Serrure. L'objet de l'invention est une serrure. Elle comporte, comme d'autres serrures con nues: deux organes, un pêne et une gâche par exemple, coopérant l'un avec l'autre pour im mobiliser, l'une par rapport à l'autre, deux parties, une porte et son cadre par exemple, desquelles ils sont respectivement solidaires; un organe de manoeuvre, une poignée par exemple, se trouvant à l'extérieur de l'espace à fermer et sur lequel on agit directement pour faire cesser la coopération des deux or ganes d'immobilisation.
Mais elle s'en distingue par le fait qu'elle comporte, en combinaison, un dispositif de commande distinct de l'organe de manoeuvre, la poignée par exemple, manoeuvré directe ment au moins de l'extérieur de l'espace à fermer, ainsi qu'un mécanisme de condamna tion pour empêcher la cessation de la coopéra tion des organes d'immobilisation, le méca nisme de condamnation permettant cependant, à la suite d'une manoeuvre, de faire cesser la coopération de ces organes d'immobilisation. Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de la serrure selon l'invention.
La fig. 1 est une vue postérieure partielle d'une première forme d'exécution; Les fig. 2 et 3 en sont deux coupes par la ligne II-II de la fig. 1 et montrent certaines parties à des positions différentes; La fig. 4 se rapporte à un détail; Les fig. 5 et 6 sont des coupes d'une seconde forme d'exécution, passant par les lignes V-V et VI-VI des fig. 7 et 8 et représentent certaines parties à des positions différentes;
Les fig. 7 et 8 sont des coupes passant respectivement par les lignes VII-VII et VIII-VIII des fig. 5 et 6; Les fig. 9 et 10 sont des coupes passant respectivement par les lignes IX-IX et X-X des fig. 7 et 8; La fig. 11 est une élévation latérale, partie en coupe, d'une troisième forme d'exécution; Les fig. 12 et 13 sont des coupes passant par les lignes XII-XII, XIII-XIII de la fig. 11;
Les fig. 14 et 15 sont des coupes d'une quatrième forme d'exécution, par les lignes XIV-XIV de la fig. 15 et XV-XV de la fig. 14; Les fig. 16 et 17 sont une coupe verticale et un plan d'une cinquième forme d'exécution; La fig. 18 est une coupe verticale d'une variante de cette forme d'exécution;
Les fig. 19, 20, 21 se rapportent à une sixième forme d'exécution, la fig. 19 en étant une coupe verticale, les fig. 20, 21 une éléva tion et un plan du pêne; La fig. 22 montre une variante de détail de cette forme d'exécution en coupe horizon tale; Les fig. 23, 24 sont une coupe verticale et une vue en bout partielle d'une septième forme d'exécution;
Les fig. 25 et 26 sont des coupes verticales longitudinale et transversale d'une huitième forme d'exécution; Les fig. 27 et 28 sont des coupes verti cale et horizontale d'une neuvième forme d'exécution, la première passant par la ligne XXVII-XXVII de la seconde;
Les fig. 29 et 30 sont une coupe verticale par la ligne XXIX-XXIX de la fig. 30 et une coupe horizontale d'une dixième forme d'exécution; La fig. 31 se rapporte à une onzième forme d'exécution; Les fig. 32, 33 sont une coupe horizontale et une élévation partielle d'une douzième forme d'exécution; La fig. 34 est une élévation d'une trei zième forme d'exécution.
La serrure que montrent les fig. 1 à 4 sert par exemple à immobiliser une porte de véhicule automobile non représentée dans son cadre indiqué de façon sommaire sur le dessin. Elle comporte un pêne 22 de la porte ainsi qu'une gâche 22a du cadre, le pêne et la gâche formant ici les deux organes d'immo bilisation.
Le premier est normalement main tenu dans la seconde par un ressort non re- présenté, mais est muni d'un bouton 21 sur lequel un bras 20 d'un axe rotatif 20a peut agir, afin de le faire sortir de la gâche<I>22a</I> en vue de la séparation de la porte de son cadre;
l'axe 20a est pourvu d'une poignée 2 constituant l'organe de manofuvre mentionné dans l'introduction, se trouvant à l'extérieur de l'espace à fermer et permettant de le faire tourner dans le sens voulu de l'extérieur de la porte.
