Appareil de forage. La présente invention a pour objet un appareil de forage servant par exemple au fonçage de puits verticaux ou inclinés de tous diamètres et dans tout terrain aquifère ou non, par l'extraction des terres, ou pour tra vail similaire, sondage, ete.
L'appareil @de forage suivant l'invention se caractérise en ce qu'il comporte un cylin dre à piston de fermeture pour la commande d'un organe de forage, ainsi que des moyens d'actionnement disposés pour faire pénétrer davantage dans le sol .l'organe de forage une fois que l'appareil a atteint le fond du forage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution de l'appareil faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe verticale d'une première forme d'exécution @de l'appareil, munie de plusieurs vibrateurs et de trois co quilles constituant l'organe de forage (sur le dessin, il n'est indiqué qu'un seul vibrateur) ; La fig. 2 est une vue par-dessous de l'ap pareil avec les coquilles enlevées; La fig. 3 est une coupe verticale schéma tique d'une variante dans laquelle les vibra teurs sont remplacés par un piston supplé mentaire servant de mouton de frappe;
La fig. 4 est une coupe verticale d'une variante présentant un autre organe de forage applicable aux terrains vaseux ou de faible consistance; La fig. 5 est une coupe verticale d'une forme d'exécution dans laquelle l'organe @de forage est constitué par un trépan à trois couteaux, les moyens pour faire pénétrer le trépan dans le sol étant constitués par un mouton de frappe, cette forme d'exécution étant utilisable pour des terrains durs et compacts;
La fig. 6 est une coupe horizontale du mouton de la fig. 5; La fig. 7 est une coupe horizontale du trépan; La fig. 8 est une coupe verticale d'une forme d'exécution composée de deux parties coulissant l'une par rapport à l'autre dans le sens du forage, et de plusieurs pistons per mettant à la. partie supérieure de rester im mobile pendant que l'organe de forage, soli daire de la partie inférieure, pénètre dans le sol;
La fig. 9 est une coupe à travers un de ces pistons permettant à la partie supérieure de rester immobile La fig. 10 montre l'assemblage d'un cou vercle avec le corps de l'appareil à l'aide de goujons munis de ressorts amortisseurs; La fig. 11 est une coupe d'un cylindre pouvant être utilisé, dans certains terrains, comme organe de forage; La fig. 12 est une coupe verticale d'une forme d'exécution avec piston de frappe fonc tionnant mécaniquement;
La fig. 13 est une coupe verticale du pis ton de frappe d'une autre forme d'exécution, ce piston fonctionnant avec fluide sous pres sion; La fig. 14 est une coupe verticale schéma tique d'une forme d'exécution comprenant un autre système pour la commande de l'organe de forage; Les fig. 15 et 16 se rapportent à une forme d'exécution comprenant un piston de frappe à fonctionnement automatique à dou ble effet; La fig. 17 est une coupe verticale sché matique d'une forme d'exécution avec piston de frappe fonctionnant avec un moteur élec trique;
La fig. 18 est une coupe verticale d'une forme d'exécution fonctionnant par l'explo sion et la détente d'un mélange gazeux.
L'appareil de forage représenté aux fi-. 1 et ? comprend un corps creux 7 formant cylindre. à l'intérieur duquel se trouve un piston 2 qui est en liaison, par l'intermédiaire d'une tige 3 et d'une chape 24 à joues 15, avec des coquilles 20 constituant un organe de forage.
Le cylindre 1 est obturé à sa partie infé rieure par un couvercle 5; des boulons 19 (fig. 2) assurent, avec un joint 14 (fig. 1), l'étanchéité entre le couvercle et le cylindre.
D'autres boulons 10 (fig. 1) servent à fixer des chapes 11 destinées à recevoir les coquilles 20; ces chapes peuvent être en nombre con- venable et pourraient être réunies ensemble dans une couronne.
