Machine continue à filer, tordre et analogues. L'invention a pour objet une machine con tinue à filer, tordre et analogues, comportant un bâti constitué par deux files de colonnes, entretoisées longitudinalement et transversa lement de façon à former un ensemble rigide, et de chaque côté du bâti un porte-broches, un porte-anneaux et un support de guide-fils, susceptibles de se déplacer dans les deux sens, parallèlement à l'axe des colonnes, les porte-broches pour être amenés .dans une posi tion .déterminée,
les porte-anneaux et les sup ports de guide-fils pour effectuer un mouve ment ascendant et descendant, les mouve ments des porte-anneaux et des supports de guide-fils étant imprimés à ces derniers à partir d'un arbre disposé dans la longueur de la machine et à l'intérieur,de celle-ci.
Les porte-broches peuvent, par exemple, être fixés aux colonnes au moyen de man chons, tandis que les porte-anneaux peuvent être fixés sur des organes montés coulissants sur les colonnes au moyen de manchons, les supports de guide-fils étant par exemple cou lissants dans des organes fixés aux colonnes. La machine peut comporter un arbre por tant des tambours, sur lesquels. passent des éléments souples, qui peuvent être des cour roies ou des câbles et qui actionnent des bro ches.
Cet arbre peut être monté sur des sup ports solidaires de traverses fixées soit aux porte-broches, soit aux colonnes au moyen de manchons, les deux porte-broches étant dans le second cas indépendants l'un de l'autre et susceptibles de se trouver simultanément à des niveaux distincts.
Sur l'arbre servant à actionner les porte- anneaux et les supports de guide-fils peuvent être montés des tambours sur lesquels s'en roulent des éléments souples, pouvant être des câbles, des courroies ou -des chaînes, et qui, guidés par des poulies, servent à faire mou voir,
les uns les porte-anneaux et les autres des roues dentées qui engrènent avec des cré- maillères actionnant les supports de guide- fils. Les tambours sur lesquels s'enroulent les éléments actionnant les porte-anneaux peu vent avoir un profil -circulaire, dont le centre est sur leur axe de rotation, de sorte que les mouvements ascendant et descendant des porte-anneaux s'effectuent avec une vitesse pratiquement constante, ou un profil excen trique par rapport audit axe, de sorte que lesdits mouvements s'effectuent avec une vi tesse variable.
On décrira par la suite une forme d'exécu tion de la. machine selon l'invention. On verra que cette forme d'exécution se distingue par la. simplicité de sa construction, qui a pour conséquence non seulement une réduction im portante de son poids, mais aussi une grande simplification des organes dont elle se coin- pose et, par conséquent, une diminution con sidérable de son prix.
Tous ses organes sont fabriqués en série et interchangeables; ils ne nécessitent donc aucun ajustage préalable.
La, machine que l'on va décrire se distin gue également par le fait qu'il suffit d'échan ger les broches pour pouvoir réaliser avec la même machine des courses du balancier com prises entre<B>130</B> et<B>370</B> millimètres et plus.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, ladite forme d'exécution de la, ma- ehine faisant l'objet @de l'invention.
La fig. 1 est une vue longitudinale de la machine; la, fi-. 2 en est une vue de front et; la fi* 3 une section transversale.
La machine représentée ait dessin coin- prend un bâti constitué par nu nombre con venable de colonnes verticales 4 distribuées de façon à former deux files parallèles < r, l'axe longitudinal de la machine. Chaque colonne d'une file est en regard d'une colonne de l'autre et toutes deux sont fixées par leurs extrémités inférieures 'a un pont ou traverse 6 et par leurs extrémités supérieures à une autre traverse analogue 6'.
Les traverses inférieures 6 présentent un prolongement 6" sur lequel est montée une vis 7 qui, par son extrémité inférieure, porte sur une plaque 7' articulée sur elle et prenant appui directement sur le sol. De cette façon, quelles que soient les conditions du sol sur lequel repose la machine, le nivellement est parfait, c'est-à-dire que les colonnes 4 sont parfaitement verticales et les faces supé rieures de tous les ponts 6' dans un même plan horizontal.
