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pour : Perfectionnements aux disjoncteurs thermiques et autres appareils à enclanchement ou déclanchement automatique sous l'action de la chaleur".
Il existe des appareils à déclanchement automatique sous l'action de la chaleur, utilisés généralement comme disjonc- teurs thermiques, qui sont basés sur la fusion, sous l'effet de la chaleur dégagée par le passage du courant, d'une matière soudante interposée entre les pièces de disjonction. La Sé- paration des pièces, normalement maintenues solidaires par la matière soudante, provoque la coupure du circuit à protéger.
Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé des ap- pareils dont le fonctionnement n'est pas uniquement basé sur la soudure de la matière de liaison interposée entre des surfaces en regard, qui ne sont pas cylindriques, des pièces à solida- riser. La matière, lorsqu'elle est à l'état solide, s'engage dans les parties en retrait de ces surfaces non cylindriques, en provoquant la solidarisation de ces surfaces
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et par conséquent des pièces de disjonction, par encastre- ment de la matière de liaison dans ces pièces -.'et non par la soudure des deux pièces de disjonction .
Ces derniers appareils constituent une amélioration très nette sur les appareils antérieurs, en ce qui concerne le nombre des opérations successives possibles, néanmoins ils ne sont pas encore d'une durée suffisante, car l'expé- rience a montré que, maigre les ramollissements et les dur- cixxements consécutifs de la matière de-liaison,, les molé- cules de celle-ci ne changent sensiblement pas de position dans leur logement entre les deux pièces de disjonction.
Il s'ensuit que celles (toujours les mêmes) de ces molécules qui sont encastrées dans chaque surface non cylindrique des pièces de disjonction, sont séparées du bloc formé par les autres, par une surface cylindrique d'arrachement continue, engendrée par les points en saillie de cette face. Les ci- saillements répétés auxquels cette surface cylindrique est soumise provoquent une véritable séparation de la matière de liaison en deux parties qui ne se solidarisent plus suffisam- ment au bout d'un certain nombre d'opérations, quel que soit le pouvoir soudant de la matière, en sorte que la disjonction de l'appareil s'effectue prématurément.
A. ce moment, lappa- reil est lui aussi inutilisable tant qu'il n'a pas été réadap- té à l'ateliee,
Pour remédier à cet inconvénient,' on a alors proposé de munir la pièce centrale de disjonction fixe d'un disjonc- teur excité par le centre, d'un doigt qui plonge dans la matière de liaison,, tandis que l'autre pièce est munie dtune surface non cylindrique, comme indiqué ci-dessus.
Le doigt ne peut se déplacer pour provoquer le déclanchement de llappa- reil que si la matière de liaison est à l'état fluide Grâ- ce à cette disposition, l'inconvénient précité est empêché pour l'une des surfaces en regard des pièces,(celle qui est remplacée par le doigt) mais non pas pour l'autre où le ci-
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saillement prématuré de 'la masse de matière fondante peut encore se produire, malgré l'éloignement du fil chauffant.
De plus, cette disposition apporte à l'appareil une complica- tion sérieuse, dans la fabrication..qui lui enlève tout son intérêt par rapport aux disjoncteurs primitifs à surfaces cylindriques lisses., lesquels, s'ils étaient de moins longue durée, étaient du moins de construction très simple .
La présente invention, au contraire,donne au problè- me une solution absolue. Les disjoncteurs réalisés sont de construction très simple ; il n'y a pas de pièce supplémentai- re entre les pièces de disjonction dont les surfaces en regard sont lisses, et leur fonctionnement est basé surtout sur un principe absolument différent : l'adhérence directe ou le frottement mécanique des pièces de disjonction, dû à la con- traction énergique de la pièce extérieure, lors de son refroi- dissement., sur la matière adhérente interposée entre les surfa- ces coopérantes des pièces de disjonction .
Conformément à l'invention,la pièce femelle de dis- jonction comporte une surface cylindrique lisse coopérant directement avec un doigt faisant partie de la. pièce mâle et qui se trouve au contact de ladite surface cylindrique.
