Contrôleur d'argent, en particulier pour distributeur automatique. L'objet de l'invention est un contrôleur d'argent, en particulier pour distributeur auto matique, et composé de deux organes mobiles relativement l'un à l'autre et entre lesquels passent les pièces d'argent à contrôler.
Le contrôleur selon l'invention se distin gue des contrôleurs connus du même genre par le fait que la liaison mécanique entre les deux organes comprend des moyens assu rant à au moins l'un de ceux-ci un libre jeu dans toutes les directions à l'exception d'un déplacement dans son propre plan, en égard à sa position de repos.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective de la première forme d'exécution; Les fig. 2 et 3 sont une vue latérale et une coupe transversale de la seconde forme d'exécution ; La fig. 4 est une vue en perspective de la troisième forme d'exécution. Dans la forme d'exécution selon la fig. 1, on suppose que la pièce d'argent à contrôler est astreinte à suivre le chemin marqué par la flèche 1 entre deux organes constitués par des plaques 2, 3, munies de chicanes, de guides, etc. destinés à contrôler l'épais seur et le diamètre de ladite pièce d'argent.
L'épaisseur contrôlée dépendra en particulier de l'espace libre entre les deux plaques 2 et 3, de sorte qu'il doit y avoir parallélisme parfait entre ces deux organes. Or, dans les distributeurs utilisant un contrôleur de ce type, lesdits organes sont généralement écar tés l'un de l'autre par les fonctions de distri bution après chaque introduction d'une pièce d'argent et il est dès lors difficile d'obtenir qu'ils reprennent chaque fois une position exactement parallèle. La liaison entre ces organes ayant été réalisée jusqu'ici par l'em ploi d'une simple charnière, celle-ci devait nécessairement être ajustée très exactement, ne pouvant plus, à la moindre usure, assurre le parallélisme nécessaire.
Dans la forme d'exécution selon la fig. 1, il est également prévu une charnière en 4, mais l'une de ses branches est reliée à la plaque 3 correspondante par un joint composé d'une tige 5, d'une bille 6 et d'un logement 7 solidaire de ladite plaque. Le parallélisme des plaques 2, 3 se règle au moyen de trois vis-butées 8. Enfin, un ressort 9 exerce la traction nécessaire pour presser les deux plaques l'une contre l'autre.
Comme on le voit, quelle que soit l'usure de la charnière 4, et même si cette dernière ne se trouve pas exactement dans l'aligne ment du plan médian de l'espace entre pla ques, ces dernières s'appliqueront toujours l'une contre l'autre à la distance et avec le parallélisme déterminés par le réglage des vis 8. Le fait que la tige 5 pénètre dans le logement 7 par une fente latérale de ce der nier, empêche tout déplacement de la plaque 3 dans son plan, malgré le libre jeu dont elle jouit dans l'espace, autour de la bille 6. Il est en effet nécessaire d'empêcher un mouve ment relatif des plaques dans leur plan, pour assurer, en égard à la position de repos, la coïncidence des organes de guidage, des chi canes, etc. dont elles peuvent être munies sur leurs faces en regard.
Dans la seconde forme d'exécution repré sentée aux fig. 2 et 3, la plaque 9 est fixée au bâti de la machine et constitue un plan, parallèlement auquel, et à une certaine dis tance duquel, viendra se placer la seconde plaque mobile 10. Le chemin suivi par la pièce, d'argent est indiqué par la flèche 11. L'épaisseur de la pièce se mesure par l'espace 12 dans lequel elle doit passer. Les pièces trop minces tombent dans la direction de la flèche 13 par l'ouverture réservée à la base du couloir dans lequel elles passent et que délimite d'un côté une butée 14 qui, en coopération avec une seconde butée 15, me sure le diamètre des pièces, celles de trop petit diamètre tombant à l'extérieur par l'ou verture 16, en raison datte inclinaison que l'on donne normalement au contrôleur.
