Article de lingerie en tissu à plusieurs épaisseurs. La présente invention concerne un article de lingerie en tissu, destiné à être soumis à un blanchissage répété; cet article de linge rie peut être, par exemple, un col, faux-col, manchette, plastron ou analogue.
Cet article de lingerie est caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux épaisseurs, dont l'une au moins est enduite d'une ma tière résineuse thermoplastique, ne se ramol lissant pas à la température du corps hu main, mais capable de se ramollir et de cons tituer un liant aux températures de repas sage, la couleur de cette matière résineuse thermoplastique n'étant pas sensiblement altérée par un blanchissage répété de l'article de lingerie.
Suivant la forme de réalisation préférée de l'objet de l'invention, dans un article à trois épaisseurs, c'est la triplure ou épaisseur moyenne de l'article qui est enduite de cette matière résineuse thermoplastique.
Celle-ci est constituée, par exemple et de préférence, par une composition à base de résines polyvinyliques.
L'une des épaisseurs du tissu. -de l'article peut en outre être imprégnée d'une substance adhérente, faisant prise et reliant entre eux les fils du tissu, en empêchant un rétrécisse ment sensible de l'article lors de son blan chissage.
Cette substance adhérente imprègne de préférence la triplure de l'article de lingerie. Cette substance adhérente est de préfà- rence insoluble dans l'eau; elle peut consister par exemple en cellulose régénérée.
Le dessin ci-joint montre un exemple d'exécution de l'objet de l'invention, sous forme d'un col.
La fig. 1 est une vue en perspective d'un col à trois épaisseurs, une partie de l'épais seur .de dessus du tissu étant arrachée et ramenée en arrière pour montrer la triplure; La fig. 2 est une vue en perspective, à échelle agrandie, montrant la triplure du col; Les fig. 3 et 4 sont des vues partielles en coupe, à échelle agrandie, de la triplure imprégnée de la substance adhérente et de la triplure imprégnée de celle-ci et enduite de la matière résineuse sur ses deux faces.
Il est bien connu que le rétrécissement se produisant lors du blanchissage dans un article de lingerie résulte pour la plus grande partie de l'allongement que le tissu subit pendant les diverses opérations de blanchi ment et -de finissage. Si dans le procédé de finissage, on n'a pas eu recours à une opé ration pour compenser cet allongement du tissu, l'article de lingerie, lorsqu'il est sou mis au blanchissage, subit un rétrécissement proportionnel à cet allongement. Les procé dés, employés pour produire le rétrécissement du tissu après son allongement dû aux opé rations de finissage, ne suppriment pas com plètement le rétrécissement de l'article de lingerie fabriqué avec le tissu ainsi traité.
Le col représenté à la fig. 1 est établi de façon qu'il ne subisse aucun rétrécisse ment lors d'un blanchissage, même répété. Il comprend trois épaisseurs, dont celle du milieu, la triplure, est constituée par une bande de tissu 1 (fig. 2), qui a d'abord été imprégnée d'une substance adhérente comme il est montré à la fig. 3 et, ensuite, enduite sur ses deux faces d'une matière ré sineuse thermoplastique 3, comme on peut le voir à la fig. 4.
Dans ce qui suit, il est décrit en détail, à titre d'exemple, un procédé qui peut être employé pour préparer la triplure utilisée pour la fabrication de ce col.
Après que le tissu en lequel consiste cette triplure a été soumis au susdit allongement, dû aux opérations de finissage, et de préfé rence, si on le désire, au rétrécissement des tiné à compenser cet allongement pour la plus grande partie, on imprègne ce tissu d'une substance adhérente susceptible de faire prise et de relier entre eux les fils du tissu, de façon à le rendre sensiblement exempt de rétrécissement ou d'allongement lors d'un blanchissage. Cette substance peut être de l'amidon; celui-ci sert à résister à l'étirement ou allongement et maintient le tissu à plat pour l'application subséquente de l'enduit résineux.
Cependant, comme il sera expliqué ci-après, il se produit des fentes ou fissures dans la surface de l'enduit résineux insoluble dans l'eau, par suite de l'action mé canique du blanchissage. Cette formation de fissures permet à l'eau de s'infiltrer dans les fils de la triplure, et si l'on emploie de l'amidon pour l'apprêt des fils du tissu ser vant à fabriquer la triplure, cet amidon sera finalement enlevé à un grand degré par le lavage, de sorte qu'il en résultera un léger rétrécissement.
