Appareil pour fouetter des substances alimentaires liquides. La, présente invention se rapporte à un appareil pour fouetter des substances alimen- i-aires liquides, telles que, par exemple, de la crème, cet appareil comprenant un organe de distribution d'air qui est relativement mo bile par rapport à la substance liquide à fouetter.
L'appareil suivant l'invention se caracté rise par des moyens réglables pour l'admis sion d'air sous pression audit organe, des pe tites ouvertures étant prévues dans ledit or gane à de tels endroits que le mouvement re latif puisse avoir lieu dans des directions per mettant la production, à partir desdits ouver tures, de courants finement divisés de bulles de grandeur désirée et plus petites que celles qui sortiraient desdites ouvertures sans ledit mouvement relatif.
Le dessin ci-annexé représente, à, titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appa reil selon l'invention. La fig. 1 en est une vue en élévation avec coupe partielle; La fig. 2 est une élévation de l'appareil à une échelle plus petite; La fig. 3 est une vue en plan par-dessous de la tête de l'appareil à l'échelle de la fig. 1.
10 désigne une poignée ou un support qui est creux et intérieurement taraudé à son ex trémité supérieure pour recevoir une virole 11; celle-ci est fixée à l'extrémité supérieure de la poignée et porte un filtre à air 12 dont la finesse, ainsi que la matière, ont été conve nablement choisies; ce filtre est de préfé rence de forme effilée vers le bas, de façon à pénétrer librement à l'intérieur de la poignée 10. La virole 11 porte à son extrémité supé rieure un robinet 13 ayant une clé de com mande 14 au moyen de laquelle le robinet peut être actionné pour régler le passage de l'air vers le bas au travers du filtre et de la poignée.
L'extrémité supérieure du robinet 13 porte un raccord 15 auquel on relie un tuyau souple, ou dispositif analogue, en vue d'amener l'air sous pression au robinet 13.
L'extrémité inférieure de la poignée 10 est pourvue d'un écrou taraudé 16 qui est fixé dans l'axe et à l'extrémité inférieure de la poignée et qui est agencé pour recevoii l'extrémité supérieure filetée d'une tige creuse 17; celle-ci porte à son extrémité inférieure la tête de l'appareil. L'extrémité inférieure de la tige 17 est fixée à un moyeu ou épa nouissement 18 avec lequel elle communique; le fond de ce moyeu est de préférence tron conique vers le bas comme on voit en 19, afin de constituer une paroi formant support pour une rangée circulaire de tubes creux 20 et de tiges mélangeuses 21 disposés alternative ment.
Les tubes 20 débouchent dans le moyeu 18, tandis que les tiges 21 sont simplement fixées à la paroi inférieure 19 de ce moyeu; les tubes et les tiges divergent vers le bas jus qu'à un point voisin de l'extrémité inférieure de la tête; en ce point les tubes et les tiges sont recourbés vers l'intérieur, de .façon à con verger et ils sont assujettis à leurs extrémités inférieures sur un disque de base 22. Ce dis que 22 peut être plein ou construit de toute autre manière convenable et il est disposé de préférence dans l'axe de la poignée 10 et des autres organes de l'appareil. Les extrémités inférieures des tubes 20 sont pourvues sur leurs parois extérieures ou dirigées vers le bas, d'orifices ou ouvertures 23; ils sont aussi percés d'orifices latéraux 24.
Les tubes 20 et les tiges 21 constituent ainsi une sorte de cage agencée pour être déplacée dans la masse de la substance à battre ou à fouetter, l'appa reil étant tenu en main au moyen du tube ou poignée 10, de sorte qu'il peut être agité à vo lonté dans toute la masse de la substance. Pen dant cette opération de mélange, qui peut être effectuée lentement ou à toute vitesse désirée, l'air sous pression est admis par le robinet 13, il traverse le filtre 12, la poignée 10, la tige 17 et pénètre dans le moyeu, puis dans les tubes; ainsi l'air sous pression est fourni à la substance à travailler au-dessous de son niveau superficiel.
