Appareil pour signaler automatiquement et simultanément les chutes de pression dans les réservoirs de fluide comprimé intercommunicants et pour interrompre la communication entre lesdits réservoirs.
On connaît des. appareils pour équilibrer la pression régnant dans deux ou plusieurs réservoirs de fluide comprimé communicants qui sont munis de dispositifs susceptibles de donner, même à distance, des signaux lorsque dans au moins l'un desdits réservoirs la pres sion diminue pour n'importe quelle raison, pour interrompre la communication entre les dits réservoirs lorsque ladite chute de pres sion se vérifie et pour décharger la pression en excès sur celle pour laquelle les réservoirs individuels sont réglés ou étalonnés.
Quelques uns de ces appareils se sont montrés inaptes au but pour lequel: ils avaient été désignés; d'autres, par contre, sont trop compliqués, en combrants, coûteux et comprennent des par ties qui se détériorent en peu de temps.
L'objet de cette invention est un appareil de construction simple, de dimensions rédui tes, de fonctionnement sûr et de prix relati vement bas.
Il est caractérisé par une chambre ména- gée dans un bloc et possédant une paroi dé formable; des conduits prévus dans ledit bloc, dont chacun communique avec un réservoir séparé, tous les conduits débouchant dans la dite chambre;
un raccord par lequel est in- sufflé le fluide dans ladite .chambre et, con séquemment, dans lesdits, réservoirs.;
une pièce solidaire de la face interne de ladite paroi déformable, destinée -à. être portée par un organe agissant sur la paroi dé formable même en opposition à la pression régnant dans lesdits chambre et réservoirs en contact aussi bien des extrémités des- dits conduits pour les masquer que d'un or gane de contact réglable et faisant partie d'un dispositif de commande électrique des si gnaux;
une queue saillant de ladite pièce et traversant, d'une façon étanche, le centre de ladite paroi déformable; un conduit percé aussi bien dans ladite pièce que dans sa queue; une soupape logée dans l'extrémité libre de ce conduit et un organe pour agir sur cette soupape de manière à l'ouvrir lors que la pression excède celle prédéterminée;
un manomètre renfermé dans un évidement prévu dans la face antérieure dudit bloc pour indiquer, sur son cadran, la pression régnant dans lesdits chambre et réservoirs avant que dans quelques-uns d'entre eux se produise une perte de pression;
un organe à l'aide duquel on empêche le fluide d'arriver dans les réser voirs en perte de pression, afin de permettre d'insuffler le fluide dans les autres réservoirs et des organes, manoeuvrés de l'extérieur du- dit bloc, pour régler et indiquer, sur le ca dran même dudit manomètre, la pression qui doit rester dans la chambre et les réservoirs qui ne perdent pas pression lorsqu'a lieu la fermeture des conduits débouchant dans ladite chambre.
Une application pratique de cette inven tion consiste dans le contrôle de la pression de l'air comprimé introduit dans les pneu matiques pour roues jumelées communiquant entre elles de véhicules automobiles lourds et de leurs remorques (par exemple des véhicules pour le transport de marchandises ou d'un grand nombre de personnes, etc.).
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme de réalisation de l'appareil faisant l'objet de l'invention. Cette forme est appliquée au contrôle de la pression dans des pneumatiques intercommunicants de roues jumelées de véhicules lourds.
La fig. 1 est une vue de l'appareil en élévation frontale.
La fig. 2 est une coupe sur échelle agran die suivant la ligne brisée A-I3-C-D de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe sur la ligne E-F de la fig. 2.
La fig. 4 montre en coupe longitudinale- axiale le dispositif pour commander les signa lisations.
La fig. 5 est une section longitudinale- axiale de la soupape au travers de laquelle se décharge l'excès de pression ou qui est placée à l'entrée du fluide comprimé dans les réser voirs divers ou dans les pneumatiques com muniquant entre eux des bandages de roues. La fig. 6 montre une partie de la sou pape représentée dans la fig. 5, mais coupée suivant un plan perpendiculaire à, cette figure.
