Procédé de chauffage d'un local. On connaît le procédé de chauffage par rayonnement, d'appartements ou autres espaces, qui consiste à monter dans une par tie de la construction renfermant l'espace à chauffer, de préférence .dans le plafond, des éléments de chauffage, connus dans la techni que du chauffage central, lesdits éléments ayant un coefficient de dilatation aussi rap proché que possible de celui des matériaux de la construction dans laquelle ils sont mon tés.
De cette façon, 1a partie de construction envisagée, de préférence le plafond, est por- tée à une température telle que la chaleur rayonnée par cette partie -dans la pièce, chauffe cette pièce et tous les objets qui s'y trouvent, par rayonnement direct.
La présente invention a pour objet un pro cédé de chauffage d'un local, caractérisé en ce qu'on chauffe des éléments métalliques struc turels de la construction par une source -de chaleur, de façon à, donner aux autres élé ments de la construction qui les environnent, de préférence les éléments du plafond et des mure, un nombre de calories tel qu'une quan- tité suffisante de chaleur est accumulée pour chauffer ledit local à n'importe quelle tem pérature .désirée, quelle que soit la tempéra ture extérieure, par la chaleur procurée par lesdits éléments métalliques durant leur chauffage.
De préférence, les éléments métalliques -de chauffage utilisés sont choisis ou confor més pour présenter la plus grande surface possible, afin -de pouvoir tenir aussi basses que possible les températures moyennes aux quelles ces éléments sont portés par le chauf fage, ce qui assure un rendement maximum du chauffage du local par radiation, et per met de ne pas tenir compte des coefficients de dilatation.
Avantageusement, on prendra, pour la répartition des éléments de chauf fage, toute la surface du plafond, alors que jusqu'ici les éléments étaient condensés vers les parties les plus froides et ne s'étendaient que sur une partie du plafond, d'où nécessité de les porter è, haute température.
Dans les formes -d'exécution où la source de chaleur utilisée est de la vapeur, de l'eau ou un gaz chaud, on emploiera des éléments structurels en forme de tubes lisses ou à ai lettes, posés et répartis en lieu et place des barres ou autres éléments ordinaires, par exemple les barres d'armature .du béton armé, tout comme s'il s'agissait de ces barres ordinaires, avec cette différence qu'ils seront raccordés étanchement en circuit de circula tion à deux colonnes d'amenée et de retour -du fluide chauffant.
Dans une autre forme d'exécution, la source de chaleur employée pour chauffer les éléments métalliques structurels est un cou rant électrique. Il est intéressant de remar quer que, dans tous les systèmes connus à ce jour où des éléments spéciaux, logés dans la paroi, sont traversés par du courant électri que, ces éléments sont toujours alimentés par le courant du réseau, donc sous 110-220 volts, ce qui oblige à -de grandes précautions au point de vue de leur isolement, et d'une manière générale rend -ces éléments forcément indépendants .de toute fonction d'armature.
Dans une forme d'exécution préférée du pro cédé selon l'invention, on utilise directement, comme élément de chauffage, les treillis mé talliques, les treillis en métal déployé, et au tres treillis ou canevas métalliques qui sont employés actuellement d'une façon générale pour supporter et fixer le stuc ou autre en duit -du plafond, des murs ou colonnes, ces treillis ou canevas étant tout spécialement aptes, par leur constitution, à. servir d'élé ment de chauffage. Les armatures habituelles dû béton armé peuvent, tout au moins par une disposition convenable de celles-ci, égale ment servir d'éléments de chauffage.
Ces éléments sont tout particulièrement adéquats au chauffage électrique des parois, parce que leur surface est toujours très grande et que leur résistance électrique est faible, de sorte que l'on peut chauffer en uti lisant de très faibles tensions de courant. Des essais. pratiques ont démontré que même de grands locaux peuvent être très bien chauffés en ne prenant qu'une tension de 6 à 8 volts.
II ressort immédiatement que cette possibilité de fonctionner à très bas voltage est d'un avantage considérable par rapport à. tous les systèmes antérieurs .de chauffage électrique par éléments spéciaux, cette forme d'exécu tion spéciale du procédé suivant l'invention ne présentant plus le moindre .danger.