L'air forme ainsi des bulles dans la substance et le mouvement de la tête au milieu de cette substance amène les tubes 20 et les tiges 21 en contact avec les bulles, les brise et libère l'air dans toute la finasse de la substance, de telle sorte que celle- ci est battue ou fouettée de façon à l'amener à l'état de mousse dans un temps réduit. Bien entendu, la poignée 10 peut être supportée autrement qu'à la main et l'appareil peut être actionné par une machine ou un méca nisme convenable si on le désire.
La disposition et le montage du filtre à air 12 permettant son enlèvement facile pour le nettoyage du filtre, la virole 11 sert non seulement à supporter le filtre 12, mais aussi le robinet 13, de façon à réunir la poignée 10 au robinet avec le filtre entre eux. La tige 17 peut aussi être rapidement et facilement séparée de l'extrémité inférieure de la poignée 10, de telle sorte que les organes peuvent être facilement démontés pour leur nettoyage in térieur et extérieur.
Dans une utilisation de l'appareil telle que, par exemple, pour la crème, un tuyau d'air souple est assujetti au raccord 15 à la partie supérieure du dispositif; la matière à travailler est disposée dans un récipient con venable suivant la quantité de crème utili sée; aucun récipient spécial n'est requis pour l'usage de cet appareil, bien qu'il soit préfé rable, comme on le voit à la fig. 2, de choisir un récipient 2a, dans lequel la surface interne de la paroi correspond à la courbure de la partie en forme de cage du fouet. De cette manière, il est possible d'éviter une zone morte dans la crème située au fond du réci pient et ainsi on est assuré d'avoir un trai tement parfait de la masse totale. Le tube à.
filtre ou poignée 10 est alors fermement tenu en main et la tête de battage plongée dans la crème jusqu'à toucher presque le fond du ré cipient. Le robinet 13 est réglé de façon à ad mettre suffisamment d'air sous pression dans l'appareil pour que la crème fasse de l'écume ou des bulles. La crème est alors agitée len tement jusqu'à ce qu'elle soit transformée en crème fouettée. Ce traitement peut être réa lisé avec toute autre substance, certaines de- mandant plus d'agitation que d'autres, et par conséquent le temps nécessaire pour que la substance soit complètement brassée ou bat tue varie dans une certaine mesure.
Dans tous les cas, cependant, l'air sous pression est injecté vers le bas à la partie inférieure de la. tête, de façon à former des bulles d'air à la base de la masse de sub stance ou dans le voisinage de cette base. Les orifices 24 des tuyaux 20 envoient des jets d'air sur le côté de la tête, c'est-à-dire laté ralement, de telle sorte que l'air traverse toutes les parties de la masse. En agitant, la tête de l'appareil doit être amenée dans les différentes parties du récipient suivant la forme et la dimension de celui-ci, de façon que l'air soit également distribué dans toute la masse et que la substance elle-même forme des tourbillons ou des vagues, ce qui assure un fouettage ou un battage parfait.
On a constaté que sous l'action de l'échappement d'air par les orifices des tubes 20 du fouet mobile, la séparation des bulles est accélérée et l'on assure ainsi une division extrêmement fine de ces bulles en petits courants de bulles finement divisées. En d'autre termes, lorsque les tubes sont déplacés dans la crème, l'air qui s'échappe forme des bulles de dimensions plus petites que si les tubes étaient fixes. Par conséquent, on a jugé inutile de donner aux perforations des dimensions minuscules voi sines des dimensions des globules gras, car les minuscules courants de bulles finement di visées que l'on désire sont produits sous l'ac tion du mouvement des organes tubulaires dans le liquide pendant l'opération d'aération.
Le mouvement des organes tubulaires réalise la cassure des bulles individuelles avant qu'elles puissent avoir eu le temps de devenir trop grosses et par conséquent une multitude de ces bulles minuscules se forment.