<B>Dispositif</B> d'étanchéité <B>pour bottier</B> <B>de pièce d'horlogerie</B> <B>L'objet de la présente</B> invention <B>est un dispositif</B> d'étanchéité <B>pour bottier de pièce d'horlogerie,
destiné au</B> paseàge d'un <B>poussoir de</B> commande. Les dispositifs d'étanchéité <B>utilisés</B> communément <B>aux</B> <B>passages</B> à<B>travers les</B> parois <B>du bottier aussi bien de la tige</B> <B>de remontoir et de mise à l'heure que des poussoirs de</B> commande <B>pour chronographes, mécanismes de calendrier et autres dispositifs</B> spéciaux,
<B>comprennent une</B> garniture annulaire <B>plus ou moins</B> <B>fortement</B> comprimée <B>entre</B> deux <B>surfaces cylindriques, mobiles</B> <B>l'une par</B> rapport â<B>l'autre en direction axiale,</B> dans <B>le cas des</B> poussoirs, <B>en rotation et en direction axiale,
dans le cas de</B> <B>la tige de remontoir et de mise</B> à<B>l'heure.</B> <B>Si l'étanchéité qu'une telle</B> garniture <B>assure au</B> passage <B>de la tige de remontoir et de</B> mise à<B>l'heure</B> -<B>qui est</B> manoeuvrée axialement à la main dans les deux sens -, devient parfois <B>aléatoire, déjà après quelques mois de</B> service, <B>elle l'est</B> souvent encore plus tôt au passage des poussoirs.
Comme ces derniers ne sont manoeuvrés à la main que dans un sens, tandis <B>qu'un ressort de rappel</B> les <B>actionne dans l'autre sens, et</B> <B>que la force de ce ressort de rappel est limitée,</B> il s'ensuit <B>qu'on ne peut en effet pas</B> comprimer <B>la garniture d'étanchéité</B> aussi <B>fortement autour de la tige d'un poussoir qu'autour de</B> <B>celle de remontoir et de mise</B> à<B>l'heure.</B> Pour <B>les cas</B> oà <B>l'étanchéité de l'enceinte dans</B> laquelle <B>eut logée la pièce d'horlogerie doit être garantie,
on</B> cornait <B>des</B> dispositifs d'étanchéité <B>qui comprennent des</B> membranes e'àtsndant <B>par-dessus chacune des faces de la pièce, les</B> opé- rations <B>de</B> commande <B>de cette dernière étant effectuées mécanique</B> ment par<B>des</B> poussoirs <B>situés hors de l'enceinte étanche, qui</B> agissent sur <B>des organes</B> située à<B>l'intérieur de cette enceinte,
</B> <B>à travers</B> l'une des dites <B>membranes,</B> celle-ci <B>se déformant en</B> suivant <B>le mouvement</B> dU <B>poussoir.</B> 8i <B>ces dispositifs d'étanchéité connus peuvent</B> sans <B>autre</B> <B>être</B> montée <B>sur des montres de bord, ils n'entrent en</B> revanche <B>pas en</B> ligue <B>do compte pour des montres-bracelets.</B> <B>A l'intention de ces</B> dernières,
<B>on</B> sonnait toutefois <B>aussi</B> <B>des dispositifs</B> d'étanchéité à<B>membrane pour les passages des</B> <B>organes de</B> commande <B>à travers les</B> parois <B>du bottier.</B> La <B>membrane de ces dispositifs</B> connus <B>a toutefois</B> un <B>bord</B> <B>ancré</B> à<B>une partie du bottier</B> entourant <B>le passage</B> à obturer <B>et</B> <B>un autre bord ancré à</B> une <B>partie solidaire de l'organe de commande</B> <B>traversant</B> ce<B>passage.
