Appareil permettant d'obtenir rapidement des communications en téléphonie automatique. On a déjà proposé pour simplifier les manoeuvres et pour pouvoir opérer plus ra pidement, de remplacer le dispositif à cadran des postes téléphoniques automatiques, par un appareil pourvu de disques juxtaposés, mis en rotation mécaniquement, chacun de ces disques, affecté à l'appel d'un poste dé terminé, étant pourvu de dents ou l'équiva lent agissant sur un interrupteur que l'on appellera dans cet exposé interrupteur de court-circuit, tandis qu'un autre interrupteur que l'on appellera rupteur mécanique, pro duit à une cadence régulière,
pendant la ro tation des disques vies interruptions de cou rant, de telle sorte que lorsque l'interrupteur de court-circuit est fermé, il court-circuite ces interruptions de courant, tandis que lors qu'il est ouvert sous l'action des dents du disque utilisé, un nombre déterminé d'inter ruptions du courant sont lancées dans la. ligne par le deuxième, pour former succes sivement l'indicatif et les groupes de chif- fres constituant la désignation complète du poste appelé; l'interrupteur de court-circuit étant déplaçable au moyen d'un curseur que l'on amène en regard du disque convenable, et les désignations des postes correspondant aux disques étant inscrites sur un tableau répertoire ad hoc avec l'appareil.
La présente invention a pour objet un appareil de ce genre qui a été perfectionné de manière à permettre l'établissement de toutes liaisons quelconques et non plus seule ment d'un nombre de liaisons égal au nom bre de disques employés.
Cet appareil comporte autant d'interrup teurs de court-circuit qu'il y a de groupes de séries d'interruptions à lancer. Ainsi à Paris où un poste est caractérisé par trois groupes de séries d'interruptions: 10 l'indi catif du bureau, 20 le premier couple de chiffes, 30 le deuxième couple de chiffres (exemple Cent 2â-34), l'appareil compor tera trois interrupteurs de court-circuit et autant de disques qu'il est nécessaire pouf pouvoir former tous les indicatifs et tous les groupes de chiffres des postes d'abonnés.
Dans un mode de réalisation destiné à être utilisé pour appeler des postes dont la désignation comporte un indicatif et deux groupes de deux chiffres, l'appareil com porte cent disques en ligne présentant cha cun trois parties dentées: une pour l'indica tif et deux pour les deux couples .de chif fres, et les trois interrupteurs de court- circuit ont chacun un pôle relié à.
un pôle du rupteur mécanique, tandis que les autres pôles de ces interrupteurs de court-circuit sont reliés séparément à trois balais disposés pour frotter sur trois secteurs conducteurs distincts d'un distributeur rotatif tournant en synchronisme avec les disques, lequel com porte en outre une couronne centrale reliée à. Ces trois .secteurs et disposée en contact avec un quatrième balai qui est relié au deuxième pôle du rupteur mécanique producteur d'in terruptions cadencées.
Dans un mode de réalisation perfectionné, les curseurs dont les interrupteurs de court- circuit pourvus à la manière connue sont commandés mécaniquement par le même mo teur que les disques, tandis que des boutons mobiles sont prévus pour arrêter ces curseurs, lesquels sont pourvus de moyens pour faire relever ces boutons lorsqu'ils sont eux-mêmes ramenés au repos.
Dans un autre mode de réalisation, l'ap pareil comporte autant de rangées de dis ques que d'interrupteurs de court-circuit, Cha que disque est denté sur une fraction seule ment de sa périphérie dont la position au repos est convenablement déterminée pour que, tous les disques étant commandés simul tanément, les interrupteurs de court circuit fonctionnent dans l'ordre qui leur est dévolu.
Dans cet appareil, le distributeur rotatif dont il a été question plus haut est inutile, ce qui simplifie beaucoup les liaisons élec triques.
Dans une variante de réalisation du dis positif ci-dessus, les dents ou l'équivalent sont réparties uniformément sur tout le pour- tour -des disques de Chaque rangée - qui peuvent alors être plus petits - mais les rangées de disques sont commandées l'une après l'autre.
