Appareil pour mesurer la densité de la chevelure. La présente invention concerne la crois sance ou pousse de la chevelure et est spécia lement destinée aux barbiers, coiffeurs et au tres, dont le travail ou occupation a à faire avec les diverses altérations ou maladies de la. chevelure du publie. Elle a pour objet un appareil pour surveiller et enregistrer la den sité des cheveux, spécialement en ce qui a rapport à leur traitement.
Un des principes sur lesquels repose l'ap pareil suivant l'invention est l'observation de la densité des cheveux d'un cuir -chevelu, afin d'établir un premier "statu quo" quant à l'é paisseur ou profusion -de ceux-ci, puis, par des mesurages subséquents, l'observation de tout écart, en moins ou en plus, entre ces me- surages subséquents et celui fait en premier lieu, résultant des traitements adoptés.
L'ap pareil permet la formation ,d'inscriptions que l'on peut conserver telles quelles dans chaque cas individuel, de sorte qu'à chaque fois qu'on procède à l'obtention d'une nouvelle inscrip tion pour la même personne, sa marque im- primée peut être exactement comparée avec -celles faites précédemment sur la même feuille -ou fiche d'inscription ou -d'enregis trement, les inscriptions pour la même per sonne étant -de préférence faites périodique ment à intervalles .de temps égaux: tous les six mois, par exemple.
En utilisant les facteurs déterminés .de la mèche de cheveux rassemblés .d'un endroit de grandeur -donnée occupant sur le cuir chevelu un emplacement donné, et en serrant la mèche transversalement à sa longueur, avec une quantité -donnée de poids ou .de force, :dans une -cavité de grandeur et de forme données, et en employant 1a même cavité à chaque mesurage subséquent -de la mèche .de -cheveux de la même personne, on est à même d'obtenir et de -conserver, .dans chaque cas individuel, des inscriptions écrites ou marquées sur les quelles on peut compter.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme -d'exécution de l'objet de l'inven tion. Fig. 1 est une vue en perspective d'une partie d'une tète humaine et d'une partie du cuir chevelu, avec un peigne et l'instrument qui fait l'objet de l'invention, appliqués à la chevelure, -de manière à rassembler les che veux d'une région donnée du cuir chevelu sous la. forme d'une mèche, la fourche ras- sembleuse et une partie -de la cavité ou évide ment -de serrage de l'instrument étant seules représentées;
Fig. 2 est un plan d'une partie -de l'in strument, -comprenant la fourche rassembleuse et l'évidement ou fente communiquant avec elle, avec une quantité -de ,cheveux rassemblés représentée -comme remplissant la fourche et pénétrant dans l'évidement; Fig. 3 est une vue similaire à fig. 2, mais avec la quantité de cheveux rassemblés ame née dans l'évidement, à la base,de la fourche, par pression du doigt qui est représenté en lignes interrompues;
Fig. 4 est un plan -de l'instrument com plet, avec la touffe de cheveux rassemblés serrée transversalement à. sa longueur dans la,cavité -de serrage, prête à ce que la valeur de la section de cette touffe soit marquée sur la feuille,d'inscription :du dispositif enregis treur;
Fig. 5 représente en perspective, à grande ,échelle, une partie -du bâti -du dispositif située à l'extrémité opposée à celle où se trouve la fourche rassembleuse ou collectrice et avec le dispositif enregistreur y relié et représenté comme partiellement brisé; Fig. 6 est une :coupe verticale transver sale de l'instrument suivant 6-6 de fi-. 4; Fig. 7 est une coupe longitudinale verti cale -du dispositif enregistreur suivant 7-7 (fig. 4);
Fig. 8 est un plan d'une partie du dispo sitif marqueur .d'une variante -de forme d'exé- cution; Fig. 9 est un plan,du ruban flexible dont il est fait usage pour situer le point ou en droit -du cuir chevelu où les .cheveux doivent être rassemblés pour le mesurage. 1 désigne le bâti ou corps .de l'instrument ou appareil qui est fait, de préférence, d'une bande plate :de métal élastique.
Cette bande, ou plaque, est doublée sur elle-même, de ma nière à présenter des branches ou mâchoires parallèles 2 et 3, légèrement espacées, dont l'une est plus longue que l'autre, le bout ex terne .de la. branche plus longue, 3, présen tant la forme d'une fourche en 1/, 4, dont le fond communique avec une fente -de serrage, ou de calibrage 5, formée dans la branche 3 et s'étendant -de dehors en dedans, sur une distance convenable, le long de la ligne mé diane de cette branche.
