Machine à meuler. La présente invention a pour objet une machine à meuler du type à meule rotative entraînée par un moteur électrique.
Cette machine est caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens électriques per mettant de régler à volonté et exactement la vitesse de rotation et la puissance du moteur, ce dernier étant à excitation séparée et son induit étant directement alimenté par un gé nérateur à. débit variable.
Il existe un grand nombre de raisons pour lesquelles il est avantageux de pouvoir faire varier la vitesse de rotation d'une meule.
Par exemple, il est désirable lorsque l'on ébauche ou lorsque l'on forme la meule, d'a baisser la vitesse de rotation au-dessous de celle employée pour le meulage, on prolonge ainsi la durée utile de l'outil servant à ébau cher ou à façonner. Un réglage de la vitesse de la meule est également nécessaire pour compenser la diminution de la vitesse péri phérique de la meule par suite de l'usure. On a également trouvé que même avec des meules supposées de mêmes compositions, texture, poids et dimensions, il existe une vitesse péri phérique critique pour laquelle chaque meule donne les meilleurs résultats et maintient sa forme pendant la plus longue durée d'emploi continu.
La différence de la vitesse périphé rique entre une meule et une autre peut être extrêmement petite et pour s'assurer de la vi tesse correcte dans chaque cas, il est néces saire de prévoir certains moyens par lesquels la vitesse de rotation de la meule peut être facilement et exactement réglée dans d'é troites limites. Ceci est spécialement avanta geux lorsque l'on procède à un usinage avec une meule ayant une forme déterminée et plus spécialement lorsque l'on enlève de la matière, vu qu'il est évidemment désirable que la face de travail de la meule conserve sa forme aussi longtemps que possible sans qu'il soit nécessaire d'arrêter l'opération de meu lage pour ébaucher ou reformer la meule.
Dans la machine selon l'invention la meule peut être montée de telle sorte que sa position par rapport à la pièce à travailler ou au dispositif servant à l'ébaucher ou à la former, peut être facilement réglée et le bâti de la machine peut être bloqué dans n'importe quelle position désirée.
Les moyens électriques par lesquels la vi tesse de rotation et la puissance du moteur peuvent être réglées à volonté et de manière à faciliter un réglage extrêmement delicat de la vitesse périphérique de la meule, peuvent être connectés de différentes façons. La vi tesse du moteur peut être réglée soit en fai sant varier le voltage du courant d'induit, soit à l'aide d'un potentiomètre se trouvant dans le circuit d'inducteur du moteur ou par ces deux moyens.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma des moyens élec triques qui permettent d'effectuer de faibles variations de la vitesse périphérique de la meule; Les fig. 2 et 3 représentent chacune sché matiquement deux autres formes des moyens électriques de réglage: La fig. 4 est une vue en élévation latérale d'une machine à meuler dont la meule est portée par un chariot et entraînée par un mo teur électrique monté sur ledit chariot;
La fig. 5 est une élévation frontale de la même machine, montrant des dispositifs grâce auxquels la position de la meule par rapport à la pièce à travailler ou par rapport au dis positif servant à, ébaucher la forme de la meule, peut être modifiée à volonté.
A la fig. 1, le moteur électrique à vitesse variable employé pour entraîner la meule, est commandé d'une manière exacte en ré glant sa tension d'induit. Dans ce but, les circuits des bobinages inducteurs a et b d'un générateur<I>A</I> et du moteur<I>B</I> de la meule reçoivent tous deux du courant provenant d'une excitatrice C qui est directement ac couplée, ainsi que le générateur, à un moteur auxiliaire D.
De très faibles variations de la vitesse du moteur B, peuvent être obtenues en réglant un potentiomètre e e trouvant clans le circuit d'inducteur du générat@-;@@. 1@cir- cuit du bobinage inducteur b du moteur éi;int relié à l'excitatrice, comme représenté vii trait interrompu à la fig. 1.
Si, en plus du pote;i- tiomètre e, on introduit un potentiomètre f dans le circuit d'inducteur du moteur B, on obtient un réglage électrique intermédiaire, genre Vernier, de la vitesse du moteur, au moyen duquel réglage il est possible de com mander d'une manière extrêmement fine la vitesse du moteur. Dans ce dernier cas, il sera préférable de comprendre une résistance fixe y dans le circuit d'inducteur, comme repré senté.
A la fig. 2, les circuits des bobinages in ducteurs<I>a</I> et<I>b</I> du générateur A et du moteur B reçoivent du courant directement d'une conduite d'alimentation X, F, un potentio mètre e étant intercalé dans le circuit du bo binage inducteur<I>a</I> du générateur<I>A.</I> Un po tentiomètre semblable pourrait se trouver dans le circuit du bobinage inducteur b du moteur A.
A la fig. 3 des résistances variables,<I>e, f,</I> sont reliées en parallèle sur le circuit d'exci tation du générateur _1 et du moteur B et ces résistances commandent les circuits respectifs d'inducteur.
Les moyens de commande de la puissance et de la vitesse du moteur de n'importe quel type employé sont de préférence montés sur le bâti portant la meule, de manière à consti tuer avec la meule un tout pour lui-même. Par exemple, comme représenté à la fig. 4, h représente le bâti portant la meule, B le mo teur d'entraînement et i la meule dont l'axe est entraîné par une courroie j à partir d'une poulie 1c calée sur l'arbre du moteur.
Lorsqu'il est nécessaire de faire varier la position de la meule par rapport à la pièce à travailler ou par rapport au dispositif (non représenté) d'ébauchage ou de formation, le bâti 1i est monté sur une glissière<I>1,</I> de ma nière telle qu'il peut être facilement ajusté et bloqué dans n'importe quelle position désirée. Par exemple, lors de l'usinage de filets de Vis, la position de l'axe de la meule peut être réglée selon l'angle de l'hélice du filet, en montant la meule de la manière représentée à. la fig. 5.
La surface inférieure<I>la'</I> de ce bâti est de forme arquée en ayant son centre sur l'axe de la meule, cette surface prenant ap pui dans le côté l' supérieur de forme corres pondante de la. glissière. La position angu laire de la meule peut être réglée avec beau coup de précision au moyen d'un engrenage < < vis sans fin et à crémaillère, actionné par le volant, in, l'arbre<B>ii,</B> de la vis sans fin étant tourillonné dans la glissière l et la crémaillère o étant portée par le côté inférieur arqué du bâti de la meule. Ce bâti, lorsqu'il est ajusté, peut être bloqué avec sécurité au moyen des boulons p. p.
La glissière elle-même peut être déplacée le long du banc de la machine ou bien sur une glissière inférieure, dans une di rection perpendiculaire à l'axe de la meule, de n'importe quelle manière appropriée, et elle peut être guidée d'un côté au moyen d'un ac couplement q à nervure en V et à rainure et être supportée de l'autre côté au moyen de rouleaux r antifriction.