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"METIER POUR LE FILAGE DES FILES MIXTES".
Cette invention a trait à la production de files sim- Pies ou multiples de structure mixte comprenant des fibres textiles..
L'invention a principalement pour objet une machine permettant de produire des filés de façon régulière, unifor- me et efficace, à l'aide de boudins ou d'autres masses allon- gés-- préalablement préparés-- de fibres qui, en raison de leur faible longueur, de leur raideur relative, de leur fai- ble coefficient de frottement superficiel ou pour d'autres raison, sont peu appropriés à l'établissement d'un filé-- sim- ple ou multiple-- ou d'un élément analogue par les procédés de
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filage usuels.
Un autre but de l'invention est de permettre la production d'un filé de grande résistance à l'extension par une opération de filage réalisée sur un boudin de na- ture mixte qui n'est pas nécessairement préparé par une tor- si.on préalable et dont l'élément principal est constitué par des fibres d'amiante, le cas échéant mélangées avec d'autres fibres telles que le coton ou d'autres fibres textiles végé- tales, animales ou artificielles,, L'invention a en outre pour objet un métier ou appareil à filer établi en vue du trai- tement de fibres relativement faibles et courtes fournies sous forme d'un boudin préalablement -formé, ce traitement étant réalisé de manière à renforcer le boudin par un fil métalli- que, cordon textile ou autre élément appliqué sur le boudin de façon qu'il coopère, dans les opérations de filage,
d'ex- tension longitudinale et de bobinage réalisées par la ma- chine, pour produire un filé composé desdites fibres courtes, le cas échéant entremêlées avec d'autres fibres textiles, le filé obtenu possédant une résistance relativement grande à l'extension en comparaison avec la somme des résistances élé- mentaires des diverses fibres du boudin tordu et de ses élé- mente de renforcement.
L'invention a en outre pour objet des dispositifs permettant d'envelopper autour d'un boudin simple ou mul- tiple un ou plusieurs filaments quelconques, ce par quoi on entend des bandes, torons, filés, cordons, fils métalli- ques ou toutes autres matières appropriées. Un autre objet de l'invention est de prévoir des moyens pour filer un bou- din enveloppé ou recouvert de ce genre pour produire un filé ou cordon plus dense et plus dur que ce boudin sans sou- mettre nécessairement les filaments réunis à un étirage; des moyens pour enrouler sur une bobine réceptrice un filé ter- miné au fur et à mesure de sa production; des dispositifs facilitant l'enlèvement des masses de fil bobinées sur leurs supports ou bobines et la mise en position desdites masses sur ces organes..
L'invention a en outre pour objet, dans le
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but d'actionner et d'arrêter les filaments d'enveloppement ou de recouvrement du boudin et un dispositif d'entraînement un mécanisme approprié aux applications générales mention- nées en relation avec les dispositifs de commande et d'arrêt se rapportant à une broche de filage assurant la torsion de filage et l'énergie de bobinage; et, pour effectuer ces opé- rations, un mécanisme qui soit durable, efficace et commode et permette la formation ordonnée d'une bobine ou masse enrou- léedu filé t ermi né.
Dans les dessins annexés, montrant à titre d'exemple un des modes de réalisation préférés d'une machine établie suivant l'invention:
Figure 1 est une élévation avec arrachement partiel du filé obtenu à l'aide de la machine suivant l'invention.
Figure 2 est une coupe suivant 2-2 (figure 1).
Figure 3 est une coupe analogue d'un autre filé obtenu à l'aide de la machine.
Figure 4 est une coupe transversale verticale d'un métier filer suivant l'invention.. :..;t /horizontale Figure 5 est un détail en coupe suivant 5-5 (fig.4)
Figure 6 est un détail en élévation avec coupe par.- tielle suivant 6-6 (fig. 4).
Figure 7 est un détail en coupe suivant 7-7 -(figure
4.)
Figure 8 est un détail, vu de la droite, du métier à filer de figure 4.
Figure 9 est une vue de face avec coupe verticale partielle suivant 9-9 (fig. 8) et représente un des dispo- si.tifs d'enveloppement et ses liaisons motrices.
Figure 10 est le détail, en plan, de deux dispo- si tifs de commande adjacents.
Figure 11 est un détail en plan avec arrachement partiel représentant certaines des pièces internes des dis- positifs de commandeo
Figure 12 est une vue, partie en coupe verticale et
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partie en élévation, correspondant à des pièces de fig. 4 et à des pièces de fig. 11.
Figure 13 est une coupe transversale verticale d'un métier à filer suivant fig. 4 et montre d'autres modes de réa- lisation des dispositifs.