La branche plus courte 2 se termine, à son bout externe, à peu près au niveau du fond de la fourche 4 -de la branche 3 lui faisant vis-à-vis, et il y est formé une embouchure ou entrée 6, con duisant dans la fente de serrage 7 formée dans la branche ?, ces fentes 5 et 7 @ta-nt des répétitions l'une de l'autre, des mêmes .dimen sions, disposées en alignement, de sorte qu'elles fonctionnent comme une fente unique lorsque la mèche -de -cheveux est introduite de dans.
L'extrémité pliée du bâti -est façonnée en une poignée 8 que l'opérateur saisit à la main pour manipuler le dispositif et les .deux mâ choires faisant ressort, 2 et 3, sont fermement tenues ensemble, à l'extrémité où se trouve la poignée, au moyen de rivets 9.
L'embouchure de la fourche 4 a, .de pré férence, 33 mm de large et la fente de cali brage, ou de serrage 5-7, à laquelle cette fourche eorLduit, a 2,4 mm de large et une longueur ou profondeur indéfinie, bien que celle représentée ici ait environ 50 mm de long.
Un presseur ou organe de serrage 10, ac tionné à la main, est monté de façon à pou voir en être détaché .dans la fente, de manière à pouvoir aller et venir -librement dedans et on l'introduit dans celle-ci, et on l'en enlève à son extrémité ouverte. Le corps ou partie principale,du presseur, lorsque celui-ci est -en place, est disposé entre les deux mâchoires 2 et 3 par rapport auxquelles il peut glisser et il est pourvu, sur ses côtés opposés, de saillies I1 et 12, s'étendant vers l'extérieur, dont la première passe @à travers la fente 7 de la, branche 2 et la seconde à travers la. fente 5 de la branche 3.
Ces saillies latérales se meu vent librement dans lesdites fentes et servent à guider le presseur 10; elles agissent égale ment conjointement conjointement avec le corps du pres- seur, pour serrer la mèche de cheveux intro duite.
Sur le bâti 1 est monté. .de manière à pou voir en être .détaché, un dispositif d'enregis trement 13 au moyen duquel une marque per manente est faite sur une feuille ou surface d'enregistrement 14, portant une échelle gra duée 15. Cette feuille est montée entre une paire de rouleaux parallèles 16, 17, action nés à la main, qui sont pareils et dont cha-eun consiste en un tube cylindrique dans les pa rois duquel sont formées des fentes longitudi nales 18, 19, se faisant vis-à-vis, et on attache 1a feuille 14 aux rouleaux -en passant ses ex trémités respectives à travers les fentes de ces rouleaux et autour de l'extérieur de ceux-ci,
de manière qu'elle s'étende .de l'un à l'autre en étant capable d'être déroulée de l'un des rouleaux et prise ou renvidée par l'autre, la feuille étant ainsi transférable de l'un des rouleaux à, l'autre. Les rouleaux sont montés dans un bâti ou boîte 20, de façon qu'on puisse les tourner dans un sens ou dans l'autre sur leurs axes;
ils sont montés de la même manière, une de leurs extrémités étant placée dans une portée 21 formée dans l'extrémité de la boîte par emboutissage et repoussage au tour d'un rebord 22, alors que leur autre ex trémité se trouve-dans une portée 23 existant à l'extrémité opposée de la boîte, où il est formé un rebord 24 dans lequel se trouve un collier 25, assujetti au rouleau 20, de ma nière à empêcher un mouvement du rouleau en bout dans la. direction opposée.
Cette der nière extrémité du rouleau est close et s'étend à une distance suffisante au delà de la boîte en 26, pour offrir à la main une prise per mettant de faire tourner le rouleau dans un sens ou dans l'autre (voir en particulier fig. 7). En tournant le rouleau 17 dans le sens du mouvement des aiguilles d'une mon tre, sur la fig. 6, on enroule la feuille 14 sur lui en la déroulant de l'autre rouleau 16. En renversant cette opération et en tournant le rouleau 16 en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre, on enroule la feuille sur ce rouleau et on la déroule de l'autre.
La man#uvre -des rouleaux sert<B>à dé-</B> placer la feuille 14 dans un sens et -dans l'autre en travers de la platine, ou support 27, fixée transversalement à la boîte 20, comme c'est représenté sur la fig. 6. Ire rou leau 17 est renfermé par une partie amovible 28 de la boîte, partie qui est en forme -de U et est ouverte à ses extrémités, de sorte que l'élasticité du métal dont elle est faite per met de la forcer par-dessus l'extrémité de la boîte 20 et la tient en place sur celle-ci tout en permettant de l'enlever en la retirant de la boîte.
Les extrémités opposées de la boîte 20 sont prolongées sous la forme de bras 30 qui présentent, à. leurs extrémités libres, .des oreilles d'attache 31, 32, s'étendant .de .dehors en dedans, qui sont capables de prendre .dans des ouvertures 33, 34, formées respectivement dans les branches 2 et 3 du bâti (voir fig. 6). Cela permet de monter le .dispositif enregis treur, de façon à pouvoir l'en détacher, sur le bâti de l'appareil, en pressant l'une vers l'autre les branches 2 et 3, puis en introdui- sant les oreilles 31, 32 dans leurs trous res pectifs 33, 34 de ces branches.
