CH192549A - Procédé pour obtenir, en une opération continue, des fils lustrés complètement organsinés, et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. - Google Patents

Procédé pour obtenir, en une opération continue, des fils lustrés complètement organsinés, et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé.

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CH192549A
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D02YARNS; MECHANICAL FINISHING OF YARNS OR ROPES; WARPING OR BEAMING
    • D02GCRIMPING OR CURLING FIBRES, FILAMENTS, THREADS, OR YARNS; YARNS OR THREADS
    • D02G3/00Yarns or threads, e.g. fancy yarns; Processes or apparatus for the production thereof, not otherwise provided for

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  • Mechanical Engineering (AREA)
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  • Spinning Or Twisting Of Yarns (AREA)

Description


  Procédé pour obtenir, en une opération continue, des fils lustrés complètement       organsinés,    et machine pour la mise en     #uvre    de ce procédé.    La présente     invention    comprend un pro  cédé pour obtenir, en une opération     continue,          d(    fils lustrés     complètement        organsinés,    sous  forme de bobines sans tête prêtes à être uti  lisées dans une machine de     tissage.    L'inven  tion comprend également une machine pour la  mise en     aeuvre    de ce procédé.  



  On entend par "fils lustrés", des fils tels  que la soie brute, la rayonne ou soie artifi  cielle, la soie filée, la rayonne filée, ou les  fils     formés    par l'une     quelconque    des fibres  ci-dessus, ainsi que les fils dits de "pigments  synthétiques".  



  Bien que des machines aient été déjà réa  lisées en vue du doublage et du retordage du  fil, aucune desdites machines et aucun des  procédés antérieurs n'ont été adaptés au bo  binage de soie et de rayonne, et plus parti  culièrement du crêpe de soie. Par contre, ainsi  qu'il ressortira de la     description    de la forme  d'exécution. de la machine représentée au  dessin, on peut, au moyen de     cette        forme     d'exécution, à la fois     organsiner    la soie et for-    mer des cannettes, et plus particulièrement  former des cannettes de soie pour crêpe, prê  tes pour la navette, et dans lesquelles la soie  ne tendra pas à     s'entortiller    au cours du tis  sage.  



  Le procédé que comprend l'invention est  caractérisé en ce qu'on prélève du fil, prati  quement non retordu, directement à partir de  spires de ce fil, en ce qu'on conduit celui-ci  jusqu'à un dispositif à rouleau d'alimentation,  après quoi on amène le fil au     çurseur    d'un  métier à     filer    à anneau,     commandé    de ma  nière à donner au fil la totalité du retordage  nécessaire, en     une    seule opération de filature,  puis on enroule le     fil    complètement     organsiné     en bobines prêtes à être, sans     rebobinage,    con  fection de cannettes ou de     busettes,    fournies  à une machine de tissage,

       l'exécution    de l'en  roulement sur la     bobine    ayant lieu     grâce    à un  mouvement transversal tel que l'interruption  et la reprise subséquente de l'enroulement  d'une bobine quelconque pourra avoir lieu  en un point quelconque de la formation de la      bobine, sans aucunement affecter la forme  des bobines produites.  



  La machine que comprend également l'in  vention est     caractérisée    par plusieurs     uni-          tés    dont chacune comprend des moyens de  prélèvement d'au moins un fil pratiquement  non retordu dans un enroulement, un dispo  sitif à rouleau     d'alimentation,    un mécanisme  pour conduire le fil jusqu'au curseur d'un  métier à filer à anneau, à une vitesse telle  que la totalité du retordage requis en vue       d'organsiner    complètement le fil sera im  primé à     celui-ci,    en une seule     opération    de fi  lature,

       un    dispositif enrouleur     destiné    à l'en  roulement du fil filé directement en bobines  sans tête, formées de façon telle qu'elles pour  ront être utilisées directement dans une ma  chine de     tissage,    et des moyens associés au  dit     dispositif    enrouleur de bobines, permet  tant la reprise -de l'enroulement d'une bobine  quelconque, à un instant quelconque au cours  de la     formation    de celle-ci, sans modifier la  forme     finale    de la bobine.  



  Dans la pratique     habituelle    de     l'organsi-          nage    du crêpe de soie et de rayonne, et de  formation de     busettes    ou cannettes de crêpe  de     rayonne    et de soie, on a recours à     cinq     opérations séparées, qui rendent la     fabrication     difficile et onéreuse.

