CH198238A - Ligne chargée pour communications à distance et notamment pour communications téléphoniques, présentant plusieurs bandes passantes utilisables par les transmissions. - Google Patents

Ligne chargée pour communications à distance et notamment pour communications téléphoniques, présentant plusieurs bandes passantes utilisables par les transmissions.

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CH198238A
CH198238A CH198238DA CH198238A CH 198238 A CH198238 A CH 198238A CH 198238D A CH198238D A CH 198238DA CH 198238 A CH198238 A CH 198238A
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Nicolas Brillouin Leon
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  • Cable Transmission Systems, Equalization Of Radio And Reduction Of Echo (AREA)

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  Ligne chargée pour communications à distance et notamment pour communications  téléphoniques, présentant plusieurs bandes passantes  utilisables par les transmissions.    On sait que les câbles     pupinisés    se com  portent comme un     filtre    passe-bas,     c'est-à-          dire        amortissent    de façon sensiblement égale  les courants dont la fréquence est inférieure  à une certaine valeur, dite fréquence     critique     ou de coupure, et arrêtent     pratiquement        d'une          façon    absolue les courants de fréquences su  périeures.  



  Un câble     pupinisé    peut être considéré  comme constitué .par une série de sections  identiques, comprenant     chacune    une self avec  résistance (celles de la bobine). et une self,  une résistance et     une    capacité réparties (celles  du câble);

   on sait que pratiquement dans  le cas des basses fréquences, on peut négliger  le fait que les     caractéristiques    du câble sont  réparties et     assimiler    la section à une self  et une résistance en série avec une capacité  en dérivation, chaque section constituant ainsi  un quadripôle     s'il    s'agit d'une ligne à deux  fils et un dipôle dans le cas du retour par    la terre, comme indiqué sur les     fig.    1 et 2;  d'ailleurs, on peut toujours ramener le qua  dripôle au dipôle pour simplifier les calculs.

    De plus, si l'on n'a     besoin    que d'une approxi  mation, très suffisante dans la pratique, on  peut négliger la résistance des bobines en ne  tenant compte que de celle du câble, et aussi  la self du câble en ne tenant compte que de  celle des bobines.  



  L'objet de     l'invention    est une ligne char  gée pour     communications    à distance et no  tamment pour communications téléphoniques,  caractérisée par le fait qu'elle se compose  d'un certain nombre de sections toutes iden  tiques les unes aux autres, chaque section  étant composée d'au moins une     portion    de  ligne et d'au moins une impédance, l'espa  cement des impédances, leur nature et leur  valeur étant calculés de façon que la com  binaison de ces impédances et des portions de  ligne les séparant constitue     un    filtre électri-      que     laissant    passer dans la totalité de la sec  tion les oscillations électriques ayant des fré  quences comprises entre certaines limites,

   le  filtre ainsi formé présentant une bande pas  sante à basse fréquence et d'autres bandes       passantes    pour les fréquences élevées, la sépa  ration entre les     oscillations        comprises    dans  les diverses bandes se faisant seulement à  l'extrémité de la ligne.  



  On pourra, même sans chercher à utiliser  les bandes passantes à haute fréquence, amé  liorer la     transmission    ordinaire sur une ligne  chargée en remplaçant les simples bobines  Pupin par des impédances complexes, ce qui  permettra d'obtenir une transmission plus       uniforme        dans    la bande de basse fréquence.  



       Comme    dit plus haut, un câble suivant  l'invention est     constitué    par plusieurs sec  tions identiques entre elles et constituées cha  cune par une série d'éléments d'impédances  qui ne sont pas toujours semblables les uns  aux autres, certains de ces éléments étant  constitués par une portion du câble et les  autres par des impédances plus ou moins  complexes intercalées entre ces portions de  câble comme le sont les bobines ordinaires  des câbles     pupinisés.     



  Un mode particulièrement simple de réali  sation de l'invention consiste à constituer  chaque section par un câble chargé de bo  bines de self placées à des distances inégales  les unes des     autres.     



  La     fig.    8 montre, au contraire, une sec  tion constituée par une portion de câble 1  chargée à une de ses extrémités par un élé  ment d'impédance complexe, comprenant sur  chaque conducteur deux selfs 2,     â    en     série,     dont une shuntée par un     condensateur    4,  un second condensateur 5 étant monté en  dérivation entre les conducteurs.  



  On donnera d'abord des exemples de cal  culs applicables au cas où les bandes passan  tes ont des fréquences peu élevées (basses  et moyennes fréquences) ; on se contentera  alors de remplacer chaque portion de ligne  intercalée dans les circuits par les éléments  <I>L, R, C</I> équivalents, sans tenir compte de  leur répartition. Ce mode de calcul se montre    insuffisant si l'on veut obtenir des bandes de  fréquences élevées; il faut alors tenir compte  des propriétés particulières des portions de  ligne entrant dans chaque section.

   Des exem  ples de calculs de ce genre seront donnés  plus loin;     ils    montrent que les portions de  ligne jouent un rôle très particulier et pro  voquent la     création    de bandes passantes spé  ciales en     haute        fréquence;    ces bandes pour  ront être rendues utilisables en téléphonie.  



  Pour les basses     fréquences,        une    section  comme celle de la     fig.    8 peut, si l'on ne tient  pas compte de la répartition des caractéristi  ques électriques du câble le long de celui-ci,  être     représentée    par le schéma de la     fig.    4  sur lequel 6, 7 et 8 représentent la résistance,  la self et la     capacité    totales de la portion de  câble 1.  



  Comme exemple de la façon de calculer  les bandes passantes, on prendra d'abord un  câble dont chaque section est constituée,  comme     représenté    schématiquement sur la       fig.    5,. par des éléments d'impédances con  nectés en série les uns avec les autres et com  posés chacun d'une self L et d'une     résistance     R en série et d'une     capacité    C en dérivation,  certaines des quantités<I>R, L</I> ou C pouvant  être nulles ou infinies. Un au moins de ces  éléments représente une portion de ligne  pour laquelle on ne tient pas compte de l'ef  fet de la répartition uniforme des caracté  ristiques.  



  Des modes de réalisation particulièrement  simples d'une pareille section seront les sui  vants. ,  En rendant     égales    entre elles les quan  tités     Rl,    R2...,     Ll,        L2....    Cl,     C2...,    on tombe  sur une     ligne        pupinisée    ordinaire.  



