Billard. L'objet de l'invention est un billard.
Il est caractérisé par le fait qu'il com porte au moins un plateau présentant, d'une part, des ouvertures, dans lesquelles les bil les peuvent disparaître, d'autre part, des surfaces délimitées, disposées les unes dans les autres dans le but qu'on puisse jouer sur ce billard en faisant correspondre certaines des ouvertures à des gains, les autres à des pertes de valeurs arbitraires et les surfaces à des valeurs données arbitraires.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du billard ci-dessus, à deux plateaux.
Les fig. 1 et 2 sont des plans schémati ques des deux plateaux.
Chacun de ceux-ci, a b, comporte un cadre rectangulaire c. Son fond se compose de deux parties transversales, une partie antérieure d de faible longueur, en similicuir par exem ple, une partie e de grande longueur en drap de billard.
La bande non visible du plateau a a une forme rectangulaire. La partie e de celui-ci présente quatre cercles concentriques f, g, <I>h, i,</I> dont le centre se trouve sur son axe longi tudinal et qui -donnent naissance à quatre surfaces concentriques annulaires ou circu laires, à chacune desquelles est attribuée arbitrairement une valeur donnée. Dans cette partie e sont également ménagés cinq trous j, <I>k, 1,</I> m, <I>n,</I> l'un au centre des cercles, un second devant ceux-ci, les trois autres der rière ces cercles sur un arc de cercle.
Si une bille tombe dans le trou k, elle fait perdre par exemple au joueur tous les points précédem ment gagnés; si elle arrive dans l'un des trous<I>1</I> ou<I>n,</I> elle lui fait perdre un nombre donné arbitraire de points. Lorsque, au con traire, elle pénètre dans les trous j ou va, elle lui fait gagner un nombre donné arbi traire de points, différent dans chacun des deux cas.
Dans le corps du billard se trouvent des canaux non représentés et correspondant les uns aux trous gagnants j, in, les autres aux trous perdants<I>k, 1, n</I> et amenant les billes jouées dans des tiroirs d'où on peut les extraire La bande<I>p</I> du plateau<I>b</I> se compose de trois parties de longueurs inégales: une partie q de très grande longueur ayant à peu près la forme d'une ellipse ouverte à son extrémité antérieure, deux courtes parties rectilignes r, s, faisant un angle obtus avec les deux branches de la partie q et partant de la partie d du fond.
La partie e de celui ci présente trois cercles concentriques<I>t, 24, v,</I> dont le centre se trouve sur l'axe médian du plateau et qui délimitent trois surfaces annulaires ou circulaires, à chacune desquel les est attribuée une valeur donnée arbitraire, ainsi que les cinq trous<I>k, 1, m, n</I> qui occu pent les mêmes emplacements que ceux du plateau b et aboutissent par suite aux mêmes canaux.
Des moyens non représentés, tels que des tenons, des verrous, permettent de fixer à volonté l'un ou l'autre des deux plateaux <I>a, b</I> sur le corps du billard, exactement.à la même place.
Le plateau dont on ne se sert pas peut être déposé à côté du billard. Les deux plateaux a, b peuvent avoir une largeur au plus égale à la hauteur du corps du billard ou moindre que celle-ci; dans ce cas, ils peuvent être reliés' par des charnières au corps le long de l'un de leurs grands côtés, l'un des plateaux à droite du corps, l'autre à gauche; ceci permet de les amener sur le corps à l'exclusion l'un de l'autre.
On procède, par exemple, comme suit pour jouer -une partie: L'un des joueurs place une bille blanche en<I>x</I> du plateau<I>a,</I> la bille rouge en<I>y,</I> puis cherche au moyen d'une queue à amener la bille blanche soit au centre des cercles f.., dans le trou ,j, qui a la plus grande valeur, soit dans le trou gagnant m, en évitant les trous perdants<I>k, 1, n.</I> Lorsqu'il a fini de jouer avec une bille blanche, il en prend une autre et ainsi de suite jusqu'à ce que les billes blanches à sa disposition; sept par exemple, soient épuisées. g ce moment, il fait le total algébrique des points gagnés ou perdus -et cède la place à un second joueur.
Les effets qu'il obtient sur la bande non visible sont les mêmes que dans un billard habituel, puisqu'elle est rectangulaire.
Il joue dans les mêmes conditions sur le plateau<I>b,</I> mais la partie incurvée<I>q</I> de la bande p change complètement les effets par rapport à ce qu'ils sont avec la bande rec tangulaire du plateau a. Il doit donc s'ingé nier ou s'exercer à nouveau pour arriver à gagner des points en nombre suffisant.
Les arrangements des deux plateaux, trous, figures géométriques ou autres délimi tant des surfaces auxquelles des valeurs déterminées sont attribuées, bandes, etc., peuvent différer de ceux qui ont été décrits. En particulier le nombre des trous et leur emplacement peuvent varier; l'un des plateaux peut avoir un plus grand nombre de trous que l'autre, le corps présentant des canaux recueillant les billes des divers trous.
De même la bande p peut avoir une for me autre que celle d'une ellipse coupée, un ove par exemple; elle peut être curviligne sur une plus ou moins grande partie de sa longueur; elle peut présenter des parties rec tilignes entre des parties curvilignes.
Les deux faces d'un même plateau, retour- nable, peuvent présenter des dispositions dif férentes, les positions d'une partie au moins des trous de l'une des faces coïncidant cepen dant avec celles d'une partie au moins des trous de l'autre face; dans ces conditions, on peut utiliser l'une ou l'autre des faces en retournant le plateau et en le fixant à la position voulue sur le corps.
Le nombre des plateaux peut être plus grand que deux.