Figure 14 est un détail en plan avec coupe horizon- tale partielle suivant 14-14 (fig.13) d'un des dispositifs d'enveloppement de fig. 13.
Figure 15 est un détail en élévation, en regardant de la gauche, de certaines pièces de fig. 13.
Figure 16 est un détail en plan de certaines pièces de fig. 13.
Figures17 et 18 sont respectivement une vue en bout et une vue de face d'une des extrémités du métier et montre un autre mode de réalisation du dispositif de commande avan- tageusement applicables en particulier, aux dispositifs de fig. 13.
Figure 19 est un détail en plan de certaines pièces faisant partie du mode de réalisation des figures 13 et 14.
Figure 20 est une coupe verticale d'un autre mode de réalisation du dispositif d'enveloppement. la machine que l'on va décrire est particulièrement établie en vue de la mise en pratique du procédé faisant l'ob- jet de la demande de brevet de même date ayant pour titre "Procédé de fabrication de filés mixtes et produits en résul- tant** et en vue de la production du produit résultant de ce procédé.
Quoique ce produit ne fasse pas partie de la présen- te invention, on expliquera, en se référant aux fig. 1 à 3 inclus, la composition du produit préféré de cette machine.
Ce produit peut être le filé mixte représenté dans la fig. 1 et composé d'un certain nombre de boudins (trois dans l'exem- µLe représenté) généralement obtenus en divisant un ruban cardé composé de fibres courtes d'un genre tel que l'amiante qui sont relativement difficiles à filer et d'une faible pro-
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portion de fibres plus longues et plus faciles à filer et en condensant le ruban divisé en un boudin non tordu. Des boudins de ce genre, qui peuvent exister en tout nombre désiré dans chaque filé-terminée sont représentés en S dans les figures 1 à 3 et 20.
Suivant un mode opératoire préfet, les boudins S s'étendant suivant une ligne aussi. droite que possible vers une paire de rouleaux de tirage sont d'abord munis d'un fila- ment d'enveloppement hélicoïdal usuellement constitué par un fil de laiton mince représenté en F. Il peut exister plusieurs filaments d'enveloppement de ce genre,. par exemple deux comme représenté.
Une façon préférée de les disposer sur les boudins S consiste à les enrouler sous forme d'hélices de pas rela- tivement faible et dont les spires sont situées les unes entre les autres sur une partie droite du trajet d'un groupe de bou- dins se mouvant longitudinalement vers des dispositifs ser- vant à donner à l'ensemble une torsion de filage... Les bou- dins enveloppés sont maintenant soumis à une torsion pour fi- ler l'ensemble composé des boudins S et des filaments d'enve- loppement F et constituer un filé terminée,et lorsqu'on sou- met la partieinférieure du boudin enveloppé à une torsion de filage dans la direction de la flèche t de fig. 1 ou de fig.
20, on obtient un filé dans lequel les directions finales des éléments fibreux longitudinaux des boudins S tordus ensemble font, avec l'axe du filé terminé,, un angle plus petit que les filaments d'enveloppement F. En raison de la relation héli- coïdale initiale de ces filaments, ils tendent, lorsqu'ils soit soumis à des efforts longitudinaux, à se rapprocher de leur axe et à venir occuper la position représentée dans la partie inférieure de fig. 1 par rapport à la position représentée à. cet endroit pour les boudins S et les fibres dont ces boudins sont composés. Si on le désire, le groupe de boudins S peut être rnuni d'une âme centrale composée d'un ou plusieurs fila- ments.
Comme expliqué d'une façon plus détaillée dans la demande de brevet précitée, un des résultats obtenus en res-
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serrant d'abord un groupe de boudins du genre indiqué et donnant ensuite une torsion de filage à ce groupe est que la substance des boudins est comprimée sous la pression de torsion des filaments d'enveloppement F, ce qui a pour effet d'augmenter le contact frottant des fibres courtes élémen- taires les unes sur.les autres aussi bien pendant le filage que par la suite.
Un autre effet de la position décrite des fi- laments d'enveloppement par rapport aux boudins ou groupe de boudins resserrés est de maintenir fermement la majeure par- tie au moins de leurs fibres élémentaires sous forme d'un faisceau longitudinal à l'état comprimé entre les filaments F,et ceci a en outre pour effet de noyer ou d'encastrer 'les filaments F entre des parties saillantes de ces boudins.
Pour réaliser les opérations indiquées, on remarque- ra qu'il est désirable d'entraîner un ou plusieurs boudins S vers un dispositif de filage, et qu'il est en outre dési- rable de poser sur les boudins les filaments enveloppants F destinés à les resserrer avant de soumettre l'ensemble à une torsion.. S'il en était autrement, l'élément plus dur et moins extensible de l'ensemble des boudins aurait tendance, ainsi qu'il est bien connu de l'homme du métier, à tordre ensemble les éléments plus durs et moins extensibles au centre de la matière contenant les boudins les plus faciles à allonger sous -forme d'une gaine recouvrant simplement une âme composée des filaments tordus de l'élément le plus dur.