Les formes d'exécution de l'appareil dé crites peuvent comporter des dents d'action- nement des interrupteurs de court-circuit for mées sur le bord de l'ouverture centrale de couronnes fixes juxtaposées, tandis que les interrupteurs de court-circuit sont comman dés rotativement à l'intérieur de ces couron nes par ries arbres par rapport auxquels ils sont déplaçables longitudinalement.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, diverses formes d'exécution de l'appa reil objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique d'en semble de la partie électrique d'un premier type d'appareil avec un disque denté de commande; La fig. 2 est une vue en plan du tableau répertoire de l'appareil; La fig. 3 est une vue en élévation d'un curseur et d'un bouton d'arrêt; Les fig. 4, 5 et 6 sont des vues de détail respectivement suivant les flèches 4, 5 et 6 de la fig. 3; La fig. 7 est une vue en plan partielle du mécanisme;
La fig. 8 une vue de face des disques dans une variante qui comporte trois ran gées de disques; La fin-. 9 est le schéma de la. partie élec trique correspondante; La fig. 10 est une vue d'ensemble sché- matique du mécanisme d'un autre appareil comportant des couronnes dentées figes et un interrupteur de court-circuit rotatif; La fig. 11 est une vue en bout du cylin dre garni de couronnes, montrant également un interrupteur de court-circuit;
La fig. 12 est une vue de détail du mon tage des couronnes, La fig. 13 une vue en plan partielle mon trant le détail des barres collectrices de cou rant reliées à l'interrupteur de court-circuit; La fig. 14 est une vue en élévation sui vant les flèches 14 de la fig. 13; La fig. 15 est une vue de face d'un dis positif à trois interrupteurs de court-circuit rotatifs; La fi-. 16 est le schéma. correspondant des connexions électriques; La fig. 17 montre une variante à trois rangées de couronnes dentées au lieu d'une:
La fig. 18 est le schéma correspondant des connexions électriques.
Ainsi qu'on le voit sur les fig. 1 et 7, le premier type d'appareil comporte des dis ques 1, enfilés et calés sur un arbre 2 (fig.1 et 7), qui sont divisés par exemple en trois parties<I>a, b, c, a</I> embrassant par exemple la moitié de la circonférence et b et c les deux autres quarts., une large encoche étant toute fois pratiquée en d.
Chaque disque porte sur la partie a un certain nombre de dents destinées à former l'indicatif du poste appelé, par exemple ,.Ope" ; sur la partie b deux groupes de dents destinés à former le premier couple de chiffres, dix par exemple, et sur la partie c deux groupes de dents destinés à former les deuxième couple de chiffres, dix par exem ple. Il y a en tout 100 disques, renfermés dans un cylindre 3, de manière à pouvoir former tous les groupes de deux chiffres existants. Ce nombre de disques est par ail leurs largement suffisant pour comporter tous les indicatifs ou noms propres des bu reaux téléphoniques auxquels sont reliés les postes à appeler.
L'arbre 2 est commandé par des engre nages multiplicateurs à partir d'un autre arbre 4, sur lequel est calé un levier exté rieur 5 qui permet d'armer un ressort en barillet 6, mais l'arbre 2 n'est entraîné que lorsque l'on abandonne le levier après l'avoir abaissé, un encliquetage 7 étant prévu à cet ef fet.
L'arbre 2 commande à son tour avec une ;grande multiplication une vis 8 dont est soli daire une came tournante J, qui est le rup teur mécanique producteur d'interruptions cadencées. Un régulateur de vitesse non re présenté. est prévu sur cette vis 8, de telle sorte que le rupteur 9 en ouvrant à une ca- dence régulière le contact 10 (fig. 1 et 7), produit des interruptions de courant régu lièrement espacées dans le temps. Les inter rupteurs sont tantôt court-circuités, tantôt libérés afin de couper le courant dans la ligne L, par les interrupteurs de court circuit.
