Dispositif à déclanchement thermique. Il existe des appareils à déclanchement automatique sous l'action de la chaleur, uti lisés généralement comme disjoncteurs thermiques, qui sont basés sur la fusion d'une soudure sous l'effet de la chaleur dégagée par le passage du courant. La séparation -des piéces soudées provoque la rupture du circuit à protéger.
Ces appareils, de réalisation simple, pré sentent le défaut de ne pouvoir assurer en toute sécurité plusieurs .disjonctions succes sives par suite de la perte de la, soudure lors qu'elle a été soumise à des fusions et des soli difications répétées. Très rapidement, l'appa reil ne peut plus être réarmé sans avoir été rechargé à l'atelier.
La. présente invention a pour but d'éviter cet inconvénient en permettant de réaliser un appareil à déclanchement thermique simple, peu encombrant, peu coûteux et surtout d'un fonctionnement sûr et susceptible d'être ré pété indéfiniment sans donner lieu à répa ration de l'appareil. A cet effet, la matière adhérente (sou- dante ou non) est contenue -dans une pièce réceptacle :d'où elle ne peut s'échapper.
Cette pièce est de préférence en forme -de cuvette. En outre, il est avantageux d'utili ser une pièce réceptacle fermée dans laquelle la matière adhérente se trouve soustraite à l'action des igents extérieurs, ce qui évite l'altération de la matière adhérente.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, quelques formes d'exécution -de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe médiane d'un exemple -d'exécution d'un disjoncteur thermi que, certaines pièces enlevées; La fig. la est une coupe suivant la ligne I-I de la fig. 1; La fi-. 2 est une vue en plan du méca nisme de ce disjoncteur dont le socle et le couvercle sont enlevés; La fig. 3 est une coupe axiale partielle d'une variante; La fig. 4 est une coupe suivant la ligne II II de la fig. 3;
La fig. 5 est une vue en plan de la partie supérieure de l'exemple de la fig. .3, et La fig. 6 est une vue (correspondant à cette dernière figure) d'une variante; Les fig. 7 et 8 sont respectivement en coupe-élévation et en plan deux vues :de dé tail montrant une variante de la cuvette re cevant la matière adhérente, appliquée à un disjoncteur -de type spécial.
En référence aux fiâ. 1 et 2, le disjonc teur représenté, à titre d'exemple, comporte un socle 1, sur lequel est fixée la pièce ré ceptacle, en l'espèce une cuvette 2 en un métal à haute .conductibilité thermique. Dans l'axe de cette cuvette est placé un doigt de rupture 3 qui ménage avec l'alésage de la cuvette un vide annulaire 4 plus ou moins important.
L'alésage de la cuvette 2 et le cylindre du doigt 3 sont munis -de cannelures Ionbi- tudinales 5a et 5b, et une matière 6 fondant à la température de disjonction est placée dans le vide de la cuvette 2. Cette matière peut être quelconque; le plus fréquemment, ce sera un alliage quelconque fondant -à basse température.
La cuvette 2 est entourée -d'un fil for mant plusieurs spires 7, dans lequel on fait passer le courant ?à couper en -cas de sur charge et, par conséquent, de chauffe exagé rée des spires 7.
Le doigt 3 se guide à sa partie supé rieure dans le support (monté dans le cou vercle 8 de l'appareil) d'un bouton moleté de réarmement 9.
Sur le doigt 3 est calée une roue à rochet 10 avec laquelle coopère un cliquet 11 à res sort 12, montée sur une barre -de contact mo bile 13, elle-même articulée librement sur le doigt 3.
Cette barre -de contact est normalement maintenue en prise avec deux contacts fixes 14 par l'engagement .du cliquet 11 dans le rochet, à l'encontre 4e l'action d'un ressort 15 qui tend à provoquer la rupture du con tact. Le fonctionnement du dispositif est le suivant: P#,,ndant le fonctionnement normal de l'installation à protéger, le fil en spirale 7 est à Mlle température normale et la matière fon dante 6 ,est à l'état solide.
Par conséquent, grâce aux cannelures 5, le bloc solide qu'elle forme rend solidaire la cuvette 2 et le doigt 3 qui sont ainsi en po sition immuable l'un par rapport à l'autre.
Si l'intensité du courant augmente exa bérément, le fil 7 s'échauffe. La chaleur se transmet à la .cuvette 2, puis à la matière 6 qui, à partir d'une certaine limite, fond.
A ce moment, cette matière ne constitue plus une liaison solide entre la cuvette et le doigt de rupture.
L'action du ressort 15 sûr la barre de contact mobile 13 est alors effective, et la rupture du contact a lieu, le cliquet 11 en traînant la roue à rochet en rotation.
Dès que l'intensité clans la spire 7 est nulle ou redevenue normale, la matière fon due 6 se solidifie à nouveau. II suffit alors, pour réarmer l'appareil, -de tourner le bouton de réarmement 9 dans le sens convenable; la barre de contact 13 vient de nouveau en prise avec !es contacts fixes 1.1. Pendant ce dépla cement de la barre 13, le cliquet 11 glisse sur la roue 10, -de telle sorte que la matière 6 interposée entre le doigt 3 et la cuvette 2 ne se trouve pas arrachée.