I1</B> s'ensuit <B>que l'un au</B> moins <B>des borde</B> <B>de la membrane ne peut être ancré en place qu'au moment</B> oh<B>le</B> <B>poussoir est déjà</B> monté <B>sur le bottier, ce qui rend l'assemblage</B> <B>du dispositif</B> d'étanchéité particulièrement <B>malaisé.</B> <B>Le but de la présente</B> invention <B>est de créer un</B> dispositif <B>d'étanchéité destiné spécifiquement aux poussoirs et qui puisse</B> assurer l'étanchéité <B>de leurs passages en évitant les inconvé-</B> <B>nients</B> mentionnés
ci-dessus. <B>Le dispositif d'étanchéité selon</B> l'invention <B>est caracté-</B> <B>risé par</B> un <B>opercule dont</B> la. <B>partie centrale s'étend sans</B> <B>solution de</B> continuité à travers <B>le passage du</B> poussoir <B>et est</B> <B>en contact avec au moins une partie du poussoir,
et dont la</B> périphérie <B>est</B> ancrée <B>de façon étanche</B> à<B>la</B> paroi <B>du passage</B> <B>du poussoir.</B> <B>Trois formes d'exécution du dispositif selon l'invention</B> <B>sont représentées à titre d'exemple au dessin</B> annexé, <B>dans</B> <B>lequel</B> <B>la</B> fig. <B>1 est une coupe axiale de la première forme</B> <B>d'exécution, le poussoir</B> équipé <B>de ce dispositif</B> étant <B>en</B> <B>position de repos,</B> la fig. 2 une coupe analogue à celle de la fig.
1, le poussoir étant poussé, la fig. 3 une coupe analogue aux deux premières, repré sentant la deuxième forme d'exécution, et les fig. 4 et 5 des coupes analogues aux fig. 1 et 2, représentant la troisième forme d'exécution.
Le poussoir représenté aux fig. 1 et 2 sert à commander, <B>depuis l'extérieur</B> d'un <B>boîtier 1 et par poussées successives,</B> un mécanisme (non représenté) logé à l'intérieur de ce bottier. Son passage à travers le bottier 1 est assuré par un tube 2 fixé <B>au bottier 1 de façon étanche.</B> Le passage <B>constitué par le</B> <B>tube 2 est fermé de façon étanche par un opercule 3, qui en</B> obture complètement l'entrée.
Cet opercule est constitué par une membrane mince en matière synthétique, dont la périphérie <B>est fixée au tube 2 de façon étanche par une rondelle sertie 4.</B> Une saillie annulaire 5 du tube 2 sert à ancrer solidement l'oper <B>cule 3 au tube 2. A l'état</B> naturel, <B>c'est-à-dire avant d'être</B> fixé au tube 2, l'opercule 3 est en forme de dame.
Le poussoir proprement dit comprend une partie externe 6, qui est accessible de l'extérieur du boîtier, et une partie interne ? qui sert à transmettre au mécanisme logé à l'intérieur du boîtier 1 les poussées exercées sur la partie 6. Comme on le voit au dessin, les deux parties 6<B>et</B> ? du poussoir sont <B>situées de part et d'autre de l'opercule 3.
Par</B> ailleurs, <B>un</B> ressort de rappel 8, logé à l'intérieur du<B>tube</B> 2<B>et</B> prenant appui <B>sur</B> un rebord <B>9 de</B> celui-ci, agit <B>sur la partie</B> interne <B>7</B> du poussoir, de façon à la maintenir normalement dans la position représentée à la fig. 1, dans laquelle une rondelle 10, fixée à la partie externe 6 du poussoir, repose contre un rebord 11 du tube 2.
Dans cette position la tête de la partie interne 7 du poussoir fait en outre appuyer la partie centrale de l'opercule 3 contre une saillie centrale 12 de la partie 6 du poussoir. La rondelle 10 et l'épaulement 11 constituent par conséquent des butées qui limitent le déplacement du poussoir sous l'action du ressort de rappel 8. Dans la position<B>de</B> la fig. 1, l'opercule 3 est bombé vers l'extérieur du bottier.
Lorsqu'une pression est exercée sur la partie externe 6 du poussoir, celle-ci arrive dans la position représentée à la fig. 2, dans laquelle l'opercule 3 est bombé vers l'intérieur du bottier et la partie interne 7 du poussoir déplacée dans cette direction.
Aussit8t que le poussoir est lâché, son ressort de rappel 8 en ramène la partie interne 7, ainsi que l'opercule 3 et la partie externe 6 du poussoir dans la position de la fig. 1.
Le poussoir décrit fonctionne ainsi comme les poussoirs connus, qui comprennent un ensemble mobile compact. L'opercule 3, qui en obture complètement le passage, participe aux mouvements <B>du</B> poussoir, puisque <B>sa zone</B> centrale <B>en</B> suit <B>fidèlement les</B> déplacements.