Les paires de colonnes ainsi disposées se consolident mutuellement, latéra lement à la machine, par des montants 5 qui sont établis sur les ponts ou entretoises 6'.
Ces montants constituent des porte-cylindres; ils sont fixés sur les colonnes 4 et complètent la consolidation de ces colonnes, entretoisées par les éléments montés sur elles, tels que des porte-broches 8 disposés latéralement sur les deux faces de la machine. A l'extrémité antérieure de la machine, le celui qui est décrit plus haut.
A cet endroit, montage des colonnes 4 diffère un peu de les colonnes sont fixées sur un socle 4a, et portent une plateforme 4b sur laquelle sont montés les mécanismes de commande des dif férents organes de la machine.
On a donc supprimé les banquettes de fonte qui, à intervalles réguliers, figurent dans les machines continues à filer, tordre et analogues, telles qu'on les fabrique actuelle ment, et l'on a même supprimé la ,tétière" ou grande banquette en fer fondu qui figure dans ces mêmes machines.
Les colonnes 4 sont cylindriques. Leur section est circulaire, mais elle pourrait tout aussi bien être elliptique ou polygonale; dans ce dernier cas, les colonnes seraient consti tuées par des prismes à trois ou quatre faces, ou même plus;
en outre, chaque colonne peut être faite d'une simple barre, comme dans le cas représenté sur le dessin, ou par le grou- pernent de deux ou trois barres, ou plus, de section et de profil convenables. Le mode de renforcement mutuel des colonnes pourra 6ga- lement différer de celui qui est montré sur les figures, qui ne sont données, ou l'a déjà dit, qu'à titre d'exemple, et pour montrer une forme présentant beaucoup d'avantages dans la pratique,
tant du point de vue technique que des points de vue économique et esthé tique.
Sur chacune des colonnes 4 est monté un support 9 qui présente à cet effet un man- ehon 9'. Ce support peut se déplacer le long de la. colonne 4 et y être fixé à une hauteur quelconque par des vis: 9" qui serrent le man chon, lequel est fendu longitudinalement pour le serrage.
On pourrait tout aussi bien adopter un moyen quelconque de fixation des supports 9 pur leur :colonne 4, par exemple par des vis de pression, des ajustages coniques, ou tout autre système convenable.
Aux supports 9 de chaque face de la ma chine sont fixés les porte-broches 8 disposés longitudinalement sur le côté de la machine et qui, comme .on l'a dit, constituent un mode de liaison longitudinal des colonnes 4.
De ce qui précède, on déduira que la hau teur des porte-broches dans cette machine pourra varier avec la hauteur de la bobine; il suffira, pour cela, de relâcher les vis 9" des manchons 9' :et de déplacer verticalement, le long des colonnes 4, tout le système formé par les broches, les porte-broches 8 et les supports 9 de l'une et de l'autre face de la machine en même temps que des "lanternes" 27' et des tendeurs 26 de courroies transmet tant le mouvement .des lanternes aux broches.
A cet effet, les. porte-broches 8 des deux faces de la machine sont reliés entre eux par des :entretoises 27 disposées transversalement sur le côté de la machine et à des distances convenables. A ces: entretoises 27 sont figés des supports 27", qui peuvent se déplacer ver ticalement afin d'obtenir un nivellement par- fait clos "lanternes" 27'. Celles-ci sont dispo sées à l'intérieur de la machine et sur toute sa. longueur.
Les supports 9 servent aussi à, figer des supports de barres 25 qui soutiennent les ten deurs 26 des courroies transmettant le mou vement aux broches, mais les- supports des barres 25 peuvent aussi se monter directement sur les colonnes, 4.
