Machine-outil avec dispositif permettant de déterminer avec précision la position
d'un chariot mobile par rapport à un bane fixe.
Lorsque l'on veut déterminer avec une grande précision, dans une machine-outil, la position d'un chariot mobile muni d'un index par rapport à un banc fixe muni d'une règle divisée, on peut employer plusieurs dispositifs. On peut, par exemple, employer un vernier au'/,, qui permet d'apprécier, à, 100 de mm près, la position respective des deux organes l'un par rapport à l'autre. On peut également employer des dispositifs optiques qui donnent une précision plus grande.
Le dispositif, objet de l'invention, permet de déterminer avec précision la position d'un chariot mobile par rapport à un banc fixe.
Il est caractérise par un bras solidaire du chariot et portant un index, ce bras présen- tant un étranglement formant un point fixe de flexion, dans le but de permettre des dé- placements sans aucun jeu de ce bras et, par suite, de l'index.
Le dessin ci-annexe : représente, a titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet del'invention.
La fig. 1 en est une vue schématique et la fig. 2 une vue en perspective ; la fig. 3 est une vue en plan d'un détail à échelle agrandie.
Dans la fig. 1, un banc fixe non-repré- senté porte une règle divisée R ; le chariot mobile C porte un index 1 muni d'un trait de repère et monté sur un petit chariot mobile par rapport au chariot C. Le déplacement de l'index mobile I est obtenu au moyen d'une vis micrométrique V présentant un tambour divisé T. Un ressort U rappelle toujours dans le même sens le chariot por tant l'index I, afin d'éliminer les jeux.
En principe, on peut utiliser le dispositif de la manière suivante :
Si on désire, par exemple, amener le chariot C dans la position qui correspond à la graduation 9 mm, 47 de la règle fixe R, on opère de la façon suivante : on déplace le chariot qui supporte l'index I de 47''100 de mm dans le sens de la flèche 2, en agissant sur le tambour divisé T. Ceci fait. il n'y a plus qu'à déplacer le chariot C jusqu'à ce que le repère I soit exactement en regard de la division 9 de la règle R. La coïncidence du repère I et de la division 9 est obtenue avec une grande précision en utilisant un viseur grossissant.
Dans la réalisation de fig. 2, le chariot mobile 1 peut se déplacer par rapport à un banc fixe. non-représenté, en coulissant sur deux glissières 2 et 3 : la glissière 2 porte une règle 4 divisée en millimètres. L'index du chariot est constitué par un bras flexible 5. dont une des extrémités est solidement fixée en 6 sur la traverse 7 qui est. ellemême, solidaire du chariot 1.
Afin d'éviter le jeu inhérent à toute art ; i- culation, et en particulier la torsion du bras par rapport à son axe, celui-ci présente. :'t son extrémité inférieure, un étranglement 8 qui constitue un point de flexion. Si l'on agit à l'extrémité supérieure de ce bras 5, il fléchira autour du point 8. mais ceci sans aucun jeu et quel que soit le sens dans lequel on le fait fléchir.
Cette disposition du bras 5 remplace le ressort U représenté en fig. 1 et concourt au même but que celui-ci.
Le bras 5 est muni d'une fenêtre qui présente, à sa partie inférieure, un index 9, lequel se déplace ainsi dans le plan vertical dans lequel sont situées les graduations de la règle 4.
Le déplacement de cet index 9 étant toujours petit, inférieur à 1 mm par exemple, si la distance entre le point de flexion 8 et l'index 9 est suffisamment grande (quelques centimètres par exemple, on peut confondre le déplacement de l'index 9 avee un déplacement linéaire parallèle au biseau de la règle 4.
Le chariot 1 présente une monture 13 qui sert d'écrou à une vis micrométrique 11 : une des extrémités de cette vis micrométrique est munie d'un tambour divisé 12 ; les lectures sur ce tambour sont faites au moyen d'un index 14 solidaire lui-même de la monture 13.
L'autre extrémité de la vis micrométrique 10 agit sur la partie supérieure du bras 5. Les déplacements de l'index 9 sont proportionnels aux déplacements de l'extrémité 10 de la vis micrométrique, le rapport de ces déplacements étant égal à celui des bras de levier à partir du point de flexion 8. Dans 1'exemple représenté, ce rapport est égal à 2, c'est-à- dire que les déplacements de l'index 9 sont exactement la moitié des déplacements de l'extrémité 10 de la vis micrométrique. Si donc, on déplace la vis micrométrique t o de mm (ce qui correspond à une division du tambour divisé en 100, avec une vis au pas de 1 mm), on aura déplacé l'index 9 de J (l0 de mm.
Le chariot 1 porte encore un support fixe 20, sur lequel peut coulisser un chariot 16 qui peut être déplacé au moyen de la vis 21 munie du bouton molleté 22 ; le chariot 16 porte un ensemble comprenant un viseur 18, un prisme à réflexion totale 17 et une ampoule a incandescence 15. Cet ensemble 15, ] 7 et 18 peut être déplacé par rapport au chariot 16 au moyen d'une crémaillère, nonvisible sur la figure, commandée par le bouton 19.
Le viseur 18 est muni d'un réticule présentant deux traits fixes parallèles et très voisins 23 (voir fig. 3). L'écartement de ces traits est légèrement supérieur à la largeur des traits 4 et de l'index 9.
La manière d'opérer au moyen du dispositif est la suivante :
La position de l'index 9 ayant été réglée au moyen de la vis micrométrique 11, on dé- place le viseur au moyen du bouton 22 jusqu'à ce que le trait 9 (fig. 3) se trouve encadré par les deux traits 23 du réticule du viseur.
Ceci fait, on déplace le chariot 1 jusqu'à ce que le trait 4 de la division fixe que l'on désire amener en coïncidence avec l'index 9 se trouve lui-même encadré par les deux traits parallèles 23 du réticule. Dans ces conditions, on arrive à apprécier la coïncidence des deux traits 4 et 9 à quelques millièmes de milli- mètres près.