On peut aisé ment démonter -du bâti le dispositif enregis treur en pressant les branches 2 et 3 l'une vers l'autre, puis en .dégageant de ,celles-ci les oreilles 31, 32. Comme la partie 28 de la boîte est amovible, on peut -découvrir complè tement le rouleau 17, afin -d'y attacher ou !d'en enlever la feuille 14; l'autre rouleau 16 n'est pas couvert par la boîte, de sorte qu'on peut y avoir accès pour manipuler la feuille 14, afin de l'y attacher ou .de l'en enlever.
Le moyen marqueur du dispositif enre gistreur comprend un bras 35, assujetti au presseur 10 par soudage ou brasage à un re bord 11 .de ce dernier. Ce bras s'étend latéra lement du presseur jusqu'à un point convena ble au-dessus de la platine '27 et est pourvu d'un doigt faisant ressort, 36, qui est attaché au bras en 37 et dont l'extrémité libre est pourvue d'un porte-marqt@eur 3;
8 pour tenir un marqueur 39, tel qu'un crayon ou une plume, qui touche la surface -de la feuille 14 sous-jacente, de sorte que le mouvement laté ral relatif entre les ,deux fait qu'un trait ho rizontal est tracé sur la feuille.
La feuille :d'enregistrement 14 est pour vue d'une .échelle graduée 15 qui est repré sentée comme allant de 0 à 34 et se lit .de la partie inférieure de la feuille, de bas en haut, vers le bord supérieur. Les graduations sont représentées comme ayant un écartement de 0,8 mm, avec les chiffres 0,8, 16, 24 et 32 inscrits sur l'échelle, de manière à indiquer ces multiples de 0,8 mm, respectivement, sur l'échelle.
Le bras 35 .du presseur 10 -est dis posé de telle sorte que, quand ce presseur se trouve au point le plus bas dans la fente -de compression 5-7, le -marqueur 39 se trouve au zéro .de l'échelle sur la feuille d'enregis- trement et les marques sont faites suivant une ligne parallèle aux lignes de graduation de l'échelle, de sorte que l'on peut rapidement observer la valeur de -chaque -marque.
Natu rellement, les graduations de l'échelle peu vent avoir des valeurs arbitraires avec les quelles on comparera chaque marque enregis trée à mesure qu'elle sera faite sur la feuille, bien que .dans le dispositif représenté ici la valeur des graduations soit 0,8 mm.
Sur la fi--. 8, on a représenté une variante -du bras de marqueur, 35a, présentant une ou verture horizontale ou longitudinale 38a à travers laquelle on peut faire mouvoir un crayon pour faire la marque .sur une feuille d'enregistrement fixe, au lieu d'une feuille mobile.
Pour se servir -de l'instrument, on assem ble les parties comme c'est représenté sur la fig. 4, mais sans le presseur, que l'on en lève. Afin de standardiser les mesurages ou essais et les enregistrements pris à chaque mesurage sur la tête de la même personne, on choisit d'abord sur le cuir chevelu, indiqué en 40 sur la fig. 1, un emplacement ou endroit d'essai, pour le mesurage, situé de préférence sur le dessus du cuir .chevelu et à une -distance .de 15 -cm à 18,5 cm .de la racine 41 du nez.
On a. représenté (fig. 1 et 9) un ruban 42, de détermination d'emplacement, fait .d'une matière flexible avec un bout métallique 43, qui présente une-courbe transversale 44 pour s'adapter à la racine .du nez. On peut sup poser que ce ruban a 18 cm .de long et on l'applique à la tête en plaçant le bout mé tallique courbe à la racine du nez, puis en ti rant le ruban .de bas en haut et vers l'arrière par-dessus le cuir chevelu, comme c'est indi qué en traits interrompus sur la fig. 1.
Dans ce .cas, l'emplacement .choisi pour la mesure serait à une distance -de 15 .cm de la racine @du nez, le ruban étant représenté à plat sur la fig. 9 et appliqué à la tête sur la fig. 1; la fourche est guidée par l'espace 49 existant sur le ruban.