Dans le mode de filage usuel des filés d'amiante, par exemple, on a constaté qu'un groupe de deux, trois ou plus de trois boudins et de deux ou plus de deux fils métalliques amenés au dispositif à filer à anneau usuel donne simplement un filé comportant une âme composée de deux fils métalliques tordus ensemble et une gaine filée composée des boudins d'amiante ou des boudins d'amiante et de coton.
Ceci- a conduit à l'hypothèse qu'il est pratiquement nécessaire d'établir des filés de ce genre à l'ai- de de mèches ou boudins préalablement filés plutôt qu'à l'aide
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de mèches ou boudins ordinaires pour que la gaine enveloppante d'amiante (ou d'amiante et de coton) puisse avoir une solidité suffisante pour retenir l'âme et ne pas s'en détacher par une action de glissement lorsque ses éléments sont soumis à des efforts que les filés sont appelés à supporter dans le tissage.
Ainsi qu'on l'a dit dans la demande de brevet susmentionnée, un des avantages principaux de l'invention qui en fait l'objet, en ce qui concerne son application, par exem- ple, au filé d'amiantes réside dans l'association nouvelle de boudins et d'éléments d'enveloppement d'une manière propre à éviter complètement le défaut du glissement des fibres élé- mentaires;
et un autre avantage principal réside dans la pro- duction d'un filé dont la résistance à l'extension est consi.- dérablement augmentée (en comparaison avec les filés d'amian- te normaux, par exemple,- faits d'amiante à.longues fibres/et coûteux et comportant le même genre de renforcement métalli- que) à l'aide de certains types de boudins d'amiante qui étaient considérés jusqu'à cejour comme étant impropres au filage en raison du fait que leurs fibres sont non seulement raides, lisses et incapables d'être unies à demeure par tor- sion mais sont trop courtes pour pouvoir être maintenues ef- ficacement par l'addition de toute proportion admissible de fibres de coton ou d'autres fibres textiles ayant de bonnes propriétés de cardage et de filage.
En supposant qu'on ait prévu un mécanisme permettant de fabriquer de l'une quelconque des manières usuelles une nappe ou ruban cardé qui peut contenir et contient usuelle- ment jusqu'à 5 ou 10 % ,. en poids., de coton à fibre moyenne ou courte et, dans un exemple typique, 90 % environ de l'amian- te à fibre courte susmentionné, des moyens sont prévus pour diviser ce ruban et pour le condenser à l'aide de trompes,. courroies frottantes, etc. et, si on le désire, pour enrou- ler les boudins condensés sous forme de pelotons ou canettes, le tout comme on le fait habituellement.
La présente inven-
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vention a pour objet un mécanisme permettant de transformer ces boudins ou éléments analogues en un filé perfectionné sans avoir recours à l'opération intermédiaire coûteuse consistant à produire des boudins préalablement filés. De plus, cette phase intermédiaire exigeait un boudin susceptible de pou- voir être filé ; dans le cas de l'amiante, ceci exigeait l'emploi d'une matière rare et coûteuse.
On se référera maintenant à la figure 4. Les dis- positifs qui font l'objet de cette invention prennent le bou- din de la carde condenseuse sans soumettre ce boudin à aucune torsion, étirage ou filage préalable et travaillent ce bou- din de faon à constituer le filé mixte resserré susmentionné.
Il est préférable de traiter ainsi le boudin, comme représen- té dans cette figures par un métier à filer de l'un quelcon- que des types usuels. Le métier représenté est un métier à anneau, une moitié longitudinale de la machine apparaissant en coupe transversale dans la figure 4 et comprenant, comme d'habitude un bâti muni d'un prolongement supérieur 1a et des entretoises longitudinales appropriées dont deux sont représentées en 3¯ et en 7, cette dernière servant de barre à broches, Le métier comportant en outre des bâtis transversaux pour supporter des arbres longitudinaux qui comprennent un arbre actionnant la poulie à bandes à broches, non représen- tée et un arbre commandé 13 qui constitue usuellement l'é- lément inférieur d'un jeu de rouleaux d'étirage mais qui, dans la présente construction,
reçoit d'autres usages.
Pour les buts envisagés, le prolongement supérieur 1a du bâti peut être renforcé par une poutrelle longitudinale 2 dont le rôle est de supporter les moyens de support et de commande de certains dispositifs de torsion dont il sera question plus loin.