   La présente invention  permet     d'organsiner    la soie et de former des       busettes    ou cannettes en partant directement  d'écheveaux ou de roquets, en une     opération          continue,    la machine que comprend l'inven  tion     effectuant    une unique     opération    de fi  lature.  



  Le     dessin    annexé représente, à titre  d'exemple, une     forme        d'exécution    de la ma  chine que comprend l'invention.  



  La     fig.    1 est une vue de profil d'une des  -unités composant     cette    machine;       La        fig.    2 est une vue de face de la ma  chine représentée à la     fig.    1;  La     fig.    3 montre une vue de détail repré  sentant une partie d'un mécanisme de com  mande de mouvement     d'envidage        ("traverse     drive");  La     fig.    4     est    une     vue    dans un plan per-         pendiculaire    à celui -de la     fig.    3, et montrant  des cames de commande;

    La     fig.    5 est une vue de détail à plus  grande échelle     d'un    dispositif à rouleau d'a  limentation et d'un montage de     tige    de dé  gagement d'une broche de bobinage;  La     fig.    6 est une vue en plan du     dispositif     à rouleau représenté à la     fig.    5;  La     fig.    7 est une vue partielle de détail,  en coupe par la ligne 7-7 de la     fig.    5;  La     fig.    8 montre un détail d'un méca  nisme de verrouillage, en coupe par la ligne  8-8 de la     fig.    5 ;

    La     fig.    9 est une vue de détail montrant  le montage et la commande de bobinage;  La     fig.    10 est une vue de détail, à plus  grande échelle, d'une forme     d'exécution    lé  gèrement modifiée;  La     fig.    11 est une vue partielle de détail,  dans un     plan    perpendiculaire à celui de la       fig.10.     



  En se référant à la     fig.    1, on voit que la  machine     comporte    un bâti 1 sur lequel tout  le mécanisme est monté. Un moteur 2 est     fixé     au centre du     bâti    1, et     entraîne    une cour  roie de transmission 3. Le bâti 1 est établi de  manière à     porter    des séries     d'unités    symé  triques sur     chacun    de ses côtés. Ces unités  sont toutefois identiques et il suffira par con  séquent de     décrire    et de montrer seulement  une seule unité gauche, par exemple, de la       machine.     



  La     courroie    3     entraîne    des     poulies    4 et  4'. Un arbre 5 s'étend vers le bas depuis la  poulie 4', et porte     une    vis sans fin 6 à son       extrémité    inférieure, laquelle engrène avec  une couronne 7 montée sur un arbre 8 por  tant un hérisson 9. Une chaîne 10 passe sur  le hérisson     d'entraînement    9. La chaîne 10  commande un mécanisme     d'envidage,    désigné  en     -.    dans son ensemble,     ainsi    qu'un méca  nisme à rouleau d'alimentation désigné     dans     son ensemble en B.

   La chaîne 10     passe    sur des  hérissons 11, 12 et 13. Le     hérisson    11 com  mande à son tour     un    renvoi à pignons d'an  gle 14 et 15,     transmettant    la commande à un  arbre 16,     convenablement    supporté dans le  bâti 1. La commande est transmise par Par-           bre    16 en vue de contrôler le mouvement du       mécanisme        d'envidage    A, que l'on décrira  plus en détail dans la suite.  



  Le hérisson 12 commande des pignons  d'angle 17 et 18 transmettant l'entraînement  à un arbre 19, en vue d'entraîner le méca  nisme à rouleau B. Une broche de bobinage  20 comporte un moyeu élargi 21, se trouvant       normalement    en contact d'entraînement avec  la courroie 3. La broche 20 est montée par  son     extrémité        inférieure    de façon telle qu'elle  peut être déplacée pour être mise en et hors  de contact avec la courroie d'entraînement 3,  de sorte que ladite broche peut être libérée de  l'engagement d'entraînement avec la courroie,  sans devoir arrêter la machine ou gêner le  fonctionnement d'autres éléments de celle-ci.  



  Un bras de support principal 22 est fixé  rigidement à la partie supérieure du bâti 1.  Ce bras porte, à son extrémité libre, un  moyeu central 23, lequel supporte lui-même  quatre bras 24, chacun supportant à son ex  trémité libre un dévidoir ou touret 25 établi  pour recevoir un écheveau. Le moyeu central  23 est supporté par le bras 22 de manière à  pouvoir tourner' afin que chaque dévidoir 25  puisse être amené à la portée de l'ouvrier qui  doit nouer les brins brisés et remplacer les  écheveaux épuisés. Le moyeu 23 est maintenu  à toute position donnée par rapport au bras  22 au moyen d'un dispositif de verrouillage  26 qui traverse le bras 22 et qui est suscep  tible d'être introduit à volonté dans des cavi  tés 27 du moyeu 23     (fig.    10 et 11).  



