Moteur asynchrone monophasé établi pour démarrer automatiquement. Lorsqu'on alimente le stator d'un moteur asynchrone monophasé le rotor étant au re pos, le couple résultant des efforts exercés --.ur celui-ci reste nul si le rotor est en posi tion d'équilibre magnétique dans le champ du stator. Le rotor ne tourne pas. Si cette condition n'est pas remplie, il se produit une faible rotation du rotor qui tend à se mettre dans cette position d'équilibre magnétique, à condition que le couple dû aux frottements soit suffisamment faible. Le rotor n'étant pas dépourvu d'inertie ne prendra cette position d'équilibre qu'après une série d'oscillations.
Ces oscillations s'amortiront jusqu'à arrêt complet du rotor ou au contraire s'amplifie ront jusqu'au démarrage du moteur.
En effet, dès qu'un moteur de ce genre reçoit une impulsion tendant à le faire tour ner dans un sens, d'ailleurs indifférent, la résultante des efforts exercés par le stator sur le rotor n'est plus nulle, mais devient un cou ple toujours ,dirigé ,dans le sens du .mouvement et fonction de la vitesse de rotation.
Pendant la péiiode d'os.cillation du rotor dont il a été question, il se produit donc à chaque oscilla tion un couple, que l'on peut considérer comme indépendant de celui qui tend à ame ner le rotor dans sa position d'équilibre, ce couple est toujours dirigé dans le sens de la rotation et tend à augmenter l'amplitude des oscillations, tandis que le couple dû aux frottements tend à la diminuer.
L'invention, basée sur ces observations, vise un moteur asynchrone monophasé dans le.. quel, pour obtenir le démarrage automatique dès qu'il est alimenté en courant électrique, les trois conditions suivantes sont réalisées simultanément: 1o Le moteur est pourvu -d'un dispositif provoquant obligatoirement l'arrêt du rotor dans une position éloignée de la position d'équilibre magnétique; 20 Le moteur a un couple -de frottement suffisamment faible; 3o Le moteur a un couple magnétique très grand.
Il est possible de donner aux différentes forces en présence: couple tendant à amener le rotor -dans sa position d'équilibre magnéti que, couple moteur dirigé .dans le sens de la rotation, couple de frottement et forces d'i nertie de l'induit, des valeurs relatives telles que les oscillations -du rotor de part et d'au tre de sa partie d'équilibre magnétique aillent en s'amplifiant au lieu de s'amortir. C'est ce que l'expérience confirme. Lorsque l'am plitude de l'oscillation sera supérieure à l'écartement entre deux barres -consécutives du rotor, le démarrage aura lieu.
Dans une forme d'exécution préférée, le dispositif assurant l'arrêt -du rotor dans une position éloignée de la position .d'équilibre magnétique peut comporter un poids excen tré par rapport à l'arbre et relié à, celui-ci, de manière à donner au rotor un balourd qui l'oblige à s'arrêter toujours dans la position désirée, le rayon de calage dudit poids sur l'arbre étant déterminé d'après cette position.
La moteur pourvu :d'un tel dispositif sera naturellement sujet à des vibrations qui le rendront particulièrement applicable à la constitution de vibrateurs électriques.
Pour les moteurs d'usage courant où les vibrations doivent être évitées, le dispositif ci-dessus de balourdage de l'induit peut être combiné avec un autre dispositif capable d'équilibrer en marche le poids excentré, tout en laissant -celui-ci agir de façon prépondé rante au repos. Ce dispositif sera avantageu sement constitué par un autre poids tournant avec l'arbre et normalement maintenu plus rapproché de l'arbre que le poids précédent, mais susceptible de s'en éloigner sous l'effet de la force centrifuge, développée par la ro, tation, pour atteindre une position finale dans laquelle le centre de gravité -de l'ensem ble se trouve sur l'axe de l'arbre du rotor.
Dans une autre forme d'exécution, le dis positif provoquant l'arrêt du rotor dans une position éloignée de la position d'équilibre magnétique peut comporter une dent montée en bout d'une lame-ressort, -disposée pour s'enclancher dans un disque à encoche soli daire du rotor, ladite dent d'arrêt étant main- tenue hors d'action pendant la marche, par un électro-aimant alimenté pendant le même temps que le moteur, -et dont ladite lame- ressort constitue l'armature.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre schématiquement un dispositif de balourdage calé sur l'arbre du rotor d'un moteur utilisable -comme vibrateur; La fig. 2 est une variante pour moteur d'usage courant; La fig. 3 montre un dispositif d'arrêt par enclanchement.
Dans le dispositif de la fig. 1, l'arbre 1 du rotor 2 -d'un moteur asynchrone mono phasé, porte une masse excentrée 3 consti tuée, par exemple, par un bossage en bout d'un bras 4 solidaire .d'un moyeu 5 calé sur ledit arbre. Le calage du bras 4 sur l'arbre 1 est,déterminé par rapport aux pôles du ro tor et du stator, de manière que dans la posi tion de repos -du rotor où ce bras est maintenu à la verticale par l'action -du poids .du bras et de la masse 3, ledit rotor se trouve éloigné de sa position d'équilibre magnétique.
De ce fait, et le moteur étant réalisé par ailleurs avec un couple de frottement très fai ble, et un couple magnétique très grand, il suffira de lancer le courant dans ce moteur pour obtenir le démarrage après quelques oscillations.
Un tel moteur, soumis à des vibrations du fait .du balourdage du rotor, trouvera un emploi particulièrement avantageux dans la -constitution des vibrateurs électriques.
La fig. 2 montre l'application d'un dis positif de balourdage à un moteur d'usage courant.
Dans ce cas, pour éviter les vibrations; le poids du bras 4 et de la masse 3 est équili bré en marche par celui d'une boîte 6 d'une bille 7 et d'un ressort 8, la bille 7 se trouvant alors sous l'effet de la force centrifuge, dans une position telle que le centre de gravité de l'ensemble se trouve sur l'axe de l'arbre 1. Mais, au repos (fig. 2), la bille se trouve rap prochée de l'arbre 1 et l'action de la masse 3 est prépondérante, de sorte que le @démar- rage s'effectuera comme précédemment.
La fig. 3 montre un dispositif dans le quel un disque 9 partant des encoches 10 dont le nombre est fonction de celui des pôles du rotor et, par exemple, égal à ce nom bre est -calé sur l'arbre 1.
Dans ces encoches peut pénétrer une dent<B>11</B> portée par une lame-ressort 12, la quelle constitue l'armature mobile d'un (#lectro..aimant 13 alimenté en courant en même temps que le moteur. En marche, l'ar mature 12 étant attirée, la .dent 11 est dans la position de la fig. 3. Lorsque le courant est coupé, la dent tombe dans une encoche 10, saute de l'une à l'autre en freinant ainsi le rotor qu'elle finit par arrêter dans une po sition éloignée de la position d'équilibre ma gnétique, le calage du disque 9 par rapport aux pôles du rotor ayant été déterminé clans ce but.