CH207104A - Procédé pour obtenir du chrome en réduisant un composé chloré de chrome par de l'hydrogène. - Google Patents

Procédé pour obtenir du chrome en réduisant un composé chloré de chrome par de l'hydrogène.

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CH207104A
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    • C22METALLURGY; FERROUS OR NON-FERROUS ALLOYS; TREATMENT OF ALLOYS OR NON-FERROUS METALS
    • C22BPRODUCTION AND REFINING OF METALS; PRETREATMENT OF RAW MATERIALS
    • C22B34/00Obtaining refractory metals
    • C22B34/30Obtaining chromium, molybdenum or tungsten
    • C22B34/32Obtaining chromium

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Description


  Procédé pour obtenir du chrome en réduisant<B>un</B> composé chloré de chrome  par de l'hydrogène.    Cette invention est relative à un procédé  pour obtenir du chrome en réduisant un com  posé chloré de chrome par de l'hydrogène,  caractérisé par l'application d'hydrogène sec  dans une zone de     réduction    qui est maintenue  à une température non supérieure à 850   C.  Le procédé permet     d'obtenir,    selon la tempé  rature appliquée pour la réaction, soit du  chrome non     spongieux,    soit du chrome spon  gieux, et l'obtention du     dernier    produit est  particulièrement     avantageuse.     



  Le terme     "spongieux"    appliqué à un mé  tal possède une     signification    bien définie. Ce  terme a jusqu'ici été appliqué librement dans  l'industrie pour désigner des métaux     qui    ont  été fabriqués     jusqu'à    ce jour par des opéra  tions réalisées à de basses températures quel  que soit le métal réel fabriqué.

   Les     métaux     spongieux sont, ainsi qu'ils ont été définis  convenablement, ceux qui sont obtenus par ré  duction - habituellement par des agents ga  zeux - à partir de composés dans des condi-         tions    de     températures    assez basses, par rap  port au     point    de fusion, pour que le     d6velop-          pement    du grain, la     cémentation    ou une fu  sion naissante du métal réduit n'aient pas  lieu.

   La     matière    est ainsi     macroscopiquement          pseudomorphique    avec les particules de la  matière initiale mais, si on l'examine avec     un     fort grossissement, on     constate    qu'elle est  composée d'agrégats de particules     métalliques     très ténues dont la grosseur du grain indivi  duel est généralement d'un micron ou     moins.     Comme la forme macroscopique est préservée,  la structure     entière    est cellulaire ou poreuse,  d'où le terme     "spongieux"    appliqué pour ce  métal.  



  Le fer     spongieux    est     ainsi    fabriqué indus  triellement, et il est reconnu que ce métal  présente des avantages métallurgiques pour  des buts spéciaux, mais le chrome     spongieux     n'a pas été fabriqué industriellement et les  études et recherches antérieures n'ont pas non  plus abouti à la     réalisation    d'un procédé per-           mettant    de le fabriquer dans la pratique, bien  que ce produit serait évidemment intéressant  dans la métallurgie des poudres.  



  En ce qui concerne la préparation du  chrome spongieux par le procédé selon l'in  vention, il est donné les explications sui  vantes:  La raison pour laquelle il n'est pas pos  sible de préparer du chrome spongieux par  les méthodes habituelles, telles que celles uti  lisées pour le fer, réside, ainsi que l'a décou  vert la demanderesse, dans la stabilité extrê  mement élevée de l'oxyde de chrome     (Cr2O3).     Les gaz réducteurs ordinaires n'ont qu'une  très faible action réductrice sur cet oxyde,  même à des températures très élevées.

   Ainsi,  si l'on prend l'exemple typique de la. réduc  tion de     Cr2O3    par de l'hydrogène, la constante  d'équilibre pour la réaction       1/3        Cr2O3        -f-        g2    =     Z/:;    Cr     +1120     est 1,3     X        10-4    à 1200  , 5,5     X    10-4 à 1400    et environ 1,6     X    10-3 au voisinage du point  de fusion du chrome (qui est compris entre  1530 et 1570  ).

   Ainsi, la quantité de vapeur  d'eau qui est engendrée lorsqu'on fait passer  de l'hydrogène pur sous une atmosphère de  pression sur de l'oxyde de chrome n'est que de  0,01     %    à 1200  , environ 0,06<B>%</B> à 1400   et  environ 0,16     %    au point de fusion. Ceci mon  tre la. grande stabilité de cet oxyde.  



