31étier continu à ailettes, à brande production, pour filature et retordage. On sait que la filature et le retordage des matières textiles utilise, entre autres, des métiers continus -comportant des broches à ailettes à deux branches, entre lesquelles se trouvent respectivement de.; bobines sur les quelles vient s'enrouler le fil retordu. Dans les métiers actuellement connus, chaque bo bine est monté libre et est. entraînée, par l'intermédiaire du fil même, par l'ailette en tre les branches (le laquelle elle se trouve.
Cette disposition présente l'inconvénient de limiter les vitesses de rotation et par consé quent la production, en raison de la déforma tion des branches des ailettes sous l'action de la force centrifuge.
On a essayé -de remédier à cet inconvé nient en utilisant des ailettes à branches courtes et en enroulant le fil en couches co niques. Ce procédé permet -de réaliser des ai lettes résistant suffisamment bien à la force centrifuge, mais aux vitesses élevées il se produit, en raison de la disposition du fil en couches coniques. une variation rapide -du dia mètre d'enroulement, ce qui nécessite une va riation correspondante de la vitesse de la bo bine;
or, l'inertie de cette dernière l'empêche de réaliser ces variations de vitesse avec une rapidité suffisante, ce qui provoque des rup tures du fil, limitant à nouveau l'augmenta tion de vitesse et de production.
La présente invention a pour objet un mé tier continu à ailettes qui évite tous ces in convénients et permet de travailler à des vi tesses beaucoup plus élevées que celles pou vant être atteintes avec les métiers actuels. Ce métier continu est caractérisé en ce que ce sont uniquement les bobines, sur lesquelles le fil doit être renvidé, qui sont pourvues -le moyens pour être actionnées directement par commande motrice, les ailettes, exemptes de tout organe moteur, n'étant plus entraînées,
par l'intermédiaire du fil, que par les bobines correspondantes.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemples, plusieurs formes .d'exécution de l'objet -de l'invention.
La fig. 1 montre schématiquement une première forme d'exécution, cette figure étant limitée à une des broches -du métier; La fig. 2 montre une autre forme d'exécu tion, également limitée à une broche; La fig. 3 montre une forme d'exécution à freinage électrique .des ailettes; La fig. 4 montre l'ensemble .d'un circuit électrique de freinage dans un métier continu du genre -de la fig. 3; La fig. 5 montre une variante de la fig. 2.
En se référant à la fig. 1, une broche 1 est disposée pour être mise en rotation par une transmission de commande reliée à un moteur non représenté. A cet effet, elle est pourvue d'une poulie à gorge la pouvant re cevoir sa commande au moyen d'une corde, ficelle, etc., à partir -de l'arbre dudit moteur; mais la broche pourrait aussi être combinée directement avec un moteur électrique indi viduel. La broche 1 entraîne une bobine 2, sur laquelle vient s'enrouler le fil 3, délivré par des cylindres étireurs 4 et passant par une ailette .à branches courtes 5.
Cette ailette est montée au moyen d'un roulement à billes, -de manière à pouvoir tourner librement dans une ouverture -du chariot 6, qui est animé -d'un mouvement de monte-et-baisse permettant l'enroulement du fil sur la bobine, par exem ple en couches coniques.
L'ailette 5 ne comportant aucun organe moteur ou d'entraînement, peut être réalisée, par exemple en alliages légers, de façon à avoir une masse aussi faible que possible. Elle ne se trouve entraînée, en effet, que par le fil même, comme cela se paisse pour le cur- seurdans les métiers continus à anneaux, et comme c'est seulement sa vitesse qui doit va rier avec le diamètre d'enroulement du fil, la faible inertie qu'il est possible de lui .donner lui permet de se soumettre rapidement à toutes les variations de vitesse nécessaires, sans risquer par conséquent de provoquer des ruptures de fil.
En fait, avec une forme d'exé cution -du métier selon l'invention, on peut travailler, à des vitesses atteignant l'ordre .de grandeur de 10.000 à 20.000 tours à la mi nute, suivant la nature des matières textiles travaillées.