Pour cette raison, il est désirable que la substance adhérente, employée en vue d'em pêcher un rétrécissement ou allongement de la triplure, soit insoluble dans l'eau de même qu'insoluble dans les matières utilisées dans les opérations subséquentes, par exemple dans le solvant employé pour la composition rési neuse. Le traitement par une solution, à. partir de laquelle de la cellulose peut être précipitée ou régénérée, donne d'excellents résultats.. Par exemple, il y a lieu de préfé rer une solution de viscose, ou une solution de cellulose dans de l'hydrate de cuivre am moniacal, solutions à partir de l'une ou l'au tre desquelles la cellulose est précipitée et régénérée sur la triplure par traitement avec de l'acide sulfurique.
Au lieu de la cellulose régénérée, on peut employer, si on le désire, d'autres matières qui peuvent être rendues insolubles sur les fils :de la triplure, par exemple, le composé insoluble obtenu par la réaction de colle ou gélatine avec de la for mald6hyde.
Dans la formation de ces liants insolu bles sur la triplure, il est nécessaire de faire passer le tissu successivement dans deux so lutions, la première contenant la matière à précipiter, et la seconde l'agent de précipi tation. Par exemple, la première peut être une solution de viscose, de la cellulose cupro- ammoniacale ou de la colle, et la seconde peut être l'agent de précipitation approprié, tel que l'acide sulfurique ou la formaldé- hyde. On plonge la triplure, étendue à plat, dans les solutions et on peut employer une machine ou dispositif approprié quelconque qui assure une imprégnation uniforme de la triplure.
A titre d'exemple, on peut plonger le tissu dans une solution normale de viscose contenant approximativement 4 % de cellu lose. Pendant que le tissu est encore mouillé, on le fait passer à travers une solution d'acide sulfurique dans de l'eau, dont la concentra tion est d'environ 6 % en poids. La cellulose est ainsi précipitée dans et autour des fibres du tissu. On rince le tissu dans de l'eau pure pour enlever par lavage l'acide en excès, et on fait passer ensuite le tissu à travers un bain contenant du sulfure de sodium approxi mativement dans la proportion de 1,5 % du poids d'eau.
Cette opération sert à dissoudre les sulfites formés par la réaction précédente de l'acide sulfurique sur la viscose. On rince à nouveau à. fond le tissu dans de l'eau pure jusqu'à ce qu'il soit complètement exempt d'impuretés, et on le sèche à la largeur dé sirée. Dans ce cas, comme dans le cas de la solution cuproammoniacale de cellulose, la cellulose est déposée dans et autour des fils du tissu, de telle manière qu'elle relie entre elles les fibres de chaque fil et qu'elle relie les fils entre eux à leurs points de croisement. Sur les fig. 2 et 3, le tissu, traité de la ma nière décrite, est représenté en 1. Sur la.
fig. 3, la cellulose dont il est question plus haut est représentée en 2. Les fils du tissu sont liés l'un à l'autre aux nombreux points de croisement ou d'intersection représentés sur la fig. 2.
Il a été constaté que l'opération ci-dessus décrite donne à la matière moins de tendance à se rétrécir ou s'allonger que dans son état initial; mais, dans le but d'éliminer sensible ment le rétrécissement ou l'allongement, il est habituellement nécessaire de répéter le traitement pour assurer une liaison complète entre les fibres des fils et entre les fils qui se croisent dans le tissu, et pour qu'une mince couche de cellulose soit formée sur et autour des fils.
Il a été constaté que trois immersions dans les solutions, comme spécifié ci-dessus, sont désirables pour assurer le résultat cher- ché. Toutefois, en vue d'opérations ultérieures qui seront décrites ci-après, on verra qu'il peut n'être pas toujours nécessaire d'effectuer l'opération ci-dessus de façon complète, étant donné que le traitement ultérieur par la ma tière résineuse thermoplastique contribue lui même à obtenir la suppression désirée du ré trécissement ou de l'allongement du tissu.
Après que la matière a ainsi été traitée, on applique une matière résineuse, plastique à chaud, sur l'une des faces ou sur les deux faces de la triplure, suivant qu'on le désire. Il y a lieu d'employer, comme matière rési neuse, une matière qui ne se ramollit pas à la température du corps humain, mais capa ble de se ramollir et de constituer un liant à la température du fer à repasser, par exemple à des températures comprises entre 120 et <B>150</B> C, de sorte que, pendant chaque opéra tion de repassage après blanchissage, la ma tière reprend une rigidité comparable à celle qu'elle possédait initialement.
