Dispositif de réglage automatique de la tension d'une génératrice magnétoélectrique: La présente invention a pour objet un dispositif de réglage automatique :de la ten sion :d'une ;génératrice magnétoélectrique telle que, par exemple, une magnéto .d'éclairage pour bicyclette.
La génératrice magnétoélectrique pour l'éclairage de bicyclette est une machine à nombre de tours variable puisque sa vitesse de rotation dépend de la vitesse à laquelle marche le véhicule.
Les aimants permanents employés comme inducteurs ayant une carac téristique .de champ magnétique et d'induc tion bien définie, il n'est pas possible -de faire varier ces valeurs comme ,dans n'importe quelle dynamo ordinaire.
De ce qui précède, il ressort que,dans une telle machine, la tension croît en fonction du nombre de tours et que si les aimants sont suffisamment puissants au point de vue ma gnétique, la tension peut atteindre des va leurs exagérées et dangereuses pour la durée de l'ampoule.
.Si, pour éviter cet inconvénient, on cherche à limiter la tension, soit en dimi- nuant l'énergie magnétique des aimants, soit en augmentant la résistance -du bobinage de l'induit, la puissance de la ,génératrice tombe très rapidement, de .sorte qu'aux petites vi- tesses on n'obtient plus le ,débit suffisant pour produire un éclairage convenable.
On a cherché à remédier aux inconvé nients précités en prévoyant un dispositif mé canique du réglage ,de la tension, par exemple au moyen .d'un régulateur -de vitesse à fric tion, ou -d'un induit ayant une partie de ses spires court-circuitée sous l'action .de la force centrifuge.
Ce dispositif présente l'inconvé nient de ne produire qu'un réglage instantané et seulement pour une vitesse donnée et, :d'au tre part, il complique la construction des ma gnétos qui, en raison -du but auquel elles sont destinées, doivent rester -de conception simple.
On a aussi cherché à limiter le flux induc- teur,des aimants par des -dispositifs qui, court- circuitent leurs armatures. Dans le même ordre d'idé e, on a eu aussi recours- à -des ar matures d'induits dont un ou plusieurs: pôles sont court-circuités par des pièces en métal magnétique.
Ces dispositifs ne sont pas rationnels car une bonne partie du flux inducteur est ainsi constamment court-circuitée en pure perte. Le débit de la génératrice -est alors réduit dés le début de son fonctionnement, ce qu'il est pré cisément désirable d'éviter.
La présente invention a pour but de re médier aux inconvénients mentionnés plus haut des constructions connues en permettant son application à n'importe quel genre d'in duit de petites machines. magnétoélectriques.
L'objet de l'invention est un dispositif de réglage automatique de la tension pour une génératrice magnétoélectrique comprenant un circuit magnétique disposé en parallèle sur le noyau de l'induit qui porte au moins un bobinage induit,
caractérisé en ce que ledit circuit magnétique en parallèle est constitué par au moins une pièce en métal magnétique traversant la bobine d'induit axialement et dont les extrémités sont recourbées sur celle-ci de manière à se trouver en regard l'une de l'autre en laissant entre elles un entrefer.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention. La fig. 2 est une coupe longitudinale de l'induit d'une génératrice. La fig. 3 en est. une vue en plan.
Dans la fig. 1, les ordonnées indiquent la tension et les abscisses indiquent les vitesses de l'arbre de la magnéto. La ligne i.-11 re présente la tension normale du récepteur, sur lequel débite la magnéto. Ce récepteur peut être, par exemple, l'ampoule d'éclairage pour cycles. Les courbes I, II, III représentent les variations de tensions en fonction de la vitesse pour trois induits de forme identique et de même bobinage mais avec trois varia tions de réglage possible.
Les fig. 2 et 3 se rapportent à une gêné - ratrice magnétoélectrique pour éclairage de bicyclettes. Dans celles-ci, 10 indique la, bo bine d'induit, 11 le noyau de l'induit entre les bras duquel tourne un aimant permanent non représenté.
Une pièce 12 en métal nragné- tqu:e aussi perméable que possible est rete- nue par la bobine sur le noyau 11 de l'in duit et ses deux extrémités 13 sont rabattues sur la bobine en laissant entre elles un entre- fer 14.