Le mode de fixation pourrait être diffé rent, par exemple au moyen de clavettes.
Les coquilles 20, en nombre égal à celui des chapes, sont conçues de manière que, lorsqu'elles se ferment, elles forment une sur face de révolution plus ou moins conique. Pour l'emploi de l'appareil dans certains ter rains, il y a avantage à remplacer les co quilles par des griffes. Un axe 12 traverse une nervure 17 de chaque coquille et permet à celle-ci un mouvement de rotation autour dudit axe.
Une nervure 21, à fente<B>2-9.</B> est solidaire de chaque coquille. Un axe 23, fixé sur les deux joues 15 de la chape 24 corres pondante, coulisse à l'intérieur de la fente 22. La chape 24 est fixée sur la tige 3, soit au moyen d'écrous 16, 18, soit au moyen d'une clavette 25.
Dans la fig. 1, les coquilles sont dessinées complètement ouvertes, l'axe 23 bute à l'extrémité de la fente 22; le piston de fermeture 2 peut buter sur le couvercle 5 par l'intermédiaire d'une bague fixée sur sa tige, en limitant ainsi la course descendante du piston; d'autres moyens de butage peuvent être envisagés.
Dans le couvercle 5, au droit du passage de la tige 3, un presse-étoupe fi assure l'étan- chéité. Un stauffer 13 est destiné au grais sage.
Il est évident que le système de transmis sion entre le mouvement translatoire du pis ton 2 et celui de rotation des coquilles 20 autour des axes 12 pourrait être différent de celui représenté en fig. 1, par exemple simi laire à celui représenté en fig. 4.
9 est une membrure solidaire du couvercle 5 et servant à la fixation d'un vibrateur 4; sur le dessin, il est indiqué un seul vibrateur, bien que la forme d'exécution représentée en possède trois. Le mode de fixation et l'em placement des vibrateurs peuvent être diffé rents, par exemple fixés sur le piston 2.
Un tuyau 7 met les vibrateurs en communication, par un tube percé dans le cylindre 1 et un raccord 26, avec un tuyau d'alimentation (air comprimé, courant électrique, ondes liquides de pression).
Une chambre 38 située en dessous du pis ton est en communication, par l'intermédiaire d'une ouverture 37, d'un tube 8 disposé dans la paroi du cylindre 1 et d'un raccord 29, avec un câble clos 32 et avec un réservoir contenant un fluide sous pression. L'appareil est accroché par des anses 30 et des câbles 31 au câble clos 32. Une chambre 39, disposée au-dessus du piston 2, peut être mise en com munication avec l'extérieur par un tube 27 traversant le cylindre 1 et obturé par une vanne 28.
La fi-. 3 se rapporte ;à une variante dans laquelle les moyens d'actionnement disposés pour faire pénétrer l'organe de forage dans le sol sont constitués par un piston 40 coulissant sur la tige 3 du piston de fermeture 2, au lieu d'être constitués par des vibrateurs comme dans l'appareil de la fig. 1.
Le fonctionnement de l'appareil de la fig. 1 est le suivant: Dans un terrain à faible cohésion, l'appa reil descend en chute libre à l'aide d'un treuil, le câble clos 32 étant enroulé sur le tambour de celui-ci. Les coquilles 20 sont maintenues ouvertes à l'aide de la surpression dans la. chambre 39, par rapport à la pression atmo sphérique se trouvant dans la chambre 38. L'appareil arrivé au fond, les coquilles pénè trent dans le terrain. A ce moment, par le tuyau raccordé en 26, les vibrateurs entrent en fonction et les coquilles, par les vibrations. s'enfoncent davantage dans le terrain jusqu'à ce qu'elles soient remplies.