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La barre à broches 7 peut"'être de toute construc- tion usuelle ou. désirable et supporte des coussinets dans lesquels tournent des broches verticales 8 préférablement
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actionnées par une noix la'du type à courroie ou bande plate et comportant une face d'embrayage supérieure 19 destinée à entrer en prise avec une face d'embrayage constituée à l'ex- trémité inférieure de la bobine ou organe équivalent 15.
Une des entretoises longitudinales 1 supporte un oeillet de guidage 14 de tout genre propre à assurer le gui- dage de l'extrémité supérieure'du ballon d'un boudin en cours de torsion destiné à être filé et bobiné sur la bobine 15, par exemple par la traction d'un curseur relativement lourd 16 courant sur un anneau 17 porté par une barre 20, la barre 20 peut recevoir les mouvements de monte et baisse usuellement appliqués pour bobiner sur la bobine 15 ou sur tout autre support convenable monté sur la. broche 8.
Les mouvements de bobinage,: les organes de commande de la broche 8 et le dispositif servant à faire tourner le rouleau 13 peuvent tous être établis de la façon usuelle ou connue, et c'est pourquoi ces organes n'ont été représentés qu'en ce qui concerne les modifications qui y ont été apportées pour les buts dont il sera question plus loin relativement aux fi- gares 8 et 9 et aux figures 17 et 18. Les boudins S peuvent comme d'ordinaire, être déroulés soit de pelotons, canettes coniques, etc. soit de bobines rotatives. Dans tous les cas, le prolongement supérieur 1a du métier à filer constituera un support de ratelier convenable pour des tournettes desti- nées à supporter les pelotons cu canettes à dévider ou un montage convenable pour des berceaux ou autres mécanismes permettant de dévider des bobines.
Ces dispositifs peuvent être de toute construction efficace. Dans tous les cas, ils délivrent le boudin S vers le bas dans le plan transversal de chacune des broches 8, plan dans lequel travaillent les dis- positifs servant à enrouler les filaments F autour des boudins de préférence sur le chemin desdits boudins allant vers le rouleau commandé 13 qui est utilisé comme rouleau de tira- ge et de déroulement et qui détermine l'entraînement longi- tudinal à travers l'oeillet de guidage 14 et le curseur 16,
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du boudin qui doit être bobiné sur la bobine 15.
Les dispo- sitifs d'enveloppement peuvent par conséquent être montés dans une position telle qu'ils entourent les chemins parcourus par les boudins allant des pelotons, canettes, etc. à boudin aux dispositifs de filage situés respectivement dans le plan des diverses broches 8. Chaque groupe de dispositifs d'enve- loppement est désigné dans son ensemble par 30.
Pour le but de cette invention, il est désirable que le dispositif d'enveloppement 30 travaille de façon à dispo- ser à la fois un et préférablement deux ou plus de deux filaments de liage sur le boudin courant qui, afin qu'il puisse être entraîné par le rouleau commandé 13, est préféra- blement pressé contre ce rouleau par le rouleau supérieur pesant 13a (fig. 4). Des conditions de travail désirables se- ront satisfaites si les filaments de liage F sont contraints à tourner autour d'un axe défini par le chemin des boudins , de sorte que le point de croisement du filament et du boudin est situé à ou près de la périphérie du rouleau 13a.
Il est par conséquent commode et désirable d'actionner le dispositif d'enveloppement de façon qu'il dispose les filaments F autour d'un axe situe dans le plan de la broche 8 et incliné par rapport à la verticale,
Comme le filament préféré pour la matière de liage peut être enroulé sur des bobines, on a prévu, comme représenté dans la figure 4 et en détail dans les figures 11 12, un axe tubulaire creux 31 présentant un épaulement 32 sur lequel tourne un plateau d'enveloppement 33, cet axe étant destiné à être supporté dans le susdit plan et suivant le susdit axe, comme représenté clairement dans la fig.
12, Par exemple, on peut monter sur l'entretoise longitudinale 2 sup- portée par le prolongement supérieur la du métier à filer un bâti de support 35, préférablement en fonte, constituant la moitié inférieure d'un carter 36 s'étendant vers le haut et vers l'extérieur à partir de l'entretoise 2 et convenable-
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ment percé en!! pour recevoir un coussinet 38 destiné à supporter un arbre de commande tubulaire 39 qui- entoure le tu- be 31 et est supporté par lui, ce tube 31 passant à travers un trou 41 d'un couvercle de carter creux 40 convenablement fixé sur la surface supérieure plane du bâti de support 35, par exemple à l'aide de vis42. Le tube 31 peut être maintenu par un écrou 43.
