La présente invention concerne une montre du type dont la boîte comprend un moyen permettant de fixer la position du mouvement dans la boite, ce moyen présentant une sur
face servant d'appui à une bague périphérique par rapport au
fond de cadran fixé au mouvement.
Les établisseurs cherchent, de plus en plus. à rationaliser et à simplifier leur travail. Dans cet effort, leur but primordial est. en partant: I ) des mouvements; 2) des cadrans; 3) des aiguilles. et 4 des boites. pièces qui leur sont livrées de leurs fournisseurs, de pouvoir monter les mouvements, qu'ils ont préalablement munis du cadran et des aiguilles. sans opérations supplémentaires telles que, par exemple, montage de bagues. joints et glaces, dans la boîte telle qu'elle leur a été fournie par le fabricant de boites. Ceci a amené autant les fabricants de boites que les fabricants de cadrans à rechercher des solutions à ce problème qui se fait sentir en particulier lorsqu'il s'agit de monter un mouvement circulaire dans une boite de forme, par exemple rectangulaire, carrée ou ovale.
En effet. pour que le mouvement puisse être inséré depuis le fond de la boite, ce qui est obligatoire si la boite est déjà munie de la glace. la plaque de cadran dont il est muni ne peut dépasser de la périphérie du mouvement.
Elle est donc également circulaire et il faut alors prévoir des moyens recouvrant. lorsqu'on regarde à travers la glace, les parties non cachées par la plaque de cadran. Ces moyens sont, en général. dans les montres connues de ce genre, constitués par une bague périphérique qui entoure le fond de cadran et qui s'appuie sur un cercle d'encageage permettant de fixer la position du mouvement dans la boite. Quant aux signes horaires du tour d'heures. ils sont fixés, dans des cons trustions connues. soit à cette bague. soit au fond de cadran, soit encore, dans une solution proposée pour une montresquelette. ils sont reliés aussi bien au fond de cadran qu'à un anneau extérieur. Dans ce dernier cas. le mouvement ne peut pas être inséré dans la boîte depuis le fond.
Dans les autres cas. la bague ou les autres moyens prévus pour recouvrir les parties non cachées par le fond du cadran ont l'aspect d'un corps étranger, nuisant ainsi à l'aspect de la montre.
La présente invention vise à pallier ces inconvénients et à réaliser une montre du type précité, dont le mouvement peut étre inséré depuis le fond de la boîte, et en particulier dans laquelle les moyens recouvrant les parties non cachées par le fond de cadran s'intègrent parfaitement à l'habillement de la montre en donnant l'impression de former un tout avec le fond de cadran.
A cet effet. la montre objet de la présente invention est caracterisée en ce que les signes horaires sont reliés à l'un desdits éléments. bague ou fond, et font saillie radialement au moins partiellement au-dessus de l'autre de ces éléments.
Par cette solution. les signes horaires pouvant être venus d'une pièce avec la bague ou avec le fond et/ou pouvant former un angle avec le plan de l'élément. bague ou fond, auquel ils sont reliés. on obtient, sans compliquer l'emboîtage, un tour d'heures qui s'étend partiellement sur les deux éléments. fond et bague, et contribue à effacer la ligne de jonction de ces deux éléments.
Le dessin annexé représente. à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. I est une vue en plan de dessus. montrant un fond de cadran muni de signes dans deux étapes de sa fabrication;
la fig. 2 est une vue en coupe, à une échelle légèrement plus grande. selon la ligne I!-!! de la fig. 1
la fig. 3 est une vue en coupe, à une échelle légèrement plus grande, selon la ligne 111-111 de la fig.
I
la fig. 4 est une vue en coupe, à une échelle légèrement plus grande, correspondant à celle de la fig. 3, mais montrant une étape ultérieure de la fabrication;
la fig. 5 est une vue en coupe axiale partielle d'une montre équipée du fond de cadran représenté à la fig. 1
la fig. 6 est une vue en plan partielle d'une variante du cadran de la fig. I ;
la fig. 7 est une vue en plan partielle d'une autre variante de ce cadran, et
la fig. 8 est une vue en perspective d'une partie d'une autre variante encore du cadran de la fig. 1.
