Dispositif de protection pour conduits pour mélanges de gaz explosifs. L'objet de l'invention est un dispositif de protection pour conduits pour mélanges de gaz explosifs contre le retour d'une flamme brûlant à l'extrémité de ce conduit; il a été proposé d'utiliser un corps poreux obturant le passage du conduit, et d'augmenter ce moyen de sécurité en plaçant, au-dessus de ce corps poreux, un liquide qui laisse passer le gaz en bulles de façon que, lors d'un retour de flamme éventuel, la flamme ne puisse s'étendre au delà de la surface du liquide, de façon qu'un réchauffage du corps poreux est évité, réchauffage qui se produi rait inévitablement si la flamme venait à se poser sur ce corps même.
On a utilisé en premier lieu de l'eau comme liquide le mieux approprié à ce but, mais on peut éventuelle ment utiliser d'autres liquides.
On a constaté que l'eau n'était cependant pas le liquide le mieux approprié pour pro téger le corps poreux contre un réchauffage, tout comme d'ailleurs des liquides similaires tels que, par exemple, de l'huile ou de la glycérine, et ceci en raison de ce qu'en pre mier lieu l'eau, ou liquide similaire, pénètre facilement dans le corps poreux et qu'en second lieu des particules ou vapeur de ces liquides sont facilement entraînées, particu lièrement lors de grandes vitesses des gaz, de façon que ces particules sont évaporées dans la flamme et brûlées.
Le premier de ces inconvénients peut être écarté en don nant au conduit, en avant du corps poreux, une direction telle que, lors d'une dépression en avant du corps poreux, le liquide, traver sant ce corps, puisse être refoulé à nouveau quand la pression augmente de nouveau ; le second inconvénient cependant ne peut guère être évité et il en résulte que la flamme obtient des propriétés indésirables et qu'im perceptiblement la quantité de liquide diminue et, de ce fait, la sécurité requise n'est plus garantie.
Ces inconvénients sont supprimés par un dispositif comportant un corps poreux obtu rant le passage du conduit et coopérant avec une quantité de mercure venant en contact avec ce corps poreux. La quantité de mer cure peut également être placée entre deux corps poreux.
La vapeur de mercure ne pourra être entraînée par le courant des gaz que dans de très minimes ,quantités ;par une sélection précise de la matière constituant le corps poreux, il n'y a pas lieu en général de prendre des mesures particulières contre la pénétra trou du mercure dans ce corps. De plus, l'emploi du mercure en cet endroit présente l'avantage que le courant de gaz sera sub divisé de fait en bulles plus fines, ce qui réduit encore l'éventualité que la flamme con tinuerait à brûler à la surface du fluide. Pour empêcher l'entraînement de particules de mercure dans le courant de gaz, on placera, au-dessus du mercure, un autre corps poreux.
Pour protéger ce deuxième corps poreux contre la casse ou l'effet de la poussée de pression qui se forme lors d'un retour de flamme éventuel, on peut appliquer dans le conduit, derrière ce corps, une soupape de retenue, ou bien le corps poreux lui-même pourra être renforcé par une plaque métalli que, de préférence en acier, et pourvue de fines perforations, ou bien ce corps poreux pourra être enfermé dans une boîte métal lique à parois en bout perforées.
Cette sou pape ferme le conduit lors d'un retour de flamme et ne prévient non seulement la rup ture ou la déchirure d'un des corps poreux, mais également la pénétration du mercure à travers le corps poreux inférieur. Eventuelle- ment, on peut également prévoir en avant du corps poreux inférieur une soupape de retenue, mais ceci n'est pas indispensable, si l'on s'y prend soigneusement, pour la consti tution du dispositif de protection.
Dans le dessin annexé, la fig. 1 montre, en section longitudinale, un dispositif pro tecteur conforme à l'invention ; Les fig. 2, 3, 4 et 5 montrent, en coupe, d'autres formes de réalisation du dispositif protecteur conforme à l'invention et illustrées schématiquement. L'enveloppe du dispositif protecteur est formée d'une partie cylindrique 1 et d'une partie de moindres dimensions 2 qui sont reliées d'une manière étanche au moyen de l'écrou 3 ; du côté inférieur de l'élément 1 se trouve disposé le corps poreux sous forme d'une pastille 4 et au-dessus de celle-ci se trouve une quantité de mercure 5 ; dans l'élément 2 se trouve placée une pastille en matière poreuse 6 similaire.
L'élément 1 est connecté par un taraudage à l'extrémité du conduit 7, dans lequel se trouve montée une valve de retenue 8, et l'élément 2 est con necté à l'extrémité du conduit 9 dans lequel se trouve montée la valve de retenue 10. Un joint d'étanchéité 3a est placé entre les élé ments 1 et 2.
Dans le dispositif décrit avec référence à la fig. 1, peut cependant se présenter l'in convénient que, lors d'un retour de flamme et de la production d'une explosion très vio lente dans le conduit, en avant du dispositif de sécurité, que le mercure pénètre jusqu'à une certaine profondeur dans le corps poreux et que, lors du retour des circonstances nor males du fait de la pression beaucoup moin dre du gaz amené, le mercure ne se laisse pas refouler, de façon que le corps poreux se trouve plus ou moins obstrué.
Cet inconvénient peut être supprimé par le fait que la chambre contenant le mercure sera pour ainsi dire recourbée de façon que les deux corps poreux soient situés au-dessus du niveau du liquide. Il est cependant alors désirable que les deux parties de la chambre ainsi recourbée sur elle-même aient des di mensions différentes et la quantité de mer cure sera déterminée telle que, lors du pas sage des gaz dans la direction normale, le mercure sera collecté entièrement ou à peu près dans l'un des compartiments, tandis que lors d'un retour de flamme ou la production d'une explosion en raison d'une autre cir constance, au cours de laquelle la surpres sion fait un retour dans le conduit, le mer cure ne puisse pas être collecté entièrement dans l'autre compartiment,
de façon qu'il se constitue ainsi une obturation complète em pêchant le passage complet de la flamme.
Dans les fig. 2 à 5, les compartiments 11 et 12 sont connectés par un conduit 13. Ils contiennent titre quantité déterminée de mer cure 1 < 5 et chacun un corps poreux 14, res pectivement 16 ; au-dessus de ces corps po reux sont raccordés les conduits 17 et 19. Lors<B>d'un</B> fonctionnement normal, le courant des gaz passe par 17, 11, 13, 16, 19, le mercure étant repoussé dans le compartiment 12 tout en laissant passer le gaz en bulles. Si tir) retour de flamme se produit dans le conduit 19, le mercure sera repoussé du com partiment 12 dans celui 11 et le courant normal des gaz sera interrompu.
Pour empê cher en même temps avec certitude la poussée brusque de la flamme d'explosion à travers le mercure, il convient de prévoir une quan tité suffisante de mercure qui cependant, lors d'un courant de gaz normal, ne remplit pas entièrement le compartiment 12. Dans ce but, il est préférable que le compartiment 11 soit plus petit que le compartiment 12 tel que, par exemple, représenté dans les fig. 3 et 4. Le même but peut être atteint, d'une manière très simple, en laissant pénétrer le conduit 17 dans le compartiment 12, fig. 5; le prolongement du conduit 17 constitue alors pour ainsi dire le compartiment 11.