La plaque 10 prend appui contre la plaque 9 par l'intermédiaire de trois vis de réglage 17 agissant comme les vis 8 de l'exemple précédent pour assurer à 1a fois l'écartement voulu et Je parallélisme absolu des plaques. Celles-ci sont appliquées Fune contre l'autre par ut) joint disposé sur la plaque 19, elle- même articulée par la charnière 20 à la plaque 9. Un ressort 21 joue le même rôle que le ressort 9 précédemment décrit.
Le joint autorisant à la plaque 10 ut) libre jeu dans toutes les directions, â l'exception d'un déplacement dans son propre plan en égard à sa position de repos, est constitué de la manière suivante La plaque 79 comporte une encoche 22 de part et d'autre de laquelle sont situées deux oreilles 23 supportant un axe 24. Cet -axe transmet le mouvement dé la plaque 19 à un bloc 25 faisant corps avec la plaque 10 et muni d'une ouverture 26 pour le pas sage de l'axe 24. Cette ouverture s'élargis sant en entonnoir du centre vers ses deux extrémités, l'axe 24 peut exécuter les mouve ments nécessaires pour permettre à la plaque 10 de prendre une position correcte.
Comme il est toutefois nécessaire d'assurer la direc tion des guides de la pièce d'argent, le bloc 25 se prolonge au-dessus de la plaque 19 par une tige 27 prenant place entre les pa rois de deux cornières 28 solidaires de cette plaque. Ainsi, la plaque 10 peut bien effec tuer tous les mouvements voulus, à l'excep tion d'un mouvement dans son propre plan, tendant à modifier la direction du passage pour la pièce d'argent lorsque cette plaque est à sa position de repos.
L'ébat de la plaque 10 en égard à la plaque 19 ne devant pas être trop considé rable, trois vis de réglage 29 agissent, deux sur la plaque 10 et une sur la tige 27.
Dans cet exemple, les chicanes, guides, etc., pour la pièce d'argent,<B>sont</B> tons <B>sup-</B> portés par l'une des plaques, l'autre étant plane. Cette exécution est la plus simple et peut aussi être réalisée cri faisant de l'organe mobile la surface plane, mais il est évident que les chicanes, guides, etc. pourraient se trouver pour une part sur une plaque et pour une part sur l'autre.
Dans la troisième forme d'exécution selon la fig. 4, la liaison entre les deux plaques mobiles 30, 31 est obtenue à l'aide d'une charnière dont l'axe 32 appartient à l'une des plaques 30, l'ouverture 33 recevant cet axe étant ovalisée perpendiculairement au plan de la plaque 31 à laquelle elle appar tient. Un ressort 34 solidaire de la plaque 31 et appuyant sur la plaque 30 tend à ramener ces deux plaques l'une contre l'autre, leur écartement et parallélisme étant déterminés. par les vis de réglage 35. On se rend aisément compte qu'à un réglage correct de ces vis 35 correspondra le parallélisme des surfaces en regard des organes 30 et 31.
II est à remarquer que l'ovalisation de l'ouverture 33 ne doit pas nécessairement être dirigée perpendiculairement à la surface de l'organe 31, mais il est en tous les cas nécessaire que ces directions forment entre elles un angle différent de zéro.
Ici aussi, la plaque 30 est libre de se mouvoir dans toutes les directions à l'excep tion d'un déplacement dans. son propre plan en égard à sa position de repos. La seule différence par rapport aux formes d'exécution précédentes consiste en le fait qu'en dehors de ladite position de repos, c'est-à-dire de parallélisme des plaques, la plaque 30 peut tourner dans son plan si l'axe 32 prend une position inclinée par rapport aux bords de l'ouverture ovalisée.
On pourrait également prévoir une forme d'exécution analogue, légèrement modifiée, en articulant la partie 36 entourant le trou ovalisé sur l'organe 31., par exemple selon un axe passant par le point 37.