Appareil pour l'anesthésie des êtres vivants. La présente invention se rapporte aux ap pareils @lect__,iques comportant des électrodes destinées à être appliquées en deux points<B>(gé-</B> néralement derrière les oreilles) d'un animal, de façon à produire l'anesthésie dudit animal en vue de l'abattre facilement ou de lui faire sabir une opération chirurgicale ou autre.
,Pour produire l'anesthésie par l'électri cité on emploie un courant périodique, alter natif ou modulé; il faut que la. valeur effi cace de la. tension de courant soit comprise entre une limite inférieure au-dessous de la quelle il n'est pas possible d'obtenir l'anesthé sie. et une limite supérieure au-dessus de la quelle on risque de provoquer des accidents physiologiques graves et même le mort.
L'appareil doit comporter un dispositif permettant de transformer le courant dont on dispose (réseau, batterie d'accumulateurs ou autre) en un courant alternatif ou modulé dont la tension réponde à la. condition ci- dessus. Ceci conduit à.utiliser un transfor mateur et, lorsqu'on ne dispose que d'une source de courant continu, à alimenter le transformateur par une commutatrice, un vi breur, ou autre appareil.
L'emploi d'un trans formateur s'impose en outre du fait que l'ap pareil est généralement employé dans -des en droits humides (porcheries, étables, écuries, etc.). de sorte qu'il est nécessaire d'isoler com plètement les électrodes du réseau de distri bution pour éviter des phénomènes d'électro cution de l'animal traité, par retour du cou rant à la terre, dans le cas de réseaux de dis tribution ayant un point à la terre. Un trans formateur permet précisément d'obtenir cet isolement.
Enfin, pour que l'appareil soit pratique. maniable et robuste, il est préférable de pou voir loger à l'intérieur de celui-ci les organes électriques nécessaires, de façon que l'usager n'ait pas à effectuer de montages compliqués et ait simplement à brancher une prise de courant sur le réseau ou autre source de cou rant." Mais cette nécessité conduit à réaliser un transformateur léger et de petite dimen- lion, comportant par conséquent des enroule ments à fil fin, c'est-à-dire un transformateur -de grande résistance ohmique à forte chute,de tension.
Or l'inventeur a trouvé que l'emploi -d'un tel transformateur, considéré comme défec tueux dans les; applications usuelles., non seu lement n'offre pas d'inconvénient dans l'ap plication visée ici, mais encore permet d'obte nir un avantage considérable. En effet, d'une part l'échauffement exagéré du transformateur n'est pas à craindre du fait que l'anesthésie de l'animal demande au maximum quelques se condes, de sorte que même dans le cas où l'ap pareil est utilisé pour l'abatage d'animaux à une cadence rapide, les périodes d'utilisa tion effective ne constituent qu'une faible fraction -de la durée totale -d'emploi ,de l'ap pareil.
D'autre part, la tension dans le secon daire du transformateur à circuit ouvert étant notablement supérieure à la tenbion en circuit fermé, en raison de la grande résistance ohmi que de l'enroulement, l'animal à anesthésier est soumis, dès l'application des électrodes, à. une tension relativement élevée qui produit en lui un choc physiologique brutal, produi sant une torpeur instantanée; toutefois, cette tension, qui serait dangereuse si elle se main tenait à cette valeur, descend aussitôt à la va leur convenable pour parachever l'anesthésie sans trouble physiologique, pendant les. quel ques secondes que dure l'application des élec trodes.
L'invention a pour objet un appareil por tatif pour produire l'anesthésie des êtres vi vants, caractérisé en ce qu'il comporte deux électrodes destinées à embrasser la nuque de l'animal à. anesthésier et portées par -des la mes élastiques montées sur un manche, les dites lames pouvant s'écarter pour leur mise en place.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme .d'exécution de l'appa reil suivant l'invention.
