Dispositif de commande à distance pour amortisseur de chocs. La présente invention a pour objet un dispositif de commande à distance pour amor tisseur de chocs.
On connaît des amortisseurs de chocs pour véhicules dont la dureté des frictions est proportionnée à la vitesse du véhicule, par suite de l'action de compression d'un fluide ou liquide quelconque sur un dispositif approprié en liaison ou faisant corps avec l'amortisseur. Cette action est généralement réalisée au moyen d'une pompe propulsant un liquide, huile par exemple, en fonction de la vitesse du véhicule.
Or, on a constaté qu'il était nécessaire, pour que la pression dans les chambres des amortisseurs varie en fonction rigoureuse de la vitesse du véhicule, d'intercaler sur la canalisation de circulation du liquide propulsé par la pompe, un déten deur spécial faisant communiquer ladite ca nalisation avec le réservoir de la pompe et dont le débit est lui-même fonction de la vitesse du véhicule. Toutefois, ce détendeur unique tic procure pas, dans certains cas, toute la souplesse de fonctionnement désirable.
Le dispositif de commande à distance selon l'invention comporte une pompe aspi rant un liquide contenu dans une capacité close et le propulsant, en fonction de la vi tesse du véhicule, dans une canalisation aboutissant à un distributeur répartissant le liquide aux chambres de compression des divers amortisseurs. Ce dispositif est caracté risé en ce que la canalisation de sortie de la pompe est réunie à la capacité close cons tituant le réservoir de ladite pompe, par l'intermédiaire de deux détendeurs, dont l'un, muni de la taille en sifflet, est soumis à l'action unique d'un ressort calibré, et dont l'autre, réglable, est construit de façon à s'opposer à l'entrée, dans la capacité close, du liquide qui se trouve dans la canalisation, dés que la pression dans ladite canalisation a atteint une valeur déterminée.
Le jeu de ces deux détendeurs permet une grande souplesse de fonctionnement, la majeure partie du débit étant absorbée, au démarrage du véhicule, par le détendeur réglable et le surplus s'écoulant par le dé-. tendeur fixe, qui reste seul à débiter, dès que la pression a atteint une valeur conve nable. On obtient ainsi une meilleure répar tition des pressions et le réglage automatique s'effectue sur une gamme plus étendue que celle obtenue par l'emploi d'un seul détendeur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple et en coupe, une forme d'exécution du dispositif faisant l'objet de l'invention.
-Une pompe à engrenages 2, tournant à une vitesse proportionnelle à la vitesse du véhicule, aspire, par un orifice 3, de l'huile contenue dans une capacité close 4, pour la refouler dans un orifice 5 où elle est distri buée, d'une part, à un détendeur indéréglable 6 muni de la taille en sifflet 7, et plus ou moins capuchonné par un piston creux 8 sollicité par un ressort calibré 9, et d'autre part dans une canalisation 10 où elle se partage entre un distributeur 11 et un orifice 12 d'accès au corps d'un détendeur réglable 22.
Le distributeur 11 répartit l'huile, d'une part, à une tuyauterie 31 aboutissant aux chambres d'amortissement 30, avec limitation du retour d'huile, au moyen -d'un clapet 13 et d'un gicleur réglable et interchangeable 14, et, d'autre part, vers un manomètre de contrôle 15 disposé sur le tableau de bord.
Le détendeur réglable 22 est constitué par une chemise cylindrique 22' comportant sur sa périphérie des lumières 19 et 20 et à l'intérieur de laquelle coulisse un piston creux 16 muni sur sa périphérie de lumières 25 et dont le fond est poussé par un ressort 26 épaulé sur une pièce 17 vissée à la partie inférieure de la chemise 22'. Ce piston 16 lorsqu'il vient buter contre la pièce 17, masque simultanément les lumières de décharge 19 et 20.
Un obturateur cylindrique 21 perforé en 21' et commandé au gré du conducteur par un bouton rotatif 23, placé sur le tableau et portant un indice susceptible d'être amené en face de l'un ou l'autre de deux repères marqués sur le tableau et correspondant aux positions d'ouverture de l'une ou de l'autre des lumières 19 et 20, démasque cesdites lumières, le mouvement rotatif imprimé au bouton 23 étant transmis à l'obturateur par une liaison souple qui se termine en tourne vis dans une fente de l'obturateur même. Ce dispositif de commande manuel peut, bien entendu, être remplacé par un dispositif au tomatique, servomoteur par exemple, faisant pivoter le capuchon obturateur 21, par exemple sous les indications de l'aiguille du mano mètre.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: La pompe à engrenages 2, entraînée par un flexible 33 relié à la sortie kilométrique du changement de vitesse 34, refoule un dé bit d'huile qui est fonction de la vitesse du véhicule.
Lorsque la pression d'huile existant dans les canalisations 5, 6 , 10, 11, 12, est lllsnf- fisante pour refouler le piston 16 contre la pièce 17, l'écoulement du trop-plein de ce débit s'effectue simultanément et sous une faible valeur par l'orifice 6 et le sifflet 7 du détendeur indéréglable, et en pleine charge, par les orifices 12, 24, 25, et celui des gi cleurs 19 ou 20 du détendeur réglable, qui est -démasqué par l'obturateur 21.
Dès que la pression d'huile devient suf fisante, le piston 16 bute contre la pièce 17, l'ensemble des gicleurs 19 et 20 se trouve obturé et le détendeur réglable cesse de fonctionner.
A partir de ce moment, le trop-plein du débit d'huile passe en totalité par le déten deur indéréglable.
En considérant la progression de vitesse du véhicule, la pression de l'huile augmente dans la tuyauterie en fonction de la vitesse du véhicule, laquelle commande la vitesse de la pompe; la compression s'exerçant sur les chambres de chocs du cylindre. de sus pension maîtrise convenablement et progres sivement les déplacements angulaires de la bielle reliant la suspension au train de rou lement, et évite ainsi le débattement exces sif de l'essieu porteur.
Si l'on considère la dépression de vitesse du véhicule, la pression d'huile diminue dans la, tuyauterie en fonction de cette dépression ; la pression dans les chambres de chocs du cylindre de suspension devenant moindre, relâche d'autant la bielle reliant dans ses déplacements angulaires la suspension au train de roulement. Il en résulte donc un débattement bridé de l'essieu porteur et un nivellement de la pression exacte à la vitesse du véhicule.
Si l'on considère enfin le maintien d'une vitesse fixe déterminée durant un temps non limité, la pression d'huile se maintient dans la tuyauterie a une valeur qui est fonction de la vitesse considérée. Le surplus s'échappe par le sifflet 7 et, dans le cas de faible vi tesse, l'écoulement se produit en outre par les orifices 19 ou 20 démasqués par l'obtu rateur 24 constitué par le piston 16 que comprime le ressort 26.
Le réservoir 4 comporte un couvercle supérieur 18 éventuellement avec joint étanche et à sa base un bouchon de vidange 27.
Il y a lieu de remarquer que le disposi tif décrit et représenté ne permet pas de réversibilité de marche, mais cet inconvénient est peu appréciable, attendu que les parcours en marche arrière sont de très courte durée et généralement à faible allure. Un dispositif commun de roue libre petit éventuellement empêcher le fonctionnement de la pompe dans ce cas.