Les vibrateurs sont arrêtés et le fluide sous pression est envoyé par le câble clos 32; le piston de fer meture 2 monte et ferme les coquilles. La force de serrage est indépendante du poids de l'appareil. Celui-ci est remonté à la surface et, en enlevant la pression de la chambre 38, les coquilles s'ouvrent par le poids mort du piston 2 et la surpression de la chambre 39. Les opérations sont continuées ainsi en appro fondissant le puits. Si le terrain, en plus de la faible cohésion, n'a pas de consistance, il est intéressant, pour augmenter la capacité des coquilles, d'intercaler entre les chapes 11 et les coquilles un cylindre 43 (voir fig. 4). La tige 3 du piston est prolongée par une autre tige 46.
Les coquilles 49 employées sont parfaitement ,étanches, leur fermeture se fait à l'aide d'un bras mobile 50, articulé en 53 sur une nervure 52 de la coquille, et en 55 dans une cavité 54 de la tige 46. Comme pour l'appareil de la fig. 1, le mode de trans formation du mouvement translatoire du pis ton en mouvement de rotation des coquilles peut se faire par tout autre moyen connu.
Si, au contraire, le terrain présente des gros blocs, gros galets, on utilisera un appa reil dans lequel l'organe de forage sera cons titué par un trépan. Un tel appareil est repré senté aux fig. 5, 6 et 7. Des tiges 57 sont fiées avec des clavettes 56 sur les boulons 10. A la partie inférieure 65 de ces tiges, des boulons 64 serrent entre les deux tiges 65 des lames en acier 63 formant le trépan propre ment dit. La partie 58 des deux tiges 65 liant chacune des trois branches du trépan sert de butée aux lames de celui-ci.
Un piston sup plémentaire 60; formant mouton de forage, est claveté en 25 sur la tige 3 du piston 2 et se trouve à l'intérieur d'une enceinte étan che 62.
Le fonctionnement de cette forme d'exé cution est le suivant: L'appareil arrive en chute libre au fond du puits. Du fluide sous pression lève le pis ton de fermeture 2 et le mouton 60, en fin de course, c'est-à-dire au moment où la pression dans la chambre supérieure est égale à la pression dans la chambre inférieure plus le poids mort du système translatoire, on chasse le fluide de la chambre inférieure en déchar geant; le mouton tombe et frappe sur le tré pan.
Les opérations continuent. Il est possible d'entourer le trépan avec une enceinte légère ment tronconique dans laquelle le terrain pé nètre, se tasse et est remonté ensuite à la sur face avec l'appareil.
Dans les terrains ayant une cohésion im portante, l'appareil de la fig. 3 est celui qui convient. Le fonctionnement est le suivant: L'appareil une fois arrivé au fond du puits avec les coquilles ouvertes, du fluide sous pression pénètre par une ouverture 37 dans une chambre inférieure 42 et soulève le piston de frappe 40 (qui reposait sur le cou vercle) jusqu'à ce que la pression dans la chambre 42 arrive à égaler celle régnant dans une chambre 41, plus le poids mort de 40, et égale ou supérieure en même temps à la pression initiale dans une chambre 39 située au-dessus du piston de fermeture 2. Le piston 2 est resté immobile.
A ce moment, une sou pape s'ouvre et permet au fluide de la cham bre 42 d'être chassé, le piston 40 descend et frappe sur le couvercle, grâce aussi à une sur pression initiale; les coquilles pénètrent da vantage dans le sol. L'opération est répétée jusqu'à ce que les coquilles soient pleines. La pression envoyée par 37 est augmentée au- dessus de celle de la chambre 39, le piston 2 entre en mouvement et ferme les coquilles. L'appareil est remonté et vidé. Le cycle de l'opération recommence.
Bien entendu, un trépan pourrait être adapté directement à cet appareil et le piston 40 peut. servir de mouton à la place du piston 60. L'appareil peut. servir à enfoncer le tu bage si celui-ci est nécessaire, et à toute autre opération de battage, car il peut fonctionner comme marteau.
