Procédé pour établir la jonction de<B>câbles</B> électriques<B>à</B> conducteurs creux, et jonction établie selon ce procédé. L'objet de la présente invention est un procédé pour établir la jonction de câbles électriques<B>à</B> conducteurs creux et<B>à</B> isolant imprégné d'un liquide, sans pertes de ce liquide pendant la confection de la jonction, et une jonction établie selon ce procédé.
On sait que, au cours de la confection de jonctions de câbles électriques<B>à</B> isolant imprégné d'un liquide et<B>à</B> conducteurs creux servant de canaux<B>à</B> ce liquide, on doit pren dre certaines précautions pour empêcher les pertes de liquide d'imprégnation par l'écou lement de celui-ci hors du câble par les con ducteurs creux notamment; un moyen connu pour empêcher cet écoulement consiste<B>à</B> ob turer les conducteurs creux, aux extrémités des câbles décapuchonnées, par introduction dans chacune de ces extrémités de bouchons constitués par une matière facilement fusible et dont la fonction obturatrice est éliminée, pendant ou après la confection de la jonc tion, par échauffement de façon<B>à</B> provoquer la fusion des bouchons.
Pour cette obturation on a, jusqu!à pré sent, utilisé de la cire, de la paraffine on autres substances analogues coulées dans les conducteurs creux; mais ces diverses sub stances cireuses n'ont pas de point de fusion constant et précis et, de ce fait, n'offrent pas la garantie absolue que, par échauffe ment, la fusion des bouchons sera effective et le canal parfaitement dégagé pour le libre écoulement du liquide d'imprégnation.<B>Il</B> est vrai que la cire et la paraffine fondent bien sous l'action d'un échauffement conforme aux exigences, c'est-à-dire non nuisible<B>à</B> l'isolant, mais elles ne peuvent pas se dissoudre com plètement dans le liquide d'imprégnation car, pour produire leur dissolution complète,
le liquide devrait être soumis<B>à</B> un certain bras sage qui n'est pas réalisable dans les conduc teurs creux; il en résulte #que, après leur fusion, la cire et la paraffine se solidifient <B>à</B> nouveau lors du refroidissement et revien nent<B>à</B> un état faisant plus ou moins obsta cle<B>à</B> l'écoulement du liquide d'imprégnation.
Le procédé selon la présente invention a pour but d'éviter les inconvénients signalés ci-dessus et, au lieu de cire, de paraffine ou d'autres substances analogues, il utilise un métal, tel qu'un alliage, facilement fusi- blé et d'espèce connue, entrant en fusion<B>à,</B> une température bien déterminée qui, par exemple, peut être notablement inférieure a <B>100 ' C;</B> ce métal est utilisé sous forme de mince petite -plaque ou pastille, de volume très réduit, qui peut être disposée transver salement au canal formé par le conducteur creux, de telle sorte que le dégagement de celui-ci par fusion de la pastille soit obtenue avec certitude.
Une pastille d'une fraction de millimètre d'épaisseur suffit et, après sa fusion, il ne subsiste qu'une petite goutte de métal qui ne peut en aucune façon empêcher l'écou lement du liquide d'imprégnation dans le canal, ou susceptible, par ce résidu métalli que, de provoquer des inconvénients d'un autre ordre.
Par exemple, dans un canal de <B>10</B> millimètres de diamètre obturé par une pastille de '/,,, de millimètre d'épaisseur, la fusion de cette pastille laisse une petite goutte de métal du diamètre théorique de <B>3,1</B> millimètres si on la considère comme sphériques, mais en réalité le produit de cette fusion est aplati et la réduction de section qui en résulte n'est pratiquement pas apprù- ciable.
Les températures nécessaires<B>à</B> la fusion de telles pastilles métalliques ne provoquent aucune détérioration de l'isolant, car il ne s'agit ici que de métaux ou alliages métal liques fusibles<B>à</B> de basses températures qui peuvent être inférieures<B>à 100 ' C</B> et, comme la pratique le montre, les câbles sont, au cours du séchage et de l'imprégnation, expo <I>sés</I> de longues heures durant<B>à</B> des tempéra tures de plus de<B>100' C</B> sans dommage aucun pour l'isolant.
La présente invention peut être appliquée <B>à</B> des câbles<B>à</B> un ou plus d'un conducteur creux, et une application<B>à</B> la jonction de deux câbles unipolaires<B>à</B> isolant imprégné <B>à</B> l'huile est représentée, schématiquement et<B>à</B> titre d'exemple, au dessin annexé dans lequel La fig. <B>1</B> montre, en coupe longitudinale, une partie de l'extrémité d'un des câbles en cours de préparation pour la jonction, et La fig. 2 est une coupe longitudinale de la jonction terminée.