L'appareil est alors prêt à fonctionner à nouveau sans aucune réadaptation spéciale, et l'on remarquera que, grâce à la cuvette 2, il n'y a pas de perte de matière fondante, -de telle sorte que le fonctionnement de l'appa reil est pratiquement illimité.
Bien entendu, une telle cuvette peut être adaptée sur tous les types de disjoncteurs thermiques.
On a représenté, ià titre d'autre exemple, aux fig. 4 à 5, une variante du disjoncteur précédemment décrit.
On retrouve dans cette variante la cuvette 2, le doigt de rupture 3 et la -spire 7 de l'exemple précédent, mais la roue à rochet 10 est remplacée dans ce nouveau cas par un cou- ver cle moleté 20 avec lequel coopère un er got à ressort 21 qui immobilise la cuvette, la quelle peut tourner sur son support 22.
Le doigt de rupture 3, constamment rap pelé par un ressort spiral 23, est bloqué avec la cuvette, comme dans l'exemple précédent, par .de la matière fondante 6.
L'appareil étant armé, lorsque l'intensité du courant. dans les spires 7 qui entourent la cuvette 2 est suffisante, la cuvette s'échauffe et provoque la fusion du fondant.
Le doigt 3 libéré obéit au ressort 23 et provoque la eoupure du courant par des dis positifs quelconque, dont les fig. 5 et 6 don nent des exemples.
Dans l'exemple de la fib. 5, un ressort porte-contact 23 est maintenu par une cla vette 25 solidaire .du doigt 3 du dispositif disjonetnur. La rotation du doigt permet -à .la clavette de passer dans un évidement 26 -du ressort 24, lequel est ainsi libéré et coupe le courant.
Dans l'exemple de la fib. 6, deux ressorts 30 et 31 formant contacts tendent constam ment à se rapprocher. La clavette 25, en po sition normale, les maintient écartés et as sure le contact 32 qui est rompu lorsque, la clavette 25 ayant tourné, les ressorts 30 et 31 sont rendus libres.
Dans tous les cas, le spiral 23 n'est pas absolument nécessaire, une forme convenable de ressorts de contact 24, 30 et 31 pouvant provoquer la rotation du doigt 3 en agis sant convenablement sur la clavette 25.
Lorsque le courant est coupé, les spires 7 et la capsule 2 se refroidissent d'autant plus rapidement que les dimensions de l'ap pareil peuvent être très réduites. Il suffit alors, pour réarmer le dispositif, de tourner le bouton moleté 20 (fib. 3), de manière à amener à nouveau la clavette 25 en position normale.
Grâce à la cuvette 2, il n'y a pas, dans ce cas non plus, de perte de matière et comme, d'autre part, la cuvette est fermée par le couvercle 20, il ne se produit aucune altéra tion de la matière sous l'action des agents extérieurs. Contrairement à ce qui se passe pour les appareils existants, cette matière ne peut, dans ces conditions, non seulement ni s'oxyder, ni se volatiliser, mais encore elle ne peut s'échapper de la cuvette, même très fluide.
Les pertes et les altérations de la ma tière sont ainsi évitées, et .celle-ci barde, même après un nombre pratiquement illimité de fonctionnements, les mêmes qualités d'adhérence.
Un autre exemple .d'application est re présenté aux fig. 7 et 8 qui se rapportent à un disjoncteur de type spécial dans lequel la pièce .de -disjonction mâle 19a placée dans la cuvette 17a comporte une queue -déportée 2\2a qui coopère avec la surface intérieure de la cuvette, de manière à créer un effet de coincement qui s'ajoute à l'effet d'adhérence de 1a matière de liaison et permet, en consé quence, d'utiliser une matière qui n'est pas forcément soudante, mais simplement adhé rente.
Dans ce cas encore, la cuvette 17a, qui est entourée par un fil chauffant 23a, est fermée à sa partie supérieure par un épaulement 18a de la pièce 19a, cet épaulement étant engagé dans une partie agrandie 20a de la cuvette de manière à s'appliquer,de manière étanche sur le fond :de cette partie élargie en empê chant.. ainsi toute perte et toute altération de la matière adhérente.
Ces exemples montrent que le dispositif décrit peut s'appliquer dans des conditions très diverses; le :doigt de .disjonction peut présenter toute forme appropriée; le déplacement re latif -des deux pièces mobiles pourrait être longitudinal, hélicoïdal, etc.; au lieu :de comporter des cannelures, les pièces de -disjonction pourraient présenter d'autres moyens de solidarisation; elles pour raient, par exemple, être à pans, être simple ment rugueuses, etc.;
la matière fondante peut être quelconque: alliage blanc, résine synthétique, composé cellulosique, etc.; il importe peu que ce soit la cuvette ou le,doigt de rupture qui soit mobile; les deux pièces pourraient d'ailleurs, pour plus de sûreté, être mobiles en sens inverse, etc.
De même, les utilisations du dispositif à déclanchement thermique ,suivant l'invention sont très nombreuses. On citera comme exem ples: les appareils à déceler les incendies (la résistance 7 -est alors supprimée), tous les appareils limitateurs et régulateurs .de chauffe ou @de température, eto.