La fig. 7 est une coupe suivant la ligne G-H de la fig. 5.
L'appareil est composé d'un bloc 1, préfé- rablement cylindrique dans la partie frontale duquel est pratiqué un creux cylindrique 2, tandis que dans la partie arrière est agencé un autre creux cylindrique 3 concentrique avec un autre creux cylindrique 4 ayant un diamètre plus petit, de manière à former une surface d'appui 5.
Dans la paroi de séparation 62 des creux 2 et 3, 4 sont pratiqués deux canaux angu laires 8 et 8' qui se raccordent par une de leurs extrémités, moyennant des raccords à bourrage 57, 57' respectivement à l'une des extrémités de tuyaux correspondants, préfé rablement flexibles, 9, 9' qui, à leur tour, se raccordent, par leurs autres extrémités, à des soupapes correspondantes 22, 22' de pneuma tiques intercommunicants 11, 11' de bandages de roues jumelées de véhicules automobiles lourds en général.
Les extrémités des canaux 8 et 8' débouchant au fond du creux 4 se terminent par des élargissements dans chacun desquels sont logées- des rondelles de garni ture (par exemple en caoutchouc) 12, 12' qui font légèrement saillie sur le plan dudit fond. Préférablement, les deux extrémités des con duits 8, 8' sont disposées à deux points dia- mètralement opposés et équidistants du centre dudit fond.
Les creux 3 et 4 sont séparés par un dia phragme imperméable au fluide flexible ou élastique 13 dont le bord est serré par un an neau 14 vissé dans un filet pratiqué dans la paroi intérieure du creux 3. Entre l'anneau 14 et le bord du diaphragme s'appuyant sur la surface 5 sont disposés un ou plusieurs an neaux de garniture ou de bourrage 14' qui sont montés de telle façon qu'ils ne peuvent pas tourner ensemble avec l'anneau 14. Le diaphragme 13 est percé en son centre pour laisser passer une tige 15' faisant saillie au centre d'un petit bloc 15 logé dans le creux 4.
Dans le petit bloc 15 est pratiqué un canal radial 16 qui est raccordé avec un canal axial 16' pratiqué dans ladite tige 15'. Un autre anneau 17 est vissé dans ledit anneau 14 au moyen d'une vis à pas large et à filet à gau che. L'extrémité de la tige 15 traverse, pré- férablement à frottement doux, un trou cen tral de l'anneau 17.
Sur la face du diaphragme 13 qui regarde le creux 3 est appuyée une rondelle 18 enfilée sur ladite tige 15' et entre ladite rondelle et la face intérieure de l'an neau 17 agit un ressort à boudin 19 relative ment fort qui tend à pousser vers le fond du creux 4 le diaphragme 13 et le petit bloc 15 contre la pression régnant dans le creux 4 et dans les pneumatiques 11. et 11' communi quant avec ledit creux par l'intermédiaire de conduits 8, 8' et de tuyaux flexibles 9, 9'.
Dans les cas où l'on ne croit pas néces saire de décharger la pression admise en excès, on pourra supprimer l'organe 15, 15' et les rondelles 12, 12'. Ces dernières pour ront être remplacées par deux petits blocs per forés axialement à surface libre sphérique et bien lisses sur lesquels agira le diaphragme 13 poussé par le ressort 19, diaphragme qui, dans ce cas, sera dépourvu de communication entre les creux 3 et 4. Dans l'anneau 17 est vissé un bouchon 20 figé en place par un contre-écrou 21. Le bou chon 20 présente une ou plusieurs perfora tions 67.
Dans l'extrémité du trou ou canal 16' de la tige 15' est disposée une- soupape<B>32</B> dont la construction et le fonctionnement se ront décrits ensuite, cette soupape étant iden tique aux soupapes 22, 22' des pneiunatiques 11 et 11'.