  En rendant égales entre elles les     quan-          tités    L et les rapports
EMI0002.0039  
       etc.,    on re  tomberait sur la section constituée de bobines  Pupin     non-équidistantes.     



  Enfin, on     pourrait        constituer    chaque sec  tion par une portion de ligne 1 (de caracté  ristiques<I>Ri.</I>     L1,        cl)    terminée par un quadri  pôle, comme     représenté    sur la     fig.    6.      On sait     d'ailleurs,    qu'au point de vue de  calcul, on peut, pour simplifier, remplacer la  ligne bifilaire des     fig.    5 et 6 par la ligne  unifilaire de la     fig.    7.  



  Avant de prendre le cas général, on étu  diera celui très simple où chaque section ne  comporte que deux éléments d'impédance, ce  qui, dans la pratique, pourra correspondre à  une portion de câble de résistance self et  capacité totales<I>Ri, Li,</I> cl chargée à son extré  mité de l'impédance     .R2,        L2,        c2.    On appellera,  comme indiqué sur la     fig.    8,     Un_,    et Un les  potentiels aux     extrémités    de la section, Ti,  le     potentiel        aLt    point de jonction des deux    éléments,

       IE    le courant dans le premier élé  ment et in     le-courant    dans le second, la pul  sation étant w, on a alors les équations:  
EMI0003.0014     
  
EMI0003.0015     
    en portant dans les     équations    1 les valeurs  de     -Fn    et     Un    tirées de (2), on obtient les équa  tions<I>I et i</I>  
EMI0003.0019     
    Mais on sait que d'une section à la sui  vante, les courants<I>i</I> et<I>I</I> reprendront leurs  mêmes valeurs multipliées par     un    certain       coefficient    f que l'on peut mettre sous la  forme     ek.     



  On peut donc écrire:  
EMI0003.0023     
    k sera positif ou négatif suivant le sens de  propagation des     ondes.    .    Si k est une imaginaire pure, la propa  gation se fera sans affaiblissement mais avec  une variation progressive de phase le long de  la ligne.  



  Si k possède une partie réelle, la propaga  tion se fera avec amortissement.    En remplaçant dans les équations (3) les 1  et i par leurs valeurs tirées de (4) et multi  pliant par     3w,    on obtient:  
EMI0003.0026     
    En     multipliant    membre à membre, ce qui       revient    à annuler le     déterminant    de ce sys-         tème    d'équations, on obtient une équation de  second degré en f qui s'écrit:

    
EMI0003.0031     
         comme    f -     ek,    le     dernier        terme        s'écrit:     
EMI0003.0037     
         L'existence    des     résistances    rend moins évi  dente la     présence    des bandes     car,    à cause  d'elles, k contient une partie réelle.

   Si, comme       première        approximation,    on suppose     les    résis-      tances négligeables, l'équation (6) se simplifie et peut s'écrire:  
EMI0004.0001     
    pour qu'il y ait     une    bande passante, il faut que<I>k</I> soit une imaginaire pure, donc<I>k =</I>     jb,     et l'équation (7) devient:  
EMI0004.0004     
    La solution n'est possible que si     sin'   
EMI0004.0006  
    est compris entre 0 et 1.

   Il est facile d'étu  dier, par exemple entre -     z    et     -I-        -r    les varia-         tions    de b en     fonction    de w; on obtient ainsi  la courbe représentée sur la     fig.    9, les valeurs       w1,        w.    et     w3    étant respectivement données  par  
EMI0004.0016     
    Nous avons donc une bande passante     basse     fréquence pour les pulsations comprises entre  0 et     w,

      et une bande passante haute fréquence  pour les     pulsations        comprises    entre     w2    et     w3.       Dans le cas particulier où les selfs seraient       égale-,        Ll   <I>-</I>     LZ   <I>=</I>     L     on aurait, en supposant     c2     <  cl  
EMI0004.0028     
    La bande basse fréquence a dans ce cas  la même     hauteur    que celle d'une ligne d'élé  ments conformes à la     fig.    10.

   La vitesse de  propagation W dans cette bande est donnée  par la pente initiale de la courbe 9  
EMI0004.0031     
         si,        2v    très     petit     
EMI0004.0035     
    et la largeur de la bande passante haute fré  quence dépend du     rapport   
EMI0004.0037  
    Si l'on fait le calcul d'une façon plus ri  goureuse, c'est-à-dire sans négliger les résis  tances, on constate que l'amortissement, dans  le     milieu    de la bande haute fréquence, est du  même ordre que pour les basses fréquences;       cette    bande haute fréquence peut donc être    utilisées pour les     télécommunications    à. grande  distance.  



  On remarquera que dans la bande basse       fréquence    les courants 1 et i sont presque en       phase,    tandis qu'ils sont presque en opposition  de phase dans la bande de haute fréquence.  



  En faisant, en effet, w = 0 dans la pre  mière équation (5) où l'on négligera R, on a.:  
EMI0004.0043     
    mais<I>f</I> =     cil)    et ici<I>b</I> = 0, on a donc  <I>I =i</I>  ce qui montre que pour     zt,    = 0 les courants  sont en phase. On verrait par un calcul sem  blable que ces courants sont en opposition  pour     w    = w3.  



  Dans ces     conditions,    on pourra, sans em  ployer de filtre supplémentaire, séparer aisé-      ment les courants des     deux    bandes; on cou  plera,     comme        indiqué        fig.    11, les selfs     Ll    et       LZ    dg la section terminus d'abord avec les  enroulements; 8 et 9 qui sont parcourus dans  le même sens par le courant induit;

   on rece  vra dans l'ensemble 8-9 un courant induit  dépendant de I     +    i, les courants de la bande  haute fréquence qui sont sensiblement en op  position n'induiront donc dans 8-9     qu'un     courant très faible et on recueillera dans     ce     double enroulement seulement le courant in  duit par les courants de la bande basse     fré-          quenee;    pour recueillir ceux     induits    par les  courants de la bande     haute    fréquence, on em  ploiera deux enroulements 10, 11 montés en       opposition.     



  S'il y avait induction mutuelle entre les  selfs     Lx    et     Lz,        il    -est     évident    que la phase des  courants prendrait une grande     importance,        il     faudrait en effet     remplacer    dans les     calculs          Ll        +        L,2    par     L,        +        LZ          DI    selon qu'on serait  dans une bande ou dans     l'autre.     



