CH194384A - Procédé pour unir de manière immédiate, fortement adhésive et permanente, un liant hydrocarboné insoluble dans l'eau à des matériaux et surfaces solides, secs ou mouillés. - Google Patents

Procédé pour unir de manière immédiate, fortement adhésive et permanente, un liant hydrocarboné insoluble dans l'eau à des matériaux et surfaces solides, secs ou mouillés.

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CH194384A
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Salviam Societe Anonyme
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Salviam Sa
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Description


  Procédé pour unir de manière immédiate, fortement adhésive et permanente, un liant  hydrocarboné insoluble dans l'eau à des     matériaux,    et surfaces solides, secs ou mouillés.    On sait que l'emploi des matériaux pier  reux (pierre cassée ou roulée, gravillons, sa  ble), préalablement enrobés à l'aide d'une  faible couche de liant     hydrocarboné    (gou  dron, bitumes, brais, leurs mélanges et pro  duits similaires) s'est considérablement déve  loppé dans la     construction    et l'entretien des  chaussées de toutes natures.

   Un tel enrobage  peut être     actuellement    réalisé par de nom  breux procédés dans lesquels on     forme    soit  des     bitumes-macadams    et tarmacadams (ma  tériaux minéraux enrobés de bitume, de gou  dron de houille plus ou moins enrichi en brais  et bitumes, et produits similaires), soit des  bétons goudronneux et bitumineux, qui dif  fèrent des produits précédents par leur com  pacité beaucoup plus grande, due à une gra  nulométrie très étudiée.  



  La mise en     oeuvre    des procédés précités a  lieu tantôt à chaud, en utilisant un matériel  important et     coûteux,    des matériaux pier  reux secs, ou préalablement séchés (sinon    l'enrobage est très imparfait ou même tout à  fait nul),     ainsi    que des liants hydrocarbonés  dont la viscosité est élevée à la température  ordinaire, ce qui permet de fixer, si on le dé  sire, des     quantités    importantes de liant sur les       matériaux    à revêtir, tantôt à froid, par exem  ple, à l'aide d'émulsions     à@        base    de goudron,  de bitume ou de leurs mélanges.

   Dans ce  dernier cas, qui est généralement le plus éco  nomique (le matériel nécessaire se réduit à  une bétonnière ou à un malaxeur quelconque),  les matériaux     pierreux    à enrober peuvent être  humides ou même     mouillés,    et l'enrobage réa  lisé est souvent satisfaisant à condition     qu'on     se contente     d'une        couche    de revêtement très       mince    sur lesdits     matériaux    -et qu'on attende  la stabilisation de cette couche sur ces .der  niers avant leur     mise    en     oeüvre.     



  La     présente    invention a pour objet un  procédé pour unir de manière immédiate, for  tement adhésive et permanente, un liant     hy-          drocarboné        insoluble    dans l'eau à des maté-           riaux    et     surfaces        solides,        secs    ou mouillés;

   ce  procédé est     caractérisé    en ce qu'on opère de  façon que le     contact    desdits matériaux et sur  faces avec le liant ait     .lieu    en présence d'une  petite     quantité    d'au moins une combinaison       saline    d'un acide organique avec un métal  des groupes     II    et     III    --du     système    périodique  (en     particulier:    métaux     alcalino-terreux,     magnésium, zinc,     aluminium).     



  Par matériaux et     surfaces    mouillés, on  doit entendre qu'ils sont imprégnés ou re  couverts d'eau.  



  Les     combinaisons        salines    organiques ci  dessus peuvent être formées par réaction de  produits     phénoliques    ou d'autres acides or  ganiques, notamment les acides de la     sémie     aliphatique, .les résines et produits similaires,  avec les métaux précités.  



  Il est à remarquer que certains éléments  des     combinaisons    salines organiques voulues  peuvent     préexister    en totalité ou en partie  soit dans le liant lui-même, soit dans les ma  tériaux à revêtir, la combinaison se formant  lors de la mise en     contact.     



