Procédé et dispositif pour tondre les peaux danimaux. La présente invention concerne un pro <B>cédé</B> et un dispositif pour tondre les peaux d'animaux, telles que les peaux de lapins, les peaux de moutons, les peaux de lièvre, etc.
L'invention a pour objet un procédé de tonte des peaux d'animaux ayant été apla nies par un procédé connu, consistant à ame ner celles-ci sur une surface capable de rete nir fortement les peaux et d'assurer à celles- ci une position telle que le côté poils affecte la forme d'une surface exempte, d'irrégulari tés, et à tondre ensuite à ras les peaux pour les dzétacher, après tonte, de leur support.
L'invention concerne éoalement un dis positif permettant de mettreen ceuvrece pro cédé.
Dans les dessins, qui représentent schéma tiquement, à titre d'exemple non limitatif, des formee d'exécutiondu dispositif: La fio. 1 est une vue de côté 4u disposi tif en coupe; La fig. 2 est une vue en plan d'un jeu de guides sans fin; La fig. 3 est une vue de face d'un dispo sitif de ventilation, destiné<B>à</B> redresser les poils; La fig. 4 représente un morceau de fil à dents de scie; La fic. 5 représente en eoupe un galet presseur avec sacommande intérieure; La fia. 5a représente une coupe suivant H-G de la fig. 5; La fig. 6 est une vuede côté du méca nisme automatique qui commande l'écarte ment du mécanisme tondeur du tambour; La fig. 7 est une coupe horizontale de ce mecanisme (coupe suivant A-B de la fig. 6);
La fig. <B>8</B> est une #coupe. suivant E-F d'une- partie inférieure gauche de la fig. <B>6.</B> <B>'</B> Pour la mise en #uvre du procédé, il est nécessaire d'aplanir au préalable la surface côté poils de la peau<B>à</B> tondre.
L'on pourra procéder<B>à</B> -cet aplanissement par n'importe quels moyens et, par exemple, -en faisant passer la peau<B>à</B> aplanir<B>à</B> travers un système de rouleaux lamineurs, pourvus de rainures hélicoïdales, destinées<B>à</B> étendre la peau suivant une direction parallèle à l'axe desdits rouleaux, les paires de rouleaux lamineurs successifs étant animés de vitesses croissantes pour étirer la peau dans un sens perpendiculaire à l'axe des rouleaux.
Dans les fig. 1 et 2, les indices de réfé rence 5, 6, 7, 8, 9 et 10 représentent les der nières paires de rouleaux d'un train d'étirage; 1 et 2 représentent deux jeux de lanières sans fin destinées à guider les peaux dans le train étireur, et passant l'un au-dessus, l'autre au- dessousdes peaux et ensuitedans des rainures appropriées, ménagées dans les rouleaux la- mineurs. Le jeu supérieur, après passage sous l'avant-dernier rouleau supérieur 7, passe sur des rouleaux de renvoi 16 et 14, tandis que le jeu inférieur, après avoir passé sous l'avant- dernier rouleau inférieur 8,
passe sur des rou leaux de renvoi 17-15. Les jeux de lanières 1, 2 cessent donc de guider les peaux après que celles-ci ont dépassé les rouleaux 7, 8.
Un mode de transport avec guidages des peaux, du train d'étirage, jusque sur le tam bour rotatif 22 où se fait la tonte proprement dite, est représenté à la fig. 1 et à la fig. 2. Ce moyen de transport comparte deux jeux de lanières ou chaînes sans fin 3, 4, passant entre les deux dernières paires de rouleaux 7, 8 et 9, 10 du train d'étirage, et entre les ga lets 20 et le tambour 22, dont la description sera, donnée plus loin. Dans le tronçon com pris entre les cylindres<B>7, 8</B> et le tambour 22, les jeux de lanières convoyerout et guideront donc If s peaux disposées entre ces deux jeux.
Immédiatement après les galets 20, le jeu supérieur s'écarte du jeu inférieur et passe par fles cylindres de renvoi 19, 18, tandis que le jeu inférieur passe dans des rainures cor respondantes 4, ménagées dans le tambour 22 (fig. 1 et 3), puis s'écarte en 24 du tambour pour passer sur la poulie de renvoi 32. L'on voit immédiatement qu'en 24 les peaux seront enlevées du tambour.
Les fig. 1, 2, 3 représentent également un dispositif permettant de redresser les poils. Ce dispositif sera surtout utilisé dans les installations servant<B>à</B> tondre les peaux<B>à</B> langs poils, telles les peaux de moutens, et pourra éventuellement être abandonné pour la tonte des peaux<B>à</B> poils courts, telles les peaux de lapins.