Pour bien faire ressortir le caractère ide l'objet de la présente invention, il est indiqué de procéder aux comparaisons suivantes: En admettant qu'on fait débiter d'abord une génératrice magnéto-éleetrique composée d'un induit 11 et d'un bobinage 10, sans la pièce 12, sur un récepteur de caractéristiques connues, on obtient, à l'aide d'un inducteur suffisamment puissant, la courbe I pour la- quelle la tension normale est obtenue en B,
c'est-à-dire pour de faibles vitesses. Au delà de ce point, l'ampoule est exagérément sur voltée et aura une durée très limitée. Il faut donc, pour remédier à, cet inconvénient, dimi nuer l'aimant ou court-circuiter l'aimant inducteur. Dans ce cas, on obtiendra la courbe II qui ne survoltera plus exagérément l'ampoule mais pour laquelle la tension nor male n'est obtenue qu'en C, beaucoup trop éloignée de B.
Cette solution n'est pas sa- tisfaisante, car on a alors un éclairage in suffisant pour ales vitesses comprises entre B et C.
L'application du circuit magnétique 12 entourant la bobine 10 permet de conserver une partie des avantages de la courbe I, c'est-à-dire d'obtenir rapidement la tension désirée au point E, de limiter ensuite son augmentation dans cl-es proportions accepta bles, ce que représente la courbe III.
En effet:, la pièce 12 est traversée par un flux de ,self-induction et est lie siège<B>de</B> per tes dans le fer qui s'ajouteront à celles de l'induit<B>I1.</B> Ces valeurs sont proportionnelles a la fréquence, donc à. la vitess@o de rotation de la magnéto. Pour une vitesse réduite com prise entre l'origine et le point E, la fré quence est pour un induit bipolaire, très faible.
Par rapport au flux de self-induction et aux pertes dans le fer, le flux inducteur est beaucoup plus important et la tension en charge n'est pour ainsi dire pas sensiblement modifiée. .Elle ne s'écarte pour ainsi dire pas de la courbe 1.
Au delà, du point E, la courbe III s'écarte très sensiblement de la courbe I par le fait que, cette fois, avec l'augmenta- tion de fréquence, le flux de :self-induction traversant la pièce 12 devient très important par rapport au flux inducteur qui passe dans l'induit 11. Ires pertes fer augmentent égale ment.
Ces deux causes contribuent -à équili brer l'action -du flux inducteur, ce qui stabi lise la courbe de tension III. Il faut aussi bien remarquer que le passage du flux ide self-induction -est dépendant de la valeur de l'entrefer 14.
De ce qui précède, il ressort donc qu'on a la possibilité d'agir sur la forme de la courbe III en rapprochant ou en éloi gnant le point E du point 73 .de la ligne A-A. Ainsi l'entrefer pourrait, cas échéant, .être ré duit au simple contact -des extrémités 1.3 -et on aurait alors un circuit magnétique pres que fermé sur lui-même.
Cette réalisation présente toutefois l'inconvénient ide créer une chute ide tension par trop rapide.
Le circuit magnétique en parallèle peut naturellement être appliqué ,sur n'importe quel genre -de bobinage-induit et sa forme ainsi que sa .disposition peuvent être diffé rentes de celles représentées dans la forme d'exécution décrite. Il -peut également être appliqué simultanément sur plusieurs bobines d'un même induit.
<B>En</B> ce qui concerne l'entrefer, les extrémi tés., au lieu d'être simplement la section trans versale de la pièce constituant le circuit ma gnétique -en parallèle sur le circuit principal, peuvent être ,disposées en biais ou former des pointes plus ou moins prononcées, comme par exemple représentées :
à la fig. '3 ,du ,dessin, ,de manière que la réluctance du circuit magné- tique soit augmentée ou diminuée selon la forme de la courbe -de tension désirée.
On peut donc agir sur la courbe,de ten sion III,de la fig. 1 non ,seulement en réglant la !distance entre les extrémités de la pièce constituant le circuit magnétique en parallèle sur le circuit principal, mais encore en modi fiant la forme de celles-ci.