  On avait déjà proposé de réduire     l'oxyde     chromique par de l'hydrogène à des     tempé-          ratures        voisines    de 1500   en faisant circuler  du gaz hydrogène d'une façon répétée (plus  de 1000 cycles seraient évidemment néces  saires pour son utilisation complète à 1500  )  et en enlevant chaque fois la petite quantité  d'eau engendrée par cycle, ce qu'on réalisait  en la congelant avec de l'air liquide.

   La de  manderesse estime qu'un tel procédé n'est pas  économique et que son adaptation à l'indus  trie présente une grande difficulté en raison  des difficultés très sérieuses qu'on éprouve à  se procurer des matières qui sont imperméa  bles à l'hydrogène à ces températures, ainsi  qu'en     raison    du faible rendement cyclique.    D'autres chercheurs ont fabriqué ce qu'ils  ont appelé des     métaux    spongieux, y compris  du chrome spongieux, par réduction d'oxyde  de chrome. Toutefois, si l'on examine ces pro  duits, on se rend compte aisément qu'ils n'ont  pas et ne pouvaient pas avoir fabriqué du  chrome spongieux.

   Ainsi, on a fabriqué un  alliage de fer et de chrome en préparant une  briquette en oxyde de fer-chrome qui conte  nait du silicium mais qui ne contenait sensi  blement pas de carbone et en chauffant cette  briquette à 1150-1300   en vue de réduire       l'oxyde    de chrome par le silicium. Comme la  matière contenait du fer, il en est résulté né  cessairement un grossissement du grain, étant  donné que celui-ci commence, pour le fer, an  voisinage de 900  .  



  On a aussi proposé de réduire l'oxyde  chromique par de l'hydrogène à 900-1100    selon la réaction       1/3        Cr2O3        -I-   <B>IF</B> =     y',    Cr     -f-        HZO     Les observations expérimentales de la de  manderesse     ont,démontré    que, dans le cas du  chrome, le grossissement du grain commence  au-dessous de 900   et est déjà appréciable à  cette température.

       Etant    donné que la cons  tante     d'équilibre    est faible, il est évident que,  même à 1200  , on est obligé d'utiliser un  énorme rapport entre l'hydrogène et     l'oxyde,     au point que toute réalisation industrielle  basée sur ce procédé est pratiquement impos  sible.  



  Comme il ressortira de ce qui suit, la de  manderesse a découvert que la. réduction du  chlorure de chrome en vue de la fabrication  de chrome     spongieux    peut être avantageuse  ment réalisée entre les limites d'une échelle de  températures relativement petite, soit entre  775 et 815  , la limite supérieure étant la tem  pérature à laquelle le chlorure chromeux fond.  De préférence, on réalise la réaction entre 775  et     80\2     . On a déjà spécifié qu'on peut ré  duire du chlorure de chrome en chrome métal  lique à. l'aide de fer métallique entre les limi  tes d'une échelle de températures allant de  700 à 1200'.

   La demanderesse a déterminé  qu'il ne peut en résulter un véritable métal           spongieux,    l'agent     réducteur    n'étant pas ga  zeux. Il y a aussi lieu de noter particulière  ment que la réduction de l'oxyde de chrome  aux températures voisines de son point de  fusion provoque le grossissement rapide du       grain    dans le métal; et un tel produit ne peut  pas rentrer dans la définition correcte et ac  ceptée d'un véritable métal spongieux.  



  Les réducteurs carbonés, tels que l'oxyde  de carbone ou le méthane, sont plus énergi  ques que l'hydrogène au-dessus de 900   envi  ron,     mais    ces matières donnent naissance à  du carbure de chrome, ce qui rend le produit  impropre aux     besoins    spéciaux de la     m6tallur-          gie    des poudres ou à la fabrication des aciers  inoxydables. L'hydrogène est par     conséquent     le seul agent réducteur susceptible d'être uti  lisé pour fabriquer du chrome spongieux et  ceci à     partir    d'un chlorure de chrome.  



