Dispositif pour numéroter des papiers photographiques par impression typographique pendant leur exposition à la lumière. La présente invention a pour objet un dispositif pour numéroter des papiers photo graphiques par impression typographique pen dant leur exposition à la lumière, dans lequel un totalisateur, présentant des disques à types, traverse une ouverture d'un volet appli qué contre le dos du papier en exposition pour s'appliquer sur ledit papier et est porté par un levier qui coopère avec le volet pour déterminer son encrage.
Ce dispositif est caractérisé en ce que lesdits disques à types sont montés avec jeu sur un arbre commun et sont soumis à la pression des sautoirs de leurs rochets s'exerçant en un point diamé tralement opposé à leur point de contact avec le papier et en ce que l'arbre commun lui-même est monté avec un fort jeu dans ses coussinets et est soumis à des ressorts pressant sur ses deux tourillons du côté opposé au papier, dans le but que chacun des types puisse se placer dans le plan du papier pour donner une impression correcte.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispo- sitif objet de l'invention, appliqué à un appa reil automatique à tirer les photographies.
La fig. 1 est une coupe du dispositif vu par le côté de l'appareil; La fig. 2 est une coupe transversale pas sant entre deux disques à types; La -fig. 3 est une vue de la même espèce que la fig. 1, montrant un- détail à plus grande échelle.
Le carter non représenté de l'appareil à tirer les photographies présente nue fenêtre qui est obturée par une vitre 1. contre laquelle s'appliquent le négatif puis le papier 2 et enfin un volet 8 feutré. Ce dernier présente une ouverture 4 par laquelle peut passer un totalisateur formé de plusieurs disques à types 6 munis chacun d'un rochet 6a. Des sautoirs 7 déterminent les positions exactes de chaque disque, de manière qu'une face de type se trouve aussi exactement que possible dans le plan du papier 2 quand le volet est rabattu.
Les cliquets de commande des divers rochets sont montés sur un étrier 8 articulé sur une fourche 9 qui sert de levier de com- mande, l'opérateur faisant avancer d'une dent, à chaque mouvement du levier, au moins le disque des unités du totalisateur chaque fois qu'il doit numéroter les épreuves correspondant à un nouveau négatif. Si le totalisateur comporte trois disques, on sait que les rochets des deux premiers présentent une dent plus profonde que les autres afin qu'à chacun de leurs tours, l'étrier 8 s'ap proche davantage de l'arbre 5 du totalisateur.
Les dents de l'étrier 8 étant plus courtes en regard du disque des dizaines qu'en regard du disque des unités, et encore plus courtes en regard du disque des centaines, ce rappro chement de l'étrier a pour effet de mettre ces dents en action pour compter les tours du disque qui précède celui sur lequel elles agissent. Le levier 9 est rappelé jusqu'à une butée 11 par un ressort 10 et les sautoirs 7 sont rappelés par des ressorts 18. L'arbre 5 est monté dans une fourche dont on voit l'une des branches 14 et qui appartient à un levier d'axe 13. Ce levier est soumis à un ressort 26 qui tend à rappeler les branches 14 vers le haut.
Une lame flexible 12 est fixée entre les deux branches de la fourche et est destinée à la commande automatique du dispositif au moyen d'un levier 20, d'axe 21, qui est solidaire du volet 3 et qui agit sur la lame 12 par une cheville 17. La lame flexible 12 a pour effet que la force avec laquelle les disques 6 -appuient sur la vitre est limitée à une valeur admissible en regard de la résistance de la vitre. Lors de l'ouver ture du volet 3, le totalisateur s'éloigne du papier plus vite que le volet, afin que, sor tant de l'ouverture 4, il puisse venir s'encrer de la manière connue sur un tampon fixé au dos du volet. Cet effet est dû à ce que le milieu de l'ouverture 4 décrit l'arc 23 d'axe 21, alors que l'axe du tambour décrit l'arc 22 dont l'axe 13 est plus éloigné.
On a indiqué les trajectoires 24 et 25 du bout de la lame 12 et de la cheville 17.
Le montage des disques de type connu 6 présente ceci de particulier qu'ils sont montés avec un jeu important sur l'arbre 5, leur trou 15 étant par exemple plus grand que cet arbre. De même, l'arbre 5 est monté lui- même avec jeu dans des trous 16 des bras 14 de la fourche, comme le montre la fig. 3, mais ce jeu est de préférence inférieur à celui de l'arbre 5 dans les trous 15. L'arbre 5 est soumis à des ressorts 19 pressant sur ses deux tourillons du côté opposé au papier.
Alors que dans les dispositifs connus, les disques à types sont munis d'une enveloppe en caoutchouc qui présente les types, ils sont ici entièrement métalliques dans le but que les caractères ne soient pas déformés par la pression, laquelle n'est souvent pas normale à la face de chaque type dans -les dispositifs connus où, de ce fait, les types s'écrasent plus d'un côté que de l'autre. Les sautoirs 7 sont disposés de manière que leur pression soit, autant que possible, dirigée perpendicu lairement à la vitre 1.
Comme aussi bien le caoutchouc que le métal présentent vis-à-vis du dos du papier un coefficient de frottement élevé, les types ne peuvent pas prendre leur position conve nable en glissant sur le papier, de sorte qu'il est nécessaire que les disques soient montés avec jeu sur leur arbre. Ainsi, les types peuvent rouler sur le papier en bascu lant autour du premier point par lequel ils l'ont rencontré jusqu'à ce que leur face soit entièrement appliquée sur le papier.
Le montage avec jeu des tourillons de l'arbre lui-même a pour effet d'assurer un effet équivalent dans le sens transversal. Il est évident que si les sautoirs 7 ne placent pas les disques exactement dans la position voulue, c'est entre eux et les rochets que se produit le glissement nécessaire, le coefficient de frottement étant plus petit entre métaux qu'entre métal et papier.