Avec l'anneau 17 est rendu solidaire un autre anneau 23 duquel part un bras radial 24 ayant un prolongement disposé à angle droit 24' et qui est parallèle -à l'axe du bloc 1 et peut glisser sur la sùrface courbe de ce bloc.
Dans un trou pratiqué à un point conve nable dans la paroi 62 qui sépare les cham bres 2 et 4 est fixée une des extrémités d'un dispositif pour la commande électrique de si- gnalisations des chutes de pression qui inter- viennent pour n'importe quelle raison, ce dis positif. étant représenté dans la fig. 2 par la lettre Ü, tandis que dans la fig. 4 il est re présenté en détail et sur échelle agrandie.
Ce dispositif- est construit de la manière suivante: 31 est un corps tubulaire pourvu à une de ses extrémités d'un élargissement 59 muni d'un filet de vis 60 et à l'autre extré- mité d'un filet de vis 61.
Le corps 31 est fixé à la paroi 62 au moyen d'un chapeau tubulaire 43 vissé sur l'extrémité filetée 61 et électriquement isolé de la cloison 62 au moyen de rondelles 46 et 47 de matériel isolant, ces rondelles ayant en outre pour but de main tenir le corps 31 à distance de la paroi du trou qu'il traverse. Dans le trou axial du corps tubulaire 31 sont disposées deux tiges 25, 26, l'une après l'autre, en contact par leurs extrémités contiguës. La longueur totale des -tiges 25, 26 est plus grande que la lon gueur du trou axial central du corps 31.
La tige 25 se termine au delà du trou par une tête convexe 27, tandis que l'autre tige 26 se termine par une tête plate 45 qui appuie sur l'extrémité du corps 31. Dans ledit chapeau 43 est logée une virole métallique 41 munie à l'une de ses extrémités d'une -flasque inté rieure 29 et à l'autre extrémité d'une flasque extérieure 30. De l'extrémité antérieure de la virole 41 fait saillie une pointe métallique 40 munie d'un élargissement intérieur 28 sur le quel agit un ressort 44 pour le pousser contre la flasque 29.
Un second ressort 42, plus fort que 44, agit entre une flasque intérieure 63 du chapeau 43 et la flasque extérieure de la virole 41 afin de maintenir cette dernière ap puyée sur la tête plate 45 de la tige 26.
La tête 27 de la tige 25 s'appuie contre un dia phragme flexible ou élastique (par exemple en caoutchouc) 33 dont le bord est pressé entre une butée pratiquée dans l'extrémité corres pondante du corps tubulaire 31 et l'extrémité' d'une douille 35 (montée de façon à pouvoir se déplacer longitudinalement mais non rota- tivement) poussée contre ledit bord par im manchon tubulaire 34 vissé sur le filet exté rieur 60 de l'extrémité correspondante du corps 31.
Dans la douille 35 est disposé un petit bloc 36 de matériel convenable (par exemple laiton) sur lequel s'appuie constam ment le diaphragme 33. 38 est un bouchon vissé dans un filet intérieur de l'extrémité libre du manchon 34 et sur lequel s'appuie constamment le bloc 36. En vissant plus ou moins le bouchon 38, on règle la position des têtes 27 et 45 des tiges 25, 26 et, par consé quent, une saillie plus ou moins grande de la pointe 40 par rapport au chapeau 43.
Un bout 39 d'un fil conducteur de courant électrique, convenablement isolé et sortant d'un trou prévu dans la paroi latérale du creux 2 est serré entre une butée extérieure pratiquée dans l'extrémité libre du manchon 34 et une rondelle métallique 48, moyennant un écrou 37 fixé sur l'extrémité filetée extérieure du manchon. Ce fil constitue une des branches d'un circuit électrique.
56 est un raccord en communication avec le creux 4 et au travers duquel est insufflé de l'air dans les pneumatiques 11, 11' à travers les conduits 8 et 8', les tuyaux 9, 9' et les soupapes 22, 22'. Ce raccord est fermé de façon étanche par un bouchon ou couvercle 56'. Dans le conduit raccordant le raccord 56 avec le creux 4 il n'y a aucune soupape.