De préférence, la douille 39 est fixée rigidement à l'élément inférieur 44 d'un roulement de buttée à billes dont l'élément supérieur 45 prend appui contre la face interne du couvercle 40 pour recevoir la poussée de l'élément commandé(46) d'une paire de roues dentées 46,47. La roue 46 est fixée ri- gidement à l'arbre de commande tubulaire 39 et la roue 47 est fixée,. de préférence par une vis de blocage 48, à un arbre 50 s'étendant à travers des ouvertures du bottier 56et du couver- cle 40.
Dans un mode de réalisation préféré, on donne au bâ- ti de support 35 (fig. Il) une largeur correspondant à deux dispositifs d'enveloppement. Dans ce cas, il est préférable que l'arbre 50 soit supporté, par exemple, par un coussinet 51 dis- posé dans une cavité 58,de la partie du bâti 35 s'étendant en- tre les cavités 53 dans lesquelles tournent les roues dentées 47. Les couvercles 40 de deux trains d'engrenages adjacents peuvent être d'une seule pièce, ou bien la section 40a compor- tant une des moitiés complémentaires de la cavité 52 destinée à recevoir le coussinet 51 peut être établie séparément, si on le désire.
Les cavités 53 contiennent de préférence.de l'huile ou une émulsion lubrifiante, et pour éviter les fuites, l'ar- bre 50 peut tourner dans des rondelles d'étanchéité 55 (fig. 11) convenablement maintenues par des vis 56, contre la face du carter 36. Comme représenté dans la figure 10, l'arbre 50 est préférablement établi en petites sections séparables qui. dés- servent un petit nombre de dispositifs d'enveloppement 30, ces sections d'arbre se terminant par des faces d'embrayage com- plémentaires 70, 71 (fig. 10) le construction telle qu'elles
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permettent aux sections d'arbres 50 de travailler suivant des axes légèrement inclinés les uns par rapport aux autres.
Ceci facilite le montage de l'arbre moteur 50 et des disposi- tifs d'enveloppement 30 sur des métiers existants en per- mettant à l'arbre 50 de fonctionner même s'il n'est pas stric- tement aligné.
L'arbre de commande 39 et son coussinet 37 peuvent présenter des conduits à huile communiquant avec un conduit à huile 57 du carter 36.
Sur l'extrémité inférieure de l'arbre 39 est monté rainure et languette un collier d'embrayage rainuré 60 por- tant un anneau de commande 61 et destiné à être déplacé par une fourchette de commande 62 de façon que, lorsque ledit collier s'élève, une garniture de cuir ou matière à friction analogue 63 s'élève à l'écart de la face supérieure du pla- teau de commande 33. La fourchette 62 peut faire corps avec un levier 65 pivotant en 66 sur un bossage du carter 36. ce levier étant destiné à être actionné par une biellette 64 comme il sera décrit plus loin.
Le plateau 33 porte, sur des goujons 34 convenable- ment disposés, de préférence symétriquement, des bobines de dévidage 10 disposées de façon à délivrer leurs spires par -l'intermédiaire de petites poulies ou galets anti-friction à gorge qui peuvent être montés sur des axes 11 fixés au. plateau symétriquement par rapport à l'axe de rotation du plateau 33. Les bobines 10 peuvent être maintenues sur les goujons 34 par des loquets pivotants 34a.
Usuellement, la tension exercée sur les faces des bobines 10 suffit pour empêcher celles-ci de tourner plus vite que leurs spires se déroulent sous l'influence de la force vive, mais ces bobines ou la surface du filament porté par elles peuvent sans s'écar- ter de l'esprit de l'invention être soumises à l'action de dispositifs de tension quelconques,,
On se référera maintenant à la figure 20. Il est
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quelquefois désirable d'envelopper et filer des boudins très faibles S ayant primitivement une épaisseur telle qu'ils remplissent le passage tubulaire de l'arbre creux 31 ou de travailler sur des boudins ou rubans condensés qui sont si faibles qu'ils ne pourraient certainement pas transmettre une force de dévidage à une pelote, canette ou paquet de bou- dins ou rubans de ce genre.
Dans ce cas. il est désirable d'aug menter la résistance à l'extension du groupe de boudins des- tiné à être enveloppé jusqu'à un point situé au delà du dispositif d'enveloppement. Une façon de réaliser ce dési- défatum consiste à soumettre le groupe de boudins à une fausse torsion à sa sortie du dispositif d'enveloppement.
Comme représenté, le tube 31 peut, à cet effets être muni d'un prolongement tubulaire élargie. 31a dont l'extrémité inférieure reçoit par-étampage une section transversale ovale.
