Treuil à débrayage automatique en fin de relevage. La présente invention a pour objet un treuil à débrayage automatique en fin de relevage, comportant un tambour commandé par une roue dentée entrainée par une vis sans fin en relation avec un dispositif d'em brayage.
Ce treuil est caractérisé par le fait que la vis sans fin et son arbre sont creux et contiennent un mécanisme élastique de com mande du dispositif d'embrayage, ledit mé canisme étant commandé par un poussoir actionné par un levier manoeuvré par l'usa ger, la transmission du mouvement dudit poussoir au mécanisme élastique s'effectuant par l'intermédiaire d'une gâchette rendue solidaire du poussoir lors du relevage de la charge, et un dispositif de déclenchement étant prévu qui, en fin de relevage de la cbarge, libère -automatiquement la gâchette du poussoir pour provoquer le débrayage du treuil par l'action dudit mécanisme élas tique.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution. de l'objet de l'invention pouvant être appliquée au re levage des, trains d'atterrissage d'aéroplanes.
La fig. 1 montre le treuil en coupe trans versale; la fig. 2 est une coupe suivant la ligne <B>9-52.</B> passant par deux plans différents de la fig. 1; la fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 2; les fig. 4 et 5 sont deux vues fragmen taires montrant le fonctionnement du disposi tif de commande.
Dans. la forme d'exécution représentée, le treuil est constitué de la façon suivante.
Sur un arbre 1 (fig. 1) commandé par un moteur électrique ou autre par l'inter médiaire d'un cardan 2, est calé un premier plateau d'embrayage 3 avec lequel peut ve nir en contact. un second plateau 4.
Ce plateau est pourvu d'une queue 5 ter minée par une collerette 6 et qui coulisse dans un arbre creux 7 comportant une vis sans fin 8. Cette dernière commande de ma- mère réversible une roue à denture héli coïdale 9 calée en 10 (fig. 2) sur un arbre 11 porteur du tambour 12 du treuil. Sur cet arbre 11 est également calée en 10 une roue à rochet 13 dont la denture peut recevoir un cliquet 14 commandé comme suit.
Ledit cliquet est préférablement constitué par un galet porté par une chape 15 qui oscille autour d'un axe 16 sur un maneton 17. Celui-ci est calé sur un arbre 18 actionné par un levier de manoeuvre 19, lequel peut être commandé directement à la main par tout dispositif de transmission à distance jugé convenable.
Le maneton 17 est pourvu d'un bec 20 sur lequel est accroché un ressort 21 agissant sur la chape 15 dont l'étançon 22 bute contre le maneton pour limiter la course de rappel du cliquet et renforcer la résistance de celui- ci à la poussée des dents du rochet après re- levage de la charge.
Sur l'arbre 18 sont aménagés deux bras 23 (fig. 2) qui, par des ergots 24, peuvent agir sur un poussoir creux 25 et le faire cou lisser dans des portées 2@6 (fig. 1) du carter 27 qui abrite tout le mécanisme. Ce pous soir est ramené à une position arrière par un ressort 28.
Dans le poussoir peut coulisser une gâ chette 29 comportant une mortaise 30 dans laquelle peut venir s'insérer le pêne 31 d'un verrou 32 qui traverse le poussoir perpendi culairement à son axe.
La gâchette 29 est en contact, par l'une de ses extrémités, avec une barrette-entre- toise 33 pourvue d'une collerette 34 contre laquelle s'appuie un ressort 3.5 qui porte. à son autre extrémité, contre la collerette 6 de la queue du plateau d'embrayage 4. ZTn res sort 36, :s'appuyant contre l'autre face de ladite collerette 6 est maintenu dans l'arbre creux 7 par un écrou 37 vissé dans ce der nier et exerce une action antagoniste à celle du ressort 35, mais plus faible.
La longueur du ressort M est telle que son action soit nulle ou presque nulle sur la queue 5 lorsque la gâchette 29 est à fin de course arrière. Le ressort 316 prédomine alors et agit sur la queue 5 pour séparer le plateau 4 du plateau 3.
Or, la position de la gâchette 29 dépend des positions relatives du poussoir 25 et du verrou 32.
Ce dernier est terminé par une chape 38 dans laquelle une fourchette 39 peut agir sur lui par un axe 40. Ladite fourchette est soli daire d'un arbre 41 qu'un ressort 42 tend ÏÏ faire tourner pour soulever le verrou 32. Sur cet arbre est calé un levier 43 en bout. du quel s'articule, par une chape 44, un levier 45 (fig. 3), dont l'extrémité est pourvue d'un téton 46: Celui-ci s'engage dans une rainure en spirale 47 réalisée dans un pla teau 48 solidarisé avec la roue 9.
Dans la forme d'exécution représentée et jugée préférable, le téton 4@6 est double et s'engage, de part et d'autre du levier 45, dans deux rainures en spirale 47, se faisant face et réalisées dans deux plateaux 48 iden tiques.