  Les recherches effectuées par la deman  deresse sur la réduction du     chlorure        chromeux     par de l'hydrogène         CrCl'        -I-        H2    = Cr     +    2     HCl       ont montré que la quantité d'acide chlor  hydrique qui est en équilibre avec     l'hydro-'     gène (sous une pression totale d'une atmo  sphère) est de 1,05 % à 700  , 1,87 % à 750  ,  3,12 % à 800   et 3,6 % à 815  . A 815  , le  chlorure     chromeux    pur fond et, au cours de la  fusion, l'accès de l'hydrogène est rendu diffi  cile, de sorte que la réduction est lente aux  températures de la zone des liquides.

   C'est  pourquoi, à une atmosphère, 815   constitue la  température supérieure limite pour obtenir un  chrome spongieux.  



  Dans les circonstances normales, le tri  chlorure de chrome est converti, au premier  stade de la réduction, en     bichlorure,    plutôt  qu'en métal. La réaction    2     CrCl'        -I-        H2    = 2     CrCl'        +    2     HCl       est sensiblement irréversible et, pour     tous    les  buts de la pratique, on peut la considérer  comme allant complètement vers la droite et  comme assurant, à l'état d'équilibre, l'utilisa  tion     virtuellement    complète de l'hydrogène.

    Le taux de la réaction devient appréciable au         voisinage    de 400   et, vers 800  ,<B>-</B>ce taux ne  semble être     limité    que par les     taux    de diffu  sion du gaz dans le système hétérogène.  



  La conversion directe de     CrCl'    en métal  par réduction à l'aide d'hydrogène est norma  lement empêchée par la formation de     bichlo-          rure.    La demanderesse a déterminé que, si  l'on pouvait obtenir la réduction directe en  métal, il faudrait s'attendre à ce que les con  centrations de     HCl    soient les suivantes:  10,4 % à 600<B>0</B>, 29,7 % ,à 700   et<B>58,5</B> % à  800  , en supposant que la pression totale soit  d'une atmosphère.  



       Etant    donné que, dans les conditions nor  males, la     formation    de     bichlorure    de chrome  est     habituellement    le premier stade de la ré  duction, les     points    de fusion des mélanges de       bichlorure    et de trichlorure présentent en  outre de l'importance. Les recherches ont  montré qu'il se forme entre     CrCl'    et     CrC12    un  eutectique qui fond au voisinage de 802   et  qui contient un peu plus de 4     mols    de     CrCl'     pour cent.  



  La pression de vapeur du     trichlorure    de  chrome commence à devenir appréciable vers  <B>800'.</B> C'est ainsi qu'elle est de 0,002 atm à  700  , de 0,01 atm à 750  , de 0,04 atm à  <B>800'</B> et de 0,18 atm à<B>850'.</B>  



  La réduction du trichlorure de chrome en  métal par de l'hydrogène est possible avec  une     utilisation    théorique d'hydrogène corres  pondant à la     limite    imposée par l'équilibre  de 3,12 % de     HCl    à 800   et,     dans    un appareil  de réduction     continu        à,    contre-courant, la te  neur en     HCl    normale     limite    serait théorique  ment de 3,12     X    1,5 = 4,68%, ce     qui    corres  pond aux rapports stoechiométriques  Cr :     CrCl'    :     CrCl3.     



  Si la concentration de     HCl    excède 3,12  dans la partie de l'appareil de réduction où  le métal est présent, il en résultera une réver  sion, mais, par l'application d'un procédé à  contre-courant, des teneurs plus élevées en       HCl    sont admissibles. Pour éviter la fusion  et la     volatilisation    et assurer le maintien de  la forme macroscopique,     ainsi    qu'il est né  cessaire pour la production de chrome spon  gieux, il est bon de ne pas utiliser des tempé-      ratures supérieures à 802  , bien que, si l'on  ne désire pas obtenir du chrome spongieux, la.  température puisse varier entre<B>775</B>   et 850  .

    Au-dessus de 850  , la matière se vaporise  plus vite qu'elle ne se réduit et l'on éprouve  des difficultés dues à la vaporisation.  



  En faisant passer de l'hydrogène du com  merce sur le trichlorure dans ces conditions,  on a bien obtenu du métal chrome, mais seu  lement sous une forme très contaminée par de  l'oxyde. De     plies.    la demanderesse a constaté  que les méthodes ordinairement appliquées  pour éliminer le gaz acide chlorhydrique de  l'hydrogène réducteur par une absorption chi  mique par de l'eau ou des solutions basiques  sont entièrement impropres à la régénération  du gaz réducteur.