  Des -modes de réalisation pratiques de cette  section en deux éléments pourraient être les       suivants:     10 Bobines Pupin inégales alternées et  toutes équidistantes les unes des autres;  20     Bobines    Pupin égales ou inégales, sépa  rées     successivement    par deux longueurs de  lignes inégales;    <B>30</B> Chaque section comprend la même lon  gueur de ligne 1 se     terminant    par une impé  dance complexe,     comme        représenté        fig.    12.  



  On remarquera que ces     dispositifs    très  simples     permettront    de faire     passer    deux com  munications par     paires,    donc, même en n'em  ployant pas les circuits fantômes, on aurait  par     quarte    un     gain    de une     communication.     



  Après cet- exemple     simplifié    à     l'extrême    et       destiné    à démontrer     l'existence    des bandes  passantes, on va étudier d'une façon plus  exacte le dispositif général représenté sur la       fig.    7.

   Soient     1hn    .les courants et     Üh,,    les vol  tages aux divers     noeuds    de la section n, on  aura:  
EMI0005.0053     
    On     tire    de ces deux systèmes d'équation  (8) et     (9).    le système (10)  
EMI0005.0056     
    et si l'on pose:

      <B>il.</B>     =Aekn+j-wt       ce système devient  
EMI0005.0058     
      Ce système (11) comprend m équations  homogènes en A,, A,...,     A",.    En annulant le  déterminant des coefficients, on obtient une  équation qui, dans le     cas    général, est de de  gré 2m en     iv,    mais qui, lorsqu'on néglige les  résistances     (B1    =     B2...,        B",    - 0), se trouve  du degré m en     w2.        Cette    équation est, d'autre  part, du second degré en     ek.     



  Pour avoir les bandes passantes, il fau  drait déterminer les valeurs de     11.v    entre les  quelles<I>k</I> est une imaginaire pure,<I>k =</I>     jb.     



  Le calcul dans. le cas général serait évi  demment très compliqué, on peut le simplifier  en supposant     comme    première approximation  que les     résistances    sont négligeables et en  cherchant par approximation des racines     w1,          zv_,        zv3...    et     w02,        ivo3,    etc., correspondant aux  valeurs     limites    b = o et b -   a; suivant  ce qui a été expliqué dans l'exemple précé  dent, on obtient ainsi     7n    bandes passantes;

   la  courbe correspondant à     celle    de la     fig.    9 aura  ici l'allure indiquée sur la     fig.    13 si les ca  pacités et selfs composant le divers éléments  de la section ne sont pas trop différentes les  unes des autres.  



  Jusqu'à présent, on a négligé le fait. que  les caractéristiques électriques d'une ligne  sont réparties sur toute sa longueur et l'on a,  en somme, assimilé les lignes réelles à des  lignes artificielles.  



  On pourrait, d'ailleurs, réaliser des dispo  sitifs de ce genre, conformes à l'invention,  pour les employer comme lignes artificielles,  filtres, etc. On passerait d'ailleurs d'un des  cas étudiés à celui d'une ligne réelle en rem  plaçant un ou plusieurs des     éléments    compre  nant une résistance, une self et une capacité,  par une portion de ligne, éventuellement char  gée par une bobine de self.  



  On pourrait, par exemple, réaliser le dis  positif de la     fig.    8 en utilisant     celui    repré  senté sur la     fig.    3 dans lequel les condensa  teurs 4 seraient supprimés. On pourrait, dans  ce cas, recueillir séparément les courants des  bandes de haute et basse fréquence en cou  plant des bobines telles que 8-9 et 10-11  de la     fig.    11 avec les bobines 2 et 3 de la       fig.    3 modifiée comme dit     ci-dessus.       Si l'on veut examiner la question plus à  fond, il faut, au contraire, appliquer aux par  ties d'une section, formées par une portion de  ligne proprement dite, les équations de pro  pagation connues.  



  On sait que si l'on appelle TU et I la ten  sion et l'intensité en un point de la ligne  d'abscisse<I>x,</I> c'est-à-dire située à la distance<I>x</I>  de l'extrémité, on a:  
EMI0006.0031     
    Z étant l'impédance au départ donnée par la  formule  
EMI0006.0032     
         0111   <I>.R.', L',</I> G' et C' sont la     résistance,    la self,  la     perditance    et la capacité par unité de lon  gueur de la ligne. P est. la constante de pro  pagation<I>a</I>     -+-   <I>j</I>     P,   <I>a</I> et     P        étant    donnés par les  formules bien connues.  



  Pour les     fréquences    élevées, on a les va  leurs approximatives:  
EMI0006.0041     
  
EMI0006.0042     
    Dans la pratique, l'isolement est toujours  assez élevé pour qu'on puisse négliger G'.  



  On va     maintenant    considérer le cas d'une  section de ligne de longueur X chargée à une  de ses extrémités au moyen d'une impédance  complexe. La     ne    section de la ligne     équiv    a-  lente est représentée schématiquement par la       fig.    14, sur laquelle 12 représente l'impédance  complexe, dipôle que l'on supposera sans       amortissement,    c'est-à-dire ayant une impé  dance propre z purement imaginaire.  



  Aux extrémités de la ligne, les courants  seront     I"_1    et     1",        les        tensions    U"_1 et     1711,    la  tension à la sortie du dipôle étant     \l'n.     



  En appelant     A"    et<I>B"</I> les coefficients cons  tants relatifs à     cette    section, on a, en appli-      quant les équations (12) aux points d'abscisses    et X, -  
EMI0007.0001     
    d'autre part, on     a.     



  (15)     Un_I-        Vn=zIn-1.     Enfin, les sections étant     identiques    entre  elles, d'une     section    à la     suivante    toutes les  grandeurs sont multipliées par     ek,    on a donc,  en partant des équations (14),  
EMI0007.0009     
    et en comparant la seconde de ces     équations    avec la seconde des équations (13)  <I>-A</I><B>n</B><I>+</I>     Bn--An        e-k+Px   <I>+</I>     Bne-k-Px       ou  (17) An     (1-8-k+-Px)-        Bn(1-g-k-Px).     



  De même, en tenant compte des équations (13) et (16), l'équation (15) devient  
EMI0007.0016     
    En éliminant An et     Bn    entre les équations (17) et (18), on arrive à une équation du  second degré en     ek    qui a pour racines  
EMI0007.0019     
    Lorsque les fréquences sont relativement  basses, on retombe très     approxi-mati-vement    -sur  le cas des lignes à caractéristiques     non-répar-          ties;    il suffit donc de     n'examiner    que le cas  des     fréquences    élevées.