Le dispositif de condamnation de la ser rure immobilise ici la poignée 2 par rapport à une plaque de serrure ou rosace 9 fixée à la porte. A cet effet, la poignée 2 et la pla que 9 présentent chacune une cavité transver sale 2b, 9a en forme de prisme droit à bases rectangulaires.
Si une pièce transversale d'arrêt 8 de même forme se trouve à cheval sur les deux cavités 2b, 9a (fig. 2), la poignée 2 ne peut tourner: au cas où elle est toute entière dans la cavité 2b, cette poignée peut tourner. L'axe<I>20a</I> et la poignée 2 sont agia- lement maintenus en place par une goupille 12 prenant appui sur la face postérieure de la plaque 9.
La pièce d'arrêt 8 est portée par un noyau 1 d'un canon de la serrure, logé dans une cavité cylindrique axiale 2a de deux diamètres différents de la poignée 2 et appartenant au dispositif de commande selon l'introduction. Il coulisse d'arrière en avant dans la cavité 2a sous l'action d'un ressort.7 prenant appui sur le fond de cette cavité 2a, d'avant en arrière sous l'action de.
la main et peut être maintenu à l'extrémité postérieure de sa course pour immobiliser la poignée 2 grâce aux moyens suivants: Dans la cavité 2a est figée, par une goupille 14a, une gaine 14 entourée d'une en veloppe 3.
La gaine 14 présente, suivant l'une de ses génératrices, une rangée de logements radiaux cylindriques 14b, quatre par exem ple, et une rangée de logements radiaux cylindriques 14c, quatre par exemple, les seconds logements alternant avec les pre miers et ayant un diamètre plus grand; les logements 14b renferment des pistons cylin driques 6 de diamètre égal, soumis à l'action de ressorts 15, les logements 14e des pistons cylindriques 5 de diamètre égal sur lesquels agissent des ressorts 16.
De son côté, le noyau 1 présente, en plus du passage plat la pour une clé crénelée 10, des logements cylindri ques radiaux lb, au nombre de quatre par exemple, ayant un diamètre égal à celui des logements 14b; ces logements lb contiennent des pistons cylindriques 4 de diamètre égal sur lesquels les créneaux 10a de cette clé, au nombre de quatre par exemple, peuvent agir; les pistons 4 ont des longueurs diffé rentes. La clé 10, les pistons 4 coopérant avec les dents de la clé, les pistons 6 servent à amener, de l'extérieur de l'espace à fermer, la serrure à un état tel qu'on puisse ou ne puisse pas retirer le pêne 22 de la gâche 22a en agissant sur la poignée 2.
Le fonctionnement de la première forme d'exécution est le suivant: A la position représentée sur la fig. 2, le noyau 1 est à fond de course de l'avant vers l'arrière et y est maintenu par les pistons 6 qui sont en partie dans ses logements lb, en partie dans les logements 14b de la gaine 14 sous l'action des ressorts 15. La pièce -8 se trouve aussi à moitié dans la cavité 2b, à moitié dans la cavité 9a, si bien qu'il est impossible de faire tourner la poignée 2. Le bras 20 n'est pas en prise avec le bouton 21 et le pêne 22 est dans la gâche 22a. La serrure maintient la porte à la position de fermeture dans le cadre et est condamnée par immobilisation de cette poignée.
Si l'on veut ouvrir la porte, on introduit la clé 10 dans le passage 1a du noyau 1. Ses créneaux 10a repoussent au passage les pistons 4, qui refoulent à leur tour les pis tons 6 dans les logements 14b jusqu'à ce que les faces gauches de ces pistons 6 arrivent au niveau de la surface cylindrique séparant le noyau 1 de la gaine 14.
A ce moment, ce noyau 1 n'est plus immobilisé axialement dans cette gaine 14 et obéit au ressort 7 qui l'en fait sortir (fig. 3); il entraîne avec lui la pièce 8 qui sort de la cavité 9a, si bien qu'on peut faire tourner la. poignée 2 pour re tirer le pêne 22 de la gâche 22a. 1-1u cours du mouvement axial du noyau 1, les pistons 4 sont venus se placer en regard des pistons 5 qui les empêchent normalement d'aller au delà de la surface cylindrique séparant 1 de 14.
