Cliché stéréotypique courbe. On connaît des clichés stéréotypiques qui sont coulés avec une courbure correspondant à celle du cylindre de la presse à imprimer sur lequel ils sont utilisés. Ces clichés sté- réotypiques comportent généralement sur leur surface concave un certain nombre de ner vures circonférentielles, placées à une certaine distance les unes des autres dans le sens de la longueur, allant d'un bord à l'antre de la plaque et ayant la même section d'un bout à l'autre, leurs surfaces intérieures étant faites de façon à s'adapter sur le cylindre de la presse à imprimer.
Il est courant, en particulier dans le cas de clichés de forme sensiblement semi-cylin- drique, de donner à la courbure des nervures un diamètre légèrement plus petit que celui de la surface du cylindre à imprimer de façon que les clichés s'adaptent étroitement sur les cylin dres. De ce fait, et grâce à ce que la pres sion du cliché sur le cylindre est plus élevée sur ses bords que partout ailleurs, il s'exerce sur le cliché un moment de flexion qui est à son maximum au centre du cliché et, par suite, il peut y avoir tendance à déformer la courbure de la surface d'impression du cliché.
L'objet de l'invention est un cliché sté- réotypique courbe, dans lequel cette tendance à la déformation est évitée. Ce cliché com porte sur sa surface concave un certain nom bre de nervures circonférentielles placées à une certaine distance les unes des autres, dans le sens de la longueur, et il est carac térisé en ce qu'il présente une plus grande quantité de métal de nervure dans la région de son centre que sur ses bords.
Certaines formes d'exécution peuvent pré senter des nervures circonférentielles supplé mentaires qui, au lieu d'aller d'un bord à l'autre de la plaque, ne s'étendent que sur une portion de celle-ci, au voisinage de son centre, ou bien des nervures allant d'un bord à l'autre du cliché peuvent être plus larges dans la région du centre de celui-ci que sur ses bords. On peut obtenir une variation de la résistance du cliché à des distances différen tes du centre, correspondant sensiblement à la variation du moment de flexion aux endroits respectifs, en faisant les nervures supplémentaires ci-dessus mentionnées de longueurs différentes ou en réduisant progres sivement la largeur des nervures sur toute leur longueur, depuis le centre du cliché jus qu'aux bords de celui-ci.
Le dessin annexé représente, â titre d'exemple, deux formes d'exécution du cliché faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma représentant les variations du moment de flexion qui s'exerce en différents points d'un cliché pendant qu'on l'applique sur le cylindre de la presse.
La fig. 2 est un schéma correspondant, représentant la déformation possible d'un cli ché de forme ordinaire lorsqu'il est mis en place sur le cylindre.
La fig. 3 est une vue en perspective d'une forme d'exécution du cliché selon l'invention. La fig. 4 est une vue en perspective cor respondante d'une seconde forme d'exécution. Sur la fig. 1, on a représenté un cliché 1 portant des nervures circonférentielles 2, de forme connue, dans la position qu'il oc cupe lorsqu'on commence à l'appliquer sur le cylindre 3, le rayon a de la surface inté rieure des nervures du cliché étant légère ment plus petit que le rayon b du cylindre.
Il est évident que la pression exercée sur le cliché le long de ses bords C, lorsqu'on l'en fonce sur la surface du cylindre, exerce aux différents points du cliché un moment de flexion variant avec la distance des points en question aux bords du cliché. Par exem ple, le moment de flexion aux points D, E (fig. 1) sont proportionnels aux distances d, e respectivement. En d'autres termes, le mo ment de flexion diminue progressivement de puis le centre jusqu'aux bords du cliché.
En oonséquence, le cliché a tendance à se défor mer de la façon représenté sur la fig. 2, en laissant des intervalles .F sous le cliché, à mi-chemin entre les bords et le centre de celui-ci, de sorte que la surface d'impression du cliché n'a pas exactement la forme semi- cylindriqae.
On a représenté sur la fig. 3 une forme d'exécution du cliché selon l'invention, cette forme d'exécution s'opposant à cette tendance à la déformation. Dans ce cliché, les nervures circonférentielles 2 allant d'un bord à l'autre, ménagées sur la surface concave du cliché, sont complétées par de petites nervures cir- conférentielles 4, 5, situées entre les nervures 2 et disposées symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du cliché, ce qui consti tue du métal de nervure supplémentaire dans la région du centre et augmente la résistance du cliché à la flexion à l'endroit où le mo ment de flexion est le plus élevé.
En disposant alternativement des nervures courtes 4 et des nervures un peu plus lon gues 5 entre les nervures 2 allant d'un bord à l'autre, ainsi que cela est représenté sur la fig. 3, on peut faire que la variation de résistance du cliché, à des distances différen tes du centre, corresponde approximativement à la variation du moment de flexion aux en droits respectifs.
Dans la forme d'exécution représentée sur la fig. 4, des nervures circonférentielles 6 allant d'un bord à l'autre du cliché diminuent progressivement de largeur depuis le centre jusqu'aux bords, le métal de nervure supplé mentaire étant ainsi appliqué aux différents points de façon sensiblement proportionnelle aux moments de flexion auquel le cliché est soumis en ces points.
IL est évident que les différentes formes de nervures circonférentielles peuvent être facilement obtenues en ménageant, de façon correspondante, des rainures circonférentielles dans le noyau du moule utilisé pour couler les clichés.