Machine à écrire. La présente invention a pour objet une machine à écrire, du genre comportant, pour la commande de chaque caractère, un méca nisme à levier actionné à l'aide d'une touche, une barre universelle étant rappelée par un ressort et étant susceptible d'être abaissée par chacun des leviers, cette barre étant nor malement légèrement écartée des leviers.
On connaît des dispositifs permettant de régler la. tension des touches d'une machine à écrire, dans lesquels on règle simultané ment les ressorts de rappel des touches de manière à. augmenter leur tension, ce qui augmente la force nécessaire pour abaisser les touches, cet accroissement de force devant être exercé au début du mouvement des tou ches. Dans ce type de dispositif de réglage de la tension des touches, il existe un degré limité de réglage, et tout accroissement de le tension des ressorts de rappel des touches exige un accroissement de la force exercée sur les touches dans le mouvement initial de celles-ci.
Cet inconvénient est éliminé suivant l'in vention, du fait que la machine comporte un dispositif presseur servant à faire varier la tension des touches de commande des carac tères, ce dispositif étant susceptible d'être abaissé par la barre universelle et étant cons tamment sollicité vers ladite barre par une action de ressort pour résister au mouvement de cette barre, des organes étant susceptibles d'être mis en position manuellement et ser vant à faire varier la position rappelée du dispositif presseur par rapport à la barre universelle, de façon à régler la tension des touches.
Une forme d'exécution de la machine fai sant l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé, dans lequel La fig. 1 est une coupe verticale frag mentaire par la ligne 1-1 de la fig. 5 et montre la partie de la machine nécessaire et suffisante pour faire comprendre l'invention, des organes susceptibles de faire varier la tension étant représentés dans la position de tension minimum; la fig. 2 est une coupe longitudinale ver ticale d'un fragment de la machine, cette coupe étant prise sensiblement au milieu et en regardant vers la droite de la machine;
la fig. 3 est une coupe verticale fragmen taire par la ligne 1-1 de la fig. 5, les or ganes susceptibles de faire varier la tension des touches ayant été réglés de la même façon que dans la fig. 1, mais la figure mon trant les pièces dans les positions qu'elles occupent après qu'une des touches de com mande des caractères a été complètement abaissée; la fig. 4 est une vue analogue à la fig. 3, mais montre les organes susceptibles de faire varier la tension, réglés pour le maximum de tension, cette figure montrant les pièces dans les positions qu'elles occupent lorsqu'une tou che de , commande des caractères a été com plètement abaissée;
la fig. 5 est une vue en plan fragmentaire de la machine, les organes susceptibles de faire varier la tension des touches étant ré glés de la même façon que dans les fig. 1 à 3.
La machine à écrire représentée comme forme d'exécution de l'invention est une ma chine d'un type connu, savoir une machine à écrire portative Corona, dont les caractères sont actionnés chacun par un mécanisme à levier, mécanisme analogue à ceux décrits dans le brevet français no 742948 du 19 sep tembre 1932 au nom des inventeurs. Les le viers de ces mécanismes actionnent la barre universelle de la machine. Il est bien entendu, toutefois, que d'autres formes d'exécution pourraient être constituées par des autres types de machines à écrire.
Les mécanismes de commande des carac tères sont supportés par un bâti principal 10 de la machine et les caractères sont destinés à écrire sur une feuille de papier reposant sur un cylindre 11 de la machine. Chaque mécanisme comprend une des barres à carac tères 12 de la machine, une biellette de trac tion 13, un levier 14 s'étendant vers le haut @t ayant son extrémité supérieure reliée au talon de la barre à caractères par la biellette 13, une tige 15 portant une touche 16, une biellette 17 reliant le levier 14 à la tige 15, deux biellettes superposées 18 et 19 qui pi votent par leur extrémité arrière sur la tige porte-touche 15 et,' par leur extrémité avant, sur des barres 20 et 21, respectivement,
figées au bâti principal, et un ressort de rappel 22 dont les extrémités opposées sont fixées res pectivement à la biellette 17 et à une barre d'ancrage 23 fixée au bâti principal.
Les barres à caractères pivotent- dans un secteur 24 supporté par le bâti principal, les leviers 14 pivotent dans un secteur 25 fixé au bâti principal, et les tiges porte-touche sont guidées par des organes de guidage à fentes convenables 26 fixés au bâti principal. Les ressorts de rappel 22 maintiennent nor malement les tiges porte-touche engagées au- dessous d'un dispositif à barre d'arrêt con venable 27 fixé au bâti principal. Les leviers 14 pivotent, par leur extrémité inférieure, autour d'un pivot 28, en fil métallique, monté dans le secteur 25.
