Installation de signalisation. La présente invention se rapporte à une installation de signalisation à commande à distance par des ondes sonores ayant pour but de donner des signaux à distance par l'intermédiaire d'ondes sonores en vue, par exemple, de l'envoi de signaux entre deux véhicules en mouvement ou entre un véhicule en mouvement et un endroit fixe.
L'installation suivant l'invention se ca ractérise en ce que la commande d'un circuit de signalisation est effectuée au moyen d'un collecteur de son qui transmet les vibrations sonores à une membrane associée à un dispo sitif contracteur équilibré, lequel, en vertu de son inertie, ne peut pas suivre les mouvements de vibration de la membrane, de sorte que le circuit associé à ce dispositif contracteur est interrompu lorsque ce dernier est influencé par des ondes sonores.
Le dessin annexé montre deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre le schéma d'une installa tion de signalisation à commande à distance au moyen d'ondes sonores, cette installation étant destinée à la signalisation depuis un véhicule à un autre; La fig. 2 montre, à plus grande échelle, une vue de face de l'ensemble d'un dispositif contacteur et d'une membrane vibrante ou diaphragme, destiné à être utilisé dans l'ins tallation suivant la fig. 1;
La fig. 3 montre, à plus grande échelle, une coupe partielle d'un autre ensemble d'un dispositif contacteur et d'une membrane ou diaphragme monté dans la portion terminale du collecteur de son; La fig. 4 est une vue en perspective d'un retardateur mécanique;
La fig. 5 montre une vue en perspective d'un dispositif à suspension élastique, et La fig. 6 montre. le schéma d'une instal lation similaire à celle montrée à la fig. 1, mais comprenant le retardateur suivant la fig. 4, ainsi qu'un circuit auxiliaire capable d'empêcher la production ou formation d'é tincelles.
L'installation représentée à la fig. 1 com prend deux parties, dont l'une, désignée par X, est constituée par un appareil placé à l'arrière d'un véhicule remorqué de queue, tandis que l'autre, désignée par Y, est consti tuée par un appareil placé sur le véhicule de traction, à l'endroit où se trouve le siège du conducteur de façon que des signaux lu mineux donnés par ce dernier appareil puis sent être facilement observés par le conduc teur.
La partie X de l'installation comprend un collecteur de son A (constitué par un tube récepteur) qui est tourné vers l'arrière vers les véhicules qui suivent et est disposé pour recevoir des ondes sonores émises par le claxon ou autre dispositif d'avertissement capable de produire des signaux acoustiques, des véhicules qui suivent.
Normalement, aussi longtemps que le collecteur de son A ne reçoit pas d'ondes so nores, une membrane B, associée au collecteur A, reste stationnaire dans un état d'équilibre et le circuit électrique d'un. solénoïde ,S reste fermé. Dans ces conditions, le noyau de fer du solénoide est maintenu dans une telle position par ce dernier que le circuit d'indi cation soit interrompu en N. Un faible cou rant circule dans le solénoïde S et ni l'une ni l'autre des deux lampes<I>R, Y</I> n'est allumée.
Dans le cas particulier où l'installation est pourvue du dispositif contacteur suivant la fig. 2, le circuit du solénoïde<B>8</B> est nor malement fermé à l'endroit L situé entre la membrane B et le balancier C qui est monté sur un pont D de sorte que des vibrations externes de l'ensemble de l'appareil ne chan gent pas sa position relative par rapport à la membrane B.
Le pont D est élastique et est soumis à une légère action de torsion de façon à lui faire exercer une faible pression à l'endroit LI (fig. 2), qui suffit pour établir et main tenir le contact métallique. Mais, lorsque la membrane commence à vibrer, ce qui arrive lorsqu'elle est frappée par des ondes sonores, le circuit du solénoïde .S est interrompu.
Lorsque le circuit est -interrompu en L, le solénoïde S est désexcité et son noyau de fer est déplacé extérieurement sous l'action d'un ressort l1'1, de sorte que le circuit d'indication est fermé en N, les deux lampes B (rouges) étant alors allumées.
La lampe B à la partie Y de l'installation est placée sur le panneau d'instruments du véhicule de traction de façon à aviser le conducteur du fait qu'un véhicule désire dépasser le véhicule qu'il con duit, et la lampe B à la partie X de l'instal lation est montée à l'arrière du véhicule de queue remorqué de façon à indiquer au con ducteur du véhicule s'approchant de cet autre véhicule que son signala bien été transmis.
Si le conducteur du véhicule plus lent qui est destiné à être dépassé peut passer vers le bord de la route pour laisser passer le véhi cule plus rapide, il le fera et allumera, au moyen de la clé de commande de circuit P, les deux lampes vertes p, de sorte que le con ducteur du véhicule plus rapide reçoit une indication qu'il peut dépasser sans danger le véhicule plus lent.
Dans le cas particulier où l'on emploie le dispositif contacteur suivant la fig. 2, le balancier C est libre d'osciller autour de son axe, un moyen élastique étant prévu pour lui faire exercer une légère pression sur la mem brane B. La vibration de cette dernière im prime toutefois un mouvement sautant au ba lancier C et produit l'interruption périodique du circuit en L. Cette interruption de con tact métallique réduit la valeur moyenne du courant qui passe à travers le solénoïde S dans une telle mesure que le noyau de ce der nier se déplace vers l'extérieur sous l'action du ressort M de façon à produire la ferme ture du circuit en N.