  L'action de ladite combinaison a pour     ef-          effet        ,d'assurer    une forte adhérence, immé  diate et permanente, du liant aux matériaux  solides     quelles    qu'en soient les conditions de       formes,    de dimensions, de structure, de siccité  ou d'humidité;     dans    le cas où les matériaux  ou surfaces à     revêtir    sont mouillés, cette ac  tion se     manifeste    de façon     surprenante    par  une     élimination        instantanée    .de l'eau mouillant       ces    matériaux ou surfaces;

   dans tous les cas,  ceux-ci se trouvent rendus complètement hy  drofuges par suite de la     continuité    parfaite  de la couche de     liant    et de sa     forte    adhérence  en tous     points    des surfaces avec lesquels     il    a  été mis en contact.  



  Ce procédé permet en     particulier    de réali  ser dans une     simple        bétonnière    ou dans     tout     autre malaxeur, l'enrobage immédiat, complet  et adhérent, par tous     temps    et en     toutes    sai  sons, des     matériaux    pierreux de toute origine  géologique et de toutes     dimensions,    même     très          fortement        mouillés,        granulométrés    ou     non-          granulométrés,

      et cela à l'aide des     liants    hy-         drocarbonés    les plus divers, à des     dosages     aussi réduits ou aussi élevés qu'on désire.  



       Dans    ce qui suit, on désignera par sub  stances     correctrices    les     combinaisons    organi  ques salines ou les éléments de ces combinai  sons qu'il sera     nécessaire    d'ajouter au     liant     pour que se forme, comme indiqué, ladite  combinaison.  



  Parmi ces     substances    correctrices convien  nent plus particulièrement les oxydes anhy  dres ou hydratés des métaux spécifiés, leurs  sels d'acides gras, savons divers,     leurs    déri  vés sulfonés,     leurs        résinates    et     produits        simi-          laires,    tels que les sels que fournissent les  colophanes, les acides     naphténiques,    les acides       riciniques    et     sulforiciniques,    les esters sulfu  riques et dérivés sulfonés des alcools supé  rieurs,

   les résines et huiles de résine dites  scandinaves telles qu'elles sont     fournies    par  l'industrie de la pâte à papier à     partir    des  bois résineux, lesdites substances pouvant être  employées seules ou en mélange     entre        elles     ou avec d'autres ,substances.  



  Grâce à l'action desdites substances     cor-          rectrices,    l'enrobage de tous matériaux, même  très mouillés, est extrêmement rapide et com  plet, par malaxage avec les liants     hydrocar-          bonés    les plus divers à base -de     goudrons,     brais, bitumes,     asphaltes,    gommes,     résines:

       colophanes ou de     produits    similaires, lorsque  lesdits     matériaux    ont été d'abord mis en con  tact avec une très faible     quantité    (souvent  1     millième    de     leur    poids et même moins) de  ces substances correctrices.

   L'effet obtenu  est d'ailleurs le même si lesdites substances,  au lieu d'être     mises    en contact avec les maté  riaux avant la     mise    en contact de ceux-ci  avec le liant     hydrocarboné,    sont     simplement          ajoutées    à     ce        dernier    soit avant ou après sa  mise en contact avec les     matériaux,    soit au  cours de celle-ci, ou même si elles sont incor  porées de toute autre façon, par exemple en  ajoutant séparément les     constituants    de la ou       desdites        combinaisons.     



  Quant à l'eau pouvant accompagner les  matériaux traités selon     l'invention,    on a cons  taté qu'elle     s'élimine        brutalement    et sponta-           nément,    d'une façon toute à fait surprenante  et pratiquement     totale    en fin d'opération.  



       Pour    que l'enrobage ait lieu, il convient  que la température superficielle des maté  riaux à     enrober    soit suffisante pour qu'à     cette     température les     liants    employés aient     une     fluidité convenable. Un     apport    de calories ne  sera donc     nécessaire    que dans le cas où le  liant hydrocarboné mis en     oeuvre    présente à  froid une viscosité trop élevée; dans ce     cas,     on chauffera     ce    liant de manière à lui don  ner une fluidité convenable avant de l'em  ployer.  