   La     raison    de ceci réside  dans le fait que le chlorure de chrome n'a  qu'une très faible tolérance à l'égard de la  vapeur d'eau ou, en fait, d'un gaz quelconque  contenant de l'oxygène.     Ainsi,    par exemple,  la demanderesse a découvert que la réaction  2     CrCl'        -1-    3 H30 =     Cr2O3        +    6     HC1     ne permet, à 800  , qu'une pression partielle  de 1,5     X    1" atm pour H\0 lorsque la pres  sion de     HCl    est 1 atm.

   Toutefois, dans des  conditions permettant la réduction continue  de     CrC12,    correspondant à 3,12 % de     HCl,    la  tolérance tombe et n'est. que  <B>(1,5</B>     X        10-6)        X        (0,0312)2    =<B>1,5</B>     X   <B>10-9</B>  (environ) pour la pression partielle de la  vapeur d'eau en atmosphères. S'il y a un  excès quelconque de vapeur d'eau sur cette  valeur, cette vapeur entre en réaction pour  donner le     trioxyde    de chrome. De même, la.

    demanderesse a découvert que la tolérance,  de     CrCl',    correspondant à la réaction  2     CrCl'        -f-    3     H20    =     Cr2O3        -}-    4     HCl        +        HZ     est     une    pression partielle de vapeur d'eau de  4,5     X        10-5    atm, à 800  , lorsque la pres  sion partielle de l'acide chlorhydrique est  0,0312 atm et celle de l'hydrogène pratique  ment 1 atmosphère.  



  Finalement, dans le cas du métal chrome  lui-même, la demanderesse a découvert que la  tolérance correspondant à la réaction    2 Cr     +    3     HZO    -     Cr2O3        -;-    3     HZ     est 2,7 X 10-7 atm de pression partielle de  vapeur d'eau à 800  , lorsque l'hydrogène est  sous une pression voisine d'une atmosphère.  



  Il ressort de ce qui précède que les impu  retés de l'hydrogène du commerce y compris  l'oxygène présent à raison de quelques cen  tièmes à 0,5 %, ou la vapeur d'eau laissée par  des agents de séchage excellents tels que  l'acide sulfurique concentré, le chlorure de  calcium etc., sont plus que suffisantes pour  provoquer une contamination sérieuse par  l'oxyde lorsque cet hydrogène est utilisé pour  la réduction de     CrC13.     



  La demanderesse a découvert un moyen  permettant d'éliminer ces difficultés avec suc  cès, en ce qui concerne l'hydrogène, et d'ef  fectuer une réduction et une purification con  tinues qui donnent un chrome spongieux chi  miquement pur contenant moins de 0,5 % en  viron d'oxyde avec des traces seulement de  fer et de carbone.  



  La façon dont le procédé selon l'invention  est de préférence mis en pratique sera décrite  ci-après en se référant au dessin     annexé.     



  On purifie d'abord l'hydrogène du com  merce en le faisant passer successivement à  travers un sécheur 3 contenant du     gOH    en  paillettes, sur un catalyseur en nickel contenu  dans un four 4 à 600   environ, à travers un  sécheur 5 contenant du     gOH    en paillettes et  finalement dans un     réservoir    d'emmagasinage  6 dans lequel on le conserve au-dessus d'un  déshydratant tel que l'acide sulfurique con  centré.

   (Des robinets ou obturateurs appro  priés, des régulateurs de pression, des indica  teurs de températures et pressions, etc. sont  prévus dans l'installation mais n'ont pas été  représentés.)  Le     réservoir    à hydrogène 6 communique  avec un système de circulation de gaz fermé  qui est composé de deux épurateurs à ab  sorption 7 et 8 contenant du charbon actif,  d'une pompe de     circulation    9, d'un     absorbeur     d'humidité ou épurateur final 10 contenant  (lu charbon actif et d'un four réducteur 11.

