaz. C'est donc sur cette pression, qui est très variable sur un même réseau, voire même sur une même conduite, que l'on doit faire reposer tout le mécanisme du brûleur, ce qui rend .le pro blème extrêmement complexe.
Dans les brûleurs à pipe, la plus grande partie du trajet du mélange gazeux se fait horizontalement ou avec une pente insigni fiante, jusqu'à la tête, qui, elle, est verticale.
Cette disposition qui ne peut trouver d'autres solutions est onéreuse, quelles que soient les dimensions des sections admises pour le trajet du mélange: L'air, beaucoup plus lourd que le gaz, doit être incorporé -à ce dernier dans des proportions de six fois environ son volume pour lui donner la quantité d'oxygène qui est nécessaire .à une bonne combustion.
Il s'ensuit que, dans tous les conduits ho rizontaux, la vitesse de l'air est dispropor tionnée avec celle du gaz, et bien qu'il puisse paraître que la quantité d'air appelée par l'injection soit suffisante, elle ne l'est plus au point de vue du parfait mélange parce due la turbulence n'est pas assurée clans de bonnes conditions.
I1 en résulte des explosions au brûleur lorsque l'on fait varier la position du robinet d'admission. La prise à l'injection se fait alors facilement lorsque des fluctuations se manifestent sur le réseau, soit .dans le pou voir calorifique du gaz, soit surtout dans les différences-de la .densité de ses, divers éléments constitutifs et -dans les variations de tempéra ture, etc., etc.
Le brûleur à position verticale qui fait l'objet de l'invention permet de remédier au maximum aux inconvénients signalés plus haut.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de ce brû leur, en coupe (fi-. 1); La fig. 2 en est une vue partielle en élé vation; Les. fig. 3 et 4 en représentent respective ment en coupe et en plan, -un injecteur. . d est le corps du brûleur.
B un canal vertical -et central -du passage du gaz pour une grande flamme: C un canal vertical et latéral -du passage du gaz pour une veilleuse.
D un champignon pour la grande flamme. E un chapeau.- F un support du dispositif formant con duit monté sur la conduite du gaz.
G' un injecteur central à grand débit.
G" un injecteur latéral pour le petit débit. X'., X" sont les passages combinés pour les grandes et petites flammes.
La fig. 2 montre la base du brûleur en forme d'arcade simple.
Dans les'fig. 3 et 4: a représente le corps de l'injecteur. b une gaine filetée réglable.
c une buse extensible.
d une série de petits trous, dont un cen tral; .la section de l'ensemble de ces petits trous correspond à celle maximui de la, buse extensible dans sa position la plus élargie.
Le fonctionnement du brûleur sus-décrit ne peut être assuré d'une façon parfaite- que si tous les éléments qui le constituent sont harmonieusement établis, c'est-à-dire les di mensions des conduites,, la hauteur de' pro je.ction :du gaz, la forme des champignons, les ouvertures distinctes pour la grande et la pe tite flamme, et surtout l'injection assurée par les passages multiples -de l'injecteur G', principe d'injection qui ne peut différer.
Lorsque le robinet d'admission au brû leur .est ouvert, le gaz passe par les trous d de l'injecteur G', l'ouverture -de la buse étant fixée proportionnellement à la pression et-au ,pouvoir calorifique du gaz, -de façon à donner une flamme verte assurant la combus tion complète.
Par la multiplicité de ces petits trous à section individuelle réduite, la vitesse du gaz devient considérable et reste proportion née à l'ouverture du robinet, ou si l'on veut, à, la quantité de gaz que l'on veut envoyer au brûleur.
L'espace donné entre le sommet de l'in jecteur central G' et la partie inférieure du canal vertical B est fixé une fois pour toutes à la fabrication.
Le sommet -de l'injecteur G' s'engage d'une quantité convenable dans le canal ver ticaI B, laissant un espace annulaire déter miné entre l'injecteur G' et le canal B; cette disposition assure une aspiration de l'air, ver ticalement et violemment dans le canal B, toutes les particules du gaz sont mélangées à, l'air d'une façon parfaite.
Il en est de même de tous les éléments constitutifs du gaz à .densité inégale qui se trouvent ainsi intimement mélangés entre eux, ainsi qu'avec la quantité d'air nécessaire à une parfaite combustion.
La turbulence prendra une valeur plus grande encore lorsque la projection du mé lange atteint.la partie inférieure du champi gnon contre laquelle il vient se heurter.
Quelle que soit la quantité -de gaz ad mise dans le brûleur par la vitesse qui lui est donnée, cette quantité prend, proportion nellement là elle-même, la quantité d'air qui lui est nécessaire. En d'autres termes, le brûleur trouvera. toujours un réglage parfait, et adapté soit à, la pression, soit à' la qualité calorifique du gaz d'un réseau quelconque, en faisant sim= plement varier les dimensions de la buse extensible c par la gaine réglable b sans au tres artifices mécaniques qui ne peuvent en aucun cas. assurer dans les mêmes conditions un réglage aussi parfait.
En vissant la gaine <I>b</I> dans le corps<I>a,</I> on resserre la partie supé rieure libre pour le passage du gaz de la buse c dans les trous d.
Le corps du brûleur A est facilement dé montable du support I' dans la partie supé rieure duquel il est simplement emboîté de quelques millimètres, assurant ainsi une faci lité de nettoyage très grande. Par la position du robinet, comme cela se fait ordinairement, on supprime l'injection latérale destinée à la veilleuse.
Le champignon D comporte à sa partie inférieure une petite gaine qui vient s'emboî ter dans une creusure circulaire du corps du brûleur A comportant. le canal C du passage du gaz pour la veilleuse.