  Cet apport de calories sera, en règle géné  rale, très minime puisqu'il suffit uniquement  de réchauffer la surface des matériaux à re  vêtir sans qu'il soit nécessaire de la sécher.  Lorsqu'un tel     réchauffage    est nécessaire, le  plus simple est de le réaliser dans l'appareil       malaxeur    lui-même (bétonnière ou autre) en  utilisant une source quelconque de     calories     amenées par voie humide ou sèche. Cet apport  de chaleur peut être, par exemple, fourni par  un jet de vapeur, par un arrosage d'eau  chaude, par des gaz chauds de foyer, par les  gaz     d'échappement    d'un moteur (par exemple  les gaz de moteurs assurant     l'entrainement    des  bétonnières).

   Il peut être également fourni  par un four sécheur, notamment du     type    uti  lisé pour la fabrication des matériaux enro  bés à chaud et à sec selon les     procédés    clas  siques,     fabrication    à laquelle s'adapte immé  diatement le procédé objet de l'invention.

    Comme il est inutile, dans ledit procédé, de  sécher les matériaux, puisqu'il suffit d'en as  surer le réchauffage superficiel, il en résulte  une     économie    considérable de combustible et  un débit très     accru    de     l'installation,    par rap  port aux procédés classiques d'obtention de       tarmacadams    et bétons     bitumineux,    en même  temps que la réalisation d'un enrobage par  fait de tous matériaux même les plus mouillés  et les plus difficiles à enrober.  



  L'enrobage peut être effectué à la tempé  rature ordinaire, si la fluidité du liant     hy-          drocarboné    est suffisante à cette température  pour que .l'enrobage se réalise sans difficulté.    La     fluidité        nécessaire    peut d'ailleurs être  au     besoin    donnée au liant hydrocarboné mis  en     oeuvre    par     l'addition-d'une    quantité ména  gée d'un     flux    approprié (par     exemple,    huile  légère de goudron de houille, de schiste ou  de pétrole, kérosène, gas-oils, fuel-oils et pro  duits similaires).

   Ladite fluidité nécessaire  peut être également     obtenue    par dispersion  fine ou grossière, réalisée par un moyen mé  canique ou     physicochimique    du liant     hydro-,     carboné dans l'eau, cette dispersion pouvant       être    faite préalablement à l'enrobage ou au  moment ,de celui-ci.

   Parmi les liants possédant  par eux-mêmes une fluidité suffisante à     la,     température ordinaire, on peut citer le gou  dron de houille, les     liants    à base de goudron  et de bitume à faible teneur en     ce    dernier  constituant et des produits similaires,     fillé-          ris6s    ou     non-fillérisés,    les émulsions et sus  pensions aqueuses,     fillérisées    ou     non-filléri-          sées,

      notamment celles du     type    désigné     com.-          mercialement        sous    la nom de     "filo".     



  Le présent procédé peut être appliqué par  exemple:  a) à d'enrobage des matériaux de toutes       grosseurs        depuis    les plus gros éléments  (cailloux de 60-80 mm, par exemple) jus  qu'aux plus fins     (fillers),        granulométrés    ou       non-granulométrés,    à l'aide d'une pellicule de  liant     suffisamment    fine, quoique continue et  parfaitement adhérente, pour que les maté  riaux ainsi enrobés ne collent pas ensemble  même au bout d'un temps très long, lorsqu'ils  sont stockés, ce qui     assure    leur     manipulation     très aisée (chargements, déchargements, re  prises),

   ce collage étant au contraire immédiat  sous l'action d'une compression appropriée,  par exemple d'un     cylindrage;     b) à la réalisation de liants     fillérisés    pour  revêtements et enrobages routiers et plus gé  néralement pour tous revêtements étanches,  liants     dans    lesquels le contact entre le liant  hydrocarboné insoluble     dans    l'eau (goudrons,  bitumes, leurs mélanges -et produits simi  laires) et     les,    grains de     filler    est immédiat,  parfait et définitif, quelle que soit la nature  et l'origine de ce dernier.

   Les liants obtenus  possèdent,     grâce    à l'action favorable desdites      substances correctrices, une homogénéité et,  par suite, des qualités mécaniques et de durée  non encore réalisées jusqu'à ce jour; ils adhè  rent, en outre, d'une façon parfaite et immé  diate aux surfaces     sous-jacentes    sèches ou hu  mides,     revêtues    ou non encore revêtues d'une  couche -de liant     hydrocarboné,    ainsi qu'aux  sables et gravillons, même très     mouillés,    que  l'on répand, selon l'usage, sur la     surface     libre de     semblables    revêtements.  