      Si l'on suppose que les résistances et la       perditance    sont faibles, on pourra les négli  ger et on écrira:       PXX=jrP     avec  
EMI0007.0027     
         Â.    étant la longueur d'onde des oscillations con  sidérées sur la ligne     non-chargée    et     99    le dé  phasage de l'onde après passage sur la section  de ligne X. On a d'ailleurs supposé que z  était une imaginaire pure z     =        jz'     L'équation (19) peut alors s'écrire    et, comme dit plus haut, on peut prendre  
EMI0007.0033     
    et par conséquent Z est réel.

    
EMI0007.0034     
      Les bandes     passantes    s'obtiendront lors  qu'on aura  
EMI0008.0002     
         fl'        étant    alors le coefficient relatif à la ligne  chargée.  



  Deux cas sont alors à considérer:  
EMI0008.0005     
    est alors donné par  
EMI0008.0006     
    et     il        existera    une bande     passante    entre les va  leurs de<I>iv</I> par lesquelles on aura  
EMI0008.0010     
    dans ce     cas,    le radical     est    imaginaire,     ek    est  alors réel, il y a toujours     absorption    et les  oscillations ne passent pas.  



  On va     maintenant    examiner le cas parti  culier d'une ligne     pupinisée    ordinaire; le di  pôle 12 de la     fig.    14 est alors constitué par  une bobine de self     Lo,    on a donc  <I>z' =</I>     w        Lo     d'autre part, on peut     écrire     
EMI0008.0022     
    L et C étant la self et la capacité totales de  la portion de ligne, on en tire  
EMI0008.0023     
    et, en portant dans     l'équation    (20), on a  
EMI0008.0025     
    l'équation (22)

    
EMI0008.0026     
    peut alors s'écrire  
EMI0008.0027     
    Il faut alors     étudier    les régions pour les  quelles     P'    est réel; pour cela, il suffit de  construire la courbe représentant     cos        p'    en  fonction de     99,    ce qui est facile en traçant       d'abord    les courbes
EMI0008.0034  
   sin     (p    qui ont  été     indiquées    en     pointillé    sur la     fig.   <B>15;</B> on       obtient    alors facilement la courbe représen  tant     cos,8';

      elle a été sur la même figure     tra-          cée    en     traits    pleins, les parties correspondant  à des     valeurs        réelles    de     fl'    étant en traits ren  forcés.  



       Il    ne faut     d'ailleurs    pas oublier que     9#     est proportionnel à     7v,    l'équation (20) nous  donne en effet  
EMI0008.0051     
    mais., pour simplifier     l'écriture,    il est préfé  rable de faire l'étude en partant de la varia  ble     g@,    on passe     ensuite    facilement de     celle-ci     à la pulsation w et à la     fréquence.     



  On peut, au lieu de la courbe donnant  <I>cos</I><B>P,</B>     tracer,    comme     cela    a été fait sur la       fig.    16, la     courbe        correspondante    donnant     P'.     



  lie     passage    d'une figure à l'autre se fait       assez    simplement pour qu'il n'y ait     besoin     d'aucune     explication.     



  On pourrait d'ailleurs déformer la     fig.    15  et les     figures    suivantes du même genre qui  ne sont données que comme les     diagrammes          explicatifs,    du fait que     fl'    est donné par son  cosinus, on a pour une valeur de ce dernier  une infinité de     valeurs    de     fl'    égales à       fl'        -I-        2Nn     on pourrait donc prolonger les     parties    de  courbe suivant tout le plan,     mais    on a jugé  que le mode de représentation choisi était plus  simple.  



  Pour qu'une bande passante puisse être  utilisée pour une onde porteuse de modula-           tions    téléphoniques, il faut     qu'elle    ait une  largeur suffisante; si elle était trop étroite  pour cela, elle pourrait     néanmoins    être em  ployée à la     transmission    de     signaux    conven  tionnels, par exemple pour la télégraphie.  



  Dans le cas de la ligne     pupinisée    ordi  naire qui vient d'être étudiée, il y a une bande  passante basse fréquence qui est     actàellement     la seule utilisée et des bandes     haute        fréquence     comprises entre       9q,    =     Nn    et     992    =     Nn        -I-        s     valeurs pour     lesquelles    on doit avoir       ,B'1=        Nn        ,8',#   <I>= (N</I>     +    1)    Si l'an suppose, ce qui a lieu en pratique,

    que la charge     Lo    est très supérieure à la self  L de la ligne, le facteur
EMI0009.0022  
   est très grand  et     e    peut se calculer de la façon suivante:  on a:  col     @oz    = col NT col e - lin     N7r    lin e  et  col     (3'2    = col (N     -f-    1)     7r    = - col     Nir     on a donc, d'après l'équation (23),  
EMI0009.0030     
    en négligeant les termes en     ë,    on obtient  
EMI0009.0032     
    la largeur d w en     pulsation    de la bande passante sera donc  
EMI0009.0034     
    Comme exemple     numérique,

      on considé  rera deux lignes dans lesquelles:       â    = 1830 m,  L 1     millihenry,          U    = 0,08     microfarad.       La vitesse de propagation des ondes sur  la ligne non-chargée serait     environ    200.000  km/sec.

   Ces deux lignes seront chargées: la  première avec des bobines de 30     millihenrys     et la seconde avec des bobines de 7     milli-          henrys.    Le tableau suivant donne les résul  tats numériques auxquels on arrive:

    
EMI0009.0044     
  
    Numéros <SEP> des <SEP> bandes
<tb>  <U>1 <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 1 <SEP> 3 <SEP> 4</U>
<tb>  Longueur <SEP> d'ondes <SEP> correspondante
<tb>  en <SEP> T. <SEP> S. <SEP> F. <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 5500 <SEP> m <SEP> 2750 <SEP> m <SEP> 1833 <SEP> m <SEP> 1375 <SEP> in
<tb>  Largeur <SEP> <B>tu</B> <SEP> poux <SEP> Lo <SEP> = <SEP> 30 <SEP> mh. <SEP> . <SEP> 4700 <SEP> 2350 <SEP> 1570 <SEP> 1175
<tb>  Largeur <SEP> w <SEP> pour <SEP> Lo <SEP> = <SEP> 7 <SEP> mh. <SEP> .

   <SEP> 20000 <SEP> 10000 <SEP> 6667 <SEP> 5000       Il en résulte qu'avec la charge de 30     milli-          henrys    les bandes passantes de haute fré  quence ne seraient pas     utilisables    en télépho  nie, tandis qu'avec la charge de 7     millihenrys,       la première bande pourrait être employée en  téléphonie.  