On conçoit que la durée de fonctionnement des disjonc- teurs suivant l'invention est pratiquement illimitée, puisque la matière de liaison ne subit aucune détérioration du fait des fonctionnements successifs, et que, même si elle en subis- sait, cette altération n'aurait que peu d'importance, l'effet d'adhérence provoquant la solidarisation étant dû surtout au contact propre des pièces de disjonction et non pas au pouvoir soudant ni adhésif de la matière de liaison .
D'autres caractérisiques de l'invention résulteront dailleurs de la description ci-après., faite en référence au dessin annexe dans lequel : la fig.1 est une coupe axiale des pièces de disjonc- tion d'un exemple d'exécution d'un disjoncteur conforme à
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l'invention ; la fig. 2 est une vue en plan par dessous e la piè- ce mâle de ce disjoncteur .
Ce disjoncteur comporte une pièce mâle de disjonc- tion 1 qui pénètre dans la pièce femelle 2 par un doigt 3 directement au contact, par une faible bande cylindrique, de la surface cylindrique lisse intérieure de la cuvette for- mée par la pièce femelle 2 . autour de cette cuvette, est enroulé un élément chauffant 4, cet élément étant par exemple traversé par le courant électrique à contrôler
Une matière de liaison 5, soudante ou non, est dis- posée dans la cuvette 2 .
Celle-ci se prolonge, à sa partie supérieure, par un évasement 6 dont la surface de fond 7 coopère, sur une assez large étendue, avec celle d'un épaulement 8 de la pièce mâle 1. Un ressort 9 provoque Inapplication énergique des deux surfaces 7 et 8 l'une contre l'autre .
Le fonctionnement du disjoncteur représenté est le suivant ;
Lorsque, sous l'effet de la chaleur créée par le passage d'un courant trop intense dans le fil 4, ou pour toute autre cause, la matière de liaison 5 se ramollit l'adhérence existant entre les pièces 1 et 2, et également la résistance opposée par la masse de matière.,au déplacement angulaire du doigt 3, ne sont plus suffisantes pour empêcher les pièces de tourner relativement en provoquant la rupture d'un contact (non représenté) ou toute autre opération .
Dès que, au contraire, Il échauffement accidentel prend fin, la matière s'épaissit et la pièce femelle se contracte sur le doigt 3 en emprisonnant énergiquement la matière de liaison interposée. Il se produit un véritable arc-boutement mécanique entre les parties en contact, ce qui empêche toute rotation, intempestive des deux pièces de dis-
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jonction 1 et 2.
L'adhérence due à la contraction de la pièce femelle serait, si les pièces étaient ajustées d'une manière rigou- reuse, suffisante pour assurer la solidarisation des pièces, le coincement étant d'autant plus énergique que la surface de contact est plus petite.
La matière de liaison ne fait qu'accentuer, d'une manière efficace d'ailleurs, cet effet d'adhérence dû à la contraction .
Afin que cette action de la matière adhérente soit encore plus énergique, la face latérale 10 du doigt 3, qui attaque la matière lorsque la pièce mâle tourne par rapport a la pièce femelle, est inclinée par rapport à ce mouvement, de. manière à forcer la matière entre les par- ties en contact des pièces de disjonction. La matière se so- lidarise entre les pièces dans cet état de compression, ce qui assure un maintien énrgique des, pièces de disjonction .
La compression de la matière est encore assurée par une autre mesure, qui consiste en ce, que le doigt 3 de la piè- ce mâle comporte une partie 11 formant piston et dont la pres- sion s'exerce sur la matière qui remplit entièrement la cuvet- te, en formant cettâ matière contre les parois latérales des pièces et, en particulier entre le doigt 3 etla surface inté- rieure de la pièce femelle.
On remarquera enfin, que la matière de liaison n'est susceptible d'aucune perte, ni d'aucune altération, du fait qu'elle est placée dans une cuvette hermétiquement fermée, du côté de son ouverture grâce au ressort 9, lequel applique énergiquement les surfaces planes 7 et 8 l'une contre l'au- tre et rattrape ltusure qui peut se produire entre les pièces
Il est bien entendu que la forme d'exécution qui a été décrite et représentée ntest donnée qu'à titre d'exemple, et qu'on peut y apporter toutes variantes utiles sans sortir du cadre de l'invention