Le câble clos de l'appareil de la fig. 1 peut être remplacé par un câble ordinaire et le tube 8 se raccorde dans ce cas avec un autre tuyau. De même, l'admission et l'expul sion du fluide sous pression dans l'appareil peuvent être faites de toute autre manière ap propriée. Si un refroidissement est nécessaire, il sera conçu comme pour les cylindres des machines. L'appareil peut être suspendu de toute autre manière connue.
L'appareil représenté dans la fig. 8 com prend deux parties susceptibles de coulisser l'une par rapport à l'autre dans le sens du forage. La partie inférieure est formée d'un cylindre 106 coulissant dans une partie su périeure constituée par un corps 101. Le cylindre 106 est fermé à la partie supérieure et à la partie inférieure; il est obturé par un couvercle 105 et un joint 115 assure l'étanchéité; des charnières 107 sont figées au couvercle 105 par des goujons, des queues d'hirondelles réduisant au minimum le tra vail des goujons.
Des coquilles 120 sont attachées aux charnières, des chapes 121 à fente permet tant le verrouillage des coquilles grâce à leur forme. Un moyeu 124 à chapes multiples est attaché à la tige 103 d'un piston 102, muni de cuir embouti 147, se trouvant à l'intérieur du cylindre 106, le nombre des coquilles dans cet appareil étant de quatre.
Le cylindre présente une ouverture 108 et un robinet 113. Le corps principal 101 de la partie supérieure de l'appareil est ob turé à sa partie supérieure par un couver cle 111.
Des ouvertures pratiquées dans ce corps 101 permettent le passage de pistons 135 des tinés à l'immobilisation de la partie supé rieure de l'appareil. A la partie inférieure du corps 101 se trouve une rainure circu laire renfermant un segment 117 assurant l'étanchéité. Deux orifices 118 et 130, dé bouchant dans le corps 101, sont réunis par un canal 109 percé dans la paroi du corps 101.
Les pistons 135, avec une partie saillante 1.36 couvrant des lumières 132, coulissent à l'intérieur de corps 133 fixés sur les parois du corps 101.
Des presse-étoupe 134 et des cuirs 137 assurent l'étanchéité.
Des goujons 140 ont une partie 110 de diamètre plus grand faisant piston à l'inté rieur d'un cylindre 126 figé en 125 et 127 au corps 101. L'appareil est accroché à un câble par un anneau 141. En 145 se fige un tuyau raccordant l'appareil à un réservoir à fluide sous pression, au cas on on ne se sert pas d'un câble clos.
Le fonctionnement de l'appareil repré senté en fig. 8 est le suivant: On peut au début, et ceci jusqu'à une pe tite profondeur, laisser tomber l'appareil en chute libre et, en envoyant la pression par 145, grâce aux différentes ouvertures, arri ver à fermer les coquilles. Arrivé avec le tubage à une certaine profondeur, on laisse descendre l'appareil en chute libre. Par l'ou verture 145, le fluide sous pression est intro duit dans la chambre 142 et pousse les pis tons 135, grâce à la surpression de la cham bre 142 par rapport aux chambres 139, de façon que les pistons 135, coulissant dans les corps 133, arrivent à s'encastrer dans le tubage ou dans .le sol au cas où le tubage ne descend pas si profond.
Grâce au frottement entre les surfaces des pistons 135 et du tubage dû à la pression dans 142, l'appareil peut résister à un effort vertical tendant à le soulever. Le fluide sous pression traverse ensuite les ouvertures 132 découvertes par les pistons 135 dans leur course, pénètre dans la chambre 143 et pousse le cylindre 106, constituant la partie infé rieure, dans le sol, le corps<B>101</B> restant im mobile grâce aux pistons 135.
L'emplacement des lumières 132 pourrait être réglable en prévoyant une chape coulis sant à volonté sur ces lumières.