  Pour avoir une ligne sur laquelle plu  sieurs bandes à haute fréquence seraient uti-           lisables    avec des charges normales, il faut  donc envisager le remplacement de la simple  ligne     pupinisée    par une ligne suivant l'in  vention, c'est-à-dire composée de sections  identiques entre elles comprenant chacune  une ou plusieurs portions de ligne de lon  gueurs égales ou inégales et une ou plusieurs  impédances complexes semblables ou non les  unes aux autres.  



  L'équation (22)  
EMI0010.0003     
    nous montre que pour chaque valeur de     cp     (par conséquent de la     fréquence)    pour la  quelle z' s'annule, on a pour     fl'    la valeur  réelle     f3'    =     cp.     



  On aura donc autour de ces valeurs de     ga     des bandes passantes; par suite, il faudra  dans chaque cas calculer les valeurs de w ou  de     p    pour lesquelles z' s'annule.  



  Or, la courbe représentant l'impédance z'  du dipôle le plus général a l'allure     reprû-          sentée    sur la     fig.    17, l'impédance devenant  infinie pour les valeurs     Wl,        W3,        W,."    etc. de  la pulsation W et s'annulant pour les va  leurs     W2,        W4,    etc., la courbe se terminant  par une branche asymptotique.  



  De semblables dipôles peuvent être réali  sés sous les formes classiques représentées sur  les     fig.    18 et 19 et sous un très grand nom  bre de formes mixtes comportant une partie  des circuits en série et une autre en paral  lèle.  



  Pour les valeurs     W1,        W3   <I>...,</I> le terme  est infini.
EMI0010.0022  
    



       fl'    est imaginaire et il n'y a pas de pro  pagation.  



  Au contraire, pour les pulsations 0,     W2,          W4,    etc., on a z' = 0 et     ,B    =     (p,    il y a une  bande     passante;    reprenant pour     coordonnées          P'    et     #o,    les points représentatifs     ,B'   <I>=</I>     cp     seront sur la     bissectrice    des axes de coordon  nées; comme ils se trouvent aussi à l'intérieur  d'une bande passante, on voit immédiatement  la position de ces     dernières.     



  Dans le cas du dipôle correspondant à la         fig.    17, si les valeurs     (p2,        cp4,        Scs    correspon  dant à     Wz,        W4    et     WB    sont     inférieures   <I>à</I>     jc,     on aura, comme montré sur la     fig.    20, quatre  bandes passantes basse et moyenne     fréquence     correspondant à ces valeurs, puis des bandes  haute fréquence correspondant à     g@   <I>= N</I>     -r.     On pourrait, au contraire, avoir<B>99,

  </B>  <      7r     <      #0s     et, dans ce cas, il y aurait trois bandes basse  et moyenne     fréquence    et une bande haute       fréquence    supplémentaire, comme montré sur  la     fig.    21.  



  On pourra donc, avec des dipôles conve  nablement calculés, obtenir autant de bandes  passantes que l'on voudra, ces bandes ayant  des largeurs convenables. Il est évident que  la, condition     nécessaire    pour que cette largeur  soit au moins égale à un minimum nécessaire  E est que l'on ait pour la bande de rang en  question       Wgp        .+    1     W,9-,    >     .E     mais cette condition ne sera pas     suffisante     et la largeur des bandes devra être étudiée  dans chaque cas particulier.  



  Un cas particulièrement intéressant est  celui d'un dipôle dans lequel l'impédance tend  vers zéro lorsque la fréquence augmente in  définiment, par exemple le dipôle représenté  sur la     fig.    22 et dont la courbe d'impédance  est     tracée    sur la     fig.    23.

   On voit aisément  que la.     courbe    donnant les valeurs de     P'    pré  sentera la forme indiquée sur la courbe 24,  c'est-à-dire aura par exemple trois bandes  de basse et moyenne fréquence et des bandes  à haute fréquence, ces dernières correspon  dant à des branches de     courbes    qui se rap  prochent de plus en plus de la     bissectrice    des  axes de     coordonnées.     



  Une telle disposition est particulièrement  intéressante si l'on veut se servir des bandes  à haute et surtout à très haute fréquence  puisqu'alors ces bandes deviennent très larges  et se raccordent d'une     façon    presque continue.  



  A titre d'exemple, on étudiera ici le cas       d'une    ligne reliée à un dipôle se composant  de deux selfs     Ll    et     LZ    en série, dont la se  conde est shuntée par un condensateur de ca  pacité C, comme représenté sur la     fig.    25.

        L'impédance est donnée par  
EMI0011.0001     
    on voit qu'elle peut se représenter par la  courbe de la     fig.    26 avec  
EMI0011.0003     
    en     désignant    par     0,    et     02    les valeurs de     9p     correspondant à ces deux pulsations     w1    et     w=     on voit que la courbe     donnant        .fl'    en fonction  de<B>99</B> est celle représentée sur la     fig.    27.  



  Les bandes à haute fréquence ont sensi  blement la même largeur que celles existant  avec une simple self, en haute fréquence la  self     L2    est court-circuitée par C.  



  Dans la basse     fréquence,    au contraire,  C ne joue aucun rôle et tout se passe comme  si l'on avait une ligne     pupinisée        ordinaire     chargée avec des bobines ayant une self  Li     -i-        L2.     



  Si on prend     L,    petit par rapport à     Lz,    par  exemple       Ll        +        LZ    = 30     mh          L,-8mh     le calcul montre que l'on a:       1o    Une bande basse fréquence normale;  20 Une bande moyenne fréquence, corres  pondant     ù        0,    assez large pour servir en télé  phonie;

    <B>30</B> Une bande haute fréquence correspon  dant à<B>99</B> =     n    légalement assez large pour  servir en     téléphonie.    Chaque paire de fils       permettra    donc trois     communications.     



  Au lieu de dipôles on peut naturellement  employer des quadripôles embranchés sur la  ligne, les calculs se faisant de     même    et con  duisant à des     résultats    analogues à ceux trou  vés ci-dessus,     toutefois    la bissectrice des axes  pourra     être    dans     certains    cas remplacée par  une droite ne passant pas par l'origine et la  branche basse fréquence ne passera par cette  origine que si le quadripôle laisse passer les    courants     continus.    On pourra se servir du       quadripôle    pour améliorer la bande passante  à basse fréquence.  