L'expression "matière résineuse thermoplastique" est em ployée dans la présente description pour dési gner des produits qui existent dans un état chimique suffisamment stable pour que des applications répétées de chaleur aux tempé ratures de repassage n'aient pas pour résultat la perte des propriétés thermoplastiques de la résine.
Diverses compositions résineuses possèdent ces propriétés; on peut employer, par exemple, certaines résines du groupe sui vant, qui possèdent ces propriétés; résines po- lyvinyliques, résines polystyroliques, résines provenant de la condensation de polyalcools et d'acides polybasiques, résines provenant de la condensation d'urée et de formaldéhyde, résines provenant de la condensation de thion- rée et de formaldéhyde,
résines provenant de la condensation de sulfamides aromatiques et de formaldëhyde, et analogues, avec ou sans plastifiants. Les résines polyvinyliques con viennent particulièrement bien étant donné qu'elles sont incolores. Ces résines peuvent être décrites comme suit: La "vinylite A" (qui est un polymère de l'acétate de vinyle) possède un point de fu sion d'environ 65 C.
Sa couleur n'est pas altérée par l'application de chaleur, mais cette résine est affectée elle-même de façon nuisi ble par l'acide ou l'alcali qui est fréquem ment employé dans le blanchissage, au point que ses propriétés adhésives sont détruites; La "vinylite FI" (qui est un copolymère du chlorure de vinyle et de l'acétate de vi nyle) possède un point de fusion sensiblement supérieur à 120' C et elle n'est pas affectée par l'acide ou l'alcali utilisé dans le blan chissage, mais sa couleur est altérée par l'ac tion de la chaleur à. la température utilisée dans la fabrication ou le repassage après blanchissage.
Le "vinyle-benzène" (ou phenyléthylène polymérisé, qui appartient à la même famille que la vinylite, sauf que le phényle est sub stitué au chlorure ou à l'acétate) possède un point de fusion supérieur à 150 C. Il n'est pas affecté de manière nuisible par l'acide ou l'alcali utilisé dans le blanchissage, et sa cou leur n'est pas altérée par l'application de chaleur.
Comme il est désirable d'assurer une liai son permanente entre la triplure et la ou les épaisseurs de tissu qui recouvrent celle-ci, à une température d'environ 120 C ou au dessus, liaison qui ne soit pas détruite à la température d'ébullition de l'eau, 100 C, il est préférable de mélanger certaines de ces matières résineuses, en premier lieu pour ob tenir le point de fusion désiré, en deuxième lieu pour éliminer la tendance à l'altération de couleur par le blanchissage, y compris l'ac tion de la. chaleur à. laquelle le tissu peut être exposé, et en troisième lieu pour éliminer l'effet nuisible de l'acide ou alcali utilisé dans le blanchissage de l'article de lingerie.
On peut atteindre ce résultat en mélangeant les matières résineuses dans des proportions convenables, par exemple: "Vinylite H", environ 69 %, "vinylite A", environ 291/J %, stéarate de calcium (destiné â servir de stabilisant, si on le désire, bien que ceci ne soit pas nécessaire), environ 1 i/2 %.
On peut faire varier les proportions don nées ci-dessus, dans certaines limites, en con servant les propriétés désirées. On verra qu'une diminution de la proportion de "viny- lite H" et un accroissement de la proportion de "vinylite A" serviront à abaisser le point de fusion. Au contraire, l'accroissement de la proportion de "vinylite H" jusqu'à 75 % en viron, ou au-dessus, produira une altération de la couleur sous l'action de la chaleur, bien que la liaison entre les épaisseurs de tissu ne soit pas affectée.
Comme autre exemple, on obtient également le résultat désiré par la composition approximative suivante: "Vinylite A", 49 %, "vintle-benzène", 50 %, stéarate de calcium (destiné à servir de stabilisant, si on le désire, bien que ceci ne soit pas nécessaire), 1 % .
Dans ce cas, on peut aceroitre la propor tion de "vinyle-benzène" jusqu'à 65 % et ré duire la proportion de "-#inylite A" jusqu'à 35 %, en obtenant encore une liaison satisfai sante. "Si, au contraire, on augmente la pro portion de "vinyle-benzène" sensiblement au- dessus de 65 %, on n'obtient pas une liaison satisfaisante. Si on augmentait la proportion de "vinylite A" sensiblement au-dessus de 50 %, le point de fusion serait abaissé en dessous du point d'ébullition de l'eau, ce qui permettrait la, séparation des épaisseurs du tissu pendant. l'opération de blanchissage.