Chacun de ces leviers comporte, au-dessus de son pivot, un doigt 14a, les divers doigts 14a étant tous disposés au-dessus de la barre universelle 29 et nor malement à une faible distance de cette barre.
La barre universelle est munie de bras latéraux 30 et 31 dirigés vers l'avant et dont les extrémités avant sont supportées par des pivots 32 portés par le bâti principal. Des bras 33 et 34 descendant des extrémités avant des bras latéraux 30 et 31, respectivement, sont reliés entre eux par une barre d'entre- toisement rigide 35 à laquelle est fixé rigi dement un bras oscillant inférieur 36 duquel part une biellette 37 servant à actionner l'or gane de commande des chiens du mécanisme d'échappement du chariot de la machine.
La barre universelle actionne aussi le mé canisme à ruban encreur de la machine, ce mécanisme comprenant un arbre oscillant 38 qui tourillonne dans le bâti principal. A l'ar bre 38 est fixé un levier 39 dont un bras est relié au bras 33 par une biellette de trac tion 40 et dont un autre bras est relié, par un ressort de rappel 41, à une partie du bâti fixe de la machine.
Le ressort 41 sert à rap peler la barre universelle à sa position nor male (représentée en trait plein sur les fig. 1 et 2 et en pointillé sur les fig. 3 et 4), le bras 31 de la barre universelle portant un doigt d'arrêt 42 qui est normalement engagé au-dessous d'une butée 43 s'étendant vers l'intérieur à partir du côté droit du bâti principal.
Pour régler ou faire varier la tension des touches de commande des caractères entre des limites désirées et déterminées d'avance, des organes sont susceptibles d'être mis en posi tion manuellement de façon à modifier si multanément et uniformément la tension de toutes les touches, comme il va maintenant être décrit.
Un cadre presseur oscillant, dont le mouvement d'oscillation est réglable et qui possède la forme d'un<B>U,</B> est associé à la barre universelle et comprend un arbre oscil lant horizontal 44 et deux bras oscillants en tôle 45, fixés aux extrémités opposées de l'arbre 44, près des côtés gauche et droit de la machine, et s'étendant vers l'arrière à par tir desdites extrémités. L'arbre 44 est dis posé transversalement à la machine et tou- rillonne dans des oreilles perforées 46 portées par les peignes 26 de guidage des tiges porte- touche. Les bras 45 sont munis de pattes de contact 47,
qui sont placées au-dessous des extrémités arrière des bras latéraux 30 et 31 de la barre universelle et qui sont suscepti bles d'être pliées d'une manière permanente par un outil convenable en vue du réglage en usine de la machine. Deux ressorts de traction 48, fixés par leur extrémité infé rieure à l'extrémité arrière des bras 45 du bâti presseur et par leur extrémité supé rieure, l'un au bras d'arrêt 43 qui se trouve sur le côté droit de la machine, l'autre à une saillie ou bras analogue 49 porté par le bâti principal sur le côté opposé ou gauche de la machine, soumettent les bras oscillants 45 à une traction constante dirigée vers le haut, dans toutes les positions de réglage de l'oscil lation du cadre presseur oscillant.
Le mouvement d'oscillation vers le haut du cadre presseur sous la traction des ressorts 48 est limité de façon variable par une ma nette 50 commandée manuellement et servant au réglage de la tension des touches, la po sition réglée de cette manette déterminant la position de réglage- normale du cadre pres seur de variation de tension par rapport à la barre universelle.
La manette 50 est dé coupée dans de la tôle et est constituée par un levier coudé pivotant, à la jonction de ses deux bras, sur un bras de support 51, autour d'une vis-pivot à épaulement 52 qui est vissée dans le bras 51 et s'étend horizontalement dans la direction transversale de la machine. Le bras 51 est fixé au bâti principal 10 de la machine à l'aide de vis 53.
Le bras de manoeuvre de la manette 50 est légèrement flexible transversalement à la machine, ce bras s'étendant vers le haut à partir du pivot 52 et se terminant par une poignée 54. Ce bras de manoeuvre traverse une fente 55 pratiquée, en direction avant- arrière, dans un rebord horizontal 56 consti tué le long du bord supérieur du bras 51 et s'étendant vers l'intérieur, ledit bras de ma noeuvre étant mobile le long de cette fente ainsi que latéralement dans ladite fente.
La partie supérieure du bras de man#uvre de la manette 50 est normalement sollicitée vers la droite pour s'engager dans l'une ou l'autre d'une série d'entailles 57 pratiquées dans le rebord 56, le long du bord de droite de la fente 55, de façon à verrouiller la manette 50 dans l'une quelconque d'une série de po sitions de réglage, à volonté. Il existe sept entailles de ce genre dans la forme d'exécu tion représentée. L'autre bras de la manette 50 peut entrer en prise avec le cadre oscillant pour abaisser ce cadre de façon variable et limiter de façon variable son mouvement ascendant sous la traction des ressorts 48.