En nous référant maintenant aux fig. 5, 6, 7 qui représentent le perfectionnement ap porté aux soupapes indiquées dans la fig. 2 et montrées en 22 dans le conduit 16' de la tige 15e et en 22, 22' ù l'entrée de l'air dans les pneumatiques 11, 11', ce perfectionnement consiste à donner à la partie élargie 49 de l'élément glissant 69 de cette soupape une sec tion polygonale (par exemple hexagonale comme représenté dans la fig. 7).
Ce perfec tionnement a pour but de faciliter soit l'en trée, soit la sortie du fluide traversant ces sou papes en évitant ainsi les étranglements qui se produisent dans les soupapes de ce type connues jusqu'ici dans lesquelles la partie cylindrique élargie 49 limite le passage du fluide au seul petit jeu existant entre la pé riphérie de la surface intérieure du corps fixe de la soupape et la périphérie de l'élargisse ment susdit 49. Eventuellement, ladite partie élargie 49 de l'élément glissant 69 pourra être cylindrique et la paroi intérieure de l'élé ment fixe de la soupape pourra avoir une section transversale polygonale.
En outre, une des surfaces contiguës ou en face l'une de l'autre du corps fixe et de l'élargissement 49 de l'élément 69 de la soupape pourra être mu nie de rainures ou canaux longitudinaux, héli coïdaux ou inclinés et l'autre surface pourra être cylindrique et lisse. Dans le même but, on pourra prévoir d'autres moyens qui seront facilement suggérés par la pratique.
Dans la partie antérieure de l'appareil (fig. 1 et 2) est monté un disque-cadran 6 constituant le couvercle de fermeture pour le creux 2. Sur ce cadran sont marquées deux échelles et précisément:
10 Une échelle supérieure 64 pour indi quer, au moyen d'une aiguille 50' (solidaire du bras radial 24) ou par le moyen de l'extré mité libre 24" de la. manette 24' solidaire du- dit bras radial 24, les atmosphères auxquelles devront avoir lieu les interruptions de com munication entre les pneumatiques 11, 11' pendant les déplacements de la manette 24' effectués lorsqu'on désire identifier le pneu matique dans lequel il y a une perte de pres sion.
20 Une échelle inférieure 65 pour indi quer, au moyen d'une autre aiguille d'un ma nomètre 58, la valeur de la pression d'équi libre dans les pneumatiques 11 et 11' lors qu'on insuffle de l'air au travers du raccord 56. En cas d'excès de pression, cet excès, comme il a été dit, se décharge au travers de la soupape 22 placée à l'extrémité du con duit 16' de la tige 15' et à. travers des trous 67 du bouchon 20 et d'autres perforations pratiquées dans une calotte de couverture 70.
L'aiguille supérieure 50' constitue l'extré mité d'une lamelle 50 solidaire du levier an gulaire 24. 24' et se déplaçant dans une fe nêtre en forme de secteur circulaire (fig. 1 el; 3) traversant soit le bloc 1 à proximité de sa surface, soit le cadran 6. Si on le désire, la lamelle 50' pourra être supprimée et l'on pourra employer comme indicateur l'extré mité, convenablement prolongée en bas, 24", de la manette 24'.
L'aiguille inÈérieure 7 est calée sur l'extré- mité d'un petit arbre tournant 52, monté dans le creux 2 et traversant un trou central du cadran 6-. Ladite aiguille constitue l'index in dicateur d'un manomètre logé dans le creux 2, représenté schématiquement en 58 et commu niquant directement, par le moyen d'un court conduit 66 avec un seul des conduits 8, 8' (par exemple, comme représenté dans la fig. 3, avec le seul conduit 8).
La force du ressort 19 et la quantité dont est vissé le bouchon 20 dans l'anneau 17 sont des éléments qui doivent être pris en-considé- ration pour établir la pression de l'air qui doit être insufflé, au travers du raccord 56, dans les pneumatiques 11, 11'. En effet, à un visage plus grand du bouchon 20 corres pond. une pression inférieure à insuffler dans les pneumatiques, tandis qu'à un vissage plus limité du bouchon correspond une pression plus grande à insuffler dans les pneumati ques.