  Les liants hydrocarbonés et les matériaux  auxquels s'applique le présent procédé, peu  vent être de toutes     origines,    par exemple être       constitués    totalement ou partiellement par  des matériaux neufs et des liants     hydrocar-          bonés    définis     tels    que goudrons, bitumes,       brais    divers, résines, produits similaires et  leurs mélanges, employés tels quels ou     à,    l'é  tat de systèmes     fluxés,        fillérisés    ou     non-fillé-          risés,    ou encore sous forme de suspensions,

    d'émulsions ou de     mastics    (mélanges de ma  tériaux     minéraux    et de liants hydrocarbonés,  riches en ces derniers et fabriqués séparé  ment, préalablement à leur emploi, par - un       procédé    quelconque).

   Les liants     hydrocarbo-          nés    et matériaux précités peuvent également  provenir, totalement ou partiellement, de la       réutilisation    des     revêtements    hydrocarbonés  et des matériaux minéraux des chaussées an  ciennes au moment de leur réfection:

   on sait,  en effet, qu'au moment de ladite réfection il  est facile de récupérer, non seulement les cou  ches de "liants hydrocarbonés à base de gou  dron,     bitume,    goudron-bitume, ou de     toutes     préparations à base de ces substances ou de  substances     similaires,    épandues sur la surface  des chaussées pendant plusieurs années suc  cessives et contenant souvent, lors de la ré  fection,     plusieurs        kilogs    de liants par mètre  carré de chaussée, mais encore une quantité  importante de     matériaux    pierreux enchâssés  dans le liant (avec lequel elle forme ce que  l'on appelle communément     "les    croûtes")

    ou provenant de la chaussée     sousjacente     (cailloux, gravillons, sables,     fillers),    liants et  matériaux     minéraux    dont il est aisé de déter  miner la     nature,    la composition; les     quantités     absolues et les     proportions"    relatives par des    procédés     classiques-de        chantièrs    et     de-labora-          toire.     



       Il    est à noter que l'enrobage, par les pro  cédés antérieurs,     non    seulement de     tôus    ma  tériaux mouillés ou même simplement hu  mides, mais. encore de     certains    matériaux si  liceux secs (quartzites, gneiss,     silég,        .certains          porphyres,    ballâtes et granits, etc.) ou lisses  (matériaux à gros     cristaux,    galets fluviaux  ou marins, sables roulés) était généralement  difficile ou impossible à réaliser, alors que       l'expérience    montre que l'enrobage obtenu se  lon le présent procédé est absolument par  fait et indélébile,

   quelle que soit la' nature  géologique, physique     et    chimique 'des maté  riaux, bien que la     @    mise en     oeuvre        d@e    ce pro  cédé soit     extrêmement-    simple.  



  Dans les diverses applications du procédé       selon    l'invention, on peut utiliser,     #    comme       fillers,        toutes    matières qui, par leur finesse,  sont ,susceptibles d'être     considéréès    comme  telles:

   calcaires ou     silicâtes    broyés, poudre  d'ardoise,     séhiste'        bitumineux    ou     non=bitumi-          neux    broyés ou en poudre fine,     charbon    pul  vérisé, cendres de charbon     pulvérisé,    . pous  sières de carrières, ciments, argile, pigments  colorés, déchets industriels ou naturels tels  que     défécations    de     sucrerie,,    boues et vases  de toutes origines, etc., ces diverse     fillers     étant employés seuls ou en mélange entre  eux ou avec d'autres substances.

   Il est à  signaler que l'emploi,- comme     fillers,    des  ciments en poudre fine et du     charbon    pul  vérisé, seuls. ou en mélange comme il     vient          d'être    dit, est susceptible d'accélérer nota  blement la précipitation et la     prise    des revê  tements superficiels ainsi que la vitesse des  enrobages réalisés selon le procédé objet de  l'invention.  



