Accumulateur électrique. Le présent brevet se rapporte à un accu mulateur électrique. L'accumulateur suivant l'invention est un accumulateur au plomb. Il comporte au minimum deux électrodes, une positive et une négative, composées d'un cadre coulé en plomb antimonié, formant le support de deux ou plusieurs feuilles de plomb pur, plissées ou non plissées, et entre lesquelles est disposée la matière active, les feuilles étant perforées de trous et munies d'aspérités dont le but est de maintenir la matière active qui se trouve en contact permanent avec la surface des feuilles de plomb.
Le montage des électrodes de l'accumu lateur dans son bac peut comporter avanta geusement aussi des plaques séparatrices ou intercalaires qui assurent l'écartement entre les électrodes et s'opposent au gondolage de celles-ci. Ces séparateurs peuvent être cons titués par des plaquettes perforées sur toute leur surface, et en matière isolante (celluloïd, ébonite ou de toute autre matière convenable). L'électrolyte de l'accumulateur peut être soit liquide, soit immobilisé. Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une électrode établie comme indiqué ci- dessus, ainsi que le montage de telles élec trodes dans les bacs et la manière de les grouper.
Fig. 1 représente une des feuilles de plomb composant l'électrode; Fig. 2 représente une électrode ou plaque montée avec des feuilles de plomb et le cadre qui les entoure, Fig. 3, un dispositif utilisé pour l'appli cation de la matière active sur les plaques, Fig. 4, le schéma d'un accumulateur à trois électrodes, Fig. 5, le schéma d'un accumulateur à cinq électrodes.
Pour préparer les électrodes pour l'accu mulateur selon l'invention, on peut procéder comme suit: on commence par le découpage dans des planches de plomb minces et lisses de pièces correspondant aux dimensions des plaques à obtenir. Ces feuilles de plomb 1 sont en premier lien plissées sur elles-mêmes à angle vif. Elles sont ensuite travaillées par une machine multiple, genre d'emboutis seuse perforeuse, qui, sans détruire la régu larité du plissage, provoque par de nombreux emboutissages légers, exercés sur les flancs des plis, la sortie sur la face interne de la feuille d'une multitude de petites aspérités 2, comparables aux dents d'une râpe. Ces aspé rités sont destinées à maintenir en contact les feuilles de plomb et à empêcher de tom ber les oxydes de plomb qui. seront rapportés ultérieurement.
En même temps qu'elle emboutit la feuille de plomb, la machine, par le jeu de ses broches, la perfore suivant l'arête des plis, d'une série de petits trous 3 qui permettront le passage de l'électrolyte (Fig. 1).
Disposant ensuite une de ces feuilles dans le fond d'un moule 4 approprié, on la recou vre avec une spatule d'une couche d'oxyde de plomb humide 5 sur laquelle on place une deuxième feuille plissée qu'on recouvre également de matière, sur laquelle on pose la troisième feuille de plomb. L'ensemble, feuille et oxyde, ainsi obtenu est démoulé, et mis à sécher à l'air libre. Quand la dureté de l'oxyde rapporté est suffisante, l'électrode ainsi constituée est passée à la presse et comprimée fortement sans déformation pour former un bloc compact dans lequel la ma tière active adhère fortement aux feuilles par l'effet de la compression et des aspérités précitées.
Autour de ce groupe de feuilles garnies d'oxyde de plomb est coulé un cadre de plomb antimonié 6 qui l'entoure complè tement et dont la partie supérieure porte une patte 7 venue de-coulée, qui servira au raccordement des électrodes de même polarité et de prise de courant. Il reste alors à déga ger les trous des feuilles qui ont été obstrués par la matière intercalée et pressée entre elles; cette opération effectuée en évitant toute déformation de la plaque, rend libres les passages réservés à la circulation de l'électrolyte.
La plaque ou électrode est ensuite immer gée dans un bain. d'eau acidulée d'acide sulfurique à<B>100</B> Baumé; on profite de cette opération pour former immédiatement les élec trodes en couplant de la manière ordinaire celles de même polarité, les positives d'un côté et les négatives de l'autre, chacune de celles-ci réunies par des prises de courant, l'ensemble des électrodes formant un bloc.
La formation est obtenue en chargeant et déchargeant alternativement l'accumulateur. Les plaques ou électrodes sont ensuite démontées, lavées, séchées et remontées à nouveau de la même manière pour former un élément électrique prêt à fonctionner, qui est placé à cet effet dans tout récipient ou bac approprié.
On utilise généralement pour faire des plaques ou électrodes, trois feuilles de plomb à surface rugueuse plissées et assemblées. Toutefois dans l'accumulateur représenté à la fig. 4, comprenant trois électrodes ou trois plaques seulement, une positive, deux néga tives, les négatives 8, 9 ne sont pas plissées, présentent simplement des surfaces munies d'aspérités comme il est indiqué ci-dessus et ne comportent que deux feuilles de plomb au lieu de trois. Il en est de même dans l'accumulateur à plusieurs électrodes repré senté fig. 5 pour les deux négatives extrêmes 10, 11.
Lorsque l'électrode négative se trouve entre deux positives (fig. 5), celle-ci se com pose de trois feuilles de plomb plissées n 12.