  La façon suivant laquelle les brins sont  pris     dans    les différents écheveaux est telle  que le moyeu 23 peut être déplacé puis re  tenu à toute position, sans gêner le fonction  nement de la machine. L'extrémité du brin pro  venant de chaque écheveau passe dans un     oeil-          leton    de porcelaine 28 porté par le moyeu 23,  puis est orientée transversalement au moyeu  23, pour arriver à un unique guide collecteur  en porcelaine 29, porté par le bras 22' de  l'unité voisine. Depuis le guide 29, le fil 30       descend    jusqu'au dispositif à rouleau d'ali  mentation B     (fig.    2).

      En raison de la     très    grande difficulté  qu'on rencontre à réaliser des dévidoirs ou  tourets parfaitement équilibrés, et de .l'hu  midité irrégulière des différentes     partions     des écheveaux portés par ceux-ci, un méca  nisme individuel de freinage est prévu pour  chaque dévidoir ou touret, de manière à assu  rer une tension     uniforme    des différents brins  provenant des différents écheveaux. Chaque  dévidoir 25 comporte une surface de freinage  31     (fig.    10) coopérant avec un sabot de frein  32 en     caoutchouc,    lequel est porté par une  tige métallique 33 qui pivote sur une monture  isolée 34 du bras 24. Un ressort 35 repousse  normalement le sabot 32 contre la surface 31.

    L'extrémité opposée de la tige 33     (fig.    11)  est repliée vers     l'extérieur    et passe     dans    une  boucle de guidage 36 pour se     terminer    en  une extrémité 37 rabattue à angle droit.       L'aeilleton    de porcelaine 28 est     porté    par une  tige métallique 38 qui est montée à pivote  ment dans un support isolé 39     appartenant    au  moyeu central 23. Un ressort 40 repousse       normalement    la tige 38 et     l'oeilleton    de porce  laine 28 vers l'intérieur, contre le moyeu 23.  



  L'extrémité     coudée    37 de la tige métalli  que 33 s'étend contre la tige 38 portant       l'oeilleton    28. La disposition est telle que  lorsque l'un des brins est tiré dans     l'oeille-          ton    28 sous tension     normale,    celui-ci est     lui-          même    attiré vers     l'extérieur,    contre l'action  du     ressort    40, et     attire    à son tour l'extrémité  inférieure de la tige 33 vers l'extérieur, sous  l'action de son extrémité coudée 37.

   Ceci  amène la     tige    33 à pivoter sur sa monture 34,  contre l'action du ressort 35, pour dégager  ainsi le sabot de frein 32.  



  Si le dévidoir ou touret tourne trop rapi  dement, par suite de son     déséquilibrage,    il  tend à provoquer un     mollissement    du brin et  à faire disparaître sa tension normale. Lors  qu'il en est ainsi, le ressort 35 applique im  médiatement le sabot de     frein    32 sur le     d6vi-          doir    et ralentit sa     rotation    jusqu'à ce qu'on  ait rétabli la tension normale du brin.  



  Le bras 38 qui porte     l'aeilleton    28 est  également disposé -de manière à     être    repoussé,  lorsqu'un brin se casse, sous l'action du res-      sort 40, contre un organe de     contact    41 des  tiné à     fermer    un circuit électrique comman  dant un     mécanisme    d'arrêt qu'on décrira  plus loin.  



  Le dispositif à rouleau d'alimentation B  est supporté par un bras de monture 42     fixé     à la partie supérieure du bâti 1. L'arbre 19  passe le long du bras 42, pour entraîner un  rouleau 43 par l'intermédiaire de pignons  d'angle 44 et 45     (fig.    5 et 6). Le bras de  support 42 porte, fixée sur lui, une barre 46  orientée perpendiculairement. A     l'extrémité     inférieure de cette barre 46 est     assujetti    un  bras 47 parallèle au bras 42.

   Une barre 48  oscillante est montée à pivotement sur l'ex  trémité libre du .bras 47, ladite barre 48  comportant un coussinet 49 destiné à un ar  bre 50 portant le rouleau 43 et le pignon  d'angle 45; la barre 48 est éloignée du pignon  d'angle 44 appartenant à l'arbre 19, sous  l'action d'un ressort 51.  