  Le procédé objet de l'invention s'applique  intégralement à tous les liants     hydrocarbonés          utilisés    en revêtements     superfiéiels,    étanches  et     éventuellement    antidérapants;

       ainsi    une       addition    à ces     liants    d'une petite     quantité    d'un  sel organique     des    métaux des groupes II et  III du     système        périodique    permet d'assurer,       même'par    temps de pluie et en toutes     saisons,     l'adhérence     parfaite'    et immédiate     'desdits    re-           vêtements    aux     matériaux    minéraux utilisés  pour le gravillonnage ou le sablage de ces  derniers (même si ces matériaux sont très  mouillés),

   ainsi qu'à la surface sous-jacente:  pavage en pierre, en briques ou en bois,  chaussées     macadamisées    non encore revêtues  ou ayant déjà reçu un revêtement;     toitures-          terrasses,    murs et sols humides, sols et fosses  d'usines,     .etc.    Le liant hydrocarboné mis en       couvre    peut être (luxé ou     non-fluxé,        fillérisé     ou     non-fil.lérisé,        épandable    à chaud ou à  froid: il peut notamment être utilisé sous  forme d'émulsion du type "huile dans eau",  sous forme d'émulsion "eau dans huile", sous  forme de     "filos",    etc.  



  L'addition des substances correctrices  aux liants     hydrocarbonés    peut avoir lieu à un  moment quelconque.  



  Le liant additionné de substances correc  trices adhère également, d'une façon parfaite,  aux surfaces les plus lisses (bétons de ciment,  bétons bitumineux, asphalte comprimé, bois,       surfaces    métalliques, etc.). Le présent pro  cédé permet par suite de réaliser très aisé  ment     ce    que l'on désigne     communément    sous  le nom de "couches de collage", c'est-à-dire  des revêtements très minces qu'il est néces  saire d'appliquer sur les surfaces extrême  ment lisses pour permettre de fixer sur     celles-          ci    un revêtement antidérapant ou autre.  



  Bien entendu, on peut ajouter aux pro  duits utilisés comme liants toutes     substances     ou     tous    mélanges de substances susceptibles  d'améliorer les qualités du produit final  qu'on désire obtenir, par exemple des pro  duits plastifiants (esters supérieurs de la  glycérine, etc.), des gommes et résines natu  relles ou     artificielles,    du latex, du caoutchouc,  des     substances        anti-oxygène    ou siccatives  (selon que l'on désire     obtenir    une action très  lente eu très rapide de l'air).  



  Ledit présent procédé     est    applicable à la       confection    de tous agglomérés     comprenant,     d'une part, des liants     hydrocarbonés    quel  conques insolubles dans l'eau et, d'autre part,  non seulement des matières minérales de  toute nature et de toutes dimensions (maté  riaux acides, basiques ou neutres, charbons    et produits similaires pour briques, dallages,  mortier et béton .de toute nature, pavés arti  ficiels, briquettes     combustibles,    etc.), mais  encore toutes autres matières     susceptibles     d'être agglomérées, par exemple du bois  (fibres et copeaux, sciures), du liège, des  étoffes ou tissus divers,     etc.,

      permettant de  confectionner tous produits     thermiquement,          acoustiquement    ou électriquement isolants,  d'une qualité, d'une résistance et d'une durée       exceptionnelles.     



  Le présent procédé permet, en particu  lier, de réaliser des enrobages ou des revête  ments dont     l'insensibilité    aux variations de  température est pratiquement totale (sup  pression du ramollissement, du ressuage, de  l'écaillage), grâce à l'action des composés mé  talliques mis en     oeuvre,    en liaison avec des       fillers    ajoutés spécialement à cet effet, lors  que ces composés sont solubles dans les sub  stances organiques utilisées comme liants     hy-          drocarbonés    (par exemple, les     oléates    et     rési-          nates    des métaux précités),

   sans que la     tem-          pérature    d'enrobage se trouve élevée de ce  fait: on obtient ce     résultat    très simplement  en mettant en contact avec les surfaces à re  vêtir les constituants d'un liant complexe en  commençant par le plus fluide, ainsi que les  constituants des correcteurs dont la présence  provoque     l'adhérence    immédiate et indélébile  du liant aux matériaux et surfaces mouillés.  