Dans le présent exemple de réalisa tion, ceux-ci sont au nombre de trois 11, 12, 13. Ils comportent une lame frotteuse qui, lorsqu'elle est rencontrée par les dents, ouvre le circuit et permet ainsi aux interruptions produites par le rupteur 9 de se manifester dans la ligne. L'interrupteur 11 est destiné à former l'indicatif du poste, soit "Ope", l'in terrupteur<B>12</B> le premier couple de chiffre, soit 10, l'interrupteur 13 le deuxième cou ple de chiffres, soit 10.
Ces interrupteurs sont solidaires chacun d'un curseur 14, 15, 16 pour pouvoir être amenés en regard du disque qui convient (fig. 2), et se présen tent au-dessus de l'encoche des disques au repos.
Les lames mobiles des interrupteurs de court-circuit sont toutes reliées par des frot teurs et des barres, représentés schématique ment sur la. fia. 1 à un pôle 10a du contact commandé parle rupteur mécanique 9.
Les autres pôles des interrupteurs de court-circuit 11, 12, 13 sont reliés également, par frotteurs et barres conductrices, à des balais fixes 17, 18, 19 sous lesquels passent respectivement, successivement, des secteurs conducteurs, 20, 21, 22, décalés, portés par un plateau 23 qui est commandé par le mé canisme à la même vitesse que les disques. Ces trois secteurs sont reliés électriquement entre eux et reliés à une couronne centrale 24, laquelle est reliée par un balai 25 et<B>-ait</B> conducteur à l'autre pôle 10b du producteur d'interruptions cadencées.
On voit aisément d'après la fi-.<B>1</B> que même dans le cas particulier où les trois in terrupteurs seront en regard du même dis que, Ope 10-10 par exemple, ils fonction neront successivement puisqu'il n'y aura q u 'un balai à. la fois en contact avec l'un des secteurs du plateau 23.
On remarquera qu'il importe seulement que- lorsque le rupteur 9 ouvre le circuit, celui-ci-soit aussi ouvert par la lame de l'in terrupteur passant sur le plein des dents. Peu importe que le circuit soit encore ou vert par la lame quand il est fermé par le rupteur. La largeur des dents n'a donc pas besoin d'être d'une précision rigoureuse, ce qui est essentiel c'est la longueur totale de la denture.
On pourrait donc, au lieu d'avoir plu sieurs dents, avoir un bossage de largeur égale à l'intervalle existant entre les flancs extrêmes de la première et de la dernière dent.
Quand la lame d'un interrupteur de court-circuit a franchi les zones dentées du disque en présence, les interruptions de courant produites par le rupteur 9 sont court. ciicuitées.
Les curseurs, comme ceux de la fig. 2, conduisant les interrupteurs de court-circuit, pourraient, on le conçoit, être déplacés à la main.
Le présent appareil a toutefois été conçu de manière à réaliser automatiquement ce déplacement et à ramener les manoeuvres à un simple abaissement de trois boutons.
A cet effet, l'arbre 4 porte un rochet 26 qui, par le cliquet 27, actionne dans un seul sens, quand on abaisse le levier 5, une roue conique 28 laquelle engrène avec un pignon 29 calé sur un arbre horizontal 30 dirigé perpendiculairement à l'axe du cylindre 3.
Sur cet arbre sont disposées des poulies 31, une par curseur, qui sont entraînées par frict:.on par des cônes 32 sur lesquels les appliquent des ressorts 33. D'autres poulies 34, semblables aux précédentes sont disposées en face d'elles sur un autre arbre non com mandé 35, placé de l'autre côté du cylindre. Sur chaque couple de poulies passe un petit câble 36 qui traverse le curseur correspon dant, soit 16a (fig. 3 et 7) et y est amarré de façon à l'entraîner. Chaque curseur (fig. 3) a alors une forme différente de celle montrée fig. 2.