Une fois les coquilles remplies, c'est-à- dire à peu près en même temps que l'ouver ture 130 est dégagée par le cylindre 106, le fluide passe par 130, 109, 118, et par l'ori fice 108 du cylindre, qui se trouve .à ce moment-là en face de<B>118.</B> Le fluide arrive alors à l'intérieur de la chambre 104 et pousse le piston 102 vers le haut, ce qui ferme les coquilles.
En diminuant la pression, les pistons 135 coulissent dans le sens opposé grâce .à la pression dans les chambres 139 et recouvrent les lumières 132.
Une certaine pression reste dans la cham bre 104 et permet de maintenir les coquilles fermées. Alors on remonte l'appareil. En dé chargeant la pression de la chambre 104, la surpression de la chambre 129 plus le poids de la charge ouvrent les coquilles.
Les tiges 140, coulissant dans 125 et 127, servent à la liaison du cylindre 106 avec le corps 101. Dans les cylindres 126, l'air ou des ressorts permettent de maintenir le cylin- dre 106 ,à l'intérieur du corps 101 et, pexï- dant la descente de l'appareil, quand le cylin dre s'enfance dans le sol, l'air -de 126 est com primé par la partie 110 de la tige 140 descen dant en même temps que le cylindre.
L'ap pareil peut servir à l'arrachement du tubage; il suffit de remplacer les coquilles par une plaque qui, s'appuyant sur le fond du forage ou du béton du pieu foré en coulage, coince le tube latéralement et l'oblige à monter pen dant que le fond est comprimé.
Dans les formes d'exécution présentant un piston de frappe, pour amortir les chocs de ce piston et éviter la rupture de goujons 119 servant de liaison au couvercle avec le corps, il est prévu des ressorts amortisseurs 146 placés entre le couvercle et les écrous (f ig. 10).
A la place des coquilles, pour certains terrains, on peut employer un cylindre 151 (fig. 11) avec des chapes 144 se fixant dans les charnières 107; l'appareil pénètre dans le sol et ce cylindre se bourre de terre. En re montant l'appareil, la terre reste dans ce cylindre grâce à la forme tronconique de l'in térieur du cylindre 151. Bien entendu, dans ce cas, le piston de fermeture reste inopérant.
Des trous 148 permettent l'évacuation de l'eau de l'intérieur du cylindre 151 au fur et à mesure que celui-ci s'enfonce dans le sol.
Les coquilles peuvent être attachées sur un rectangle ou toute autre forme polygonale, de façon à ce qu'en position fermée elles for ment un tronc de pyramide.
On peut, avec le même appareil, faire des puits de diamètre variable ou un puits ayant un diamètre variable. Il suffit de changer les charnières et les coquilles.
Dans l'appareil représenté en fig. 12, un piston de frappe 149 fonctionne comme piston poids travaillant avec un treuil. Ce piston se trouve au-dessus du piston de fermeture 102 et frappe sur des proéminences 152 de la paroi du cylindre. Le piston 149 est très lourd, percé de quelques trous pour le pas sage de l'air et accroché à un câble. Quand l'appareil est descendu, le piston se trouve à la partie supérieure et bute contre le couver cle 111. Une fois arrivé au fond du puits, le piston 149 descend par son propre poids et frappe sur les parties 152, enfonçant l'organe de forage dans le sol.
On fait. remonter le piston 149 au moyen du treuil et on le laisse tomber en chute libre. On recommence plu sieurs fois jusqu'à ce que les coquilles for mant organe de forage soient pleines. Quant au piston de fermeture 102, il fonctionne comme celui de l'appareil décrit en référence à la fig. 1.
On pourrait prévoir des ressorts au-dessus du piston de frappe, pouvant emmagasiner de l'énergie pendant la course ascendante de ce piston. Le piston de frappe peut être placé aussi en dessous du piston de fermeture. La forme du piston de frappe peut être diffé rente, par exemple comme l'indique la fig.13. Le retrait 156 de la partie inférieure du pis ton permet au fluide pénétrant par 153 de soulever le piston de frappe 158 même si, à la partie supérieure 157, une surpression im portante le fait bloquer contre le couvercle, surpression introduite par l'ouverture 154.
