lforloge-mère pour distribution d'impulsions électriques. La présente invention se rapporte à une horloge-mère pour distribution d'impulsions électriques, comprenant un ensemble d'organes ayant pour fonction normale la distribution d'impulsions à un réseau d'appareils horaires et, pour fonction occasionnelle, la distribution différée d'impulsions qui n'ont pu avoir lieu par manque de courant. L'horloge-mère suivant l'invention se distingue des horloges-mères connues de ce genre par la combinaison d'un mouvement d'horlogerie et d'un compteur d'impulsions avec un relais à moteur à force motrice propre ayant pour fonction de dis tribuer les impulsions par sa force motrice propre et qui est commandé par les mouve ments relatifs du mouvement d'horlogerie et du compteur d'impulsions.
Grâce au relais à moteur à force motrice propre, qui constitue l'élément le plus im portant de cette combinaison, on a la possi bilité de faire fonctionner ce relais à moteur à toute vitesse voulue, suivant les conditions de distribution d'impulsions imposées. Le dessin schématique annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre les différentes parties de l'horloge-mère et leur liaison électrique entre elles; La fig. 2 représente le détail d'un con tacteur en relation avec le mouvement d'hor logerie et le compteur d'impulsions.
Un mouvement d'horlogerie avec réserve de marche 1, qui est à remontage électrique, possède un arbre rotatif 4, portant une bague de contact 5, isolée électriquement de l'arbre 4 et coopérant avec un balai 6. L'arbre 4 porte également un disque 7. Sur le disque 7 est monté un levier de contact 8 pivotant en 9 sur le disque 7 (fig. 2). Ce levier porte une goupille de commande 10 ainsi qu'une pièce de contact 11 et se trouve sous l'action d'un ressort 12. La pièce de contact mobile 11 coopère avec une pièce de contact 13 supportée par un organe de support 14, qui est isolé électriquement du disque 7 et est relié électriquement à la bague de contact 5.
Le levier de contact 8 est commandé par une came 28 coopérant par sa périphérie avec la goupille 10 dudit levier et présentant une rampe 31 dont on parlera plus loin. Cette came 28 est montée sur l'arbre 27 d'un compteur d'impulsions 3, de construction connue, relié au circuit d'horloges secondaires électriques 32 (fig. 1).
L'horloge-mère comporte encore un relais à moteur à force motrice propre désigné dans son ensemble par 2. Ce relais à moteur 2 comprend un moteur électrique 15, à alimen tation permanente, un électro-aimant 16 avec son armature 17 portant un bras d'enclan- chement 18, et un dispositif à lames de con tact 19, 20 portant, l'une, la pièce de contact 22, l'autre, la pièce de contact 23. Le moteur électrique 15 porte sur son arbre 24 une came 25 munie d'une pièce isolante 26 des tinée à coopérer avec la lame de contact 20. La came 25 présente aussi un bec 21 s'en- clanchant sur le bras d'enclanchement 18.
Les lames de contact 19, 20 sont reliées au circuit des horloges secondaires 32, alors que le moteur électrique 15 est relié indépen damment au réseau<B>X</B> à alimentation par courant alternatif, qui alimente aussi le mou vement d'horlogerie 1, les pièces de contact 11, 13 précitées commandant le circuit de l'électro-aimant 16.
Le réseau à courant alternatif de l'hor- loge-mère comprend un transformateur 29 et un redresseur 30 pour alimenter de courant continu le circuit des horloges secondaires 32 et l'électro-aimant 16 du relais à moteur 2. Le fonctionnement est le suivant: Le mouvement d'horlogerie 1 fait tourner le disque 7 avec les parties qu'il porte d'un mouvement continu dans le sens de la flèche a (fig. 2). La goupille 10 qui reposait sur la rampe 31 de la came 28 arrive dans la po sition représentée sur le dessin et les pièces de contact 11 et 13 se touchent, fermant ainsi le circuit de l'électro-aimant 16 dont l'armature 17 avec le bras 18 libère le bec 21 de la came 25.
Cette came, sous l'action du moteur électrique 15, tourne dans le sens indiqué par la flèche e et la pièce isolante 26, coopérant avec la lame 20, ferme le contact 22, 23. Le compteur d'impulsions 3 avance d'un pas et avec lui les horloges se condaires 32, qui avancent par exemple d'une minute. Ce compteur d'impulsions fait tourner la came 28 dans le sens de la flèche r (fig. 2), c'est-à-dire dans le même sens que le disque 7 et la goupille 10 du levier 8 remonte sur la rampe 31 de la came 28 de sorts que le contact 11, 13 dans le circuit de l'électro aimant 16 est amené à s'ouvrir.
L'armature 17 de celui-ci revient sous l'action du ressort 33 à sa position initiale d'enclanchement et son bras 18 arrêtera la came 25 au bec 21 après que cette came aura parcouru un tour complet.
Le mouvement d'horlogerie 1 faisant tour ner le disque 7 d'un mouvement continu, la phase de fonctionnement décrite recommence.
En cas de manque de courant dans le circuit des horloges secondaires, le disque 7 continue à tourner sous l'action du mouve ment d'horlogerie 1 et le contact 11, 13 reste fermé. Au moment où le courant dans le circuit des horloges secondaires est rétabli, l'armature 17 sera attirée et la came 25, dé- clanchée de ce fait, fera autant de tours sous l'action du moteur 15 qu'il y a eu d'impul sions non distribuées, c'est-à-dire qu'elle don nera des impulsions jusqu'au moment où la came 28, par l'intermédiaire de sa rampe 31, de la goupille 10 et du levier 8 aura inter rompu le contact 11, 13. A ce moment toutes les impulsions non distribuées par défaut de courant ont été envoyées d'une manière dif férée et les horloges secondaires marchent de nouveau de pair avec l'horloge-mère.
Le relais à moteur 2 peut être pourvu de moyens auxiliaires, tels que mécanis mes de transmission de mouvement, permettant d'adapter la vitesse de rotation de la came 25 du relais à moteur à différentes conditions de distribution d'impulsions imposées. Dans un réseau d'horloges secondaires, le temps entre deux impulsions de rattrapage peut être très court, dans d'autres cas, par exemple pour la commande d'un grand mouvement secondaire où les impulsions n'opèrent qu'un déclanchement, il faut par contre que les impulsions se suivent dans un rythme assez lent.
C'est précisément pour des conditions de régime de ce genre que lesdits moyens auxiliaires sont très utiles, de tels moyens ne pouvant, en règle générale, s'employer que dans les cas où, comme ici, on dispose d'un relais à moteur à force motrice propre ou in dépendante permettant l'intervention de tels moyens.
Le relais à moteur peut également être disposé pour permettre la distribution d'im pulsions sur un ou plusieurs réseaux, certains appareils horaires pouvant, par exemple, être alimentés avec des impulsions à courant continu, d'autres, par exemple, avec des im pulsions de courant alternatif, provenant du réseau d'alimentation. Ces combinaisons peu vent être réalisées en adaptant des dispositifs de contact appropriés au relais à moteur.