Lorsqu'on emploie le courant électrique comme source de chaleur, les éléments métal liques de construction utilisés pour le chauf fage, par exemple les treillis ou canevas, ou l'armature, se relient de façon très simple, par exemple à des barres ou fils de cuivre gé néraux, fixés ou vissés au plafond, et aux quels se raccordent les canalisations du cir cuit général. Dtant donné la très faible ten sion, les divers fils peuvent être montés direc tement dans le plâtras ou le stuc, sans isolant.
A titre d'exemples, les dessins annexés illustrent quatre formes de réalisation du pro -cédé selon l'invention, trois pour un plafond en béton armé avec éléments -de chauffage constituant partie de l'armature -du plafond et destinés à être chauffés par de la vapeur ou un fluide chaud quelconque, et une :dans laquelle la source de chaleur est un courant électrique.
Les fi-. 1 et 4 sont .des coupes verticales; Les fig. 2 et 5 sont des coupes horizon tales, et Les fig. 3 et ,6 sont des coupes verticales transversales suivant A-B des fig. 1 et 4, d'un plafond chauffé au moyen des deux pre mières formes du procédé selon l'invention; La. fig. 7 est une coupe verticale d'un pla fond avec piliers, poutres ou cloisons inter médiaires, chauffé au moyen -de la troisième forme de réalisation du procédé;
La fig: 8 représente une vue en plan d'un plafond chauffé au moyen de la quatrième forme de réalisation du procédé, dans laquelle la source de chaleur employée est un courant électrique.
Sur les figures, 1 désigne les tubes de cir culation de fluide de chauffe, lesdits tubes formant partie de l'armature du béton 2 et étant disposés à angle droit par rapport à des barres pleines 3 d'armature. Pour de petites constructions, ces barres 3 peuvent dispa- naître, l'armature entière étant constituée par les tubes 1.
De toute façon, les tubes 1 forment un circuit complet de circulation. 4 et 5 sont des colonnes d'amenée et de :départ du fluide chauffant (eau, vapeur, gaz, etc.). On peut aussi prévoir la colonne d'amenée à un angle du plafond, et relier les tubes 1 -en zigzags, la colonne de départ ou de retour étant à l'angle opposé.
Aux fie. 1 à 3, le plafond en béton armé est encastré dans des murs en maçonnerie 6, ce qui oblige à prévoir des renforcements sup plémentaires d'armature 3' et l'.
Aux fie. 4 à 6, les murs 6' sont égale ment en béton et ces renforcements 3' et l' ne sont plus nécessaires.
Dans l'exemple de la fie. 7, pour un plan cher de très longue portée, avec murs -de bout en béton armé, et poutres intermédiaires 7 également en béton armé, la disposition est sensiblement la même qu'à la fie. 1, aux points d'appui, les armatures 3" étant recour bées --comme indiqué. Aux poutres ou piliers 7, l'armature est en fers pleins, par exemple du système habituel comportant un fer verti cal à chaque angle et des fers horizontaux en cadrant ces fers verticaux. Les tubes de chauffage ,se prolongent ici sur une certaine hauteur des murs d'extrémité, où ils servent également d'armature.
Les raccords entre les tubes de chauffage se font -de toute manière voulue, suivant les applications; il suffit que l'étanchéité par faite de ces raccords soit assurée. A la fie. 8, 41 désigne un canevas ou treillis en fils métalliques (ou métal déployé) habituellement employé dans la construction pour supporter le stuc ou autre enduit du plafond; .ce -canevas est fixé au plafond 44 de la manière habituelle. 42 sont les têtes habi tuelles d'accrochage du stuc ou du plâtras. 43 sont des fils ou barres de cuivre, également fixées au plafond, et auxquelles sont fixées (par exemple par ligature, vissage, etc.) les extrémités des fils constituant le canevas 41.
Les barres 43 sont reliées électriquement, en dehors -du plafond, aux lignes générales d'amenée du -courant (non représentées).
Bien que dans les exemples représentés, les tubes de chauffage n'ont été prévus que dans des plafonds, il est évident qu'on peut les appliquer, comme armature, à toute autre partie de construction en béton armé, soit seuls, soit combinés avec d'autres éléments d'armature. Un cas très avantageux d'applica tion sera celui des édifices publics, et princi palement des églises, où le réseau d'armature tubulaire de chauffage pourra s'étendre, non seulement au plancher, mais surtout aux murs et aux piliers.