Le fonctionnement se fait, comme pour l'appa reil de la fig. 3, par une vanne à trois ouver tures dont l'une est. branchée sur l'ouverture 153, l'autre sur l'arrivée du fluide et la troisième servant d'échappement et, au cas de présence d'eau, étant munie d'un tuyau d'é chappement. Le fluide sous pression péné trant par 153, l'échappement étant fermé, fait monter le piston 158, la pression au-dessus du piston montant jusqu'à la pression d'ar rivée, moins environ la pression correspon dant au poids mort. En fermant à la. vanne (distributeur) l'arrivée et ouvrant l'échappe ment, la pression au-dessus de 157 fait pla quer avec. énergie le piston contre le couvercle: le fluide sous le piston s'échappe.
L'emplace ment du piston de frappe peut être au-dessus du piston de fermeture, diminuant ainsi la longueur du tuyau qui conduit à la vanne placée, pour des petits diamètres de forage, à la partie supérieure de l'appareil. Ce tuyau qui, dans la fig. 1, était dans la paroi, peut aussi longer l'appareil à l'extérieur. La vanne est actionnée d'habitude avec un levier et un ressort de rappel.
Le piston de frappe peut fonctionner à double effet en prévoyant une admission sur la face supérieure du piston. On emploie alors un distributeur qui permet l'échappement du fluide au-dessus du piston en même temps que le fluide pénètre par la partie inférieure. Pendant la course descendante du piston, le fluide pénètre au-dessus du piston et il est chassé de la chambre sous le piston.
Les distributeurs peuvent être placés dans les endroits les plus propices (encombrement, pertes de charge) et ils peuvent être du type d'un de ceux connus adoptés pour le fonc tionnement sous l'eau, c'est-à-dire tuyau d'é chappement arrivant jusqu'au-dessus du ni veau de l'eau, etc.
L'échappement se fait directement à l'air libre, s'il n'y a pas d'eau dans le forage. Les sections d'échappement se déterminent en fonction de la longueur des tuyauteries, de la pression et de la cylindrée.
La pression dans la chambre supérieure (au-dessus du piston de fermeture) peut être inférieure à la pression de travail du piston de frappe, car tout le poids de l'appareil re pose sur les pointes des coquilles et empêche leur fermeture; les coquilles commencent à se fermer (si la pression n'est pas trop grande) seulement quand le câble qui tient l'appareil le soulage. La fermeture des coquilles peut se faire, par exemple pour appareils de forage munis de vibrateurs électriques, par l'enlève ment de la pression au-dessus du piston de fermeture, de façon que la pression en des sous le fasse monter.
La fermeture des coquilles peut se faire avec le piston de frappe, comme l'indique la fig. 14, ce piston de frappe constituant donc en même temps piston de fermeture.
Dans sa course ascendante, le piston de frappe vient buter contre une bague 159 fixée sur la tige et fait monter cette tige en fermant les co quilles, le piston 160 servant seulement de guidage et ayant n'importe quelle forme; des trous 161 sont prévus dans le piston 160 pour le passage de l'air. Le piston 160 pourrait dans certains cas être supprimé, le piston de frappe et de fermeture agissant sur la bague 159.
Dans certaines formes d'exécution, le pis ton de frappe peut fonctionner automatique ment, comme représenté sur les figures sché matiques 15 et 16. Il est nécessaire, dans ce cas, de prolonger et d'adapter l'échappe ment jusqu'au-dessus du niveau de l'eau qui se trouve dans le forage.