    On fait travailler     alternativement    les épura-           teûrs        \l'    et 8     aux        températures-        o@rdinairés.    On  a constaté que les     sortes    de charbon actif du  commerce sont capables     d'absorber    sélective  ment le gaz acide chlorhydrique jusqu'à rai  son de 4 à 5     %    du poids du carbone dans ces  conditions, avant qu'une     quantité    appréciable  de     HCl    traverse un     absorbeur    sans être ad  sorbé.

   Lorsque ce     point    se trouve atteint, on  relie le second     absorbeur    au système de circu  lation et l'on régénère     l'absorbeur    saturé en  le chauffant d'abord à environ 200  , ce qui  chasse 80 % environ du     HCl    retenu, en éle  vant ensuite de nouveau la température à en  viron 300   et en faisant passer finalement  à travers l'épurateur 10     %    environ du volume  de gaz     qui    a été purifié pendant le demi-cycle  précédent, le gaz     utilisé        étant    de l'hydrogène  frais dérivé du réservoir 6 par un -tuyau 12.

    Ceci     élimine    le reste du     HCl    adsorbé et de la  vapeur d'eau. L'épurateur est alors prêt en  vue de sa     réutilisation.    Le gaz     HCl    est chassé  et absorbé par de l'eau ou toute autre matière  désirée et se prêtant à la préparation d'un  sous-produit du commerce dans     l'absorbeur    16.  



  A sa sortie de la     pompe    et avant d'entrer  réellement dans le four de réduction, on sou  met le gaz à une-épuration finale dans     l'ad-          sorbeur    10 contenant- du charbon actif et re  froidi à -70à     -40      par de la neige d'an  hydride carbonique. Les faibles quantités de  vapeur d'eau traversant les plus grands     ab-          sorbeurs    (qui sont essentiellement les     adsor-          beurs    de     HCl)    sont ainsi à peu- près complè  tement éliminées.

   On peut se contenter de ré  générer l'épurateur accessoire après des pé  riodes de fonctionnement relativement lon  gues, car la ,quantité de matière     qu'il    retient  est faible. Cette     régération    est     réalisée    d'une  manière analogue à celle indiquée pour les  plus grands     absorbeurs.    .  



  L'appareil de réduction est un four à tube  électrique 11 de forme carrée ou rectangulaire  en section, four à travers lequel- on fait pas  ser, en contre-courant par rapport au gaz  hydrogène, des     plateaux    contenant des cris  taux de     CrCl',    la température     maximum    étant  802  . Les gaz passant dans le four n'ont pas  d'action corrosive sur l'acier ordinaire et le    tube du four peut     être    fait soit d'acier ordi  naire protégé     extérieurement    contre l'oxyda  tion par l'air, soit     d'un    acier au.     chrome-nickel     ne s'écaillant pas.

   Une     construction    spéciale  ment     satisfaisante-    consiste à     prévoir    un tube  à double paroi, la paroi extérieure 21 étant  faite d'acier au     nickel-chrome    et la paroi inté  rieure 22 d'acier ordinaire pauvre en     carbone:-          L'hydrogène        arrivant'par    le     tuyau    23 est ad  mis à l'espace séparant les     deux    parois et est       maintenu    sous     une    pression légèrement -supé  rieure à une atmosphère.

   Ceci permet d'uti  liser à volonté un ensemble simple ou mul  tiple de conduits     intérieurs    qui peuvent être  faits d'un acier pauvre en carbone de faible  épaisseur et qui sont aisément     remplaçables.     Cette     construction    évite la transfusion de gaz  à travers lés parois du four, laquelle trans  fusion pourrait nuire à l'action de réduction.  



  Pour     introduire-    les plateaux dans le four  et les en retirer sans contaminer le gaz réduc  teur, on place des     dispositifs    d'éclusage her  métique- ou joints à gaz convenables 26 et 27  aux     extrémités    d'admission et d'échappement  du four. Ces     dispositifs    sont utilisés de la  manière habituelle; étant purgés et remplis  d'hydrogène     arrivant    par des tuyaux 28 et 29  pour assurer le maintien d'une atmosphère  exempte     d'oxygène    dans le four.  