Pour le réglage de l'appareil, afin que dans les deux pneumatiques 11, 11' règne par exemple une pression de 61/2 atmosphères, on desserre le contre-écrou 21 et on visse le bou chon 20. Ensuite, on insuffle l'air au travers du raccord 56 en faisant attention à l'aiguille 7 qui se. déplace sur l'échelle- inférieure 65. Lorsque l'aiguille 7 sera arrivée dans la posi tion indiquant une pression légèrement plus grande que 61/2 atmosphères, on vissera le bouchon 20 jusqu'à ce que, à travers des per- forations du bouchon 20 et de la calotte 70, il y aura échappement d'air. Alors, on fixe le bouchon 20 au moyen du contre-écrou 21.
Enfin, on desserre l'anneau 23 et on le dé place sur l'anneau 17 jusqu'à ce que l'aiguille 50' (ou 24") se trouve vis-à-vis de l'indica tion de 51/2 atmosphères de l'échelle supé rieure 64. L'anneau 23 est ensuite rendu soli daire de l'anneau 17. L'appareil ainsi réglé déchargera la pression en excès sur environ 61/2 atmosphères.
L'appareil comprend aussi un verre de protection 53 pour le cadran 6.
L'appareil est muni également de moyens pour le fixer en place, par exemple au moyen d'un appendice 54 du bloc 1. La fixation pourra être faite au moyen de boulons pas sant dans des trous 55 et d'écrous correspon dants. Toutefois, l'appareil pourra être fixé de manière différente.
73 est un petit bloc massif saillant du corps 1 de l'appareil. Dudit bloc fait saillie un court pieu cylindrique massif et fileté 74. Lorsque, à la suite d'une perte de pression dans un pneumatique (par exemple 11), une partie de la pression de l'autre pneumatique intact (par exemple 11') est passée, au travers du creux 4, dans le pneumatique qui pert sa pression, et l'on désire rétablir dans le pneu matique intact la pression originaire,
on dé visse le raccord du bout du tube flexible 9 de la soupape 22 du pneumatique 11 et on le visse sur ledit court pieu massif 74. Le tube 9 sera ainsi fermé, ce qui permettra d'insuffler de l'air (par le raccord 54, le creux 4, le con duit 8' et le tube 9') dans le pneumatique 11', taudis que le pneumatique 11 continuera graduellement à perdre de la pression.
Le fonctionnement de l'appareil est le sui vant: La fig. 2 montre l'appareil en position de travail, c'est-à-dire dans la position dans laquelle dans les pneumatiques 11, 11', dans les tuyaux 9, 9', dans les -conduits 8, 8' et dans le creux 4 a -.été insufflé de l'air à une pression de 61/2 atmosphères. L'air a été in sufflé, comme il a été dit précédemment, au travers du raccord 56.
Il n'est pas nécessaire de munir ce raccord d'une soupape puisqu'au moment où l'on cesse d'insuffler l'air, tandis que la manette 24, 24' est déplacée de sorte que l'aiguille 50' indique, sur l'échelle 64, 6 atmosphères, le ressort 19 agit sur le dia phragme 13 et sur le -petit bloc 15 en obli geant ce dernier à interrompre la communi cation entre les conduits 8, 8'.
Si immn6dia- tement après on obture le raccord 56 au moyen du bouchon ou chapeau 56' et si l'on déplace ensuite la manette 24, 24' pour un instant vers la gauche, on obtiendra l'effet de déten dre le ressort 19 et de permettre que la pres sion détache le bloc 15 des rondelles 12, 12' et rétablisse la communication entre les con duits 8 et 8' à travers le creux 4.