  La barre oscillante 48 est normalement       maintenue    à une     position    à laquelle le pignon  d'angle 45 engrène avec le pignon d'angle  44, contre l'action du ressort 51, grâce à une  barre de verrouillage 53 pourvue     d'une    fente  54 par laquelle passe un tenon 55 qui relie  la barre de verrouillage 53 à la barre 48.  



  A l'extrémité supérieure de la barre 46       (fig.    8) est prévue une monture 56 qui porte  une pièce 57, laquelle pivote en 58 et est sus  ceptible, en position     normale,    d'agir en liai  son avec un crochet 59 de l'extrémité de la  barre de verrouillage 53, de manière à retenir  la barre oscillante 48 à la     position    à laquelle  les     pignons    44 et 45 se trouvent en engage  ment. La pièce 57 porte également un électro  aimant 60 et une armature 61, pivotant en 62  et portant un doigt 63 susceptible, lorsque  l'aimant 60 est excité, de venir engager une  oreille 64 portée par le pignon d'angle 44  monté sur l'arbre 19.  



  La disposition est telle que lorsque  l'électro-aimant 60 est excité du fait de la       fermeture    d'un circuit, laquelle résulte de  la     rupture    d'un brin, l'armature 61 est atti  rée et fait en sorte que le doigt 63 se dé  place jusqu'à     venir    dans le trajet de 1'o-         reille    64     appartenant    au pignon 44.     Cette     oreille 64 déplace le doigt 63 et fait osciller  la pièce 57 autour de l'axe 58, de     manière    à  dégager la barre de verrouillage 53.

   La li  bération de cette dernière permet au ressort  51 de faire mouvoir le bras 48 de manière à  dégager les pignons d'angle 44 et 45, en per  mettant au rouleau 43 de     s'immobiliser.     



  Le rouleau d'alimentation 43 est d'un dia  mètre d'au moins 13 cm environ, et est beau  coup plus long que les galets d'alimentation  habituels généralement employés dans les  métiers à filer du même genre. Le fil doublé  est enroulé plusieurs fois autour du rouleau  43, ce qui donne naissance à une importante  longueur de fil entre un     oéilleton    de rassem  blement 76 et un anneau 107.  



  Le fait de     maintenir    cette longueur im  portante de fil sur le rouleau d'alimentation  43 présente de l'importance, attendu que ce  fil se trouve dans une telle relation avec le  banc de filature annulaire que le retordage  pourra parvenir jusqu'au fil entourant le rou  leau     d'alimentation,    en sorte que le fil accu  mulé sur le rouleau pourra recevoir et ab  sorber un retordage substantiel.  



  Le fil présente ainsi un retordage mar  qué avant qu'il atteigne une zone dégagée et  soit soumis à la force     -centrifuge    importante  qui lui est appliquée pendant l'opération de  filature     annulaire    en une seule passe; le fil  sur le rouleau peut également absorber le  retordage et prévenir     l'application    d'une  tension excessive à la     longueur    de fil inter  médiaire entre le rouleau et la     bobine;

      en ou  tre, on obtient un retordage     pratiquement     uniforme en tous les     points    du fil .du fait  que, quoique correspondant à     un    mouvement       transversal        d'envidage        important,    la lon  gueur -de fil entre le rouleau et     l'anneau    est  beaucoup plus faible à la fin de la course  ascendante d'en-vidage qu'à la fin de la  course descendante; le retordage passe sim  plement plus en arrière le long du fil, au  cours du mouvement     d'envidage    vers le haut  que pendant la course vers le bas.

   Le     fil    re  tordu enroulé sur la     bobine    est alors prati-           quement    exempt de variations dans le retor  dage.  



  Pour séparer la broche     porte-cannette    20  de la courroie d'entraînement 3, la barre de  verrouillage 53 est     pourvue    à son extrémité  extérieure d'une ouverture 65 par laquelle  passe une tige de dégagement de broche 66,  montée à pivotement, à son extrémité infé  rieure, sur un axe 67 autour duquel elle est  déplacée sous l'action de la barre de ver  rouillage 53, lorsque la barre oscillante 48  est dégagée par le ressort 51.  



  Comme on le voit à la     fig.    2, la tige de  dégagement de broche 66 s'étend     derrière    un  doigt 68 porté par la monture 69 de la bro  che 20, cette monture étant supportée par un  pivot vertical 70 excentrique à l'axe de bro  <I>che</I> 20 et supporté par une autre monture 71  appartenant au bâti 1. La monture 71 sup  porte également un sabot de frein     fixe    72       (fig.    2 et 9).  