  La demanderesse a découvert que, bien  que la réduction s'effectue normalement par  échelons, d'abord en     CrClZ,    plus tard en métal  et qu'il en résulte des concentrations maxima  voisines de 4,7     ro    de     HCl        lorsqu'on        utilise     l'appareil à contre-courant continu, il est pos  sible, par l'application de vitesses élevées du  gaz et en     faisant    en sorte que les plateaux  pénètrent rapidement dans la zone à 800   du  four, d'obtenir à l'échappement un gaz dont  la teneur en     HCl    est aussi élevée que 8 à       101%.    Ceci peut être interprété comme indi  quant que, jusqu'à un certain point,

   une ré  duction directe du     CrCl'    en métal a été réali  sée en     partie.    On a     aussi    obtenu dés teneurs  en acide chlorhydrique supérieures à la limite       CrCls-.H2-Cr-HCl    lorsqu'on a utilisé de  faibles débits de gaz et de la matière     intro-          duite    sur les plateaux, mais, dans ce     cas,

      le      résultat a probablement été dû à     une    prédo  minance de la réaction  2     CrCl3        -I-        Hz    = 2     CrCI2        -E-    2     HCl          L'invention    est applicable à la réduction  de l'un ou l'autre des chlorures de chrome so  lides, que ce soit par échelons ou directement.  



  Dans la mise en pratique de l'invention,  il est désirable d'éliminer toutes les traces  d'humidité qui peuvent être contenues dans  le chlorure de chrome ou être présentes à sa  surface. Les cristaux anhydres dits     "violets"     de     CrC13,    lesquels     cristaux    sont virtuellement  insolubles dans l'eau, sont néanmoins capa  bles d'adsorber plusieurs unités pour cent  d'eau lorsqu'ils sont préalablement amenés au  contact de cet agent à l'état liquide ou lors  qu'ils sont conservés dans de l'air possédant  l'humidité normale.

   La demanderesse a trouvé  qu'il est par conséquent désirable de sécher  les cristaux pour les amener à contenir moins  de 0,05 % d'eau, en les chauffant, de préfé  rence à 200-300  , et aussi de préférence  dans le vide, avant de les introduire dans le  four réducteur, et de réaliser le transfert ra  pidement ou dans une atmosphère sèche, de  façon à éviter la     recontamination.    Il faut évi  ter d'appliquer des températures plus élevées  que celles indiquées, non seulement parce que  le chlorure se vaporise et se dissocie, mais  aussi parce que les cristaux deviennent réac  tifs avec     l'oxygène    à des températures un  peu supérieures à 300  . Cet échelon est indi  qué en 31.  



  On voit ainsi que la demanderesse est par  venue à. fabriquer du chrome sous la forme  véritablement spongieuse à des températures  de 800   et dans un appareil à contre-courant  continu et a. démontré qu'il est pratiquement  possible de fabriquer une nouvelle forme de  chrome ayant des avantages métallurgiques.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour obtenir du chrome en rédui sant un composé chloré de chrome par de l'hydrogène, caractérisé par l'application d'hydrogène sec dans une zone de réduction qui est maintenue à une température non su périeure à 850 C. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, caractérisé par le fait qu'on utilise comme matière de départ du chlorure chromique.
    2 Procédé selon la revendication, caractérisé par le fait qu'on utilise comme matière de départ du chlorure chromeux. 3 Procédé selon la revendication, caractérisé par le fait qu'on fait passer l'hydrogène en contre-courant par rapport au chlorure de chrome et avec un débit tel que, à sa sortie de la zone de réduction, il contient au moins 4,7 % de HCl. 4 Procédé selon la revendication.
    caractérisé par le fait qu'on amène l'hydrogène retiré de la zone de réduction au contact de car bone activé pour éliminer à peu près entiè rement le HCl qu'il contient et pour main tenir sa teneur en eau en un point tel que sa pression partielle, dans ce gaz, est infé rieure à 4,5 X 10-5 atm environ, à 800 environ. 5 Procédé selon la revendication, caractérisé par le fait qu'on utilise dans la zone de ré duction du trichlorure de chrome contenant moins de 0,05 % d'eau.
    6 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, caractérisé par le fait qu'on applique une température de 775 à <B>8150.</B> 7 Procédé selon la revendication et la sous revendication 3, caractérisé par le fait qu'on applique une température de 775 à <B>8020.</B> 8 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, caractérisé par le fait qu'on applique une température de 775 à. 850 , dans le but d'obtenir du chrome non ispongieug.
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Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US2913333A (en) * 1956-05-31 1959-11-17 Du Pont Method of producing chromium

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