  Les exemples numériques suivants se rap  portent à quelques cas particuliers de mise  en     oeuvre    du procédé selon l'invention:       Exemple   <I>1:</I> Dans une bétonnière ou dans  un appareil similaire, on introduit à froid  500 kg de petit macadam fortement mouillé  par la pluie, puis 0,5 kg de chaux en poudre  et 18 kg de     filler    calcaire très fin (passant au  tamis de 300). On malaxe quelques instants,  puis on     introduit    dans l'appareil 9 kg de gou  dron de houille froid.

   Après un très     court     malaxage, au cours duquel le goudron se ré  partit très régulièrement sur les matériaux  minéraux humides chaulés, on chauffe rapi  dement la surface desdits matériaux     ainsi    re  vêtus, à l'aide d'un jet de vapeur vive, et  l'on ajoute, sans arrêter le malaxage, 9 kg de      bitume fondu à     110-120'    C.

   Le bitume re  couvre immédiatement et régulièrement les  surfaces déjà revêtues par le goudron auquel  il     s'incorpore    très rapidement, tandis que  l'eau ruisselle brutalement et se trouve com  plètement     éliminée.        Aussitôt"    l'enrobage     ter-          miné,    les     matériaux        enrobés    peuvent être  répandus sur la chaussée, où un cylindrage       normal    permet de les mettre en place sans  difficulté.  



  <I>Exemple 2:</I> Celui-ci est une variante de  l'exemple 1 où le goudron mis en     aeuvre    con  tient 3 % de résine (colophane) en solution:  il y a formation immédiate de     résinate    de  chaux lorsque le goudron .est mis au contact  des matériaux     humides;    l'enrobage au gou  dron -est immédiat, et la suite des     opérations     est conduite comme il est dit dans l'exemple 1.  



  <I>Exemple 3:</I> Il     consiste    en une     variante    de  l'exemple 2, où les 500 kg de petit macadam  sont remplacés par 400 kg de matériaux  pierreux     granulométrés    et où le bitume fondu  est remplacé par le double de son poids d'é  mulsion de bitume à 50 % d'eau.  



  <I>Exemple</I>     4-:    Dans une bétonnière conte  nant 500 kg de gravillon fin, mouillé, dont  la surface a été préalablement chauffée à  <B>50'</B> environ à l'aide des gaz d'échappement  d'un moteur, on introduit successivement, en  agitant, 15 kg d'un mélange à poids égaux de  goudron de houille et de bitume de pétrole  chauffé à 60   C et contenant 1 %     d'oléate    de  magnésie, puis 10 kg de bitume préalable  ment chauffé à     110-120'    C et enfin 20 kg  de ciment ou encore de     filler        charbonneux    ou  argileux.

   On     obtient,    après un malaxage très  court, un gravillon complètement enrobé dont  les qualités     "collantes"    permettent son em  ploi, dans d'excellentes conditions, pour les       réparations    locales de chaussées usées.  



  <I>Exemple 5:</I> A 500 kg de     gravillon    de cou  leur claire     (calcaire,        quartzite,    etc.), placés  dans une     bétonnière,    on ajoute d'abord 25 kg  de     filler    calcaire coloré en rouge par 5 à 10  de son poids d'ocre lévigée, ou     tout    autre pig  ment minéral, et 0,5 kg de magnésie.

   Après  malaxage et     réchauffage    à la vapeur, on in-         troduit    dans la     bétonnière    un mélange de  10 kg de     road-oil    et de 10 kg de     colophane     préalablement additionnée de 5 % d'huile  d'anthracène et de     311o    de plastifiant     (esters     supérieurs de la glycérine, résines synthé  tiques, etc.). Le mélange     obtenu,    coloré en  rose vif,     permet,de    réaliser à peu de frais des       trottoirs    de luxe, des courts de tennis ou au  tres surfaces du même ordre, qui présentent  une coloration très vive et très franche.  