Les broches à ailettes .à. rotation libre du genre décrit s'appliquent aussi bien à l'enrou lement en couches cylindriques qu'à l'enroule ment en .couches coniques. Ces broches peu vent comporter des dispositions variées, sui vant le mode d'enroulement du fil, les dimen sions -des bobines, les matières travaillées, ete. On en décrira quelques-unes, à titre e'exem- ples non limitatifs, en se reportant aux fi.-. 2 à 5 qui sont limitées aux organes nécessaires à la compréhension des dispositions décrites.
Dans l'exemple de la fig. 2, les deux bran ches 7 de l'ailette 5 font corps avec un tube central 8, sur lequel est monté un unique rou lement à billes 9, maintenu -en place au moyen -d'un écrou- déflecteur 10. Extérieurement, le roulement à billes 9 est logé dans une douille 20, serrée sur le chariot,<B>6</B> -du métier, au moyen d'un écrou 21.
L'enroulement du fil, sur la bobine 2, est supposé se faire en couches coniques.
Le moment d'inertie de l'ailette étant constant (contrairement à celui de la bobine qui augmente au fur et à mesure du remplis sage de celle-ci), le freinage de celle-ci, né cessaire à la bonne tension et à la formation du fil, peut être réalisé d'une façon très pré cise, soit par un frein mécanique, soit par un frein électrique, par exemple un frein à dis que à courants de Foucault.
Un exemple de -cette dernière disposition est représenté dans la fig. 3. Un disque à courants de Foucault 11, en -cuivre ou en alliage léger approprié, est monté sur le tube 8 de l'ailette et se .déplace dans l'entrefer d'un circuit magnétique, comportant -des masses polaires annulaires 12 et 13, excité par une bobine d'excitation circulaire 14, alimentée par une source électrique appropriée. Le freinage peut être rendu variable sui vant les positions du chariot 6 au cours de l'enroulement de chaque couche conique de fil.
Avec un freinage électrique du genre de celui auquel se rapporte la fig. 3, ce résultat peut être facilement obtenu, par exemple en faisant commander, par le mouvement du chariot 6, une bobine de self-induction, une résistance, ou tout autre moyen de réglage intercalé dans le circuit des bobines d'excita tion des freins.
Dans le métier de la fig. 4, les bobines 14 d'excitation des freins à courants -de Foucault sont supposées alimentées par une source de courant alternatif 15, une bobine de self- induction 16 étant intercalée en série dans le circuit.
Cette bobine est supposée commandée, au point de vue d e sa. position, par l'excentri que usuel (ou "copping-plate") qui élève le point. de départ des courses de va-et-vient successives du chariot, en vue de la formation des couches coniques .de fil successives, -de sorte que la bobine s'élève en même temps que ledit point de départ; enfin, le circuit magné tique 17 de la bobine 16 est plus ou moins fermé par une armature mobile 18, portée par le chariot ou, en tout cas, suivant celui-ci dans ses mouvements de va-et-vient. Le frei nage est ainsi amené à varier à mesure que l'enroulement du fil sur les bobines se fait sur un diamètre plus grand.
On se trouve, de cette façon, dans des con ditions idéales. de fonctionnement, qui per mettent de doubler et même de tripler la pro duction des métiers actuels, avec un nombre de casses du fil restant inférieur à la valeur admise généralement.
Il est évident que, pour que la surveillance du métier ne devienne pas plus .difficile, il sera indispensable que le nombre de levées (remplacement des bobines) n'augmente pas avec la production. Il en résulte qu'il sera in dispensable, si l'on double ou triple les vi tesses, de filer -des bobines de poids double ou triple de -celui réalisé actuellement.
En choisissant. judicieusement les dia mètres et les longûeurs des bobines, on pourra enrouler le fil dixwtement sous forme de cannettes susceptibles de se monter directe ment dans les navettes, ce qui permettra la suppression de l'opération du cannetage, d'où un nouveau gain.