Pour situer l'emplacement, on partage d'a bord la chevelure par une raie, comme c'est représenté en 45 sur la fig. 1, puis on place dans la chevelure, au front, le peigne 46 ayant une rangée de -dents couvrant une lon gueur ,de 28 mm, et on peigne les cheveux en arrière, comme c'est indiqué en 47, en faisant suivre la raie .de partage à la dent qui se trouve à l'extrémité du peigne, le peignage s'étendant vers l'arrière à 15 cm, plus ou moins sur l'emplacement de la région où le lot de .cheveux doit être rassemblé pour le me- surage. Pendant que le peigne tient la por tion de cheveux 47, ainsi peignée en arrière,
à l'état quelque peu tendu, on pousse le long du cuir chevelu, transversalement à la raie de partage et par-dessus l'endroit ou place choisi, la fourche 4, de préférence de 33 mm de large, jusqu'à ce que cette fourche soit remplie des cheveux 47, comme c'est indiqué sur la fig. 2. Lorsque les cheveux sont ainsi rassemblés par la fourche, on les pousse sous la forme d'une mèche, avec le doigt (indiqué en lignes interrompues en 48 sur la fig. 3), de la fourche dans la fente 5-7 communiquant avec celle-ei et existant dans le bâti.
On in troduit ensuite dans la fente 5-7 le pres seur 10 qui a un poids de 12 gr, de manièra à l'amener en prise avec la mèche :de cheveux confinée dans cette fente et à serrer cette mèche transversalement à sa longueur. Dans l'action initiale du presseur, on exerce avec la main une forte pression ou :serrage pendant un moment, puis on relâche cette pression après tassement -des cheveux et on laisse en suite le presseur agir par son propre poids.
Lorsque le presseur a atteint sa position fi nale, on appuie avec la. main sur le bras 35 du dispositif enregistreur pour amener le mar queur 39 en -contact ferme avec la feuille d'enregistrement 14, que l'on fait alors se .dé placer -d'environ 12 mm sous le marqueur en tournant le rouleau 17. De cette façon, la mèche de cheveux rassemblés 47 a été serrée dans la fente la renfermant et sa section fi nale est enregistrée d'une manière perma nente sur la feuille.
On peut obtenir les résultats .désirés, par l'usage de l'instrument de l'invention, en pre nant simplement les lectures faites périodique ment sur la feuille d'enregistrement aux :diffé rents mesurages des cheveux au même endroit choisi :du cuir chevelu de la même personne, en employant la même fente dans laquelle les cheveux rassemblés sont comprimés, les che veux étant rassemblés par la même grandeur de fourche et la même force étant exercée dans l'action de compression.
En d'autres ter mes, si les :divers facteurs essentiels sont maintenus constants dans le cas d'essais de la chevelure de la même personne, les enre gistrements ainsi obtenus en faveur de celle ci posséderont une valeur définie à l'égard de la croissance ou pousse :des cheveux et le diagnostique fait d'après .ces renseignements déterminera les toniques physiques ou le trai tement de la chevelure, ou du cuir chevelu, à recommander ou à prescrire pour :cette per sonne.
Avec certaines formes de la feuille d'en registrement 14, on peut faire usage, -sur l'échelle graduée, d'une large bande ou zone distinctive 15a courant longitudinalement à la feuille, dans la .direction .dans laquelle on la met en mouvement, et couvrant dans sa largeur un espace allant de la vingt- quatrième à la vingt-neuvième ligne de gra- ,duation, c'est-à-dire 4 mm;
des lignes verti cales sont représentées, sur le .dessin, pour la bande pour indiquer une couleur telle que le rouge. Le bord inférieur @de 1a bande, à la. vingt-quatrième graduation de l'échelle, marque ce qu'on peut considérer comme le minimum de la :densité normale des cheveux du cuir chevelu, tandis que le bord supérieur, à la vingt-neuvième ligne :
de l'échelle, in dique le maximum de cette .densité. Tout cuir chevelu normal doit produire suffisamment de cheveux pour que le dispositif enregis treur donne une lecture atteignant la vingt- quatrième ligne de l'échelle.
Avec l'appareil suivant la présente inven tion, on est à même de tenir -des enregistre ments de la croissance ou pousse courante des cheveux et de noter des variations :dans la quantité qui est produite par une personne, soit que cette :quantité -devienne faible, soit q u 'e lle maintienne son rendement régulier et escompté.
Lorsqu'on observe une insuffisance dans la production, on peut adopter :certains traitements pour augmenter la croissance au pousse ou pour maintenir son état florissant.
Bien qu'on ait donné un certain emplace ment, sur le cuir :chevelu, de l'aire ou endroit où l'on rassemble les :cheveux pour 1e mesu- rage et qu'on ait indiqué certaines dimensions de cette aire ou endroit, ainsi que de la fourche rassembleuse, et des grarduations de l'échelle, aussi bien qu'un certain poids du presseur, il va sans :dire que n'importe les quelles de ces données ou toutes celles-ci peuvent .être :changées à volonté en d'autres valeurs .définies pourvu qu'on maintienne leur uniformité :dans la série de mesurages pério diques :
de la pousse des cheveux de la même personne.