De plus, du fait que la zone d'ancrage de cet oper cule est située entre les positions extrêmes de sa partie centrale, cet opercule n'oppose qu'une résistance insignifiante au ressort 8, qui peut par conséquent être choisi dans les mêmes dimensions que ceux des poussoirs connus, non étanches. Dans la seconde forme d'exécution (fig. 3) c'est l'oper cule<B>31</B> obturant le passage du poussoir qui assume la fonction du ressort de rappel de la première forme d'exécution. Dans cette seconde forme d'exécution, l'opercule 3e est constitué par une <B>membrane faite</B> en <B>matière extensible.
I1 a également sa périphérie</B> ancrée par une bague 13 à l'entrée d'un tube 2a fixé de façon étanche au bottier 1. Les butées qui déterminent la position de repos du poussoir sont constituées par un rebord interne 14 de la partie externe 6a du poussoir et par un rebord externe 15 du tube 21.
Dans cette forme d'exécution, la partie externe 6a <B>du poussoir présente aussi une saillie centrale 12a, qui est</B> <B>toutefois</B> beaucoup plus longue que celle de la première<B>forme</B> d'exécution, de façon à provoquer, même dans la position de repos du poussoir, une déformation de l'opercule 3a vers l'intérieur du tube 2a. Au repos, cet opercule 3a_ est donc déjà étiré, de<B>sorte</B> qu'il exerce une pression sur la partie externe 6a du poussoir, qui maintient les rebords 14 et 15 en contact entre eux.
Lorsque la partie 6a du poussoir est déplacée par pression vers l'intérieur du bottier, l'opercule 3a se déforme encore davantage en s'en gageant dans le tube 2a et en repoussant la partie interne 7a_ du poussoir vers l'intérieur du boîtier 1. Lorsqu'on relâche le poussoir,l'opercule 3a en ramène la partie externe 6$ dans la position représentée au dessin. Quant à la partie interne 7a du poussoir, elle ne reste pas nécessairement en contact avec l'oper- cule 3a_. Comme elle est montée librement dans le tube 2a,
c'est l'organe du mécanisme logé dans le bottier 1 et commandé par le poussoir qui la repousse vers l'extérieur du bottier après qu'une pression ait été exercée sur le poussoir.
Dans cette forme d'exé cution, les deux parties 6a et 7a_ du poussoir n'effectuent pas nécessairement des déplacements identiques; la partie centrale de l'opercule 3a suit cependant fidèlement les déplacements de la partie 6a du poussoir et participe de ce fait aux mouvements de ce dernier. Le poussoir représenté aux fig. 4 et 5 est destiné à servir <B>de</B> correcteur de l'organe indicateur de quantième d'une montre- calendrier. Son passage à travers les parois du bottier 1 est
aussi assuré par un tube 2b engagé de façon étanche dans une ouverture du bottier. L'entrée de ce passage est entièrement obturée par un opercule 311 analogue à celui de la première forme d'exécution. La périphérie de cet opercule 311 est ancrée au tube 2b par une bague 16.
Le poussoir proprement dit est constitué exclusivement par une pièce 7b, emprisonnée à l'intérieur du tube 2jl par l'opercule 3b et maintenue en contact avec la partie centrale de ce dernier par un ressort de rappel 8b. Au repos, le poussoir est dans la position représentée à la fig. 4.
Pour l'actionner et effectuer une correction de l'or gane indicateur de quantième, on peut se servir de la pointe d'un stylo à bille 17, d'une pointe de crayon ou de tout autre objet d'usage courant qu'on a sous la main et qui présente une pointe semblable à celle d'un stylo à bille ou d'un crayon; il suffit de presser sur la partie centrale de l'opercule 3b, comme on le voit à la fig. 5. Lorsqu'on relâchera le poussoir, le ressort 8b ramènera la pièce 7b et l'opercule 311 dans la position repré sentée à la fig. 4.
Le tube du poussoir de cette troisième forme d'exécution pourrait aussi être noyé entièrement dans le bottier 1 et l'oper cule 3b se trouver par conséquent à fleur de ce dernier. En comparant cette troisième forme d'exécution aux deux premières, on remarquera cependant que même l'exemple représenté au dessin ne risque pas d'alourdir l'effet esthétique du bottier. La partie du poussoir qui fait saillie de ce dernier est en effet beaucoup plus petite que celle d'un poussoir comprenant un élément<B>externe</B> qui coiffe la partie du tube faisant saillie du bottier.
Le fait qu'il faille recourir à un instrument étranger à la pièce d'horlogerie, pour actionner le poussoir selon la troisième forme d'exécution, n'est pas un inconvénient bien grave, car une correction de l'indicateur de quantième ne doit normale ment être entreprise qu'à la fin des mois de moins de trente-et-un jours.