La fausse torsion diminue l'épaisseur dû-groupe de boudins S qui passe dans le tube 31 et augmente la résistance à l'ex- tension du groupe de boudins à envelopper jusqu'aux rouleaux - 13 ,. 1.38 et aux canettes d'alimentation si-tuées au-dessus des dispositifs d'enveloppement. On peut obtenir le même résultat en substituant au tube 31a un dispositif exerçant une légère compression ou un léger frottement , ce dispositif étant situé au-dessous de l'extrémité du tube 31 et tournant avec le plateau d'enveloppement. Comme représenté dans la figure 20, le tube 21¯ peut tourner avec le plateau µµet l'arbre tubulaire 39 de figure 12, si on le désire.
On se référera maintenant aux figures 8,-et 9. Dans le métier à filer existant représenté à. titre d'exemple, l'engrenage de transmission servant à coordonner les vitesses relatives du tambour de commande des bandes ou courroies à broches (non représentées) et du rouleau d'étirage inférieur 13 et le mouvement de monte-et-baisse de la barre 20 est disposé dans une enveloppe 75,l'extrémité de droite du mé- tier à filer vu en élévation, correspondant à fig. 9. 'en- veloppe 75 est fixée solidement à l'un des éléments 'trans-
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versaux du 'bâti- du métier et est accessible à l'une des extrémités. Ceci constitue la construction typique du pétier à filer usuel.
Il est par conséquent préférable d'actionner l'arbre de commande ±Ç¯des dispositifsd'enveloppement 30 par l'un des engrenages existantsque renferme l'enveloppe 75, par exemple par la roue dentée ±faisant partie du train d'engrenages actionnant le rouleau 13, les autres éléments de ce train n'étant pas représentés. Par exemple, on peut disposer sur la partie supérieure de l'enveloppe ùn bâti de fonte d'une seule pièce 77 percé et garni d'un coussinet 78 qui supporte l'arbre 50 et percé d'autre part en 79 pour supporter un arbre en porte-à-faux 80 portant une roue dentée 81 qui engrène avec une roue de transmission 82.
Cette roue 82 est montée sur un goujon 83 prévu à l'extrémité d'un bras de support 84 monté sur l'arbre 80. ce bras étant muni d'au- tre part d'un goujon fileté 85 (fig. 8) disposé de façon à pou- voir coulisser dans une fente segmentaire 86 du bâti 77, fen- te dans laquelle ce goujon peut être maintenu par un écrou 87, ce qui permet de régler la position du pignon 82 porté par le bras 84 en vue de l'adaptation d'un des éléments d'un groupe de pignons de rechange que comporte la roue représentée en service en 89, la commande étant ainsi transmise en syn- chronisme avec la roue dentée existante 76.
Pour actionner la roue dentée 89, l'enveloppe 75 peut être munie d'un coussinet 90 percé pour recevoir un ar- bre de commande 91 destiné à remplacer le pivot existant de la roue dentée 76 ,arbre sur lequel la roue 76 et la roue 89 sont toutes deux fixées. De préférence, l'extrémité externe de l'arbre 91 est supportée par un coussinet maintenu dans un bras de support 92 qui peut être fixé à la paroi supérieure de l'enveloppe 75 par les boulons 93 prévus poux fixer le bâti 77.
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Sur l'extrémité de droite de l'arbre 50 est fixée une roue de transmission 95 qui engrène avec la roue 81 sus- mentionnée,,
On remarquera que, grâce à l'adjonction des disposi- tifs susmentionnés au métier existant, l'arbre 50 peut être actionné à une vitesse choisie par rapport aux mouvements du rouleau 13 et à la vitesse de rotation de la broche 8. Par exemple, le dispositif d'enveloppement 30 peut être actionné à raison d'un tour pour quinze tours de la broche !il.
Comme la longueur du boudin des canettes d'alimen- tation et la longueur du filament des bobines 15 ne sont pas illimitées, il est nécessaire, de temps en temps, d'ar- rêter le métier pour enlever une bobine pleine 15, pour rem- placer les canettes de boudin et rattacher les boudins et pour garnir le dispositif d'enveloppement de nouvelles bo- bines 10. Dans les métiers à anneau du genre utilisé, il est usuel d'arrêter la broche à l'aide d'un frein actionné par un levier à. genou, mais cette disposition n'est pas avantageuse dans le présent mécanisme de commande.des broches, étant donné qu'elle détermine des ruptures excessives des bandes à broche.
En outre, si l'opérateur doit exécuter plus d'une des opérations de rattachage au de garnissage au. d'enlèvement usuelles, il ne convient pas de s'en reposer sur un levier à genou pour remettre le mécani.sme en marche par le simple fait d'abandonner ce levier.
