Tuyère pour la distribution de particules sèches d'une matière finement divisée. La présente invention a pour objet une tuyère pour la distribution de particules sèches d'une matière finement divisée, à l'aide d'un gaz.
Cette tuyère est caractérisée en ce qu'elle présente une chambre interne dont la section transversale diminue graduellement en allant vers une extrémité, des ouvertures étant mé nagées dans la paroi de cette chambre et s'étendant le long d'un côté de celle-ci pour le refoulement de ladite matière, le tout étant prévu cri vue de permettre la répartition de la matière aussi uniformément que possible.
Lesdits orifices peuvent être en nombre suffisant pour que la tuyère puisse refouler un jet de grande surface, dans la totalité du quel les particules solides soient réparties aussi uniformément que possible et soient refoulées avec une vitesse suffisante pour être amenées en contact avec une surface, sur laquelle elles sont destinées à être appliquées comme re vêtement. La tuyère, objet de la présente invention, peut être spécialement construite et destinée pour appliquer un revêtement d'une matière sèche, finement divisée, à la surface interne de moules centrifuges.
Les ouvertures de refoulement, ménagées dans la paroi de la tuyère, peuvent être des trous à axes parallèles et de même section transversale, et peuvent être disposées selon des rangées parallèles longitudinales, les trous de rangées adjacentes étant cri quinconce, c'est- à-dire étagés par rapport les uns aux autres. De préférence, la section transversale totale des ouvertures de refoulement est plus grande que la section transversale de la tuyère à l'endroit où elle est la plus large. En pratique; on a trouvé avantageux que la surface totale des trous soit approximativement trois fois plus grande que la section transversale maxi mum de la tuyère.
Cette section transversale maximum de la tuyère est de préférence ap proximativement la même que la section trans- versale du conduit, pour le gaz de support, auquel la tuyère est fixée.
La forme de la chambre interne de la tuyère, qui est de préférence conique, permet de surmonter la tendance qui se produirait autrement, à ce qu'une proportion trop forte de particules par rapport au gaz sorte de l'extrémité de la tuyère; cette forme permet d'avoir un courant pratiquement uniforme de gaz et de particules solides à travers la tota lité des orifices de refoulement de la tuyère Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. I est une élévation montrant sché matiquement un appareil pour l'envoi du gaz et de la matière dans la tuyère selon l'in vention, cette tuyère étant représentée fixée audit appareil; La fig. 2 est un plan de la tuyère, et La fig. 3 est une coupe longitudinale selon la ligne 3-3 de la fig. 2.
A indique ce que l'on peut appeler un canon, présentant à son extrémité une tuyère B reliée à une source de gaz (de préférence de l'air) sous pression, par un conduit C portant un robinet D de réglage et un manomètre E. La tuyère B s'ouvre en alignement avec la chambre cylindrique .A' du canon, à laquelle est figée une trémie F, dans laquelle la ma tière solide, sèche et finement divisée, est fournie par n'importe quel appareil d'alimen tation approprié, indiqué schématiquement en G. Un conduit ou un tuyau H est relié en ligne droite avec la chambre 4' et une tuyère, selon l'invention, indiquée en I est fixée à l'autre extrémité de ce conduit H.
Cette tuyère I présente une extrémité ouverte J qui com lnunique directement avec le conduit H et une chambre interne allongée de section trans versale allant graduellement en diminuant, indiquée en K. Comme représenté, la chambre est de forme conique. L, L1 et LE indiquent trois rangées de trous ménagés à travers la paroi de la tuyère et communiquant avec l'intérieur conique de cette dernière.
Comme représenté, ces rangées sont parallèles les unes aux autres, mais les trous de la rangée L1 centrale sont étagés par rapport aux troçi, des autres rangées<I>L</I> et<I>L</I> @. Comme repré senté, les trous sont tous de mène dianètru et la surface totale de leurs sections trans versales est considérablement plus grande que la surface de la section transversale la plus grande de la tuyère.
En pratique, on a trouv(' avantageux que la surface totale des sections transversales des trous soit environ trois fois plus grande que la surface de la section trans versale la plus grande de la tuyère, laquelle est approximativement la même que la sur face de la section transversale de la con duite H. A la fig. <I>1,</I> 1V1 indique une partie du moule pour le coulage d'un tuyau, moule en combinaison avec lequel la tuyère selon l'invention est destinée à coopérer.
Lors du fonctionnement, un jet d'air ou d'un autre gaz est fourni à la chambre A' par la tuyère B, la pression du gaz étant en fait transformée en vitesse dans cette chambre, de telle sorte que des particules solides, fine ment divisées, fournies à la trémie F par l'appareil d'alimentation indiqué en G, sont chassées dans la chambre 41 et transportées par le jet de gaz à grande vitesse dans le conduit H de gaz de support. La vitesse du jet du gaz de support est évidemment trans mise aux particules solides qui lui sont four nies, de telle sorte qu'à la fois le gaz et les particules se déplacent à une grande vitesse, lorsqu'elles atteignent la tuyère 1.
Cette vi tesse tendra à transporter à la fois le gaz et les particules vers l'autre extrémité de la tuyère, mais en donnant à la chambre interne de la tuyère une section transversale allant en diminuant, cette tendance est surmontée, et il est possible de refouler approximative ment des volumes égaux de gaz et des quan tités égales de matière finement divisée trans portée par le gaz, à travers tous les trous des rangées longitudinales, formant les ouver tures de refoulement de la tuyère.
En pré voyant un nombre suffisant de trous de dia mètre individuel suffisant, pour que la sur face totale de ces trous soit considérablement plus grande que celle de la section trans versale la plus grande de la tuyère, la vitesse d'échappement des jets de gaz est réduite, tout en étant encore suffisante pour trans porter les particules de matière solide jusqu'en contact avec la paroi du moule, la vitesse des jets de gaz sortant est diminuée de telle sorte que le gaz ne fera pas contact avec la paroi du moule avec suffisamment d'énergie pour déplacer les particules de matière solide re couvrant le moule.