D'une façon générale, le diamètre des bo bines, pouvant se monter dans les navettes, ne dépasse pas 40 mm. Pour les bobines -de ce diamètre, conformément à la variante repré sentée schématiquement dans la fig. 5, et qui se prête soit à l'enroulement en couches co niques, soit à l'enroulement en couches cylin driques (le diamètre intérieur -du tube 8 étant alors un peu plus grand que le diamètre -de la bobine 2), on peut supprimer complètement les branches de l'ailette.
Comme dans la disposition de la fig. 2, le chariot 6 porte la couronne@fixe .d'un roule ment à billes ou à rouleaux 9, dont la cou ronne mobile est fixée sur le tube central 8 au moyen d'un écrou 10 formant déflecteur. Le tube 8, au lieu d'être muni de branches ordinaires d'ailettes, est seulement pourvu de deux crochets à oeillet 19, dans l'un des quels passe le fil 3, qui s'enroule sur la bo bine 2.
Cette disposition permet, pour le filage des numéros fins, sur des bobines destinées à être montées directement dans les navettes; de réduire encore considérablement l'inertie ,de la partie tournante et, tout en simplifiant la construction, d'augmenter la production.
Les métiers décrits sont particulièrement intéressants pour la filature et le retordage des textiles lourds: lin, -chanvre, jute, etc., mais ils conviennent également pour toutes autres matières textiles: laine, coton, etc.
31 continuous finned bar, with production hull, for spinning and twisting. It is known that the spinning and twisting of textile materials uses, inter alia, continuous looms -including two-branched fin spindles, between which are respectively; spools on which the twisted thread is wound. In the currently known trades, each coil is mounted free and is. driven, by the intermediary of the wire itself, by the fin between the branches (which it is located.
This arrangement has the drawback of limiting the rotational speeds and consequently production, due to the deformation of the branches of the fins under the action of centrifugal force.
An attempt has been made to remedy this drawback by using fins with short branches and by winding the wire in conical layers. This process makes it possible to produce blades with sufficient resistance to centrifugal force, but at high speeds it occurs, due to the arrangement of the wire in conical layers. a rapid variation of the winding diameter, which requires a corresponding variation in the speed of the spool;
now, the inertia of the latter prevents it from carrying out these speed variations with sufficient rapidity, which causes breaks in the wire, again limiting the increase in speed and production.
The present invention relates to a continuous loom with fins which avoids all these drawbacks and makes it possible to work at much higher speeds than those which can be achieved with current looms. This continuous loom is characterized in that it is only the spools, on which the wire must be returned, which are provided - the means to be actuated directly by motor control, the fins, free of any motor member, no longer being driven. ,
through the wire, than through the corresponding coils.
The accompanying drawings show, by way of example, several embodiments of the object of the invention.
Fig. 1 schematically shows a first embodiment, this figure being limited to one of the spindles of the trade; Fig. 2 shows another embodiment, also limited to a spindle; Fig. 3 shows an electrically braked embodiment of the fins; Fig. 4 shows the assembly. Of an electric braking circuit in a continuous loom of the type of FIG. 3; Fig. 5 shows a variant of FIG. 2.
Referring to fig. 1, a spindle 1 is arranged to be rotated by a control transmission connected to a motor, not shown. For this purpose, it is provided with a grooved pulley 1a which can receive its control by means of a rope, string, etc., from the shaft of said motor; but the spindle could also be combined directly with an individual electric motor. The spindle 1 drives a spool 2, on which is wound the wire 3, delivered by stretching cylinders 4 and passing through a fin .with short branches 5.
This fin is mounted by means of a ball bearing, -so as to be able to rotate freely in an opening -of the carriage 6, which is driven -a movement of up-and-down allowing the winding of the wire on the coil, eg in conical layers.
The fin 5 having no motor or drive member, can be made, for example from light alloys, so as to have a mass as low as possible. In fact, it is only carried along by the wire itself, as is thick for the slider in continuous ring looms, and since it is only its speed which must match the diameter of the wire winding. , the low inertia that it is possible to give it enables it to quickly submit to all the necessary variations in speed, without consequently risking causing wire breaks.
In fact, with one embodiment of the loom according to the invention, it is possible to work at speeds up to the order of magnitude of 10,000 to 20,000 revolutions per minute, depending on the nature of the textile materials being worked.
