Roue d'échappement pour ancre à chevilles. L'huilage des plans de repos et d'impulsion, des roues d'échappement pour ancre à che villes, qu'on désigne aussi communément sous le nom de roues d'échappement Roskopf, a toujours présenté de très grandes difficultés du fait que par le frottement continuel de la cheville sur les plans d'impulsion, l'huile est entraînée peu à peu sur le talon de la roue, <B>où</B> elle se fixe définitivement et devient ainsi sans utilité.
Les plans d'impulsion et de repos de la roue n'étant ainsi plus lubrifiés, il en résulte une augmentation très sensible du frottement qui entraîne l'usure rapide des chevilles. D'autre part, l'accroissement et l'irrégularité du frottement provoqué par la "marche à sec" de l'échappement, provoque aussi inévitable ment des perturbations dans l'isochronisme du balancier qui se traduisent par des diffé rences de réglages dans la marche de la montre.
L'objet de la présente invention est une roue d'échappement pour ancre à chevilles (Roskopf) dont la forme particulière des dents permet d'obvier aux inconvénients signalés ci-dessus. Cette roue d'échappement se carac térise par le fait que l'extrémité arrière du plan d'impulsion de chaque dent de la roue est reliée à la serge de la roue non pas di rectement mais 'par une surface de guidage de l'huile, non concentrique à la roue, abou tissant à la base du plan de repos de la dent suivante de la roue.
Cette roue d'échappement est applicable à tous les mouvements d'horlogerie (montres- bracelets et de poche, réveils, pendules, porte- échappement, etc.) munis d'un échappement ancre à chevilles, qu'on désigne aussi, comme déjà dit plus haut, sous le nom d'échappement Roskopf.
La fig. 1 du dessin annexé représente une roue d'échappement Roskopf habituelle et montre la forme des dents de la roue telle qu'elle a été réalisée jusqu'à présent. On voit que le talon cc de la dent de roue est cons titué par une droite reliant radialement l'ex trémité arrière du plan d'impulsion b de la dent au diamètre extérieur de la serge c de la roue. La serge c est concentrique au centre d de la roue.
Dans une roue ainsi profilée le trajet de l'huile est le suivant lorsque l'échap pement fonctionne: L'huile déposée sur le plan de repos e de la dent est transmise par l'intermédiaire de la cheville<I>f</I> de l'ancre<I>g</I> sur le plan d'im pulsion b d'on elle coulera dans le renfonce ment angulaire a, où, par un phénomène de capillarité connu, elle se fixera définitivement, hors d'atteinte des chevilles. L'huile reste ainsi collée en cet endroit.
Cet inconvénient est évité dans la cons truction de la fig. 2, qui constitue une forme d'exécutiou de l'objet de l'invention, donnée à titre d'exemple. On voit que dans cette forme d'exécution le talon h de chaque dent de la roue d'échappement est délimité par une surface courbe qui relie l'extrémité arrière du plan d'impulsion i de la dent à la base du plan de repos k de la dent suivante.
Il est à noter qu'au lieu de relier ces deux points par une surface courbe, on pourrait tout aussi bien les relier par une surface plane ou par une surface formée par plusieurs parties de surface courbes consécutives, l'essentiel étant que le plan d'impulsion i de chaque dent ne soit pas relié directement à la serge de la roue, mais soit relié par une surface non concentri que à la roue et appropriée au guidage de l'huile, c'est-à-dire ne présentant pas d'angle rentrant, suivant un angle (3, à la base du plan de repos k de la dent suivante de la roue.
Dans une roue ainsi profilée, le trajet de l'huile s'opère lors du fonctionnement comme suit L'huile déposée par exemple sur le plan de repos k de la dent 1 est transportée par la cheville<I>l</I> de l'ancre<I>m</I> sur le plan d'im pulsion i, d'où elle s'étendra par l'intermédiaire de la surface courbe du talon ft de la dent dans l'angle de repos P de la dent suivante 2. Elle remontera ensuite par l'intermédiaire de la cheville l de nouveau sur le plan d'im pulsion n de cette dernière dent et s'étendra sur la surface courbe du talon o de celle-ci et ainsi de suite.
On peut se rendre compte ainsi que l'huile est constamment en mouvement et parcourt en quelque sorte un circuit ininterrompu autour de la roue.