       Exemple   <I>6:</I> A 300 kg de matériaux pier  reux,     granulométrés,    placés dans une béton  nière ou dans un autre     malaxeur,    on ajoute  d'abord à froid 40 kg de file contenant lui  même 40 % de son poids -d'un mélange à vo  lumes égaux de goudron de houille et de bi  tume, ledit mélange ayant été     préalablement          additionné        d'une    substance correctrice selon  l'invention, par exemple de 5 % d'acide  oléique et de     0,5/"0"    de chaux ou de magnésie,  puis 2 %     'd'un    flux     constitué,    par exemple, par  de l'huile légère -de houille.

       L'enrobage    com  plet des matériaux est     pratiquement    immé  diat. On peut     évidemment    arriver au même  résultat, par exemple en ajoutant le flux dans  le file, soit au     .moment    de la     fabrication,    soit  au moment de son emploi.

   Il en est de même  de l'addition du produit ou mélange correc  teur: si le système correcteur est un sel, par  exemple le     résinate    de chaux ou d'alumine,  on pourra, de même, soit dissoudre ledit sel  dans le liant hydrocarboné avant son intro  duction dans le malaxeur, soit dissoudre seu  lement la résine dans le liant     hydrocarboné     du file au moment de la     fabrication    de ce der  nier et ajouter la chaux ou     l'alumine    dans le.  file avant l'enrobage (ou dans la bétonnière,  au moment de celui-ci), soit introduire     la;     résine (par exemple sous forme de     solution     dans le goudron ou dans le flux) dans le file.

    à un moment quelconque précédant son intro  duction dans l'appareil d'enrobage     (ladite    so  lution     s'incorpore    parfaitement au fila) ou  encore dans ce dernier appareil au cours de  l'enrobage, la chaux ou     l'alumine    étant intro  duite dans ledit appareil à n'importe quel  moment -de .l'opération, de manière à y for  mer la     combinaison    saline     correctrice    qui est,      dans le présent exemple, le     résinate    de chaux  ou d'alumine.  



  <I>Exemple 7:</I> Pour réaliser un revêtement  très mince parfaitement adhérent sur surface  lisse selon la présente invention et permet  tant d'appliquer     ensuite    sur lui tout autre  revêtement désiré, on arrose d'abord la sur  face à revêtir avec une solution ou une sus  pension diluée de la substance     correctrice,     cette solution ou suspension pouvant être     fil-          lérisée    ou     non-fillérisée    (par exemple un lait  de chaux     fillérisé);

      on épand ensuite une       -émulsion        bitumineuse    à     5051ô'    d'eau et conte  nant une faible proportion     d'oléine,    de     coïo-          phane    ou de résines similaires; enfin, pour  assurer un contact satisfaisant avec la surface  sous-jacente, on gravillonne avec des maté  riaux pierreux très fins et on cylindre légè  rement. On obtient ainsi une surface ru  gueuse qui est parfaitement adhérente à la  surface lisse sous-jacente et sur laquelle on  pourra fixer n'importe quel revêtement, par  exemple des matériaux pierreux     granulomé-          trés    et enrobés selon l'invention.  



       Exemple   <I>8:</I> Un revêtement mince parfai  tement adhérent sur surface lisse est constitué  par un mortier d'émulsion ou par un     filo    ap  plicable à froid ou encore par une émulsion  inverse du type "eau dans huile", notamment  par une émulsion     inverse    obtenue selon le  brevet suisse no , 193068, déposé par la de  manderesse le 14 août 1936, ces divers liants  hydrocarbonés étant, bien entendu, corrigés       selon    la présente invention ainsi qu'il a déjà  été indiqué ci-dessus.

   La préparation des  mortiers,     filos    et émulsions précités peut avoir  lieu, notamment, selon les procédés     décrits     dans les brevets français no 742161 du 5 dé  cembre 1931, no 769728 du 6 mars 1934,  no 774533 du 14 juin 1934, no 805948 du  27 juillet 1935 et leurs     additions.     