Lorsqu'on désire immobiliser la porte à la position de fermeture, on la ferme, on re tire la clé 10 du passage la - les pistons 4 pénètrent momentanément dans les logements 14e au passage des créneaux 10a -, puis on pousse le noyau 1 d'avant en arrière, du doigt par exemple: les logements lb reviennent en regard des pistons 6 qui pénètrent à nouveau en eux,. immobilisant axialement le noyau 1, et la pièce 8 à nouveau se loge partiellement dans la cavité 9a. La poignée 2 ne peut plus tourner et le pêne 22 être retiré de la gâche 22a: la serrure est condamnée.
Le noyau 1 appartient au dispositif de commande men tionné dans l'introduction, distinct de la poi gnée 2, de la clé 10, des pistons 4 et permet tant, par manaeuvre directe, de condamner la serrure de l'extérieur.
L'enveloppe 3 est fixée sur la gaine 14 après la mise en place des pistons 5, 6 des ressorts 15, 16, puis l'enveloppe et la gaine sont fixées dans la poignée 2 par la goupille 14a. La poignée 2 et la gaine 14 pourraient aussi être en une seule pièce, ce qui est tou tefois moins commode pour le montage de la serrure.
Les dispositions prises peuvent être telles que la condamnation de la serrure ait lieu soit par une traction exercée sur le noyau 1, soit par une poussée ou une traction agissant sur la gaine 14, auquel cas le noyau est axia- lement immobile et cette gaine appartient au dispositif de commande distinct de la poi gnée 2 de la clé 10 des pistons 4.
Les pistons 5 peuvent être supprimés; dans ce cas, les pistons 4 devraient descendre par leur propre poids au fond de leurs loge ments.
Dans la seconde forme d'exécution (fig. 5 à 10), le noyau 1 appartient aussi au dispo sitif de commande et peut recevoir, à cet effet, non plus un mouvement axial, mais bien un mouvement de rotation dans la poi gnée 2 en vue de la condamnation ou de la libération de la serrure. Il est muni d'un doigt 13 figé sur lui par une goupille 13a se déplaçant dans une cavité 19 de la plaque de serrure 9 et disposé dans un logement 20b de l'axe 20a.
Il est soumis à l'action d'un ressort 17 accroché, d'une part, à lui, d'autre part, au corps de la poignée 2. Les logements 14b, au nombre de quatre par exemple, for ment une rangée distante de 90 de la rangée comprenant les logements 14c, au nombre de quatre aussi; de son côté, le noyau 1 présente quatre logements lb en une seule rangée se trouvant dans le même plan que le passage la et contenant des pistons 4 de longueurs diffé rentes.
Le fonctionnement de la secondé forme d'exécution est le suivant: A la position représentée sur les fig. 6, 8, 10, le noyau 1 est à fond de course à droits et y est maintenu par les pistons 6 qui sont en partie dans ses logements lb, en partie dans les logements 14b de la gaine 14 sous l'action des ressorts 15. La poignée 2 est ainsi immobilisée sur le noyau 1 qui, de son côté, ne peut tourner avec elle dans le sens des aiguilles d'une montre (fig. 6, 10) en vue de la libération de la porte.
Le noyau 1 et la poignée 2 peuvent par contre tourner de 90 en sens inverse, mais sans que cela ait aucun effet. La serrure est condamnée.
Si l'on veut ouvrir la porte, on introduit la clé 10 dans le passage la du noyau 1. Les créneaux 10a repoussent au passage les pistons 4 qui refoulent à leur tour les pistons 6 dans les logements 14b. A ce moment, ce noyau 1 n'est plus immobilisé périphérique- ment dans la gaine 14 et obéit au ressort 17 qui le fait tourner dans celle-ci de 90 de droite à gauche; au cours de ce mouvement, les pistons 4 viennent se placer en regard des pistons 5. Il est dès lors possible de faire tourner la poignée 2 dans le sens du mouve ment des aiguilles d'une montre pour libérer la porte.