Dans la formed'exécution représentée aux dessins, ce dispositif comprend deux appareils au deux groupes d'appareils à jet d'air. L'un de ces appareils ou groupes d'appareils est disposé entre les deniers rouleaux du train d'étirage et sert à incliner autant que possi bles les poils dans une seule direction. L'au tre de ces appareils ou groupes d'appareils est disposé entre les galets 20, servant à fixer salidement les peaux sur le tambour, et l'ap pareil tondeur, et sert<B>à</B> redresser autant que possible les poils.
Dans le mode d'exécution montré aux des sins annexés, le premier groupe d'appareils -comporte deux con-duits <B>à</B> air sous pression <B>Il',</B> 12', délivrant des jets d'air verticaux en <B>il,</B> 12. Lorsque la peau arrive au-diessus du jet d'air il, les poils sont relevés verticale ment et viennent butercontre le cylindre su périeur -de la -deuxième paire -de cylindres<B>7,</B> <B>8,</B> ce qui a pour effet,de rabattre les poils en arrière, sur cette deuxième paire !de cylindres arrivent les deux jeux de guides<B>3,</B> 4, placés entre les guides<B>1,
</B> 2 du premier jeu et qui ont pour but -de maintenir entre eux les poils rabattus.<B>A</B> la sortie de la deuxième paire -de cylindres<B>7, 8,</B> les guides<B>1,</B> 2 -des -deux pre miers jeux s'écartent et libèrent les poils non relevés, tandis que les guides<B>3,</B> 4 des deux derniers jeux maintiennent la peau qui passe -ensuite sur une deuxième rampe 12 de venti lation, ayant pour but de relever les poils res tés oo,-Li#phés. Ges poils viennent buter contre le cylindre supérieur d'une troisième paire de cylindres<B>9, 10</B> et sont<B>à</B> leur tour rabattus en arrière.
Tous les cylindres supérieures sont pressés centre les cylindres inférieurs par des ressorts<B>13</B> et sont animés d'un meuve- ment de rotation de sens inverse<B>à</B> l'infé rieur.
Après avoir été fixées sur le tambour 22, sous J'action d'un systèmede galets 20, dont le mécanisme sera -décrit plus loin, les peaux passeront -devant un jetd'air <B>23,</B> soufflant de l'air comprimé dans la -direction parallèle<B>à</B> l'axe du tambour de manière<B>à</B> redresser les poils, comme représenté à la fig. 3.
Le dispositif comprend également une surface destinée<B>à</B> recevoir les peaux après que celles-ci ont été aplanies, cette surface comprenant des moyens destinés<B>à</B> empêcher les peaux de boursouffler, reculer ou s'arra cher pendant la tonte proprement dite, asou- rant à la peau une position telle que sa sur face côté poils affecte une forme bien régu lière.
On utilisera comme surface partant les peaux, un tambour rotatif 22, de préférence cylindrique ou à peu près.
Dans le mode d'exécution représenté au dessin, le tambour porte une série de canne lures 22' (fig. 3) sur toute sa périphérie, contenant chacune un fil d'acier 21 (fig. 4) pourvu de pointes 37 à dents de scie inclinées dans le sens de la rotation du tambour. Ces dents de scie sont destinées à accrocher soli dement la peau.
L'appareil comprend, en outre, des moyens permettant de fixer solidement la peau sur le tambour.
Pour nettoyer le tambour 22 des déchets et poils qui y adhèrent après enlèvement des peaux, on a prévu deux rouleaux dentés<B>33,</B> 34 et une raclette fixe 35. Le rouleau 33 tour nant en contact avec le tambour 22, enlève les déchets et est à son tour nettoyé par le rouleau 34. Ce dernier étant finalement ra clé par le rebord de la raclette 35 qui déverse les déchets dans une cuvette 36.
Les fig. 5 et 5a représentent plus particu lièrement un système à galets presseurs, per mettant d'exercer une pression sur les peaux au moment où celles-ci s'engagent sur le tam bour, capable de faire adhérer fortement les peauxauxdents des fils à dents 21, tout en fixant lesditeEs peaux, de telle manière que, leur surface, côté poils, affecte une forme ré gulière, exempte de boursouflures et cela quelles que puissent être les irrégularités dans l'épaisseur de la peau ou du poil.