  Le fonctionnement est le suivant:  La monture 69 portant la broche 20 est  normalement repoussée contre la courroie 3  par un     ressort    73     (fig.    9), de manière à assu  rer l'engagement d'entraînement entre la  courroie 3 et le moyeu de broche 21.

   Si l'ai  mant 60 (fi-. 5) provoque la libération de  la barre de     verrouillage    53,     cette        dernière,     sous l'action du     ressort    51, repousse la tige  de libération de broche 66 vers l'extérieur,  contre le doigt 68, pour faire osciller la mon  ture de broche désignée en 69 autour du pi  vot excentrique 70, amener le moyeu de  broche 21 hors d'engagement avec la courroie  3, et le mettre en contact avec le sabot de  frein fixe 72, pour arrêter la broche.  



  Lorsque la tige de dégagement de broche  66 est     déplacée    pour libérer le moyeu de  broche 21 de son engagement d'entraînement  avec la courroie 3, elle ouvre également, par  l'intermédiaire d'une tige 74, des contacts 75  en série avec l'aimant 60 pour désexciter  celui-ci. Le bras oscillant 48 et la tige de dé  gagement de broche 66 restent à leur     position     de dégagement jusqu'à ce qu'ils soient rap  pelés à la     main    par réengagement du crochet  59 de la     barre    53 avec la pièce pivotante 57,    pour     maintenir    le rouleau 43 et la broche 20  en repos.  



  Le fil multiple 30 provenant de     l'oeille-          ton    de guidage en porcelaine 29 passe dans  un     oéilleton    de porcelaine 76 supporté par  la .barre de verrouillage 53,à une position  à. laquelle il se trouve directement au-dessus  de l'extrémité gauche du rouleau 43, lors  qu'on regarde le     dispositif    par l'avant. Le  tenon 55 porte un     guide    de     porcelaine    77,  immédiatement au-dessus du rouleau 43. Ce  rouleau 43, qui est monté de manière à tour  ner avec l'axe 50 et le pignon d'angle 45, est  pourvu à sa     périphérie    de trois gorges à fond  plat 78, 79 et 80, séparées par des nervures  de section carrée 81.  



  Le fil 30, en quittant     l'oeilleton    76, s'en  gage dans la gorge 78     voisine,    du côté gauche  du rouleau, entoure une fois le rouleau 43  dans la gorge 78, passe sur le guide de por  celaine 77 pour arriver dans la gorge 79,       puis    entoure une fois     encore    le rouleau 43  dans la gorge 79, passe à nouveau sur le  guide .de porcelaine 77 avant de pénétrer  dans la gorge 80, puis passe dans un     oeille-          ton    de porcelaine 82, avant d'arriver au mé  canisme     d'envidage    qu'on décrira plus loin.

    Lé fil est amené à rouler dans le     sens        axial    du  rouleau 43, dans les gorges de celui-ci, si  bien que le fil     fourni    au     mécanisme        d'envi-          dage    est     partiellement    retordu. Les gorges à  fond plat 78, 79 et 80, ainsi que les nervures  de section     carrée    81, sont particulièrement  avantageuses du fait qu'elles donnent au fil  un retordage serré, en prévenant l'emmêle  ment des spires de fil sur le rouleau.  



  On décrira maintenant le mécanisme de  commande et de contrôle d'en-vidage.  



  L'arbre entraîné 16 porte une came en       coeur    83     qui    fait osciller un bras 84 monté       libre    sur un arbre oscillant 85,     orienté    pa  rallèlement à l'arbre 16. Le bras 84 porte un  galet suiveur de came 86, qui roule sur la  came 83 de manière à provoquer l'oscillation  du bras 84. Ce bras 84 porte également un  axe 87 monté dans celui-ci, et dont l'une des       extrémités    est     fixée    à une     came    en     demi-          coeur    88; son autre     extrémité    porte une cou-      nonne de     vis    sans fin 89.

   Cette couronne 89  et la came en     demi-coeur    88 sont entraînées  par l'arbre 16, par l'intermédiaire d'un hé  risson 90 sur l'arbre 16, d'une chaîne 91,  et d'un hérisson 92 monté sur un manchon  tournant 93, supporté librement par l'arbre  85. Le manchon 93 porte, à son extrémité  opposée, un pignon à denture oblique 94 qui  entraîne un autre pignon à denture oblique  95 monté sur un arbre 96 s'étendant perpen  diculairement à l'arbre 85, et supporté dans  un coussinet 97     porté    par le bras oscillant  84. L'arbre 96 porte à son extrémité oppo  sée une vis     sansi    fin 98 qui entraîne la cou  xonne 89 et la came en     demi-coeur    88.  