Ce second bras de la manette 50 s'étend vers l'avant et vers le bas à partir du pivot 52, dans le plan vertical de celui des bras 45 du cadre presseur oscillant qui est situé à gauche, et l'extrémité avant inférieure 58 de ce second bras est destinée à entrer en con tact avec ledit bras 45, près de l'extrémité arrière de celui-ci, et à abaisser le cadre pres- seur à la façon d'une came ou pour permettre à ce cadre de s'élever et rendre ce bras de la manette propre à se comporter à la façon d'une butée qui limite le mouvement du cadre presseur vers le haut après l'abaissement du- dit cadre par la barre universelle.
Les sept entailles 57 sont identifiées con sécutivement, de l'extrémité avant à l'extré mité arrière de la série, par les chiffres "1 à 7" matricés ou autrement marqués sur la face supérieure du rebord 56 en regard des entailles respectives (fig. 5). Les extré mités fermées de la fente 55 limitent posi tivement le degré de réglage du pivotement dans la direction avant-arrière de la manette 50, celle-ci étant représentée à l'une des limites de son mouvement de réglage sur les fig. 1, 3 et 5 et à la limite opposée- dudit mouvement sur la fig. 4.
La position de ré glage de la manette 50, qui est représentée sur les fib. 1, 3 et 5, amène la machine à l'état voulu pour le minimum de tension ou la frappe la plus légère des touches, alors que le réglage de la fig. 4 amène la machine à l'état voulu pour la frappe la plus forte.
L'amplitude du mouvement de réglage de la manette 50 est telle que, ainsi qu'il est re présenté sur les fig. 1, 2, 3 et 5, la barre universelle n'abaisse pas du tout le cadre presseur, ou n'entre pas en contact avec ce cadre, lorsque la manette 50 a été verrouillée dans celle des entailles 57 qui est située le plus en avant (no 1), la barre universelle étant représentée sur la fig. 3 par des traits pleins à la limite de son mouvement vers le bas, à la fin d'une course entière d'une touche de commande des caractères, alors que, lors que la manette 50 a été verrouillée dans celle desdites entailles qui est située le plus en arrière (no 7), comme représenté sur la fig. 4,
la barre universelle abaisse le cadre presseur sur toute l'étendue du mouvement de cette barre vers le bas. Dans les diverses positions de réglage intermédiaires de la manette 50, la barre universelle entre en prise avec le cadre presseur en différents points du mou vement de descente de cette barre et abaisse ensuite ce cadre.
La manette de réglage de la tension ayant été réglée dans la position des fig. 1, 3 et 5, lorsqu'on abaisse l'une quelconque des tou ches de commande des caractères, les diverses pièces du mécanisme de commande des ca ractères qui sont commandées par la. touche commencent à se mouvoir, après quoi le doigt 14a du levier 14 de ce mécanisme entre en prise avec la barre universelle 29 et com mence à abaisser cette barre, puis continue à abaisser ladite barre jusqu'à ce que, à la fin de la course d'abaissement de la touche, cette barre atteint la position marquée par des traits pleins sur la fig. 3, le tout sans qu'au cun mouvement soit communiqué au cadre presseur par la barre universelle.
On obtient ainsi une frappe du maximum de légèreté, c'est-à-dire la tension minimum des touches.
La manette de variation de la tension des touches ayant été réglée comme dans la fig. 4, lorsqu'on abaisse une quelconque des touches de commande des caractères, les di verses pièces de ce mécanisme, qui sont com mandées par la touche, commencent à se mouvoir, après quoi le doigt 14a du levier 14 de ce mécanisme entre en contact avec la barre universelle, puis continue à abaisser ladite barre d'un bout à l'autre de la partie restante de la course de descente de la touche man#uvrée, la barre universelle abaissant le cadre presseur d'une façon continue sur toute l'étendue de son propre mouvement vers le bas.
On obtient ainsi une frappe dure, c'est- à-dire une tension maximum des touches.
On peut obtenir des degrés intermédiaires de la tension de touche en verrouillant la poignée de manoeuvre de la manette 50 dans toute entaille désirée parmi celles numéro tées "2 à 6". Lorsque cette poignée est ver rouillée dans l'entaille no 2, la barre univer selle n'entre en prise avec le cadre presseur et n'abaisse ce bâti que pendant une partie finale très courte de la course de descente de la touche manoeuvrée. En verrouillant la poi gnée de manoeuvre dans une des entailles nu mérotées "3 à 6",
la barre universelle entrera en prise avec le cadre presseur de façon à abaisser ce cadre pendant des parties finales d'amplitude différente de la course de descente de la touche manoeuvrée et du mou vement de descente de la barre universelle.