Le corps du curseur, soit 16, comporte un bras 16a coulissant sur une barre 37 pourvue de crans et s'arrêtant avec précision grâce à un cliquet à ressort el, bille qui s'enclanche dans lesdits crans. Le bras 16d porte l'interrupteur de court-circuit, soit 13.
Le corps 16 porte, d'autre part, un petit axe 38 sur lequel est monté une roue à ro chet fige 39 qui s'oppose dans un sens à la rotation du cliquet 40 et du tourniquet 41, qui en est solidaire, et laisse celui-ci libre de tourner dans l'autre sens. En regard de chaque division du tableau T, placé sur le dessus ,de l'appareil, se trouve un bouton 42 pourvu de deux gorges 43 et 44 dans les quelles s'enclanche un ressort 45 selon que le bouton est abaissé tin relevé.
Quand le bouton est abaissé (fig. 3) et que le curseur avance, pendant le mouvement d'abaissement du levier 5, une pale du tourniquet vient rencontrer le bord rond 42a du bouton et tourne jusqu'à une butée 46 portée par un petit plateau 47 fixe en bout de l'axe 38. A ce moment, le tourniquet est dans la posi tion de la fi-. 4 et ne peut plus avancer. Le curseur est donc arrêté, la poulie se dé braie. Quand tous les curseurs sont ainsi arrêtés sur leur bouton respectif et que l'ar bre 30 a fini de tourner, une came 48, à, rainure en triangle, -calée sur l'arbre 4, a amené le doigt 49 d'un levier 50 articulé en 51, dans la position de la fig. 7.
Ce levier par l'intermédiaire d'une biellette 52 a fait osciller un autre levier 53 autour de son axe 54 et provoqué ainsi l'engagement d'une trin gle 55 dans une roue en étoile 56 calée sur l'arbre 30. Cet arbre est donc immobilisé et un ressort en barillet 57 accroché sur cet arbre est armé.
Dès lors, quand on lâche le levier 5, le ressort principal commande la rotation des disques, du rupteur 9 et du plateau distri buteur 23, et l'appareil effectue sa fonction qui est de produire dans la ligne les inter ruptions de courant dont le nombre est réglé par les disques en regard desquels sont ar rêtés les trois interrupteurs de court-circuit.
Pendant ce mouvement de l'arbre moteur principal, la partie droite transversale de la rainure de la. came 48 permet à. la tringle 55 de rester engagée dans la roue en étoile 56.
Quand l'action du ressort moteur princi pal est terminée, ladite came 48 revient à sa postion initiale et par suite permet à la trin gle 55 de céder à l'action d'un ressort 58 et de se dégager de la roue en étoile 56 de telle sorte qu'un ressort 57 peut accomplir sa fonction et l'arbre 30 tournant en sens in verse fait: ramener les curseurs par les pou lies qui sont réembrayées automatiquement par tout dispositif approprié tel qu'une four chette coinma.ndée par le mécanisme. Dans ce mouvement, chaque tourniquet 41 ne pou vant tourner dans le sens que lui communi querait le bouton 42 fait revenir ce bouton à sa position haute.
Lorsque chaque curseur a atteint sa position initiale, le bras 40a dont est pourvu le cliquet 40 rencontre une butée fixe 59 qui fait dégager ce cliquet du rochet 39, et le tourniquet peut reprendre son orientation initiale, une pale étant verticale, sous l'action d'un ressort 60 qui est attaché de part et d'autre sur l'une des pales et sur le petit plateau 47. L'appareil est prêt pour un nouveau fonctionnement.
Pour le cas où l'on désire rappeler un même poste, il a été prévu une vis 61 qui permet de bloquer la roue en étoile 56 et empêcher ainsi le ressort 57 de ramener les curseurs à leur point de départ. Un ensem ble de tringles non représenté, déplacé par cette vis, viendra alors relever le cliquet 27 pour que le nouvel abaissement du levier extérieur 5 soit sans action sur ce mécanisme.