Ces moyens sont constitués, suivant la forme d'exécution représentée aux dessins, par une série de galets 20 (fig. 3), disposés sur un axe commun 45 et commandés par un moyen de commande quelconque; 20' repré sente schématiquement un moyen de cam- mandedecet axe, figuré ici par la roue den tée d'un engrenage.
Dans la forme d'exkution représentée aux dessins, des moyens sont également pré vus pour régler automatiquement Fkartement entre les galets et le tambour, en fonction de l'épaisseur de la peau et de la couche de poils.
Ces galets presseurs pourrentêtre conçus de différentes manières. Les fig. 5 et àa don nent, à titre d'exemple, un mode de cons truction d'un galet. Suivant ce mode de réa lisation, le galet sera porté par une griffe<B>38,</B> ,articulée sur l'arbre 39 qui est fixe. Le res sort 40 est comprimé entre la griffe 38 et la barre 41 fixée au bâti. La grille 38 est por tée par une tige filetée 42, articulée en 43; elle passe librement à travers la barre 41 et elle est munie, à la partie supérieure, de deux écrous 44 qui permettent de régler l'écarte ment entre le galet et le tambour, de manière <B>à</B> ce que le galet ne touche pas<B>le</B> tambour lorsque la maehine tourne à vide. Le mouve ment de rotation -du galet -est donné par un arbre 45, sur lequel est -calé un disque 46 qui est logé<B>à</B> l'intérieur du galet.
Ce #disque porte quatre bouts 47 qui viennent s',emboît#er dan,,; quatre trous 48 ménagés dans le flasque inté rieur 49 du galet 2,0. Les trous 48 ont un,dia- mètre supérieur<B>à</B> -celui des bouts 47 et l'alé sage<B>50</B> du galet 20 est d'un diamètre plus grand que le diamètre -de l'arbre 45, -ce qui permet au galet de se soulever lorsque la peau passe en dessous de lui, l'arbre 45 restant en place, et -d'être -commandé positivement par les -quatre bouts 47.
Les peaux<B>à</B> traiter, telles que les peaux de lapins, de moutons, etc., sont, en général, plus épaisses au milieu que sur les côtés. Le mecanîsme qui vient d'être décrit permettra d'assurer une forte adhérence -de toutes les parties de la peau sur le tambour. La surface côt4# poils ne sera donc, pas rigoureusement parallèle<B>à</B> la surface du tambour, mais sera exempte de boursouflures, plis ou autres irré gularités. Les fic. 6, 7 et 8 représentent un méta- nisme susceptible d'assurer l'automaticité du fonctionnement de l'appareil tondeur.
Dans ces figures, 51 représente le rouleau presseur qui déclenche le mouvement automa tique. Ce rouleau 51 est monté rotativement entre les extrémités en forme de fourche d'un levier 52 calé sur l'arbre 53. Cet arbre os cille librement dans les supports 54 fixés au bâti 55. Il parie, calé à son extrémité, le le vier<B>56</B> qui est continuellement sollicité par un fort ressort 57, dans le sens de la flèche 58. La course du levier 56 est limitée vers la gauclte par le rouleau 51, qui vient buter con tre le tambour 22. L'arbre 59 tourne libre ment dans les supports 60 fixés au bâti 55, et porte une longue douille 61, qui tourne li brement sur lui. Cette longue douille porte deux griffons calés 62 et 63. Sur la longue ,douille et entre les deux griffons 62 et 63 se trouve une pièce 64, composée d'un pignon 65 solidaire de deux gyriffens 66 et 67.
Cette pièce 64 peut tourner librement sur la douille 61 et est commandée par le tambour 22, par l'intermédiaire des pignons droits 68, 69, 70 et 65 et des pignons coniques 71, 72. Elle tourne donc continuellement. Dans la pièce 64 se trouve une gorge circulaire 73, dans la quelle viennent s'engager les deux tenons 74 de la fourche 75, articulée sur l'axe 76 fixé au bâti 55. Cette fourche est sollicitée par un ressort<B>77</B> qui tend<B>à</B> déplacer la pièce 64 vers la droite. La fourche 75 porte un goujon 78 qui vient buter contre le levier<B>56</B> eans le ,déplacer, le ressort 57 étant plus puissant que le ressort 77.