  Sur l'arbre 85 est monté un bras oscillant  99 qui porte à son extrémité libre un galet  suiveur de came 100, roulant sur la came en       demi-coeur    88. L'arbre 85 porte à son extré  mité externe un levier d'équerre<B>101</B>     (fig.    2),  dont le bras horizontal supporte un galet 102,  à son extrémité libre. Le galet 102 vient s'ap  puyer sous une plaque de butée 103 apparte  nant à l'extrémité inférieure de la tige de  commande     alternative        d'envidage    104, montée  dans un guidage 105     porté    par le bâti 1,  et partant des tiges horizontales de support  d'anneau 106, à son extrémité supérieure.

   Les       tiges    106 sont communes à plusieurs unités  et portent l'anneau 107. Le bras vertical du  levier d'équerre 101 est relié pivotant à     une     tige 108 qui commande des leviers d'équerre  analogues à 101, appartenant aux autres  unités, et coopérant pour actionner les tiges  de support d'anneau 106. L'anneau 107 re  çoit et guide le fil 30 lorsqu'il est enroulé  pour former une     busette    ou cannette sur la  broche 20.  



  Le     fonctionnement    de la commande     d'en-          vidage    décrite est le suivant:  La came en     coeur    83, directement entraî  née par l'arbre 16, tourne à une vitesse rela  tivement grande et produit, par l'intermé  diaire des bras 84, 99 et 101, un mouvement  de     translation    d'en-vidage d'une     amplitude     uniforme. Cette amplitude est contrôlée par  la forme de la came 83, et est intentionnelle-    ment toujours moindre que la longueur dési  rée de la     busette    ou cannette à former.

   La  came en     demi-coeur    88 commande l'accrois  sement du mouvement de translation     d'en-vi-          dage    sur la cannette. Cette came 88 se déplace  beaucoup plus lentement que la came 83. Il  a été reconnu qu'un rapport de 15 à 1 était  satisfaisant, quoique celui-ci puisse être modi  fié si on le désire. A chaque rotation de la  came 83, la came 88     n'effectue    par consé  quent qu'un léger déplacement, lequel per  met à     l'envidage    de gagner à chaque rota  tion de la came 83, en proportion du mou  vement et du profil -de la came 88.  



  La came 88 est     déterminée    de façon telle  que le galet suiveur 100 roule, durant     '/s    de  chacune de ses révolutions, sur la face courbe  de la came, et retourne au point de départ  pendant     '/8    seulement de la révolution de la  came 88. On remarquera donc     qu'après    le  gain total réalisé par l'action de la surface  courbe de la came 88, il existe un rapide  mouvement de retour au point de départ. Du  fait de la     forme    du suiveur de came 100, ce  retour est effectué en beaucoup moins qu'un  huitième d'une révolution de la     came    88.

   En  considérant la cannette ou     busette,    on voit  que l'enroulement commence à sa base, le  mouvement de translation vers le haut étant  uniforme. Le mouvement de translation vers  le bas est également uniforme, mais toujours  plus court que le mouvement de translation  vers le haut. Lorsque l'on atteint le point  haut maximum, le fil est rapidement ramené  à la base de la bobine, et le cycle recom  mence.  



  La'     busette    ou     cannette    sans tête est for  mée par la base,- au moyen de couches succes  sives de fil, chaque couche comprenant plu  sieurs spires qui se chevauchent. Ceci a pour  résultat la formation     d'une        busette    ou can  nette     présentant    un enroulement en     interen-          gagement,    très efficace. Lorsque la cannette  sera déroulée dans la navette, au cours du tis  sage, ou lorsque la     busette    sera déroulée pen  dant le     tricotage,    aucun emmêlement ne se  produira, ce qui est de très grande impor  tance.

        On n'a pas représenté le schéma     électri-          que    du circuit desservant l'électro-aimant 60  du mécanisme d'arrêt, car il est évident que  ce circuit "est fermé lors de la     rupture    de  l'un quelconque des brins provenant des  écheveaux ou roquets 25, sous l'action de la  tige 38 portant     l'oeilleton    de porcelaine 28;  comme on l'a décrit plus haut; le circuit est  ouvert sous l'action de la tige de dégagement  de broche 66, lorsque le mécanisme d'arrêt a  été actionné.  



