Aspirateur pour conduits de ventilation ou de fumée. La présente invention a pour objet un aspirateur pour conduits de ventilation ou de fumée qui comporte une enveloppe surmon tant un tuyau central et formée de deux couronnes concentriques de lames et, suivant l'invention, il se caractérise en ce que chaque lame de ces deux couronnes est disposée symétriquement par rapport à un plan ver tical passant par l'axe du tuyau, les lames d'une même couronne laissant entre elles, pour permettre l'écoulement du fluide inté rieur, des espaces libres de section tran3ver- sale convergente vers l'extérieur et étant disposées eu quinconce par rapport aux lames de l'autre couronne.
A titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention est représentée sur le dessin annexé dans lequel La fig. 1 est une coupe verticale suivant la ligne 1-1 de la fig. 2 ; La fig. 2 en est une coupe horizontale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1. Comme ou le voit sur le dessin, l'aspira teur représenté comporte un tuyau central a prolongeant le conduit au-dessus duquel il doit être placé.
Ce tuyau pénètre en partie dans une enveloppe composée de deux cou ronnes de lames verticales concentriques b, c, <I>d</I> et<I>f,</I> g, <I>la</I> maintenues dans leur position respective par rapport au tuyau a par les deux planchers horizontaux<I>k</I> et l à l'aide de moyens de fixation appropriés.
Les lames<I>b, c, d</I> sont placées tout autour du cercle inscrit de manière à laisser entre elles un espace vertical e et sont coudées de façon à présenter une section transversale en forme d'un V très ouvert dont la bissec trice passe par le centre de ce cercle, chaque lame étant ainsi disposée symétriquement par rapport à un plan vertical passant par l'axe du tuyau a, le tout de manière à laisser entre la partie c, d d'une lame et celle b, c de la suivante un espace libre e limité par des parois qui forment entre elles un angle el dont le sommet est tourné vers l'extérieur, le sommet de l'angle c de chaque lame se trouvant au contraire tourné du côté in térieur.
Les lames<I>f,</I> g, <I>h</I> sont placées en quin conce avec les précédentes, à distance suffi sante pour permettre le passage du fluide sortant de l'orifice e et laissent entre leurs extrémités latérales un espace libre j ; elles se composent d'une partie plane f dirigée tangentiellement au cercle inscrit, ladite partie étant terminée latéralement par deux rebords verticaux g et h formant chacun un angle obtus<I>f, g</I> et<I>f,</I> h avec la partie f, chaque lame de cette couronne étant, comme celles de la couronne intérieure, disposée symétri quement par rapport à un plan vertical pas sant par l'axe du tuyau a.
L'espace libre entre les lames f, g, h qui, à l'extrémité extérieure, est de grandeur égale à celle de l'espace libre e entre les lames b,<I>c, d,</I> est donc limité latéralement par les deux rebords g et h de deux lames successives formant entre eux un angle j 1 dont le sommet est à l'extérieur.
La disposition en quinconce des lames des deux couronnes de lames<I>b, c, d</I> et<I>f, g,</I> h a pour effet d'empêcher la pluie, la neige ou la grêle de pénétrer dans le conduit a et d'augmenter la dépression produite par le vent dans le conduit a, comme il est expli qué plus loin.
L'appareil ainsi disposé et relié à la che minée ou au conduit dans lequel le vent doit provoquer un tirage fonctionne de la manière suivante Lorsque le vent souffle par exemple pa rallèlement à la flèche I (fig. 2), de manière à frapper perpendiculairement ou presque une des lames extérieures<I>f, g, h,</I> les filets d'air, dont le trajet est figuré par la flèche 3, s'écartent à droite et à gauche du plan f et sont rejetés violemment en arrière par les rebords g et h.; ils créent ainsi une dépres sion dans les ouvertures j.
Les filets d'air dont le trajet est repré senté par les flèches 4 et 5 et qui viennent frapper les faces des lames<I>f, g, h</I> adjacentes créent dans chacune des deux ouvertures voisines une dépression analogue à la précé dente.
Dans le cas où le vent souffle par exem ple parallèlement à la flèche<I>II</I> (fig. 2), de manière à frapper normalement ou presque une des ouvertures extérieures j, on voit que les filets 6 créent à droite et à gauche une violente dépression dans les ouvertures inté rieures e et que les filets 7 et 8 frappant sur les lames extérieures produisent le même effet de dépression que les filets d'air 4 et 5 dont il a été parlé précédemment.
Enfin, les autres ouvertures placées à l'arrière de l'appareil par rapport au vent et non attaquées par le vent se trouvent d'elles- mêmes et naturellement dans la zone de dépression.
La totalité des dépressions dont il est question ci-dessus se transmettent par l'in termédiaire des espaces e au fluide contenu dans le conduit a, de manière à en assurer ou à en accélérer l'évacuation.
Afin que dans les conditions normalement existantes, il s'écoule le maximum de gaz par les ouvertures prévues, ce gaz devra par courir des conduits allant en se rétrécisssant de l'intérieur à l'extérieur et dont l'angle au sommet e1 ou j 1 se rapproche le plus pos sible de<B>30';</B> c'est ce que permet de réaliser la disposition des lames constituant les ou vertures e et j ; il est en effet connu, d'après la technique aérodynamique, que la forme d'an ajutage qui permet, dans les conditions susmentionnées, d'assurer un écoulement maxi mum à un gaz, est celle d'une tuyère con vergente dont les parois font entre elles un angle de 30 .
On conçoit, par ce qui précède, que le rendement de l'aspirateur décrit sera supé rieur à celui des aspirateurs antérieurement connus, puisque la disposition des conduits de passage des gaz et notamment leur angle de convergence sont établis de manière à permettre un écoulement maximum du gaz et que, d'autre part, la disposition des lames est telle que tous les filets fluides du vent qui viennent frapper l'appareil concourent à augmenter la dépression produite à l'intérieur de celui-ci. Enfin, la pluie, la neige ou la grêle ne peuvent pénétrer dans le conduit de fumée ou de ventilation du fait de la dispo sition en quinconce des lames des deux cou ronnes et de leur large recouvrement.