En 153 se trouve l'admission du fluide sous le piston de frappe, un tuyau 170 s'y raccorde. 162 est une lumière d'échappement sous le piston, donnant dans un cylindre 166. Un piston 164, muni d'une tige creuse 167, se trouve enfermé dans le cylindre 166. res pectivement 174;<B>168</B> est une lumière qui met l'intérieur de la tige 167 en communication soit avec 170, soit avec 171 et 159, c'est-à- dire l'admission au-dessus du piston de frappe. Une lumière 173 à travers la tige 167 permet l'échappement par 163 du fluide au-dessus du piston de frappe.
Un tuyau 169 permet l'échappement et un tuyau 175 permet l'admission.
Le fonctionnement est le suivant: Dans la position indiquée dans la fig. 15, le fluide sous pression pénètre par 175 dans 167 et par 168, 170 et 153 à l'intérieur de l'appareil, soulevant le piston de .frappe se trouvant sur le couvercle.
A ce moment, l'échappement 163 est ouvert, le fluide au-dessus du piston s'y échappe; l'admission<B>159</B> est fermée de même que l'échappement 162.
Le piston de frappe montant, il découvre la lumière 162 et le fluide s'échappant pousse le piston 164 grâce ,à la surpression, la sur face de 164 étant supérieure à la-section de la tige 167. L'admission par 153 est coupée parce que la lumière 168 ne se trouve plus en face du raccord du tuyau 170; le piston 164 découvre l'échappement l76-169, le fluide sous le piston de frappe s'échappe. L'échappement 163 est fermé parce que 173 est obturé, le piston 164-167 se trouvant à sa course supérieure. Le raccord du tuyau 171 est en commu- nication avec l'admission du fluide 175-167 par la lumière 168.
Le piston de frappe étant arrivé au point le plus haut descend chassé par le fluide pénétrant par 159, ferme la lu mière 162 et frappe sur le couvercle.
Pendant ce temps, le piston 164 descend grâce à la surpression dans 165 et dans l'in térieur de 167, ferme l'admission 159 et ouvre l'échappement 163 et l'admission 153 sous le piston de frappe et le cycle recommence.
Tous les organes du distributeur peuvent être enfermés dans une enceinte protectrice ou même à l'intérieur, par exemple dans une tige fixe creuse sous laquelle le mouton coulisse. Pour la manoeuvre des coquilles, on. ferme l'échappement 169 et la pression dans le cylindre pousse le piston de fermeture.
La forme d'exécution représentée en fig.17 est disposée pour fonctionner avec un moteur électrique.
En 185 se trouve un moteur électrique, le courant arrivant par un câble 180. Des engre nages coniques 177 et un ou plusieurs trains d'engrenages 187, servant à réduire la vitesse du moteur, se trouvent dans une chambre 186 séparée par une paroi 184 du moteur; on peut employer aussi une vis sans fin. La dernière roue de l'engrenage met en mouvement une crémaillère 178 qui sert de tige au piston de frappe et le fait monter. L'air est comprimé à l'intérieur de 186.
Le piston de frappe arrivé au point le plus haut, le courant élec trique est coupé automatiquement par un dis positif mis en mouvement par le piston de frappe ou par la pression de la chambre 186 ou par un mouvement d'horloge à l'intérieur ou à la surface ou de toute autre manière, voire à la surface non automatiquement par un simple interrupteur.
A ce moment, la pression de 186 pousse le piston vers le bas, la dernière roue action nant la crémaillère tournant dans le sens op posé .à celui de la course ascendante peut éventuellement automatiquement être dé brayée et ne pas entrainer les trains d'engre nages dans leur mouvement, diminuant le freinage.
Le choc du piston de frappe pro- duit, le courant électrique est rétabli soit par un levier actionné par le piston ou par un mouvement d'horloge ou de toute autre ma nière appropriée et le cycle recommence. Il est évident. que la tige-crémaillère peut être remplacée par un câble entraîné par la der nière roue de l'engrenage et s'enroulant sur un petit tambour ou arbre.