       Exemple   <I>9:</I> Les mortiers préparés suivant  la technique rappelée dans l'exemple 8     ci-          dessus,    sont, dans le présent exemple, mis sous  une forme suffisamment fluide pour consti  tuer un "mortier de pénétration" qui remplira  tous les interstices d'une chaussée en maca  dam ordinaire ou en macadam enrobé;

   un lé-         ger    cylindrage ou une vibration assure la pré  cipitation du mortier,     ce    qui     entraîne    l'agglo  mération de tous ses constituants en une  masse plastique et continue qui     sertit    d'une  manière parfaite toutes les pierres du ma  cadam auxquelles     ladite    masse adhère très  fortement.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour unir de manière immédiate, fortement adhésive et permanente, un liant hydrocarboné insoluble dans l'eau à des ma tériaux et surfaces solides, secs ou mouillés, caractérisé en ce qu'on opère de façon que le contact desdits matériaux et surfaces avec le liant ait lieu en présence d'une petite quantité d'au moins une combinaison saline d'un acide organique avec un métal des groupes II et III du système périodique. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on ajoute au liant hydrocar- boné un flux qui en augmente la fluidité.
    2 Procédé suivant la revendication, caracté- risé en ce qu'an incorpore le liant dans des matériaux à revêtir sous forme d'un produit hydrocarboné dispersé dans de l'eau. 3 Procédé suivant la revendication, carac térisé ente qu'on ajoute au liant hydro- carboné un produit plastifiant. 4 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on ajoute au liant hydro- carboné une résine. 5 Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on ajoute au liant hydro carboné du latex.
    6 Procédé suivant la revendication, carac térisé en @ce qu'on ajoute au liant hydro carboné de l'acide sulfo-ricinique. 7 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on ajoute au liant hydro- carboné une substance anti-oxygène. 8 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on ajoute au liant hydro- carboné un siccatif. 9 Procédé suivant la revendication, dans lequel on emploie plusieurs produits hy- drocarbonés pour former le liant,
    caracté risé en ce qu'on mélange avec les maté riaux solides mouillés successivement les divers constituants du liant en commen çant par les plus fluides. 10 Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on mélange à froid 500 kg de petit macadam mouillé, 0,5 kg de chaux éteinte, 18 kg de filler calcaire très fin et 9 kg de goudron de houille, puis on chauffe par un jet de vapeur et on ajoute en malaxant 9 kg de bitume fondu à 110-120 C. 11 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 10, caractérisé en ce que le goudron employé contient 3 % de résine en solution.
    12 Procédé suivant la revendication, caracté risé ente qu'on mélange à froid 400 kg de matériaux pierreux granulométrés et mouillés, 0,5 kg de chaux en poudre, 18 kg de filler calcaire très fin et 9 kg de goudron de houille, puis on chauffe par un jet de vapeur et on ajoute en malaxant 18 kg d'une émulsion de bitume à 50 d'eau.
    13 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on mélange 500 kg @de gra villon fin mouillé et chauffé, 15 kg d'un mélange à poids égaux de goudron de houille et de bitume de pétrole à<B>60'</B> C, additionné de 0,15 kg,d'oléate de magné sie, puis 10 kg de bitume à 110-120' C et enfin 20 g de filler. 14 Procédé suivant la revendication, caracté- risé en ce qu'on mélange 500 kg de gra villon de couleur claire,
    25 kg de filler calcaire coloré par<B>5-10%</B> d'ocre lévigée, 0,5 kg de magnésie, on chauffe par un jet de vapeur, on ajoute un mélange de 10 kg de road-oil et de 10 kg de colophane con- tenant 5 % d'huile d'anthracène et<I>3</I> ro de plastifiant.
    15 Procédé suivant la revendication, caracté- risé en ce qu'on mélange à froid 300 kg de matériaux pierreux granulométrés, 40 kg de filo contenant lui-même 40 de son poids d'un mélange à poids égaux de goudron de houille et de bitume et une petite quantité de substance correctrice, et 2 % .de flux.
    16 Procédé suivant la revendication, caracté- risé en ce que sur une surface lisse à re vêtir on verse une solution de substance correctrice, puis une émulsion bitumineuse à 50 % d'eau contenant une faible propor tion de flux, et -enfin on gravillonne et cy lindre légèrement.
CH194384D 1935-11-28 1936-09-21 Procédé pour unir de manière immédiate, fortement adhésive et permanente, un liant hydrocarboné insoluble dans l'eau à des matériaux et surfaces solides, secs ou mouillés. CH194384A (fr)

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