Pour amener les composés résineux cités ci-dessus à l'état pâteux qui convient pour les manipulations, on dissout les résines et on les mélange intimement dans un poids approximativement équivalent d'acétone. Si l'on désire réduire la volatilité du solvant, il peut être avantageux de remplacer une partie de l'acétone par du toluène. Le tissu. ayant subi un apprêt préalable par la première opé ration, est enduit, sur une face au moins, de la composition résineuse, de manière à obte nir une couche mince continue; on obtient des résultats satisfaisants avec une machine d'en- duisage du type courant. La couche d'enduit résineux est représentée sur le dessin en 3.
On remarquera que l'opération décrite en premier lieu ci-dessus (imprégnation par une substance adhérente) servira à communiquer au tissu, servant à la fabrication de la tri plure, un certain degré de raideur, et que la cellulose, utilisée pour relier entre elles les fibres des fils et pour relier entre eux les fils du tissu, est d'une nature insoluble, à la fois sous l'action du blanchissage et des matières utilisées pour le nettoyage, ainsi que des sol vants utilisés dans l'application de l'enduit résineux.
Il est également évident que l'enduit résineux, appliqué comme décrit ci-dessus, servira en outre à rendre plus raide ou rigide le tissu de la triplure. Il est par conséquent désirable en pratique de contrôler le degré de rigidité ou de raideur communiqué au tissu en augmentant ou diminuant le traitement décrit en premier lieu. Il a toutefois été cons taté que, pour obtenir le résultat le plus satis faisant dans l'article de lingerie achevé, il est bon de maintenir la quantité de matières résineuses, appliquée ensuite, dans des limites très étroites qui seront discutées ci-après.
On verra par suite que si le tissu de la triplure, ainsi traité, est placé entre des épais seurs de tissu qui doivent le recouvrir, ou est placé contre une telle épaisseur de tissu, et est humidifié s'il est désirable, et s'il est exposé à l'action de chaleur et d'une pression, le ou les solvants sont éliminés et la rigidité de l'article de lingerie achevé est accrue. La température utilisée dans la fabrication de cols et dans le repassage après blanchissage est, dans la pratique habituelle, voisine de <B>1.50</B> C. La température qu'on peut utiliser est naturellement limitée à celle à laquelle le tissu repassé tendrait à être brûlé.
En rai son du fait qu'une température quelconque, qu'on pourrait utiliser en toute sécurité avec des tissus en coton, n'est pas suffisamment élevée pour détruire la thermo-plasticité des résines employées, l'enduit résineux reste dans cet état thermoplastique qui est le plus dési rable lorsque la triplure doit être utilisée dans un col souple ou demi-souple.
En outre, il est évident que si, par suite d'une action inha bituelle quelconque, la triplure se séparait par endroits de l'épaisseur ou des épaisseurs de tissu recouvrant cette triplure, la matière résineuse, se trouvant encore à l'état thermo plastique, peut créer et agira de façon à créer à nouveau une liaison entre la triplure et la ou les épaisseurs de tissu de recouvre ment lorsqu'elle sera à nouveau exposée à l'action de la chaleur et de la pression.
Si l'on désire obtenir un col plus rigide que celui obtenu par la simple opération de re passage spécifiée ci-dessus, on peut humidi fier la triplure, ainsi que la ou les épaisseurs de tissu qui la recouvrent, avec un solvant pour la matière résineuse, par exemple de l'acétone, et procéder ensuite au repassage, comme décrit.
La quantité de matière résineuse, appli quée sur la triplure sous forme d'une mince couche continue, doit être maintenue dans des limites .suffisamment étroites pour empêcher cette matière résineuse, lorsqu'elle se trouve à l'état plastique sous l'action de la chaleur et de la pression, de couler à traversi la ou les épaisseurs de tissu recouvrant la triplure, à un degré tel qu'elle pénètre dans cette ou ces épaisseurs .de tissu jusqu'à leur surface,
bien qu'il se produise un transfert partiel de la résine à partir :de la triplure jusqu'à la surface intérieure de la ou des épaisseurs de tissu recouvrant celle-ci.