  Par exemple, en prenant une section com  portant à une de ses extrémités un quadri  pôle,     comme    indiqué sur l'une des     fig.    28 ou       29,,    on voit en faisant la     discussion    complète  qu'au cas où la fréquence donnée par la rela  tion       (L,        -i-        L:,)   <B><I>C</I></B>     w'     est peu élevée, on obtient des bandes pas  santes,     comme    indiqué sur la     fig.    30.  



  Comme autre dispositif, on peut considé  rer une section comportant deux selfs de va  leurs différentes, l'une placé à une extrémité  et l'autre au     milieu    de la section, autrement  dit     une    ligne     composée    de portions de lon  gueurs égales séparées par des     bobines    Pupin  ayant de deux en deux la même valeur.  



  Dans ce cas, on     obtient    les     bandes    indi  quées sur la     fig.        31        qui    dérive de la     fig.    16  par le fait que chaque branche est coupée eu  deux et déplacée de sorte que les     points    de  départ ne sont plus sur la diagonale.  



  Les deux premières branches de la     fig.    31  donnent les     deux    branches de la     fig.    9 en  posant       b=2Yetb-2fl'-n.     Généralement, les lignes constituées comme  il est dit ci-dessus ne seront pas séparées  les     unes    des autres mais     réunies    pour former  des nappes de fils     aériens,    ou beaucoup plus  fréquemment pour constituer des câbles.

   On  sait qu'un des     inconvénients    de ces groupes  de lignes, et     plus    particulièrement des câbles,  est le mélange par induction électrostatique  ou     -électromagnétique    des     signaux    et, notam  ment, des conversations     transmises.    Ce phéno  mène est connu     sous    le nom de "diaphonie".  



  L'emploi des lignes suivant     l'invention          permet    d'éviter cette diaphonie, et la disposi  tion permettant d'obtenir ce résultat constitue  un des buts de     l'invention.     



  La diaphonie étant d'autant plus à crain  dre que des lignes sont plus rapprochées, on  choisira donc pour les lignes les plus     voisines     les unes des autres des caractéristiques telles      que les bandes de passage d'une ligne quel  conque coïncident avec des bandes d'arrêt  des lignes voisines; de la sorte, la     diaphonie     sera évitée. On     conçoit    en effet que dans le  cas d'ondes porteuses modulées, par exemple,  l'onde passant sur une ligne sera. sans effet  sur les autres     puisqu'elle    pourrait produire  dans l'une quelconque de celles-ci seulement  une onde ayant la même fréquence qu'elle  même, et que cette onde ne pourra passer,  sa fréquence se trouvant dans une bande  d'arrêt.  



  Une des caractéristiques importantes d'une  ligne de transmission est son affaiblissement  ou son amortissement; un des buts de la pré  sente     invention    consiste en des moyens de dé  terminer la charge d'une ligne de façon à ce  que     l'amortissement    soit inférieur à. celui que  présenterait la ligne non-chargée.  



  Pour montrer comment la question doit  être traitée, on reprendra l'exemple étudié  plus haut concernant une ligne contenant des  dipôles semblables, uniformément répartis, à  une distance X les uns des autres, et présen  tant une impédance purement imaginaire  <I>(z =</I>     jz'),    ce qui correspond à un dipôle pra  tiquement sans résistance.  



  En conservant les notations précédentes,  c'est-à-dire en appelant<I>R', L',</I> G' et C' la  résistance, la self, la     perditance    et la capacité    par unité de longueur de la ligne, en dési  gnant par Z son impédance au départ et par  <I>P = a</I>     +    j     P    sa constante de propagation,  on a vu que, lorsqu'on passe d'une section à  la. suivante, le voltage et le courant     se    trou  vent multipliés par un coefficient     ek    donné  par la formule     précédente    19.  



  La discussion de     cette    formule a été     faite     dans le cas où l'on supposait négligeable la  résistance et la     perditance    de la ligne,     c'est-          à-dire    dans le cas où l'on avait       P=jflouPX=jflX=jg,          Cette    discussion a montré que l'on obtenait  pour la ligne chargée des bandes passantes  lorsque l'on avait en valeur absolue  
EMI0012.0020     
    Si l'on suppose maintenant que la ligne  seule a un affaiblissement non-négligeable,  ce qui revient à poser       PX-(a+jfl)X=a+jg@     a. étant alors le coefficient d'amortissement  de la ligne non-chargée (par unité de longueur  X);

   et si l'on suppose que la résistance des  dipôles est au     contraire    négligeable, on voit.  facilement que le coefficient d'amortissement       â    de la. ligne chargée est, pour chaque section  de longueur X, donnée par la formule  
EMI0012.0024     
    Les     fréquences    les plus intéressantes se  ront     celles    pour     lesquelles    l'affaiblissement a'  de la ligne chargée sera inférieur à l'affai  blissement a de la ligne non-chargée.  



  On a indiqué plus haut qu'il y a deux       types    de     bandes    de fréquences, aussi il y a  lieu de discuter séparément ce qui se passe  pour chacun d'eux. Dans le premier     type    de  bandes, qu'on pourrait appeler bandes de  structure de la ligne, l'une des extrémités des    bandes est donnée par       g9=Nn     elles sont sensiblement déterminées par la lon  gueur X des sections de ligne et ne     dé-pendent     que d'une façon secondaire de la nature des  dipôles.  



  Il est évident que pour ces valeurs, sin  est petit et cos     g@    voisin de 1, il résulte alors  de la     formule    donnée plus haut que a' est su-           périeur    à a; ces bandes ne présentent donc pas       d'intérêt    au     point    de vue de l'amortissement.  



  De plus, comme,     quelle    que soit la charge  des lignes, elles     coïncident    toutes dans l'échelle  des fréquences, on ne pourrait, en les em  ployant, utiliser le procédé     indiqué    plus haut  pour la suppression de la diaphonie.  



  Le second     type    comprend les bandes pro  duites par le dipôle lui-même.     Ces    bandes  s'obtiennent pour une valeur quelconque de     9p     lorsque l'impédance     jz'    du dipôle est voisine    de zéro. En particulier, pour z' - 0, la con  dition (24) est satisfaisante et la formule (25)  donne     â   <I>- a,</I> ce qui pouvait se prévoir à  priori, un dipôle d'impédance nulle ne jouant  aucun rôle.  



  On pourra pour de faibles valeurs     posi-          tives    de z'     obtenir        un    affaiblissement a' de  la ligne chargée inférieur à l'affaiblissement  a de la     ligne    nue.  