Dans la chambre<B>186,</B> il peut y avoir une surpression initiale, c'est-à-dire alors que le piston de frappe se trouve au point le plus bas.
Une soupape<B>179,</B> actionnée par le même câble électrique 180, met. en communication par 181 et<B>182.1</B> la chambre 186 avec une chambre située sous le piston de fermeture et permet la fermeture des coquilles, grâce à la pression, de 186, le piston de frappe se trouvant au point haut de sa course ascen dante.
Par un robinet 183, on introduit de l'air de temps en temps pour remplacer celui perdu par 179, 181, 182. La soupape 179 peut être actionnée par un électro-aimant.
La fig. 18 représente schématiquement une forme d'exécution avec piston de frappe fonctionnant par la détente produite par l'ex plosion d'un mélange gazeux.
Le piston de frappe 190, très lourd, d'une forme appropriée, est traversé par un canal muni d'une soupape 191 s'ouvrant vers le bas. 201 est une bougie servant à l'allumage. l'étincelle étant produite par une batterie avec bobine d'induction alimentée par un câble 202.
211 est une soupape d'aspiration d'air frais.
205 est un distributeur permettant l'échap pement et, par l'action du câble 202, la com munication de la chambre 189 avec une chambre 199 située sous le piston de ferme ture. Une soupape<B>192</B> sert pour l'admission de mélange gazeux explosible venant d'un ré servoir<B>196</B> qui est adapté comme carburateur à surface en même temps.
204 est une vanne pour le piston de frappe 190. 195 est une chambre de compres sion. Le fonctionnement de cet appareil est le suivant: Dans la fig. 18, le piston de frappe touche la surface 209 de frappe. A ce moment, l'air est comprimé en 195; en 189 un appel d'air frais se produit par la soupape 211; la vanne 204 en communication avec le tuyau d'échap pement est ouverte. Après le choc, la pression de 195 pousse le piston vers le haut, la vanne 204 étant fermée. Dans la chambre 210 se produit une sous-pression qui a pour effet un appel par la soupape 192 du mélange gazeux du réservoir 196.
Il se produit un équilibre du piston, l'étincelle produite par la bougie 201 produit l'explosion du mélange gazeux. Par la détente le piston est jeté vers le haut, comprimant l'air dans 189. La lumière 20.5 étant dégagée, la pression dans 210 diminue, l'échappement se produisant par 203. Les gaz brûlés sont vivement chassés, grâce à l'air qui traverse la soupape 191 et qui fonctionne sous une certaine surpression et sortent par 203. Le piston commence à descendre et cou vre la lumière 205 et, grâce à la surpression de<B>189</B> et à son poids mort élevé, frappe éner giquement sur 209, la vanne d'échappement 204 étant ouverte par le piston.
En 189 se fait un appel d'air, tandis qu'en 195 l'air est comprimé, et le cycle recommence.
La fermeture des coquilles se fait en tirant sur le câble 202 qui ,ferme l'échappe ment 205 et ouvre la communication entre 189 et 199, pendant le mouvement ascendant du piston de frappe. On donne à l'appareil la forme et la surface de refroidissement né cessaire, voire même une circulation d'eau si nécessaire. , Cette forme d'exécution fonctionne comme un moteur à gaz à deux temps.
Les moutons -à explosion existants, soit fonctionnant avec batterie, soit avec magnéto oscillante, peuvent être utilisés en enfermant dans un corps le cylindre de frappe avec son piston, ce corps présentant des mâchoires et un piston de fermeture à sa partie inférieure.
On peut aussi prévoir des formes d'exécu tion présentant des pistons de frappe travail lant comme moteur hydraulique de forage. On peut employer l'injection d'eau pour des terrains durs et secs. On peut disposer, dans certaines formes d'exécution, un vase pour un fluide sous pression et, à l'aide d'une soupape actionnée par un électro-aimant, ame ner le fluide sous pression sous le piston de fermeture.