  La relation entre les supports d'éche  veaux ou de roquets, le dispositif à rouleau  d'alimentation, et le mécanisme de formation  des bobines est importante. Il est évident  nue lorsqu'un seul des brins se rompt, en un  point situé au-dessus du rouleau d'alimenta  tion, il peut être rattaché au moyen d'une  simple épissure.

   Ce nouage .d'un seul brin  ne donne pas naissance à un     noeud    gênant  dans le fil     terminé.    Dans la pratique actuelle,  dans laquelle le fil     organsiné    est reconduit à  des bobines de transport ou     envidé    sur des  machines à former des     busettes    ou     cannettes,     il est impossible de produire un bobinage  sans     noeuds.    En raison de la relation existant  entre les éléments de la machine représentée  et décrite et en raison encore du fait que le  fil est complètement     organsiné    en une seule  opération de filature,

   après quoi il est direc  tement enroulé en une bobine pouvant être  reçue dans une machine de tissage, il est pos  sible d'obtenir régulièrement des     bobines    de  fil sans     nceuds.     



  Si une rupture se produit dans le fil mul  tiple, entre le     rouleau    d'alimentation et la  bobine mise .dans la machine, l'ouvrier tire  en arrière une certaine longueur de fil, de  puis la bobine, défait le retordage aux extré  mités libres, et renoue les différents brins en  des points échelonnés longitudinalement le  long du fil multiple; il met alors à nouveau  la broche en rotation en maintenant la lon  gueur de fil entre le rouleau d'alimentation et  la bobine, jusqu'à ce que le retordage soit  rétabli, ainsi que la tension du fil.

   De cette  manière, une épissure est faite dans le fil  multiple en un point où le retordage peut être    rétabli, ce qui permet de former des     naeuds     sur les différents brins individuellement, et  d'éviter un     noeud    gênant dans le fil multiple       appartenant    à la     bobine.     



  La broche de     cannette    peut être entraî  née à une très grande vitesse, s'élevant à  <B>15.000</B>     t/m    environ. Grâce à la vitesse que  l'on peut assurer, et au procédé de retordage  et     d'envidage    appliqué, il est possible de for  mer en une seule opération des     busettes    ou  cannettes de rayonne ou de soie crêpe avec un  retordage dépassant 20 tours par 2,5 cm de  longueur, de prélever les mèches des éche  veaux, et de former des     cannettes    terminées  en une seule opération de filature.  



  Il est évident que beaucoup des avanta  ges mentionnés peuvent être obtenus même si  les brins     individuels    sont prélevés de ro  quets sur lesquels les brins ont été préalable  ment enroulés à partir d'écheveaux, dans une  machine habituelle enrouleuse. Dans ce cas,  une monture de support de roquets peut rem  placer le dispositif de support des dévidoirs.  