Dans la forme modifiée du dispositif con tacteur, montrée à la fig. 3, le collecteur de son A est pourvu d'une membrane B au mi lieu duquel est disposée la pièce de contact métallique L' sur laquelle s'appuient légère ment deux balanciers C' disposés pour oscil ler autour de leurs axes respectifs DZ sur lesquels ils se trouvent en équilibre, les axes des balanciers Ùz étant situés dans deux plans parallèles différents. Grâce à cette disposition, la vibration de la ,
membrane B produit une intermittence ou discontinuité dans le contact métallique qui persiste pendant toute la durée de la vi bration de la membrane B sans être pério dique comme les vibrations de la membrane B du dispositif contacteur suivant la fig. 2.
Lorsque la membrane B est abaissée, le contact de la pièce LZ avec le balancier su périeur C2 est interrompu, tandis que le con tact de la pièce LZ avec le balancier supérieur C= est maintenu;
au commencement du mou vement inverse de la membrane, le balancier inférieur, par suite de l'inertie, perd son con tact avec la pièce L2 justement avant le mo ment où cette pièce peu atteindre le balan cier supérieur, et ainsi le courant qui, en vue de l'excitation du solénoïde S, doit passer à travers les deux balanciers (au lieu d'à tra vers le balancier C et la membrane B dans le dispositif suivant la fig. 2), est continuelle ment interrompu pendant tout le temps que la membrane B est en vibration, ce qui fait que la sensibilité de l'appareil est augmentée.
Dans la disposition représentée à la fig. 1, il est envisagé que le ressort M doit fermer le contact en N lorsque le courant est inter rompu en L et ainsi le solénoïde perd sa force d'attraction magnétique. Mais, comme une perturbation peut se produire éventuelle ment au contact métallique L pendant de très courtes périodes par des secousses ou vibra tions soudaines, on a prévu un retardateur qui est représenté à la fig. 4 et qui comporte une lame élastique ill portant une pièce de con tact N qui peut être attirée par le solénoïde S, et dont l'extrémité libre formant cliquet s'en gage sur un pignon denté T coaxial avec le petit volant Y.
La lame-ressort M tend à fermer le contact en N au moment où le courant sera interromu dans le solénoïde S, mais en vertu de l'inertie du volant V, si l'interruption du courant dans le solénoïde S est de très courte durée, la lame-ressort M n'aura pas le temps de mettre le volant V en mouvement et le contact en N ne se fer mera pas. D'autre part, si le courant dans le solé noïde S est interrompu pendant un temps plus long que le minimum prédéterminé, la lame-ressort M sera à même de pousser le pignon T et de mettre le volant V en mouve ment jusqu'à ce que le contact en N soit fermé.
Aussitôt que le courant revient au solénoïde S, la lame-ressort M sera attirée, le contact en N sera interrompu et l'opéra tion d'encliquetage sur le pignon T sera ré pétée pour une- nouvelle fois.
Le volant V peut agir, dans le but sus- indiqué, par simple inertie ou il peut égale ment être freiné par un champ magnétique engendré par un aimant permanent placé de façon appropriée. Un dispositif retardateur similaire à celui représenté à la fig. 4 peut être utilisé pour maintenir le contact en N fermé jusqu'à ce que la force du courant envoyé au solénoïde S soit suffisamment grande pour surmonter l'inertie de la masse du volant V.
En tant que le contact reste fermé en N, l'appareil donne un signal visible ou audible, de sorte que la durée du signal est égale à la durée de l'excitation de l'appareil.
Bien entendu, le collecteur de son A avec la membrane détectrice B ,devra être main tenu à l'endroit où l'on désire recevoir l'onde sonore de commande. Si l'appareil doit être monté sur une automobile quelconque, il est exposé aux vibrations provenant du véhicule, et, pour éliminer cette -influence préjudicia ble, on a prévu le dispositif -de suspension représenté à la fig. 5.
Ce dispositif :de suspension comporte des agrafes F et Fl reliant l'appareil à une barre centrale mince Q, au milieu de laquelle est fixée une traverse de connexion Z, aux extré mités de laquelle sont montées des barres minces Q' situées symétriquement et portant à leurs extrémités des supports P pour la fixation au véhicule.
Grâce à cette disposition, le collecteur de son A est suspendu -de façon élastique et l'effet -de vibrations ou de violentes secousses ne s'y transmettra. que légèrement par les barres latérales élastiques Q' et la barre cen trale Q.
On peut prévoir des moyens de protection du circuit électrique, dans lequel, par le fait qu'il doit subir des interruptions continuelles pendant le fonctionnement de l'appareil, il est produit des étincelles à la zone d'inter- ruption.
Afin d'obvier à la formation d'étincelles aux surfaces métalliques de l'interrupteur et pour éviter toute perturbation qui pourrait en résulter, on peut prévoir un circuit auxi liaire de protection, comme on va le voir ci-après.
La fig. 6 montre le schéma des connexions électriques d'une installation comprenant un circuit auxiliaire de protection, reliant la membrane B et le balancier C entre lesquels se produit l'interruption des circuits et, par conséquent, des étincelles.
Il est à remarquer que' la pression qui détermine le contact en L est très faible, et il est donc nécessaire que les surfaces en con tact restent parfaitement propres de façon à assurer la meilleure continuité métallique possible.
Pour éviter toute production d'étincelles, quelque faible qu'elle soit, le circuit auxi= liaire précité renferme une résistance Y' et un condensateur W dont les valeurs sont cal culées de façon à absorber les courants d'in terruption dépassant une valeur prédétermi née et à éviter la formation d'étincelles.
Les étincelles ne sont pas seulement la cause d'une oxydation des contacts métalli ques, mais elles donnent aussi lieu à des per turbations dans la réception radio-télépho- nique, et comme l'appareil -de signalisation décrit peut facilement être monté dans une automobile ayant également un appareil ré cepteur radio-téléphonique, on obtient, grâce à la suppression des étincelles, également l'élimination de perturbations dans la trans mission radio-téléphonique.