  En effet, après quelques transformations  simples de la formule (25), la     condition    a'     G    a  se traduit par la formule suivante  
EMI0013.0019     
    On voit que pour que cette     condition    soit  remplie, il faut que z' soit positif.  



  On     vérifie        facilement    sur     cette    formule  (26) ce qui a été dit plus haut, à savoir que  la     condition    est difficilement     satisfaite    pour  les bandes de     structures        (cp   <I>= N</I>     n),    puisque  pour celle-ci cos     9p        est    voisin de 1 et sin     c0     de 0.

     Si l'on étudie ce qui se passe pour les fré  quences peu élevées     (g9     <      n),    on voit qu'il  est avantageux de ne pas s'approcher trop  de la     limite        99    =     n    en pratique,     il    sera pré  férable de rester dans les     limites          0\#0        C0,87r       Or, la formule (20) établie plus haut donne  la relation - - -  
EMI0013.0041     
    entre     99    et da pulsation w, la double inégalité  précédente s'écrit alors  
EMI0013.0043     
    Pour prendre un exemple,

   on supposera  que la vitesse de propagation sur la ligne  
EMI0013.0044     
    soit égale à 200.000 kilomètres par seconde.    On a alors  
EMI0013.0045     
    Si on donne alors à X des valeurs couramment employées, soit 1,83 km et 0,91 km,  on     trouve     
EMI0013.0047     
    Dans les deux     gammes    de     fréquence    indi  quées ci-dessus, on pourra facilement créer des  bandes passantes pour lesquelles la ligne  chargée possédera un     amortissement    a' nota  blement inférieur à celui     â    de la ligne     non-          chargée.       Pour les     fréquences    plus élevées, on pourra  encore créer des bandes passantes,

   mais leur  amortissement sera presque toujours supérieur  à     celui    de la ligne nue et l'on     devra    'étudier  soigneusement chaque     cas.         Une autre manière, équivalente à la précé  dente, de discuter la question de l'affaiblisse  ment, peut se baser sur les formules suivantes:

      L'expression (25) se     trancrit    sous la  forme  
EMI0014.0002     
    on peut alors se donner une certaine fréquence,  c'est-à-dire une valeur de<B>99</B> et chercher la va  leur de y qui rend minimum le rapport
EMI0014.0003  
   On  saura ainsi, pour chaque fréquence, la     valeur     minima de l'affaiblissement a' que l'on peut  réaliser, grâce au dispositif de charge.     Ce    ré  sultat est ici très simple:  la va-leur optima. de y est
EMI0014.0006  
    donc  
EMI0014.0007     
    ce qui donne l'affaiblissement minimum  
EMI0014.0008     
    Cette expression est représentée par la  courbe de la     fig.    32 où l'on a marqué la    limite 0,8 que l'on s'était fixée, un peu arbi  trairement, dans la discussion précédente.  



  Une fois la longueur X des sections choi  sie, le rapport entre     g,,    et la fréquence est       donnée    par la     formule    (20), et la courbe     ci-          dessus    est fixée; on voit qu'aux fréquences  donnant     cp    supérieur à     n    il est pratiquement  impossible d'obtenir sur la ligne chargée un  affaiblissement a' inférieur à a, affaiblisse  ment de la ligne nue.  



  Pour montrer les résultats que l'on peut  obtenir, on va étudier l'exemple concret d'une  ligne suivant l'invention constituée par des  sections toutes de même longueur séparées par  des     impédances    constituées d'une self     Li    mon  tée en série avec une self     L=    shuntée par     un     condensateur C, comme     représentée    sur la       fig.    25.  



  Si on suppose que les portions de ligne  séparant les     impédances    ont les caractéristi  ques électriques     suivantes:     
EMI0014.0025     
  
    Longueur <SEP> X <SEP> = <SEP> 915 <SEP> mètres
<tb>  self <SEP> L <SEP> - <SEP> <I>EX</I> <SEP> = <SEP> 60 <SEP> X <SEP> 10-5 <SEP> henrys
<tb>  Capacité <SEP> <I>C <SEP> = <SEP> XC' <SEP> =</I> <SEP> 3 <SEP> X <SEP> 10-8 <SEP> farads
<tb>  Impédance <SEP> à <SEP> l'entrée <SEP> = <SEP> 150 <SEP> ohms       On peut     tracer    les courbes donnant
EMI0014.0027  
   pour  diverses valeurs données à     Ll    et     L=;

      c'est ce    qui a     été    fait sur la     fig.    33 dont les différentes  courbes I, II, III, IV correspondent aux don  nées résumées dans le     tableau    suivant:  
EMI0014.0033     
  
    L <SEP> 106 <SEP> <B><I><U>#</U></I></B> <SEP> L <SEP> 10b <SEP> Wi <SEP> 10-5 <SEP> W<B>2</B>10-5
<tb>  I <SEP> (pointillé) <SEP> 50 <SEP> 50 <SEP> 2,8 <SEP> 4
<tb>  II <SEP> (mixte) <SEP> 100 <SEP> 80 <SEP> 2,25 <SEP> 3
<tb>  III <SEP> (plein) <SEP> 100 <SEP> 50 <SEP> 2,05 <SEP> 2,5
<tb>  VI <SEP> (traits <SEP> interrompus) <SEP> 100 <SEP> 0         La courbe IV     correspond    à la pupinisation       habituelle.     



  On     constate    sur cette figure 33 que les  trois courbes I, II et III     présentent    chacune  dans des gammes de pulsations relativement  basses, entre 0 et 475.000, deux bandes pas  santes bien     nettes    et bien séparées pour les  quelles l'affaiblissement est inférieur à celui  de la     cligne        non-chargée.    La     ligne        pupinisée     de la façon ordinaire ne donne naturellement  qu'une seule bande dans cet intervalle.  



  On a représenté sur la même figure le pre  mier groupe des     bandes    de structures commen  çant à la     fréquence        (p    =     n    ou w = 6,6; on  voit qu'il y a superposition de ces bandes et  qu'elles correspondent à des     amortissements     de la     digne    chargée     supérieurs    à ceux de la  ligne     non-chargée.       On a jusqu'à présent supposé que la     ligne     était chargée au moyen de     dipôles,    il est  facile de passer de ce cas à celui des quadri  pôles,

   aussi indiquera-t-on ci-dessous seule  ment quelques-uns des résultats obtenus avec  les quadripôles.  