  On doit encore     comprendre    que les avan  tages de la filature en passe unique avec     envi-          dage    final peuvent être obtenus également  lorsque l'on travaille avec un fil simple, non  doublé. C'est particulièrement le cas lorsque  l'on doit     organsiner    de la soie artificielle.  Dans ce     cas,    on ne doit employer seulement  qu'un seul dévidoir, associé à chaque broche.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I Procédé pour obtenir, en une opération continue, des fils lustrés complètement organsinés, sous forme de bobines sans tête prête à être utilisées dans une ma chine de tissage, caractérisé en ce qu'on prélève du fil, pratiquement non retordu, directement à partir de spires de ce fil, en ce qu'on conduit celui-ci jusqu'à un dis positif à rouleau d'alimentation, puis jus qu'au curseur d'un métier à filer à an neau, commandé de manière à donner au fil la totalité du retordage requis, en une seule passe de filature,
    après quoi on en roule le fil complètement organsiné en bobines prêtes à être, sans rebobinage, confection de cannettes ou de busettes, fournies à une machine de tissage, l'exé- cution de l'enroulement sur la bobine ayant lieu grâce à un mouvement trans versal d'envidage tel que l'interruption et la reprise ultérieure de l'enroulement d'une bobine quelconque peuvent avoir lieu en un point quelconque de la forma tion de cette bobine, sans affecter en rien la forme des bobines produites.
    II Machine pour la mise en ceuvre du pro cédé suivant la revendication I, caracté risée par plusieurs unités dont chacune comporte des moyens de prélèvement d'au moins un fil pratiquement non retordu dans un enroulement, un dispositif à rou leau d'alimentation, un mécanisme pour conduire le fil jusqu'au curseur d'un mé tier à filer à anneau, à une vitesse telle qu'on imprime au fil le retordage com plet requis pour assurer son organsinage total, en une passe de filature unique, un dispositif enrouleur pour enrouler le fil filé directement en bobines sans tête, formées de façon telle qu'elles peuvent être directement fournies à une machine de tissage,
    et des moyens associés audit dispositif enrouleur de bobine, permet tant la reprise de l'enroulement d'une bo bine quelconque, à un instant quelconque durant la formation de celle-ci, sans mo difier la forme finale de la bobine. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que le fil reçoit un retor dage préliminaire lorsqu'il avance à la surface du rouleau d'alimentation et avant qu'il soit soumis à l'action centri fuge de la filature.
    2 Procédé suivant la revendication I, carac térisé en ce que l'on imprime au fil, dans l'opération de filature unique, un retor dage dépassant 20 tours par 2,5 cm de longueur, le fil filé étant enroulé pour former une bobine sans tête, en commen çant l'enroulement à l'une des extrémités de la bobine, en enroulant le fil avec un mouvement de translation toujours plus réduit que la longueur désirée de la bo bine, en réalisant un gain relativement restreint jusqu'à ce que l'autre extrémité de la bobine soit atteinte, puis en rame nant rapidement le fil au point de dé part et en renouvelant le cycle jusqu'à ce que la bobine soit formée.
    8 Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que le prélèvement est réa lisé dans de la soie brute en écheveaux. 4 Procédé suivant la revendication I, carac térisé en ce que le prélèvement est effec tué dans: de la soie qui a déjà été mise d'écheveaux en roquets.
    5 Machine suivant la revendication II, ca- ractérisée par un dispositif de filature à anneau recevant le fil du rouleau d'ali mentation et dont la vitesse est détermi née, en relation avec la vitesse de rota tion des bobines, de façon à donner au fil, en une passe de filature unique, un retor dage supérieur à 20 tours par 2,5 cm en viron.
    6 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée en ce que le dispositif à rouleau d'alimentation imprime une tension uni forme au fil et permet au retordage de se déplacer vers l'arrière sur le fil, en un point situé bien en avant de celui où le fil quitte le rouleau.
    7 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée par des moyens de tirage pro pres à former un fil doublé composé de plusieurs brins dont chacun provient d'un enroulement, et des moyens pour gui der le fil doublé jusqu'au métier à filer pour recevoir le retordage complet d'or- gansinage, en une unique opération de fi lature.
    8 Machine suivant la revendication II, ca- ractérisée par des moyens entre les enrou lements et le curseur du métier à filer à anneau, pour supporter une longueur de fil propre à absorber le retordage donné au fil dans une unique opération de fila ture, sans créer une tension risquant de provoquer la rupture du fil.
    9 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée en ce que le rouleau d'alimenta tion présente un développement circonfé- rentiel suffisant pour donner au fil une tension uniforme et pour permettre au re tordage de se déplacer vers l'arrière sur le fil jusqu'en un point situé bien en avant de celui on le fil quitte le rouleau d'ali mentation, sans causer de ce fait un glis sement sur ledit rouleau d'alimentation.
    10 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée par un mécanisme de contrôle d'envidage comportant des moyens pour imprimer à l'anneau un mouvement trans versal d'amplitude pratiquement uni forme, et un mécanisme agissant en liai son avec lesdits moyens pour donner à l'en- vidage un gain graduel, pratiquement uni forme dans une direction, jusqu'à ce que l'envidage ait progressé le long de la bu- sette sur la distance voulue, puis pour ra mener alors rapidement le fil à sa posi tion initiale, pour permettre la répétition du cycle.
    11 Machine suivant la revendication II, ca- ractérisée en ce que le rouleau d'alimen tation comporte des gorges circonféren- tielles à fond plat, séparées par des ner vures de section carrée.
    7.2 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée en: ce qu'elle comprend un bâti sur lequel sont montés des dévidoirs tour nants disposés pour fournir des fils dans toutes leurs positions. 13 Machine suivant la revendication II et la sous-revendication 12, caractérisée en ce qu'elle présente des freins pour les dé vidoirs et des moyens contrôlés par les fils provenant desdits dévidoirs, pour com mander les .freins.
    19 Machine suivant la revendication II et les sous-revendications 12 et 13, caracté risée par un support sur lequel est en roulé le fil provenant desdits dévidoirs, un frein pour ce support, et des guides de fil pour lesdits dévidoirs, portés par le bâti et contrôlant le frein de support.
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