Dans la forme d'exécution représentée, on a supposé que, lorsque l'air insufflé dans les pneumatiques 11 et 11' dépasse 6i/2 atmo sphères (indiquées par l'aiguille 7 sur l'échelle 65 du cadran 6), l'excès de pression est auto matiquement déchargé au travers de la sou pape 22 placée dans la partie extrême du canal 16' de la tige 15' du bloc 15, ladite soupape ayant le bout de sa tige mobile 69 faisant saillie de la queue de la tige 15'. En effet, l'excès de pression produit un déplace ment vers la droite de l'ensemble formé par le diaphragme 13, et le bloc 15 avec sa queue 15' de manière que le bout de la tige mobile 69 de la soupape 22 est porté à buter contre le bouchon 20.
Cela produit un déplacement vers la gauche de la tige 69 et, par consé quent, l'ouverture de la soupape 22, permet tant la décharge de la pression à l'extérieur par le canal 16-16', la soupape 22 et les perforations 67 du bouchon 20.
En supposant maintenant que le pneuma tique 11 soit celui de la roue extérieure et 11' celui de la roue intérieure, le pneumatique 11 communique au moyen du tuyau 9 et du conduit 8 avec le creux 4, le conduit 8 com muniquant directement, moyennant un petit canal 66, avec le manomètre 58. Supposons que dans le pneumatique 11' se produise, pour n'importe quelle raison, une diminution de pression. Puisque les conduits 8, 8' commu niquent, tous les deux, avec le creux 4, dans le conduit 8' entrera de l'air provenant du conduit 8, du tuyau 9 et du pneumatique 11, ce qui équivaut à une diminution graduelle de la pression dans tous les deux pneumati ques 11, 11'.
Alors entre en action le ressort 19 qui, n'étant plus comprimé par l'action de la pression, déplace le diaphragme 13 et le petit bloc 15 vers la gauche jusqu'à ce que ledit bloc obture les conduits 8, 8'. Cela a pour effet de maintenir dans le pneumatique 11' une pression peu inférieure à 6i/2 atmo sphères. En même temps, le petit bloc sera entré en contact avec la pointe 40 de l'appa reil U qui commande le signal de diminution de pression.
Comme ce contact établit la fer- meture d'un circuit électrique (non représenté, car il peut être n'importe lequel) comprenant des appareils de signalisation optiques et acoustiques placés à la portée du conducteur du véhicule, ce dernier percevra le signal. Il pourra ainsi arrêter le véhicule et en descen dre pour effectuer les opérations nécessaires pour identifier le pneumatique où il s'est pro duit une diminution de pression. Dans ce but, il déplacera d'abord la manette 24, 24' vers la gauche entraînant en rotation l'anneau 17 qui, étant monté à vis à gauche à pas rapide s'éloignera du diaphragme 13 et produira une détente du ressort 19.
Cette détente du res sort 19 permettra que la pression régnant dans le pneumatique intact 11' détache le bloc 15 du fond du creux 4 et rétablisse la communication entre les conduits 8, 8' et, par conséquent, entre les deux pneumatiques 11, 11'. Alors la pression diminuera également dans le pneumatique 11' mais augmentera en 11, ce qui produit un déplacement de l'aiguille 7 vers la gauche pour indiquer que, puisque la: pression augmente dans le conduit 8 qui communique directement avec le manomètre 58 et, par conséquent, dans les tuyaux respec tifs 9 et le pneumatique 11, c'est précisément dans ce dernier qu'il y a une perte de pres sion.
Si, par contre, le pneumatique dans lequel s'est produite la diminution de pression est le pneumatique 11' de la roue intérieure dont le conduit 8' ne communique pas directement (mais seulement au travers du creux 4) avec le manomètre 58, l'aiguille 7 du manomètre 58 se déplacera (en déplaçant la manette 24, 24' vers la gauche) vers la droite puisqu'une partie de l'air contenu dans le pneumatique 11 qui est intact et communique directement avec le manomètre 58, passe en partie dans le conduit 8', le tuyau 9' et le pneumatique 11' de la roue intérieure, soit dans le pneu inatique qui est en 1 irte de pression.