Des moyens sont prévus (fig. 4) pour mettre tem- porairement hors d'action le dispositif d'enveloppement 50 chaque fois que la broche 3 s'arrête et., en coordination, pour soulever le rouleau supérieur 13a. Des moyens sont en outre prévus pour que l'arrêt momentané de la broche n'ait lieu que pendant un temps suffisamment long pour soulever la bobine 15 de façon à la débrayer de la noix, le rouleau 13a restant soulevé et le dispositif d'enveloppement 30 arrêté pendant la remise en marche de la broche, mais la bro- che est disposée- pour être arrêtée de nouveau- pendant la mise
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en place d'une bobine 15 et avant la remise en marche du pla- teau 30.
Un levier 120 monté sur un support fixé à la barre 7 (figure 4) porte un secteur 21 muni de surfaces formant ca- mes 22 ,23 destinées à agir sur un des bras d'un levier 24 pivotant sur ledit support, l'autre bras du levier 24 portant un sabot de frein en fibre 25 (fig. 7) reposant sur la sur- face de la noix 18. De préférence, le sabot 25 est ajusté à l'intérieur d'un boîtier 26 dans lequel il est soumis à l'ac- tion d'une lame d'acier flexible ou autre ressort de compres- sion 26a. Le levier 24 est normalement sollicité à l'écart de la position représentée par un ressort 28.
Sur le susdit support pivote aussi un levier 27 dont un des bras est desti- né à être actionné par la face 23 de la came et qui, lorsqu'il est ainsi actionnée tire vers le bas une tige de traction 29 munie de butées destinées à réagir sur une des extrémités d'un levier 10. dont l'autre extrémité est établie sous forme d'une fourchette engagée au-dessous du rebord inférieur de la bobine 15. Lorsqu'on appuie sur le levier 120 , la noix est freinée au passage de la came 22 en regard du bras 24,, pendant que le levier 27, agissant par l'intermédiaire de la biellette 29 et du levier 30 soulève la bobine 15. et la débraie de la noix 18, et cette noix est alors mis à même d'actionner la broche vide lors du mouvement d'abaissement complet du levier 120.
La biellette 29 est reliée de façon pivotante, à son extrémité supérieure, à l'une des extrémités d'un levier 13b pivotant sur un support 13c et se terminant par une fourche 13d qui supporte le rouleau supérieur pesant 13a. Le mouvement du levier 120 a par conséquent pour effet de sou- lever le rouleau supérieur 13a.
A la biellette 29 est reliée une biellette 64 qui est reliée d'autre part à l'extrémité interne d'un le- vier 65 servant à soulever le collier d'embrayage 60 et arrê-
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ter le dispositif d'enveloppement chaque fois que la bi.ellette est actionnée. Le poids de la transmission 29, etc,. peut être contrebalancé par un ressort 29a (fig, 4).
On se référera maintenant aux figures 13 à 19 in- clus.Il peut arriver qu'un métier à filer existant ait besoin d'être perfectionné par l'adjonction des dispositifs décrits plus haut mais que, en raison du faible espace exi.s- tant entre les broches de filage, ou en raison du fait qu'il est désirable d'enrouler un filament d'enveloppement ou de liage sur des bobines de dimensions plus grandes que celles indiquées dans la description qui. précède, il n'est..pas /d'enveloppe- praticable d'envelopper les boudins à l'aide de dispositif mentplacés dans l'ordre sur le même,arbre de commande, les di- mensions nécessaires de ces dispositifs étant plus grandes que la distance comprise entre les broches...
Dans ce cas, on peut ( ±:Le. 18) décaler ou étayer les dispositifs d'enveloppement indiqués en 30a et 30b,les dispositifsd'enveloppement destinés à une broche sur deux étant actionnés par un arbre longitudinal supérieur 50a et ceux destinés aux broches intermédiaires, ou alternant avec les premières, étant actionnés par un arbre 50b, ces deux arbres de commande étant eux-mêmes actionnés par un mécanis- . me à engrenages monté dans un support auxiliaire du genre' représenté dans les figures17 et 18 en 77a, lequel support présente des portées de support à coussinet 77b et 77c pour les arbres 50a et 50 respectivement.
Sur l'arbre 50a est calée une roue dentée 80a et sur l'arbre 50b est calée une roue dentée 80b, ces deux roues 80a et 80b engrenant, de façon à tourner dans des sens. opposés, avec une roue dentée
81a montée sur un arbre 77d disposé dans le support 77a.
Pour actionner la roue 80 et le reste du train, l'arbre 50b peut porter un bras 84h auquel le train d'en- grenages 82a , 82b transmet la puissance d'une roue de re- change 76a montée sur un arbre 91 actionné par la roue den- tée 76 et supporté dans l'enveloppe 75. l'extrémité externe
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de cet arbre étant supportée en 92 de la façon précédemment décrite.