The wing pins. To. free rotation of the kind described apply equally to the winding in cylindrical layers as to the winding ment in conical layers. These spindles may have various arrangements, depending on the winding mode of the wire, the dimensions of the reels, the materials worked, and so on. Some of them will be described, by way of nonlimiting examples, with reference to fi.-. 2 to 5 which are limited to the organs necessary for understanding the provisions described.
In the example of FIG. 2, the two branches 7 of the fin 5 are integral with a central tube 8, on which is mounted a single ball bearing 9, held -in place by -a deflector nut 10. Externally, the ball bearing 9 is housed in a sleeve 20, clamped on the carriage, <B> 6 </B> -of the loom, by means of a nut 21.
The winding of the wire, on the spool 2, is supposed to be done in conical layers.
The moment of inertia of the fin being constant (unlike that of the coil which increases as the latter is filled), the braking of the latter, necessary for the correct tension and formation of the wire, can be carried out in a very precise manner, either by a mechanical brake, or by an electric brake, for example an eddy current brake.
An example of this latter arrangement is shown in FIG. 3. An eddy current disc 11, made of copper or of a suitable light alloy, is mounted on the tube 8 of the fin and moves in the air gap of a magnetic circuit, comprising annular pole masses 12. and 13, excited by a circular excitation coil 14, supplied by an appropriate electrical source. The braking can be made variable depending on the positions of the carriage 6 during the winding of each conical layer of wire.
With electric braking of the type to which FIG. 3, this result can be easily obtained, for example by controlling, by the movement of the carriage 6, a self-induction coil, a resistor, or any other means of adjustment inserted in the circuit of the excitation coils of the brakes .
In the art of FIG. 4, the excitation coils 14 of the eddy-current brakes are assumed to be supplied by an alternating current source 15, a self-induction coil 16 being interposed in series in the circuit.
This coil is supposed to be controlled, from the point of view of its. position, by the usual eccentric (or "copping-plate") which raises the point. starting the successive reciprocating strokes of the carriage, with a view to forming successive conical layers of wire, so that the spool rises at the same time as said starting point; finally, the magnetic circuit 17 of the coil 16 is more or less closed by a movable armature 18, carried by the carriage or, in any case, following the latter in its back and forth movements. The braking is thus caused to vary as the winding of the wire on the spools takes place over a larger diameter.
In this way, we find ourselves in ideal conditions. of operation, which make it possible to double and even triple the production of current looms, with a number of yarn breaks remaining below the generally accepted value.
It is obvious that, so that the monitoring of the loom does not become more difficult, it will be essential that the number of lifts (replacement of the reels) does not increase with production. As a result, it will be essential, if the speeds are doubled or tripled, to spin reels of double or triple weight than that currently produced.
By choosing. judiciously the diameters and lengths of the spools, it is possible to wind the wire tenwtement in the form of cans capable of being mounted directly in the shuttles, which will make it possible to eliminate the operation of filleting, hence a further gain.
In general, the diameter of the coils, which can be mounted in the shuttles, does not exceed 40 mm. For coils of this diameter, in accordance with the variant shown schematically in FIG. 5, and which lends itself either to winding in conical layers or to winding in cylindrical layers (the internal diameter of the tube 8 then being a little larger than the diameter of the coil 2), we can completely remove the fin branches.
As in the arrangement of FIG. 2, the carriage 6 carries the fixed crown @ .d'un ball or roller bearing 9, the movable cou ronne is fixed to the central tube 8 by means of a nut 10 forming a deflector. The tube 8, instead of being provided with ordinary branches of fins, is only provided with two eyelet hooks 19, in one of which passes the wire 3, which winds on the coil 2.
This arrangement makes it possible, for the spinning of fine numbers, on reels intended to be mounted directly in the shuttles; to further considerably reduce the inertia of the rotating part and, while simplifying the construction, to increase production.
The looms described are particularly interesting for spinning and twisting heavy textiles: flax, hemp, jute, etc., but they are also suitable for all other textile materials: wool, cotton, etc.