  On supposera     qu'il    s'agit de quadripôles  symétriques, caractérisé par le fait que l'im  pédance     zo    en circuit     ouvert    et     z,    en     court-          circuit    sont toutes deux des imaginaires. pures,       z.    =     j        --'.        -et        Z,   <B>==</B>     i        Z".     



  On trouve aisément les résultats suivants:  Si la ligne aussi bien que le quadripôle ne       présente        pas    de résistance, les bandes passan  tes théoriques sont données par la formule  
EMI0015.0035     
    . Si la ligne présente une résistance dans une des bandes ci-dessus, le rapport des affai  blissements
EMI0015.0036  
   de la ligne chargée ou non-chargée est donné par  
EMI0015.0037     
    ce qui peut s'écrire sous une forme analogue à (27)  
EMI0015.0038     
    On remarquera que ces formules se rédui  sent à celles     données        pour    le dipôle si l'on  fait     z'o    =     oo.       Pour que l'amortissement soit diminué par  le fait de la charge,

   il faut  
EMI0015.0043     
      On constate que les bandes     passantes    les  plus intéressantes sont toujours au voisinage  de celles des quadripôles et qu'à une bande  passante du quadripôle pris seul peuvent cor  respondre zéro, une ou deux bandes     passantes     de la ligne chargée.  



  On a, en outre des bandes de structure dé  pendant essentiellement de la longueur     X    des    portions de lignes; les     expressions    donnant ces  bandes sont seulement plus compliquées que  dans le cas des dipôles.  



  L'expression (31) relative à une ligne  chargée de quadripôles se     discute    exactement  comme la formule (27) de la ligne chargée de  dipôles; la valeur optima de y est toujours  <U>sin</U><B>59</B>       ce    qui donne la condition  
EMI0016.0007     
    et la meilleure valeur de     a'    que l'on puisse  a  réaliser est encore  
EMI0016.0009     
    comme pour le cas du dipôle. Si l'on veut donc  avoir des bandes     passantes    peu     amorties,    de  fréquences élevées, il faut choisir la longueur       X    des sections suivant la même règle que pour  les dipôles.  



  L'avantage des quadripôles consistera en       ceci,    qu'on pourra réaliser des bandes pas  santes plus     uniformes    et se rapprochant da  vantage de la valeur optima (28) que par  l'emploi des dipôles. La règle à suivre sera  d'établir le quadripôle de telle sorte que<B>Il</B> ex  pression (32)     reste    très     petite    dans toutes les  bandes     passantes.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Ligne chargée pour communications à dis tance et notamment pour communications télé phoniques, caractérisée par le fait qu'elle se compose d'un certain nombre de sections toutes identiques les unes aux autres, chaque section étant composée d'au moins une portion de ligne et d'au moins une impédance, l'espa cement des impédances, leur nature et leur va leur étant calculés de façon que la combinai son de ces impédances et des portions de ligne les séparant constitue un filtre électrique lais sant passer dans la totalité de la section les oscillations électriques ayant des fréquences comprises entre certaines limites,
    le filtre ainsi formé présentant une bande passante à basse fréquence et d'autres bandes passantes pour les fréquences élevées, la séparation entre les oscillations comprises dans les diverses bandes se faisant seulement à l'extrémité de la ligne. SOUS-REVENDICATIONS 1 Ligne suivant la revendication, caracté risée par le fait que chaque section com porte plusieurs portions de ligne de lon gueurs différentes séparées les unes des 'autres par des bobines de self.
    2 Ligne suivant la revendication, caracté risée par le fait que chaque section com porte plusieurs portions de ligne toutes de même longueur séparées par des bobines de self ayant des valeurs différentes les unes des autres. 3 Ligne suivant la revendication, caracté risée par le fait que chaque section se com pose d'une seule portion de ligne à une des extrémités de laquelle se trouve un quadripôle monté en série sur les deux fils de ligne. 4 Ligne suivant la revendication, caracté risée par le fait que chaque section se com pose d'une seule portion de ligne à une des extrémités de laquelle se trouvent deux di pôles montés chacun en série sur un des fils de ligne.
    5 Ligne suivant la revendication et la sous- revendication 3, caractérisée par le fait que le quadripôle se compose d'une self insérée sur chacun des fils de ligne et d'un condensateur monté en dérivation entre ces deux fils.
    6 Ligne suivant la revendication et les sous- revendications 3 et 5, caractérisée par un dispositif d'extrémité séparateur des oscil lations se composant de deux systèmes comprenant chacun deux bobines couplées avec les selfs montées sur la ligne, les en roulements des bobines étant de même sens pour un des systèmes et de sens opposé pour l'autre.
    7 Ligne suivant la revendication et la ,sous- revendication 3, caractérisée par le fait que le quadripôle est constitué de façon à présenter des impédances nulles pour di verses fréquences qui se trouvent alors à l'intérieur de bandes passantes. 8 Ligne suivant la -revendication et la sous- revendication 4,
    caractérisée par le fait que les dipôles sont constitués de façon à présenter des impédances nulles pour di verses fréquences qui se trouvent alors à l'intérieur de bandes passantes. 9 Ligne suivant la revendication et la sous- revendication 3, caractérisée par le fait que le quadripôle est constitué de façon à ce que l'impédance tende vers 0 quand la fréquence augmente indéfiniment,
    de façon à présenter des bandes passantes larges pour les hautes fréquences. 10 Ligne suivant la revendication et la sous- revendication 4, caractérisée par le fait que les dipôles sont constitués de façon à ce que l'impédance tende vers 0 quand la fréquence augmente indéfiniment,
    de façon à présenter des bandes passantes larges pour les hautes fréquences. 11 Ligne téléphonique multiple suivant la re- vendication, caractérisée par le fait que les diverses lignes élémentaires la composant ne sont pas constituées toutes de même façon et que les portions de ligne reliant les impédances forment des câbles ou nap pes de fils dans lesquels les lignes les plus voisines les unes des autres ont des bandes passantes différentes de façon à éviter la diaphonie. 12 Ligne suivant la revendication,
    caracté risée par le fait que -ses constantes élec triques. sont déterminées de façon que l'amortissement de la ligne chargée soit moindre que celui que présenterait la même ligne dépourvue des impédances de charge.
CH198238D 1935-08-02 1936-07-27 Ligne chargée pour communications à distance et notamment pour communications téléphoniques, présentant plusieurs bandes passantes utilisables par les transmissions. CH198238A (fr)

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