Lorsqu'on désire immobiliser à nouveau la porte à la position de fermeture, on retire la clé 10 du passage la, puis on fait tourner le noyau 1 dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre au moyen de sa partie moletée 1d; on ramène ainsi le doigt 13 à l'extrémité droite de sa course et les logements 1b en regard des pistons 6 qui pénètrent à nouveau en eux, si bien qu'il n'est plus pos sible d'actionner la poignée 2 dans le même sens en vue de la libération de la porte.
Le noyau 1 et sa partie moletée 1d appartiennent ici au dispositif de commande indépendant de la clé 10, de la poignée 2, des pistons 6 et permettent de condamner la serrure. La clé 10 peut d'ailleurs n'être retirée qu'après la rotation du noyau 1, lorsque les pistons 4 sont en face des pistons 5.
La troisième forme d'exécution (fig. 11 à 13) possède un noyau 1 rigidement fixé à la plaque de serrure 9 et une gaine 14 solidaire de l'axe 20a et se déplaçant axialement sur lui pour condamner ou libérer la serrure. Dans la plaque 9 est ménagée une ouverture 9h en forme de C couché dont les angles in térieurs sont arrondis.
L'ouverture 9h donne passage à deux parties adjacentes 14i, 14j de la gaine 14; l'une de ces parties, 14i, a exac tement la même section transversale qu'elle, si bien que, lorsqu'elle se trouve dans l'ouver ture, la gaine 14 ne peut tourner; l'autre par tie, 14j, est arrondie extérieurement, se ter miné par des biseaux et a un pourtour plus court de sorte que, lorsqu'elle est dans l'ou verture 9h, la gaine 14 peut tourner. Le res sort 7 tend à déplacer de la gauche vers la droite la gaine 14 qui peut -cependant être maintenue à sa position de gauche par les pistons 6 non représentés.
La poignée non représentée agit sur l'axe 20a d'une façon que le dessin ne montre pas. Le fonctionnement de cette forme d'exé- cution est le suivant: A la position que montre la fig. 12, la partie 14i de la gaine 14 se trouve dans l'ou verture 91a et y est maintenue par les pistons; il n'est pas possible de faire tourner l'axe 20a au moyen de la poignée 2, ce qui condamne la serrure.
Si on agit sur les pistons au moyen de la clé, la gaine est libérée, le ressort 7 la déplace de gauche à droite, la partie 14j vient se loger dans l'ouverture 9h, si bien qu'on peut faire tourner l'axe 20a à l'aide de la poignée 2 pour retirer le pêne de la gâche: la serrure est libérée.
Pour condamner à nouveau la serrure, on pousse de droite à gauche la gaine 14, qui est immobilisée axialement par les pistons, pé- riphériquement par le fait que sa partie 14i se trouve dans l'ouverture 91a: il n'est plus possible de manoeuvrer le pêne à l'aide de la poignée 2.
La quatrième forme d'exécution (fig. 14 et 15) permet d'ouvrir la porte condamnée soit de l'extérieur au moyen de la clé amo vible, soit de l'intérieur à l'aide d'une clé auxiliaire 30 reliée à demeure au reste de la serrure.
A cet effet, les pistons 6 sont munis de bras latéraux 6a destinés à être soulevés par la clé auxiliaire 30 lorsqu'on la déplace longitudinalement dans un sens ou dans l'autre dans une coulisse 14e de la gaine 14; cette clé 30 est amenée à une position de repos, où elle laisse libre jeu aux pistons 6 par un ressort 31 prenant appui sur une paroi fixe 31a, mais est reliée à un bouton 32 se trouvant sur la face intérieure de la porte. En tirant le bouton 32 à partir de sa position de repos, on fait agir la clé 30 sur les pistons 6 pour séparer le noyau 1 de l'en veloppe 14, ce qui permet d'actionner la poi gnée intérieure non représentée pour libérer la porte.
Si l'on veut pouvoir condamner la porte à nouveau, on abandonnera le bouton 32 à l'action du ressort 31.
Le clé 30 peut d'ailleurs être établie de manière qu'on agisse sur les pistons 6 en poussant le bouton 32.
Pour rendre impossible une condamnation de la serrure soit de l'extérieur, soit de l'in térieur, il suffit de visser le bouton 32 sur sa tige 31c jusqu'à ce qu'il rencontre une paroi fixe 31b: les pistons 6 demeurent con tinuellement soulevés. Si l'on veut pouvoir condamner à nouveau la serrure, il faudra dévisser ce bouton 32.