Pour rendre plus visibles les indications de la plaque répertoire (fig. 2) placée sur le dessus de l'appareil, on pourra par exemple faire le chiffre des dizaines plus gros que celui des unités, et à côté de chaque chiffre d'unités, mettre une couleur particulière. On pourrait utiliser ainsi les sept couleurs de l'arc en ciel, mais pas dans leur ordre na turel, le noir, le blanc, et le noir et blanc.
D'autre part, on comprend aisément que l'appareil au lieu de comporter une seule rangée de disques pourrait en comporter trois tournant en même temps (fig. 9), l'un des cylindres entraînant les autres au moyen d'engrenages. Dans un cylindre, les disques porteraient les noms des bureaux centraux, Ope, Men, Tru, etc. Dans le deuxième et le troisième ils porteraient respectivement le premier et le deuxième couple de chiffres.
Les dents ou les bossages nécessaires seraient répartis comme précédemment sur une zone seulement -de la périphérie des :disques, mais ces zones seraient décalées d'une rangée à l'autre comme le montre la. fig. 8, de telle sorte que les interrupteurs de court-circuit 11, 12, 13 seraient actionnés :successivement dans l'ordre convenable, et l'on n'aurait pas besoin du distributeur 23 de la fig. 1. Ces trois interrupteurs .seraient alors en série comme le montre la fig. 9.
On pourrait aussi commander les cylin dres de manière qu'ils tournent l'un après l'autre. Dans ce cas, les dents ou bossages pourraient être répartis uniformément sur la périphérie de. chaque disque, ce qui permet trait de diminuer le diamètre de ceux-ci.- On pourrait aussi prévoir plus de cent disques pour permettre d'appeler certains postes spéciaux: police, pompiers, etc.
Les fig. 10, 11, 12, 13 et 14 se rappor tent à un appareil dans lequel les disques dentés, qui sont alors constitués par des cou ronnes, c'est-à-dire par des pièces évidées, sont fixes, tandis que les interrupteurs de court-circuit sont rotatifs. Dans cet exem ple toutefois l'appareil a -été supposé ne comporter qu'un seul interrupteur de court- circuit.
Ainsi qu'on le voit sur la fig. 10, l'ap pareil comporte un ressort moteur en baril let 101, fixé sur un arbre 102 sur lequel est calé un levier 103.
L'arbre 102 porte une roue à rochet 104 qui commande par l'intermédiaire d'un cli- quet 105, une roue origine du mouvement 106, dans un seul sens.
La roue 106 engrenant avec un pignon 107 actionne un autre arbre 108, et par l'in termédiaire d'une multiplication dont le der nier élément est une roue à denture hélico'i.- dale 108a, fait tourner une vis sans fin 110 qui porte 1e rupteur 111 susceptible d'ouvrir à une cadence régulière un contact 112, un régulateur de vitesse, non représenté, étant prévu sur cette vis 110.
Au repos, le rupteur 111 et l'arbre 108 sont maintenus dans une position déterminée par les butées 113 et 114, solidaires d'une même pièce 115, susceptible de coulisser sur un guide 116. Quand le levier<B>1.03</B> arrive à fin de course d'armage, une came 1161 fait déplacer un bras 1151 solidaire de la pièce 115, et, par conséquent, celle-ci et ainsi le rupteur 111 et l'arbre 108 peuvent tourner.
L'arbre 108 tourne au centre des couron nes 109, juxtaposées, renfermées dans un cylindre 117 (fig. 10 et 11).
Les couronnes et le cylindre présentent une large ouverture longitudinale qui permet de les introduire par l'arrière en faisant pi voter le support méplat 118 autour d'un axe 119, qui est porté par un bras 120 égale ment de forme plate.
Les couronnes 109 (fig. 11) sont formées de deux parties articulées entre elles sur un axe 121 et prolongées par des bras 1091 qui portent des crans 1093 s'engageant dans des rainures transversales d'une barre de sup port 122 (fig. 11 et 12), tandis que l'autre extrémité des deux parties de chaque cou ronne pénètre également dans des rainures de deux autres barres 123. Un crochet 124 réunit les deux queues 1091 et ainsi les cou ronnes 109 sont solidement amarrées.