Comme le montrent ces deux figures, les deux câbles<B>à</B> relier l'un avec l'autre compor tent chacun un conducteur creux<B>1</B> formé, par exemple, et d'une manière connue, par des fils de cuivre profilés<B>;</B> ce conducteur constitue le canal<B>à</B> huile et est recouvert de l'isolant 2 constitué par des couches de pa pier imprégné d'huile, le tout enveloppé d'un manteau de plomb<B>3,</B> comme cela est bien connu; ce dernier pourrait<B>à</B> son tour être entouré d'une enveloppe constituant une pro tection mécanique non montrée au dessin et de composition connue.
Dans l'exemple donné, le procédé selon la présente invention utilise un corps creux qui est un cylindre 4 dont une base droite<B>5</B> est formée d'une pastille métallique facilement fusible; le tout forme une douille dont le dia mètre extérieur et la substance du cylindre 4 sont tels que la douille peut être introduite, le côté pastille en avant, dans le conducteur creux en épousant la forme de celui-ci de façon assez parfaite pour empêcher, sur toute la longueur de la douille, l'huile d'impré gnation de passer de l'isolant dans le canal et de-s'écouler par celui-ci.
Chaque extrémité de câble, après avoir été décapuchonnée, reçoit une douille, comme le montre la fig. <B>1,</B> opération qui s'effectue en maintenant l'extrémité, de câble dans la position verticale pour éviter tout écoulement d'huile intempestif. Le conducteur<B>1</B> est<B>dé-</B> pouillé de son isolant 2 sur la longueur né cessaire<B>à</B> sa liaison avec celui de l'autre câble, et la douille doit avoir une longueur suffisante pour être introduite dans le canal assez profondément pour que la pastille<B>5</B> parvienne dans la partie du conducteur non dépouillée et rende ainsi étanche<B>à</B> l'huile toute cette longueur dépouillée.
On comprend aisément que, par l'appli cation de ce corps creux, tout écoulement d'huile par le canal est supprimé et, pour réduire dans une proportion importante<B>l'é-</B> coulement d'huile directement hors de l'iso lant mis<B>à</B> nu, il suffit de refroidir un peu les extrémités de câbles, car il est connu que la viscosité de l'huile s'élève très rapidement avec l'abaissement de<B>la,</B> température<B>;</B> du reste, comme l'écoulement de l'huile directe ment hors de l'isolant au papier nu ne se produit que très lentement, il n'est pas né cessaire de descendre très bas avec ce refroi dissement, il suffit d'atteindre une tempéra ture de<B>0 ' C</B> environ sans arriver<B>à,</B> la con- ,--élation. de l'huile;
on obtient un refroidis- s emeiit suffisant avec de la glace ou un mé lange frigorifique, mais il faut évidemment Zn prendre garde que toute humidité soit soi gneusement écartée de l'isolant.
Les deux extrémités de câbles étant ainsi préparées, les deux conducteurs creux sont liés ensemble d'une manière appropriée con nue, par brasage, soudage ou autre procédé analogue par exemple, et les conducteurs<B>1</B> et 2 sont, sur toute leur longueur nue, re couverts d'un isolant<B>6</B> appliqué manuelle ment ou<B>à</B> la machine, pour remplacer l'iso lant 2 qui a<B>été</B> enlevé,<U>précédemment.</U> Un manchon<B>7,</B> en plomb par exemple, est disposé autour du tout et soudé en<B>8</B> au manteau de plomb<B>3,</B> puis rempli d'huile.
Pour établir la continuité du canal d'un câble<B>à</B> l'autre, il suffit d'exposer la jonction, avant ou après la mise en place du manchon <B>7</B> mais après la mise en place de l'isolant<B>6,</B> <B>à</B> la température de fusion des pastilles<B>5,</B> soit bien au-dessous de<B>100' C,</B> pendant un temps suffisant; les pastilles, en fondant-, libèrent le canal et se tassent au fond de celui-ci en deux petits lingots allongés<B>9</B> qui, pratiquement, n'obstruent pas le canal, pas plus du reste que les deux cylindres 4<B>à</B> parois minces.
Le procédé et la jonction selon la pré- iente invention peuvent différer de ceux<B>dé-</B> crits et représentés, par exemple par<B>19,</B> suc- cession des opérations, par la forme des divers éléments utilisés; le liquide d'impr6- gnation pourrait être autre que de l'huile et les câbles<B>à</B> relier comporter plus d'un con ducteur creux, etc.
Comme il existe toute une gamme d'al liages métalliques fusibles<B>à</B> basse tempéra- turc et dont les degrés de fusion sont très exactement connus, il<B>y</B> a<B>à</B> disposition un grand choix de métaux propres<B>là</B> l'applica tion de la présente invention.