Ces plateaux sont solidarisés avec la roue 9 par des vis 49@ qui permettent d'adopter une orientation favorable pour les plateaux, par rapport à. la roue.
Dans chaque rainure 47 peut être fixée une butée 50, à position réglable, contre la quelle le téton 46 doit venir buter après avoir parcouru dans la rainure un trajet qui dé pend d'un nombre déterminé de tours effec tués par les plateaux 48 avec la roue 9 et le lamhour 12.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant: Lorsque le treuil est au repos, il est dé brayé et la charge est à son point bas. Le mécanisme est alors placé dans la situation représentée en fig. 1. Le verrou 32 est relevé et solidarise la gâchette 29 avec le poussoir 25 (lui occupe sa position arrière extrême sous l'effet de son ressort 28. Les plateaux 3 et 4 sont maintenus séparés par le res sort<B>M</B>.
Le levier de manaeuare 19 est placé en position 1 et le cliquet 14 est relevé. Quant au téton 46 du levier 45, il occupe sa place extrème dans les rainures 47 vers le centre des plateaux 48.
Dès que l'on agit sur le levier de ma- nceuvre 19 pour l'amener en position II de r < -levage (fig. 4), les bras 23 (fig. 2) en traînent le poussoir<B>M</B> et compriment le ressort 28. Le poussoir .est alors accompagné par la gâchette 29 qui en est solidarisée par le pêne 31 du verrou 32. La gâchette agit alors sur l'entretoise 33 qui comprime le ressort 3,5, lequel, à son tour, vainc la résis tance du ressort<B>M</B> et amène le plateau 4 en contact avec le plateau 3 actionné par le moteur.
L'embrayage a ainsi lieu et la vis 8 en traîne le tambour 12 par l'intermédiaire de la roue 9 et de l'arbre I1.
Pendant la montée de la charge, les pla teaux 48 tournent avec la roue 9 et le téton 46 suit les rainures 47 de ces derniers jus qu'à ce qu'il bute contre la butée 50. Ce moment doit correspondre à celui où la charge occupe sa position la plus haute et cette coïncidence -est assurée par la. mise en position convenable de la butée 50.
Lorsque celle-ci entre en contact avec le téton 46, les plateaux continuent de tour ner et entraînent alors celui-ci sur une cer taine longueur d'arc. Ce faisant, ils agissent sur le levier 45 qui fait pivoter le levier 43 avec son arbre 41. La fourchette 39 est alors abaissée avec le verrou 32 dont le pêne 3-1 abandonne la mortaise 30 de la gâchette 29. Dès ce moment, le ressort 3,5 peut repous ser l'entretoise 33 qui ramène la gâchette à sa position de repos.
Le ressort 35 est alors débandé et le res sort 36 agit sur la queue 5 du plateau 4 pour le séparer du plateau 3. Le treuil est ainsi débrayé et ses divers éléments occupent les positions montrées en fig. 5.
Durant sa marche, le rochet 13 tournait dans le sens de la flèche f soulevant, par chacune de ses dents, le cliquet 14. Dès que le treuil est débrayé, la charge, exerçant sa traction sur le tambour, fait tourner le ro chet l3 dans le sens de la flèche<B>f</B> et l'une des dents vient buter contre le cliquet dont l'étançon 22 repose sur le maneton 17. Toute rotation du tambour dans ce sens est alors rendue impossible et la charge est immobi lisée à son point haut.
Pour faire descendre la charge, le levier de man#uvre 19 est amené à la position I. Le poussoir 25 est alors ramené en arrière et le cliquet 14 est soulevé comme en fig. 1. Le rochet est libéré :et la charge peut alors descendre en entraînant le tambour 13.
Pour :amener la vitesse de descente à une valeur convenable, l'arbre 11 -est pourvu d'un modérateur constitué par un piston 51 se dé plaçant dans un cylindre 52 le long d'une vis 53 entraînée par ledit arbre.
Le cylindre:est rempli d'huile -et le piston 51 percé d'ouvertures 54. Des soupapes à cla pet 55 sont en outre disposées dans ledit pis ton.
Lorsque l'arbre 11 est entraîné par le mo teur, l'huile peut passer à travers le- piston par les ouvertures 54 et les soupapes 55 et n'offre ainsi aucune résistance à l'avance ment du piston le long (le la vis 5'3.
Au contraire, quand l'arbre 11 est en traîné par la charge, l'huile ne peut passer qu'à travers les -ouvertures 54 et offre une assez grande résistance à la marche du pis ton qui freine alors la rotation de la vis 53.
Cet amortisseur de vitesse peut d'ailleurs être remplacé par tout dispositif analogue et l'appareil décrit ci-dessus recevoir toutes modifications de forme et de détail sans pour cela se départir de l'esprit de l'invention.
Il est évident que ce treuil peut être uti lisé pour 1a manceuvre de toute charge et notamment chaque fois que la :descente de cette dernière doit en tous les cas être assurée.