Chaque couronne 109 -est pourvue de dents ou l'équivalent destinées à rompre un contact 125 en écartant la lame 1261 de l'au tre lame<B>126'</B> d'un interrupteur de court- circuit. Les lames de cet interrupteur sont portées par une noix 127 mobile sur l'arbre carré 108, qui l'entraîne dans sa rotation. La noix 127 est pourvue d'un bras 1271 pré sentant un renvoi 127Z, dans lequel est pra tiquée une rainure 128 de largeur supérieure à celle des dents des couronnes de manière que lorsque le système 126,<B>1-97</B> tourne, ledit renvoi<B>127'</B> ne bute pas sur les dents de la couronne en regard de laquelle il se trouve.
Au repas; la rainure 128 se trouve à cheval sur le doigt 12F d'un curseur 129 qui peut coulisser sur une barre longitudinale 130 pourvue de crans dans lesquels s'enclanche, sous la pression d'un ressort 131 solidaire du curseur, une bielle 132 qui assure ainsi l'arrêt correct du curseur (fig. 10 et 11).
En déplaçant ainsi le curseur 129, on amène la lame mobile 1261 de l'interrupteur de court-circuit en regard de la denture de la couronne qui convient pour établir la com munication désirée.
D'autre part, les lames de l'interrupteur de court-circuit portent sur deux barres con ductrices 1331,<B>133'</B> (fig. 11, 12, 14 et 15) qui sont réunies à leur extrémité par une barrette isolante 134 qui traverse l'arbre 108, de telle sorte que ces barres tournent avec ledit arbre 108.
Les extrémités avant des barres 1331. <B>1332</B> forment deux balais 1351, <B>135'</B> qui frot tent respectivement sur des couronnes con ductrices isolées 136 et 137 lesquelles sont reliées à la ligne L par rapport à laquelle les bornes du contact 112 sont en dérivation.
On voit donc, le curseur étant à la place qui convient, que lorsqu'on lâchera le levier 103 après l'avoir abaissé, l'arbre 108 et le rupteur 111 se mettront en mouvement, la lame 1261 de l'interrupteur de court-circuit. déplacée par les dents de la couronne en présence, tantôt court-circuitera les interrup tions cadencées produites par le système 111, 112 tantôt permettra à ces interruptions de se manifester dans la ligne L comme dans les appareils précédents.
Dans l'appareil à trois curseurs précé demment décrit, la denture intérieur des cou ronnes sera divisée en trois parties a, b, c (fig. 15) respectivement pour l'indicatif du poste, le premier couple de chiffres et le deuxième couple de chiffres.
L'appareil comportera encore cent disques juxtaposés de manière à pouvoir former les désignations de tous les postes existants. Un tableau iden tique à celui de la fig. 2 indiquera les indi catifs et les groupes de chiffres suivant trois rangées, et l'on pourra former la désignation complète d'un poste au moyen de trois cur seurs 138'-, 1382, 1383 (fig. 15) déplacés in- dépendamment les uns des autres, chacun commandant un interrupteur de court-circuit.
Chaque curseur est pourvu (fig. 15) d'un doigt 139i, 1392, 1393, qui, au repos du sys tème rotatif, est engagé dans une rainure d'un bras 140', 140\, 1403 solidaire d'une noix 14l', 1412, 1413 qui coulisse sur un arbre particulier 108', 1082, 108 . Ces trois arbres tournant ensemble autour du centre de l'un d'eux 1082 forment en quelque sorte uri seul arbre qui est l'arbre 108 de la fig. 1.
L'arbre du milieu 1082 a une section par exemple rectangulaire, et les deux autre une section triangulaire, et les noix creuses 14l1, 1412, 1413 ont une section intérieure correspondante.
Sur une face de chacun des arbres, pa rallèlement aux deux arêtes formant les bords de cette face, sont encastrées des bar res conductrices 142a et 142b pour l'arbre 1.08', 143a et 143b pour l'arbre 1082, 144a et, 144h pour l'arbre 1083.