Selon les fig. 16 et 17, le pêne 22 est maintenu à la position de fermeture par un ressort 25. I1 peut être déplacé dans le sens de l'ouverture par un bouton 24 dont il est muni et sur lequel agit un bras 23 solidaire d'un axe rotatif 23a pourvu d'une ou de deux poignées non représentées. Le noyau 1 se déplace ici axialement dans la gaine 14; il pénètre dans un logement 22b du pêne 22 pour immobiliser celui-ci à la position de fermeture, quand on condamne la serrure, mais peut s'en retirer sous l'action d'un res sort 7.
La condamnation de la serrure a lieu ici par immobilisation directe du pêne.
Dans la variante que montre la fig. 18, le noyau 1 exécute un mouvement de rotation de 90 et maintient le pêne 22 à la position de condamnation de la porte par un crochet 26 dont il est solidaire et qui agit sur un bouton 27 de ce pêne 22.
Dans la sixième forme d'exécution (fig. 19 à 21), le pêne 22 présente une ouverture 28, 29 en meurtrière se composant d'une partie 28 de forme générale rectangulaire et d'une partie circulaire 29 de diamètre plus grand que la largeur de la partie 28. De son côté, le noyau 1, à déplacement axial, a un corps 1 f dont le diamètre est tel qu'il passe sans difficuté dans la partie 28, et une tête 37 qui ne passe plus dans cette partie, mais peut s'engager exactement dans la partie 29.
Lors que ce noyau 1 occupe la position indiquée sur la fig. 21,1e pêne 22 peut aller et venir sans qu'il s'y oppose; s'il est à la position où sa tête 37 se trouve dans la partie 29, par contre, le pêne 22 est immobilisé à la position où il condamne la serrure.
Si le noyau 1 se prolonge au delà du pêne 22 par une partie filetée 1g (fig. 22) de dia mètre au plus égal à la largeur de la partie 28, si cette partie est munie d'un bouton moleté 33 se trouvant à l'intérieur de l'es pace à fermer, et si le bouton 33 peut prendre appui sur une paroi 33a dans laquelle est ménagée une coulisse 33b donnant passage à 1g, il est possible d'immobiliser de l'inté rieur le pêne 22 à la position de condamna tion de la porte en vissant le bouton 33 jusqu'à ce qu'il soit en prise avec la paroi 33a.
Un ressort spécial 47, prenant appui sur une paroi fixe 47a, tend à faire sortir la tête 37 de la partie 29 quand le bouton 33 le permet.
Dans la septième forme d'exécution (fig. 23, 24), l'axe rotatif 23a porte un levier coudé 23b dont l'un des bras agit sur le bou ton 24 du pêne 22 et dont l'autre peut se trouver en prise avec l'un des bras d'un levier 64 pivoté en 64a et soumis à l'action d'un ressort 65.
Le second bras du levier 64 a la forme d'une fourchette 67 dans laquelle est partiellement logé le noyau 1 animé d'un. mouvement de rotation et pourvu d'un doigt 66.
A la position représentée en trait plein sur la fig. 23, le bras 64 maintient le levier coudé 23b à'la position à laquelle on ne peut faire tourner l'axe 23a et, par. suite, déplacer le pêne de gauche à droite. Si, par contre, on peut faire tourner le noyau 1 dans le sens du mouvement des aiguilles d'une mon tre (fig. 23), le doigt 66 fait basculer le levier 64 dont le bras supérieur abandonne le levier 23b: il est désormais possible de faire tourner l'axe 23a et de retirer le pêne 22 de la gâche.
Un ressort 72 permet de manoeuvrer le levier 64 de l'intérieur de l'es pace à fermer.
L'axe 23a, dans la huitième forme d'exé cution (fig. 25, 26), porte une douille 23d sur laquelle peut coulisser, mais non tourner, un levier 23i destiné à agir par l'un de ses bras sur le bouton 24 du pêne .22 et soumis à l'autre à l'action du noyau 1 qui se meut axialement, parallèlement à l'axe de rotation de ce levier, il est poussé de gauche à droite sur la douille 23d par un ressort 23j.