Des dispositifs d'enveloppement 30a et 30b (fig.
13 à 15) appropriés à cette disposition étagée des arbres
50a et 50b peuvent être montés sur des consoles d'angle 35a et 55 fixées au prolongement supérieur la du métier, comme dans le cas de la construction précédemment décrite. Ces consoles sont creuses et enveloppent deux roues hélicoïdales , de commande 100. 101 (fig. 14 et 15) , la roue 103/fixée /étant à un tube 102 tournant autour d'un tube 31a servant à gui- der les boudins. Le tube 102 peut supporter le plateau 33a, analugue au plateau ' précédemment décrit, et des poulies peuvent être prévues en 105 sur des axes transversaux 104,
104 montés dans le tube 102 pour guider le filament de liage.
Lorsqu'il existe deux séries de dispositifs d'en- veloppement, il est préférable d'arrêter et remettre en mar- che les dispositifs d'enveloppement individuels en accouplant les diverses roues ±àvec leurs arbres 50a au 50b. Comme représentée la roue 100 peut être montée sur une douille 106 traversant les disques anti-friction 107 terminés par une fa- ce d'embrayage 108 destinée à entrer en prise avec un élément d'embrayage 109 monté à rainure et languette sur l'arbre 50a (ou 50b).L'élément 109 est rainuré pour recevoir des goujons
110 portés par une chape prévue à l'extrémité d'un levier cou- dé 111 actionné, par l'entremise d'une biellette 112 (ou 113, suivant le cas), par un levier 114 qui sert à soulever ou.... ' abaisser le rouleau supérieur 13a (fig. 13).
Le levier 114 peut être actionné, dans ce mode de réalisation, par le le- vier à genou usuel 115 servant à freiner les broches et sur lequel pivote un poussoir 116 relié au levier 114.
Un loquet 117 peut être prévu à la partieinférieu- re de la barre 7 poux verrouiller le levier 115 dans sa po- sition interne dans laquelle il agit comme frein sur la surface inférieure de la noix 19. Les bobines 15, la broche
8¯, l'anneau, et la barre mouvement de monte-et-baisse,]
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(non représentés) peuvent être les mêmes que ceux précédemment décrits.
Le fonctionnement du dispositif est maintenant évi- dent. Si on le désire, un noyau composé d'un où plusieurs cordons ou fils métalliques peut être conduit à l'intérieur du tube de guidage 31 (ou 31a) pour accompagner le boudin vers les rouleaux d'entraînement 13, 13a et la broche de filage-..
Si l'on prévoit plusieurs âmes de ce genre, ces âmes seront tordues ensemble par la torsion de filage, de la même façon que dans l'opération connue consistant à fabriquer un filé d'amiante à l'aide de mèches ou boudins préalablement filées et de deux ou plus de deux fils métalliques qui, quelle que soit la façon dont ils sont entraînés, seront invaria- blement retrouvés au centre d'une gaine enveloppante composée des boudins d'amiante.
Lorsque les dispositifs d'enveloppement 30. 30a ou 30 ¯ recevront un mouvement de rotation, le filament d'en- velappement déroulé des bobines 10 s'enroulera autour du ou des boudins S d'une façon correspondant à la vitesse effective des rouleaux d'entraînement 13 et 13a et à la vitesse effective des dispositifs 30 30a ou.30 sous forme de spirales dont les spires sont disposées les unes entre les autres. Le point de contact des filaments F avec les boudins S est situé à ou près de la tangente à la surface du rouleau supérieur 13a, suivant laquelle se meuvent les boudins en cours d'enve- loppement.
La torsion résultant de la rotation des broches et du mouvement des curseurs est transmise vers le haut à tra- vers l'oeillet de guidage 14 jusqu'aux rouleaux 13, 13a et n'influence pas les boudins avant qu'ils aient été enveloppée de façon sure..
Dans le fonctionnement préféré du dispositif, les filaments F sont enroulés hélicoïdalement dans le sens des
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aiguilles d'une montre (en regardant d'en haut une section transversale horizontale desdits filaments), tandis que le mouvement de la broche et du curseur a lieu en sens inverse des aiguilles d'une montre (l'anneau de filage étant vu d'en haut) ,ou vice versa. Ceci a pour effet de communiquer aux boudins enveloppés une torsion de même sens que les héli- ces enveloppantes des filaments F. Ceci a à son tour pour effet d'augmenter le serrage des filaments F et de donner un filé dans lequel l'inclinaison de l'hélice des boudins filés par rapport à l'axe du filé est moindre que l'inclinaison correspondante de l'un quelconque des filaments de liage hélicoïdaux.