Sur les barres encastrées 142a, 142b de l'arbre<B>1081</B> frottent deux ressorts interposés entre la face de l'arbre qui porte ces barres et la paroi correspondante de la noix 14l', et ces ressorts isolés l'un de l'autre. sont re liés chacun par une vis ou autre aux lames d'interrupteurs 145a, 145b respectivement.
Pour les arbres 1082 et 1.083, on a de façon semblable des lames d'interrupteur 1.16a, 146b reliées aux barres courantes 143a, 143b pour l'un, et 147a, 147b reliées aux barres 144a, 144b pour l'autre.
Les lames 145b, 146b et 147b sont les trois lames mobiles des trois interrupteur de court-circuit, c'est-à-dire que sous l'action- des dents des couronnes en regard elles peu vent rompre les contact 148, 149, 150.
Comme il est nécessaire que ces interrup teurs fonctionnent successivement malgré que clans certains cas particuliers ils se trouvent tous les trois à la fois en regard d'une même couronne, le montage électrique sera celui de la fig. 16. Sur cette figure, on voit les lames fixes 1.45a, 146a, 147a des interrupteurs, reliées par l'intermédiaire de ressorts frotteurs aux barres 142a, 143a, 144a encastrées dans les arbres 108i, 1082, 1083.
Ces barres 142a, 143a, 144a sont reliées ensemble à un balai 151 qui tourne avec l'arbre 108i, 1082, 1083 et frotte constamment sur une couronne<B>152</B> d'un distributeur fixe 153, laquelle couronne est reliée à l'un des Pôles du contact 112.
Les lames mobiles 145b, 146b, 147b des interrupteurs de court-circuit sont reliées par des ressorts frotteurs aux. barres courantes 142b, 143b, 144b encastrées dans les arbres 108', 1082, 1083, et ces barres sont reliées à des balais 154, 155, 156 qui peuvent frotter respectivement, jamais simultanément, sur des secteurs conducteurs décalés 157, 158, 159 du distributeur fixe<B>153.</B> Ces secteurs sont reliés électriquement entre eux et à une por tée centrale conductrice 160 sur laquelle frotte constamment un balai 161 relié à l'au tre pôle du contact 112, ouvert à une ca dence régulière par le rupteur 111.
On voit aisément que de cette manière il n'y aura jamais qu'un seul des balais 154. 155, 156 en contact avec le distributeur, par conséquent, les fonctions s'accompliront ri goureusement dans l'ordre nécessaire.
Les curseurs 138i, 1382, 1383 pourront être conduits à la main à leurs positions res pectives convenables. Ils pourront aussi être déplacés par une commande mécanique telle due celle qui a été décrite précédemment.
On conçoit qu'au lieu de comporter une seule rangée de couronnes, l'appareil pour rait en comporter trois (fig. 17), les couron nes de la première rangée formeraient l'indi catif du poste, celles de la deuxième rangée formeraient le premier couple de chiffres, et celles de la troisième, le deuxième couple de chiffres. Les dents seraient formées suivant des secteurs<I>a, b,</I> c, décalés d'une rangée à l'autre pour que les opérations se succèdent dans l'ordre voulu étant donné les divers sens de rotation des arbres 108', 1082, 1083, qui s'entraîneraient les uns les autres simultané ment, au moyen d'engrenages 162.
Dans ce cas, le distributeur de la fig. 16 serait inu tile et le montage électrique serait celui de la fig. 1$.
On pourrait aussi répartir uniformément les dents sur toute la paroi intérieure des couronnes 109, au lieu de les disposer sur un secteur seulement. Mais alors les rangées de couronnes seraient commandées l'une après l'autre.
Bien entendu, l'invention n'est pas limi tée aux formes d'exécution de l'appareil dé crites et représentées, mais elle en embrasse toutes les variantes qui découleront de la rédaction différente des désignations des postes d'abonnés, employées par certaines villes. Le nombre des interrupteurs de court- circuit et des curseurs sera modifié en con séquence.