Lorsque le noyau 1 maintient le levier 23i à la position représentée sur la fig. 26, une rotation de l'axe 23a dans le sens de l'ouverture du pêne 22 n'a aucun effet, puis que 23i ne peut atteindre le bouton 24. Si, par contre, le noyau 1 recule de gauche à droite par suite de la libération de la ser rure à l'aide de la clé, le ressort 233 déplace vers la droite le levier 23i qui actionne alors le pêne 22.
Le noyau 1 pourrait aussi agir sur le bouton 24 pour le retirer du passage du levier 23i.
Dans la neuvième forme d'exécution (fig. 27, 28), le noyau 1 est solidaire d'une fourchette 1k embrassant un bouton 24 d'un verrou 50 qui est indépendant du pêne non représenté et qui se loge dans la même gâche que celui-ci ou dans une gâche distincte; il est muni à ses deux extrémités de boutons moletés 1d, <B>Il</B> permettant de l'amener sans clé à la position de fermeture, aussi .bien de l'extérieur que de l'intérieur de la porte.
Les fig. 29 et 30 montrent une dixième forme d'exécution dans laquelle le noyau 1 tourne dans la gaine 14 et peut être déplacé axialement d'avant en arrière pour la con damnation de la serrure. A cet effet, la rosace 9, fixée à la porte, présente une ou verture 9m comportant une partie centrale circulaire 9n et une partie radiale 9o.
De même, la gaine 14 présente une cavité 14-nfz comprenant une partie centrale circulaire 14n et une partie radiale 14o; les dimensions de 14n et 14o sont les mêmes que celles de 9na et de 9o.
L'ouverture 9m et la cavité 14na reçoivent une pièce de condamnation 62 qui a, vue en bout, une forme rectangulaire dont les dimensions sont telles qu'elle peut soit tourner dans les parties 9n avec 14n, si elle occupe une position symétrique par rapport à l'axe du noyau 1 et de la gaine 14, soit pénétrer dans les parties 9o; 14o et immobi liser alors la poignée 2. La pièce 62 pré sente, sur sa face antérieure, une cavité com portant un plan 62b incliné sur l'axe du noyau 1 et une face 59 parallèle à cet axe.
De son côté, le noyau 1 est muni d'un plan incliné 57 coopérant avec le plan 62b et d'un ergot 58, agissant sur la face 59. La pièce 62 est maintenue à deux positions données par rapport à la poignée 2 au moyen d'un verrou à ressort 60 disposé dans 14 et se logeant dans deux crans 62d de 62.
Lorsque les parties de cette forme d'exé cution occupent les positions représentées sur les fig. 29, 30, la pièce 62 se trouve dans les parties circulaires 9n, 14n de l'ouverture 9m et de la cavité 14m: il est possible de faire tourner la poignée 2 et de dégager ainsi le pêne de la gâche.
Si l'on repousse le noyau 1 d'avant en arrière, son plan incliné 5 7 agit sur le plan 62b et fait pénétrer la pièce 62 dans les parties 9o, 14o, ce qui immobilise la poignée 2 et produit la condamnation de la serrure; 62 est maintenue à sa nouvelle position par le verrou 60.
Si le noyau 1 occupe alors par rapport à la gaine 14 la position que montre la fig. 29, il n'est pas immobilisé axialement et périphériquement par les pistons 6 et re vient d'arrière en avant sous l'action du res sort 7, sans que cela change quoi que ce soit à la position de la pièce 62. Lorsqu'on introduit par la suite la clé 10 dans le pas sage la, les pistons 4 lui donnent place, parce qu'ils pénètrent momentanément dans une cavité 61 de la gaine dont ils ressortiront d'ailleurs aussitôt que les créneaux de la clé les auront franchis.
Il est ainsi possible de faire tourner le noyau 1 d'une certaine quan tité, au delà des pistons 6 et de faire agir l'ergot 58 sur la face 59 pour ramener la pièce 62 dans les parties 97a, 14n, ce qui libère la poignée 2 et la serrure.