La quantité de matière résineuse qui peut être appliquée en toute sécurité au tissu de la triplure dépend quelque peu du poids du tissu utilisé pour la triplure, mais, dans le but particulier envisagé, il a été constaté qu'une proportion d'environ 50 gr par mètre carré de tissu de triplure donnera les résultats désirés,
sans que la matière résineuse coule à travers la ou les épaisseurs de tissu de recouvrement jusqu'à la surface de celles-ci. L'article ainsi produit n'est pas, dans son état initial, per méable -à l'eau, par suite de la nature conti nue de la mince couche d'enduit résineux.
Toutefois, lors du premier blanchissage de l'article, l'action mécanique du blanchissage, qui est en général réalisé à une température d'environ 70 à 80 C, inférieure au point de fusion de la matière résineuse employée, produit la formation de fissures ou fentes dans la couche de matière résineuse entre les mailles du tissu, ce qui permet ensuite à l'eau de pénétrer facilement à travers celui-ci.
Il est avantageux qu'il y ait un équilibre con- venable entre les matières résineuses entrant dans la composition de l'enduit résineux pour que celui-ci, à la température habituellement employée dans le blanchissage, en temps nor mal 70 à 80 C, ne devienne pas mou et trop flexible, mais permette la formation de fissures sous l'action mécanique du blanchis sage.
Comme il a été indiqué, on choisit les matières résineuses et on les emploie dans des proportions telles qu'elles donnent à l'enduit résineux un point de fusion ou de ramollissement sensiblement supérieur à la température du corps humain. Par consé quent, la. liaison entre la triplure et la ou les épaisseurs de tissu qui recouvrent celle-ci dans l'article n'est pas détruite pendant le blanchissage. Comme le traitement n'a pas été appliqué à la ou aux épaisseurs de tissu qui recouvrent la triplure et qui possèdent normalement un rétrécissement résiduel (le 1 à 6 %, ces épaisseurs de tissu de recouvre ment conservent une tendance naturelle à se rétrécir.
Toutefois, en raison du fait que la liaison entre les épaisseurs de tissu est main tenue intacte et que la triplure est la plus rigide des épaisseurs du tissu comme résultat du traitement auquel elle a été soumise, la triplure s'oppose au rétrécissement de la ou des épaisseurs de tissu qui la recouvrent et elle communique à l'article lui-même la pro priété de ne pas se rétrécir. En outre, une certaine partie de l'enduit résineux de la triplure est transférée à la ou aux épaisseurs de tissu de recouvrement pendant l'applica tion de chaleur et de pression, et ceci égale ment a, pour effet de s'opposer à la tendance de cette ou ces épaisseurs de tissu de recou vrement à se rétrécir.
En raison du fait que les matières rési neuses employées ont un point de ramollis sement bien supérieur à 38 C, il ne se pro duit pas de ramollissement à la température de la transpiration, et, en outre, les résines utilisées sont employées dans des proportions convenablement calculées pour résister à l'ac tion d'acides ou alcalis. Par conséquent, l'ar ticle de lingerie conserve sa raideur pendant son usage normal et ne présente aucune ten dance apparente à se déformer.
Il a été mentionné ci-dessus- l'emploi d'une ou plusieurs épaisseurs de tissu recou vrant la triplure et il a été indiqué que, suivant la pratique. généralement suivie, on emploie une triplure entre deux épaisseurs de tissu qui la recouvrent. On peut toutefois obtenir un article de lingerie satisfaisant, en utilisant seulement une épaisseur de tissu recouvrant une doublure par-dessus, c'est-à- dire en disposant la doublure à l'intérieur. Dans ce cas, il est désirable d'employer une doublure en un tissu à tissage serré, avec un enduit résineux appliqué seulement sur la surface de la doublure qui doit être placée en contact avec l'épaisseur de tissu de recou vrement.
L'article de lingerie ainsi produit pré sente les avantages suivants: il ne possède aucune tendance notable au rétrécissement ou à l'allongement pendant son emploi nor mal, au cours de toute sa durée d'utilisation;
la doublure ou la triplure adhère, <B>à</B> la ou aux épaisseurs -de tissu qui la recouvrent, sous l'action de la chaleur et de la pression, lors du repassage; l'article présente une rai deur ou rigidité permanente, obviant à la nécessité d'employer de l'amidon ou analogue lors d'un blanchissage répété; cet article se laisse facilement imprégner par l'eau, de sorte qu'on obtient un blanchissage satisfai sant dans les conditions normales de lavage; les épaisseurs de tissu ne se séparent pas l'une de l'autre à. la température de l'eau bouillante; l'article ne se déforme pas sous l'action de l'humidité ou de la transpiration.