La fig. 1 en est une vue intérieure longi tudinale, l'une des moitiés du manche étant supposée enlevée; La fig. 2 est une coupe longitudinale du même appareil suivant la ligne 2--2 ,de la erg. 1.
Dans la forme d'exécution représentée, le corps ou manche 1 de l'appareil est creux et formé de deux demi-coquilles juxtaposées., as semblées par des boulons. 2. Ces deux parties .du manche, obtenues, par exemple par mou lage ou par emboutissage, peuvent être métal liques (par exemple de l'aluminium) ou en une matière isolante telle que -de l'ébonite ou de la bakélite, ou en toute autre matière ap propriée.
Le manche -1 forme une poignée 3 à l'une -de ses extrémités. Deux conducteurs 4, desti nés à être connectés à une source de courant électrique appropriée, pénètrent dans cette poignée par l'extrémité ouverte et sont atta chés à un organe d'amarrage qui peut être simplement constitué, comme dans l'exemple représenté, par l'un des boulons 2. Ces con ducteurs sont reliés à un contacteur 5 logé à l'intérieur de la poignée $. Ce contacteur peut être un simple interrupteur unipolaire. Il est manoeuvré -de l'extérieur au moyen d'un bou ton poussoir 6 fixé sur une lame de ressort 7 et coopérant avec une touche 8 dudit con tacteur.
Le contacteur 5 est maintenu en place à l'intérieur de la poignée 3, par des vis, par exemple, ou encore comme représenté par l'un des boulons 2 qui assemblent les deux parties -du manche. Ce contacteur est connecté au primaire -d'un transformateur 9 logé dans un évidement 10 du manche 1, au voisinage de la poignée 3, de manière que le centre -de gravité de l'appareil soit le plus près possible de cette poignée en vue de réduire l'effort exercé par l'opérateur pour maintenir cet ap pareil dans la position de fonctionnement. La forme en "pistolet" du manche permet d'ailleurs de réduire le couple de basculement dû au poids de l'appareil lorsqu'il est tenu horizontalement.
Le transformateur 9 est maintenu en place par des boulons 2 qui ser vent également à réunir les deux parties constituant le manche 1. Les extrémités de l'enroulement secon daire du transformateur 9 sont reliées respec tivement à deux lames métalliques élastiques 11 serrées entre les deux parties -du manche 1 (,t convenablement isolées l'une de l'autre, des boulons 2 ,et de ce manche. Ces deux lames se prolongent à l'extérieur du manche 1 en s'é cartant de manière à former une sorte de fourche.
A l'extrémité libre de chaque lame est montée une électrode 12 constituée par une pince métallique maintenant un tampon 13 en éponge ou autre matière appropriée.
Dans le cas où l'on ne dispose pour ali menter l'appareil que d'un réseau -de distribu- l.ion de courant continu ou autre source de courant continu (accumulateur, piles), on in terpose entre le transformateur susindiqué et la source de courant continu un appareil (commutatrice, vibrateur, lampe électronique ou éclateur à. gaz) pour transformer le cou rant continu en courant périodique.
D'autre part, on peut adjoindre à l'appa reil à anesthésier un modulateur intercalé en tre les électrodes 12 et le transformateur 9, afin d'obtenir -une tension modulée suivant une courbe déterminée, cette tension modulée étant appliquée à l'animal à anesthésier.
Dans les différents cas envisagés, il y a avantage à disposer l'interrupteur 5 sur le circuit primaire du transformateur 9, car d'une part, on évite ainsi la consommation de courant et l'échauffement du transformateur lorsque le circuit secondaire est ouvert, et, d'autre part, il peut être suffisant d'employer un interrupteur unipolaire pour couper 1e circuit primaire (alors qu'il faudrait un inter rupteur bipolaire dans le cas où l'interrupteur serait monté sur le circuit secondaire).
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à la forme d'exécution représentée et décrite qui n'a été choisie qu'à. titre d'exem ple.