Le griffon 63 présente égale ment une corge 96, dans laquelle viennent s'engager les deux tenons 79 de la fourche 80 articulée sur l'axe 81 fixé au bâti 55. lia fourche 80 est sollicitée par le ressort 82 qui tend à déplacer le griffon 63 vers la gauche. La, fourche 80 et, parconséquent, le griffon <B>63</B> sont limités dans leur mouvement par le galet<B>83</B> du bras 84 qui vient buter contre la came 85 talée sur larbre 86, lequel peut tourner librement dans le support 87 fixé au bâti 55. Cet arbre reçoit son mouvement de rotation par l'intermédiaire des pignons co- niques 88 et 89. Le pi gnon conique 88 est calé sur l'arbre<B>59</B> et est solidaire d'un plateau 90, commandé par les quatre tenons 91 du griffon 63. L'arbre, 59 porte, à son extrémité, la came 97 calée.
Surcette came tourne le ga let 98 du levier 99 qui oseille sur l'axe 100 fixé au bâti 55. Ce levier est sollicité par un ressort puissant 101, qui presse le galet 98 contre la coame 97. Sur le bout de l'arbre 86 se trouve calée la came 92, contre laquelle vient buter le galet<B>93,</B> solidaire du support 94 de la tondeuse<B>95</B> L'appareil fonctionne comme suit: Premier temps. - Lorsque la machine fonctionne<B>à</B> vide, la pièce 64 tourne, et se trouve dans la position indiquée dans les fig. 6 et 7, c'est-à-dire que l'arbre 59 est au repos. La came 92 présente son côté surélevé au galet 93 et, de ce fait, tient la, tondeuse 95 écartée du tambour.
Quand une peau arrive sous le rouleau <B>51,</B> celui-ci se soulève et fait osciller le levier <B>56</B> vers la -droite. La fourche<B>75</B> se trouve li bérée et, sous 1'.action,du ressort<B>77,</B> entraîne la pièce 64 vers la droite,<B>ce</B> qui fait em brayer les griffons<B>67</B> et<B>63.</B>
Dans cette position, la branche inférieure 102 de la fourche<B>75</B> vient buter contre l'ar rêt<B>103,</B> fixé au bâti.
L'arbre<B>86</B> est donc mis en mouvement par l'intermédiaire des pignons -coniques<B>88</B> et <B>89</B> et -du plateau<B>90.</B>
Lorsque la came<B>99-</B> a tourné -d'un quart -de tour, elle libère le galet<B>93,</B> ce qui permet <B>à</B> la tondeuse 95,de s'appuyer sur la peau qui a eu le temps de se placer en dessous d'elle. L'arbre<B>86</B> -continuant<B>à</B> tourner, la came<B>85</B> vient repousser le galet<B>83</B> du bras de la fourche,<B>80.</B>
Le griffon<B>63,</B> la douille<B>61</B> et le griffon <B>62</B> sont repoussés vers la4roite et les griffons <B>63, 67</B> se débraient.<B>A</B> # moment, le galet<B>98</B> du levier<B>99</B> est venu se pla,.-et sur la. pente rapide de la -came<B>97</B> et, sous l'action du res sort<B>101,</B> oblige les arbres<B>59</B> et<B>86 à</B> achever leur -demi-tour. L'arbre<B>86</B> se trouve arrêté et le mécanisme reste -dans cette position tant que la peau passe en dessous du rouleau pres seur 51.
Deuxième temps. - Quand la peau libère le rouleau presseur 51, celui-ci reprend sa po sition initiale sous l'action du ressort<B>57</B> et le levier 56 oscille vers la gauche en repous sant la fourche 75 et, parconséquent, la pièce 64 dont le griffon 66 vient embrayer avec le griffon<B>62,</B> ce qui met les arbres<B>59</B> et<B>86</B> en mouvement, par l'intermédiaire de la douille 61 du plateau à tenons et des pignons cani- tD ques 88 et 89.
Pendant la rotation de l'arbre<B>86,</B> la, came 92 vient repousser le galet 93, ce qui écarte la tondeuse du tambour 22. L'arbre 59 conti nuant<B>à</B> tourner, la came<B>85</B> libère, le galet<B>83</B> du levier 84, ce qui oblige la fourche 80, la douille 61 et le griffon 62 à se déplacer vers la gauche sous l'action du ressort 82.
Les griffons 62 et 66 se débraient. A ce moment, le galet<B>98</B> du levier<B>99</B> est venu se placer sur la pente rapide de la came 97 et, sous l'action du ressort 101, oblige les arbres 59 et 86 à achever leur demi-tour.
lies arbres 59 et 86 se trouvent arrêtés et le mécanisme a repris sa position initiale en attendant une autre peau.
Il doit être entendu que l'invention n'est pas limitée aux détails d'exécution représen tés aux dessins et que le mécanisme est sus ceptible de recevoir de nombreuses modifica tions, sans pour cela sortir du cadre de, l'in vention.