On pourrait également adopter une variante consistant en ce que les entretoises 27, au lieu :d'être fixées aux porte- broches 8, seraient pourvues de manchons tels que 9', pour les monter ainsi sur les colonnes 4, indépendamment des montants porte-bro- ches. Dans ce cas, le changement de position des entretoises 27 précitées constitue une opé ration spéciale et indépendante :
de celle qui est nécessaire pour le changement .de position, dans le sens ,de la hauteur, des porte-braches, qui, à leur tour, seront indépendants l'un de l'autre.
Un porte-anneaux ou balancier 10 est fixé à l'extrémité de bras 18 prévus de chaque côté de la machine. Les bras 18 sont figés à l'extrémité supérieure :d'une barre 17 à la quelle sont solidarisés, par un serrage 16', des manchons 16 qui peuvent se déplacer le long des colonnes 4, L'écartement des manchons 16 est grand, de manière à constituer un système parfait de guidage pour la liaison, mobile, dont elles font partie, et ce guidage peut se déplacer verticalement dans l'un ou l'autre sens des colonnes 4, avec un effort absolu ment insignifiant.
Pour donner un mouvement vertical alter natif aux porte-anneaux 10, on, a prévu le long de la machine, dans son plan médian, un axe 12, doté d'un mouvement :de wrotation alternatif et soutenu par des supports 11 fixés aux traverses :supérieures 6'.
Sur l'axe 12 et face à chaque colonne 4 est montée une poulie-tambour sur la jante de laquelle, et en des points :diamétralement opposés, sont fixées, les extrémités: de deux câbles, chaînettes, courroies d'acier ou élé ments analogues 13, passant chacun sur une poulie-guide 15 et se fixant par son autre extrémité au manchon supérieur 16 :du .sys tème mobile correspondant.
L'axe 12 est animé:, comme on l'a dit, d'un mouvement de rotation alternatif et, du fait du mode de fixation des chaînes, courroies ou câbles 13 à la p,oulie-tambour 14, il s'ensuit que les deux porte-anneaux s'élèvent et :s'abaissent simul tanément.
Dans la machine représentée, la poulie- tambour 14 est cylindrique et centrée sur l'axe 12 sur lequel elle est montée.
De cette façon, le mouvement des porte-anneaux sera pratiquement uniforme, tant à la montée qu'à la descente; mais, clans, le cas où la fabrica tion exigerait que ce mouvement ne fût pa;@ uniforme, il suffirait de donner à la poulie tambour 14 un profil excentrique convenable, pour obtenir ainsi le résultat désiré.
Quant aux tables gnide-fils 21, les rampes longitudinales qui les soutiennent sont soli daires de barres 24 susceptibles de coulisser dans des supports 22 fixés aux colonnes 4.
Chaque barre 24 présente des dents de crémaillères dans lesquelles engrène un petit pignon prévu sur le même axe qu'une poulie 23. Les poulies 23 sont actionnées, comme dans le cas du mouvement à "balancier", ou bien par une chaîne, câble, courroie d'acier ou de cuir 20 fixée par son autre extrémité à la jante dune poulie-tambour 19 solidaire de l'axe 12.
Les deux chaînes, câbles ou courroies d'acier de chaque paire sont fixées à la poulie- tambour 19 correspondante en deux points diamétralement opposés et, de cette manière, le mouvement des deux tables guide-fils 21 est simultané.
Pour mettre en mouvement. ou entraîner ces tables, on pourrait adopter tout aussi bien le même dispositif que pour les porte-anneaux 10, c'est-à-dire que les chaînettes, câbles ou courroies d'acier 20 seraient unies directe ment, par leurs extrémités correspondantes, aux barres 24, la poulie 23 travaillant comme poulie-guide.
Ainsi donc, au cas où la fabri cation exigerait que ce mouvement ne fût pas uniforme, il suffirait de donner à la poulie- tambour 19 un profil excentrique convenable pour obtenir ainsi le résultat désiré, de la même façon que l'on a décrite pour le cas de la poulie-tambour 14 qui donne l'impulsion au "balancier".