Au cas où non seulement l'on pousse le noyau d'avant en arrière pour condamner la serrure, mais où on le fait encore tourner d'une certaine quantité dans le sens du mou vement des aiguilles d'une montre, sans que la clé soit placée en lui, les pistons 6 se logent au passage en lui et l'immobilisent axialement et périphériquement. Seule l'in troduction subséquente de la clé 10 dans le passage la permettra de le libérer et de la faire tourner pour que l'ergot 58 ramène la pièce 62 à la position centrale.
Au cas, enfin, où l'on pousse d'avant en arrière et l'on fait tourner le noyau 1 dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, alors que la clé 10 est en lui, les pistons 6 ne peuvent l'immobiliser périphé- riquement et axialement au passage. Ils ne le feront que si la clé est retirée, lorsqu'ils se trouvent en face des logements voulus de 1.
On peut prévoir des pistons supplémen- fâires 6a se trouvant à la position angulaire correspondant à la position angulaire du noyau 1 pour laquelle celui-ci retire la pièce 62 des parties 9ra, 14n: il est alors possible d'immobiliser le noyau 1 à la position où il libère la poignée 2, c'est-à-dire où il est possible de la manoeuvrer pour fermer.
D'après la fig. 31, le noyau 1, qui peut recevoir un mouvement axial en vue de la condamnation de la serrure, présente une gorge tronconique 85 dans laquelle un ver rou 77 pénètre sous l'action d'un ressort 78 pour immobiliser 1 à la position de con damnation. On peut, de l'intérieur de l'es pace à fermer, actionner le noyau 1 au moyen d'un bouton 74 à déplacement axial et libé rer ce noyau du verrou 77 en agissant sur un bouton coulissant<B>76.</B> Ce dernier constitue un écrou vissé sur un filetage d'une cheville fiée au verrou<B>77;</B> quand on serre le bou ton 76, il immobilise ce verrou 77 à une position donnée.
Dans l'avant-dernière forme d'exécution (fig. 32, 33), le noyau 1 à mouvement rotatif est soumis à l'action d'un ressort 81 et peut être actionné de l'intérieur et de l'extérieur de la porte à l'aide de boutons moletés<I>74,</I> 1d. Il présente une partie 86, de section trans versale, de forme générale rectangulaire pou vant se loger dans l'ouverture d'une fourche 82, de forme correspondante, ce qui empêche sa rotation. La fourche 82 tend à être amenée à la position à laquelle elle immobilise le noyau 1 par un ressort 78,
mais peut en être écartée de l'intérieur de l'espace à fermer par le bouton 76.
Dans une dernière forme d'exécution (fig. 34), l'axe rotatif de la poignée non re présentée est muni d'un bras 23z pouvant agir sur une saillie 24 du pêne 22 afin de retirer ce dernier de la gâche. Le bras peut être immobilisé par le noyau 1 à déplacement axial à une position à laquelle ce pêne ne peut être séparé de la gâche.
Le noyau 1 pourrait aussi se déplacer parallèlement à lui-même, transversalement à son axe au lieu d'avoir un mouvement axial. Selon une variante, l'axe 23a (fig. 34) peut présenter un bras 23y indiqué en trait mixte avec lequel un bras rotatif 23x peut venir en prise afin d'empêcher la man#uvre de la poignée; le bras 23x permet cependant cette manoeuvre, lorsqu'il est à la position représentée en pointillé; il se meut avec le noyau rotatif 1.
Les moyens servant à amener de l'exté rieur de l'espace à fermer la serrure soit à un état tel qu'on ne puisse pas faire cesser la coopération des deux organes d'immobili sation, par exemple le pêne et la gâche, en agissant sur l'organe de manoeuvre, par exemple la poignée 2, soit à un état tel qu'on puisse faire cesser cette coopération par ac tion sur l'organe de manaeuvre, ont comporté jusqu'ici une clé 10 et des organes correspon dants.
Ils peuvent cependant présenter d'au tres organes, par exemple ceux d'un méca nisme à combinaison. Celui-ci peut posséder une pièce susceptible de tourner autour d'un axe pouvant coulisser sur celui-ci et permet tant d'agir sur le noyau dans le sens voulu, lorsqu'elle occupe une position axiale donnée; elle ne peut cependant arriver à cette position que si d'autres organes rotatifs et coulissants, coopérant les uns avec les autres, ont été amenés à des positions données, ce qui donne les combinaisons nécessaires.