En partant d'un disque I de laiton par exemple, on obtient, par une opération d'étampage connue en soi, des signes horaires 2 de forme rectangulaire formés en relief à la periphérie de ce qui sera le fond de cadran 3 circulaire. ce dernier étant aminci jusqu'à une épaisseur de l'ordre de 4/10 de millimètre par exemple. La moitié gauche de la fig. I. de même que la fig. 2, montrent le résultat de cette opération \ d'étampage. A l'extérieur des signes 2 s'étend une bande annulaire de même épaisseur que le fond 3. Cette opération est suivie d'une opération de découpage dont le résultat est représenté par la moitié droite de la fig. I. On voit que, après cette opération, les signes 2 font saillie radialement sur le contour extérieur circulaire du fond 3.
Les signes étant étampés avec des facettes latérales inclinées et une face supérieure plane, I'outil de découpage utilisé pour faire sortir les signes latéralement par rapport au contour du fond 3 devra être ajusté de façon à couper encore le bas des faces latérales des signes afin d'éviter la présence d'un léger rebord autour de la base des facettes. En même temps. l'outil de découpage percera ou repassera le trou central 4 du cadran ainsi que les guichets 5 prévus pour rendre visibles les organes indicateurs du dispositif de calendrier de la montre. La pièce résultant de l'opération de découpage, telle qu'elle est représentée à la fig. I et à la fig. 3, peut être entièrement terminée dans cet état. Le fond du cadran peut être traité selon une méthode habituelle et les signes peuvent être facettés ou diamantés.
Cependant, on peut également prévoir une opération intermédiaire avant la terminaison du cadran. cette opération intermédiaire étant représentée à la fig. 4. Les signes 2 sont pliés vers le bas, par rapport à la face supérieure du fond 3.
Dans cette position oblique, ils dégagent la face visible du fond 3 et facilitent ainsi les opérations de terminaison du fond du cadran. De même. la présentation des signes est également telle qu'elle favorise les opérations de facettage. Après terminaison du cadran, les signes 2 subissent une nouvelle opération de pliage au cours de laquelle ils sont relevés en oblique vers le haut comme le montre la fig. 5.
Le cadran est alors prêt pour le montage. La fig. 5 montre un exemple de réalisation du montage du cadran. Le fond 3 est fixé sur le mouvement 6 par des méthodes usuelles, par exemple par des pieds fixés au préalable sur sa face inférieure. Le mouvement 6 est fixé à un cercle d'encageage 7.
et une bague 8 est intercalée entre les signes 2 et le cercle d'encageage 7. Cette bague 8 présente une face supérieure tronconique 9 qui sera au préalable terminée de façon à donner à la face visible de la montre l'aspect désiré. Cette face tronconique pourra, par exemple, porter des graduations radiales obtenues par décalque. En variante, elle pourrait également être facettée ou lapidée ou traitée d'une autre façon encore. L'ensemble constitué par la bague 8, le cadran et le mouvement 6 et le cercle d'encageage 7 est alors engagé à l'intérieur d'une carrure-lunette 10 qui porte un verre 11, assujetti par une bague de tension 12. L'emboîtage se fait depuis l'arrière et, comme on le voit à la fig. 5, le rebord extérieur 13, que chaque signe présente sur son côté externe, vient s'engager sous le bord intérieur de la bague de tension 12.
On assure ainsi que les signes sont plaqués contre la face supérieure 9 de la bague 8.
On conçoit qu'on obtient ainsi d'une façon extrêmement avantageuse au point de vue prix une montre dont les signes horaires reliés au fond de cadran font saillie radialement sur la face supérieure de la bague 8.
En variante, les signes 2, au lieu d'être relevés vers le haut par rapport au fond 3, pourraient être maintenus dans une position légèrement oblique vers le bas par rapport à ce fond.
D'autre part, alors que les signes 2 présentés à la fig. 1 sont de forme rectangulaire. allongés dans le sens radial, d'autres formes peuvent très facilement être conçues. Ainsi, dans la fig. 6, les signes 14 sont de forme hexagonale. avec des facettes latérales inclinées et une face supérieure plane.
Ils sont reliés au bord 15 du fond du cadran, par un de leurs côtés. Dans la fig. 7 en revanche, les signes 16 sont de forme rectangulaire et sont reliés au bord 18 du fond de cadran par des éléments de liaison minces 17, plus étroits que le côté du signe. Un tel élément de liaison 17 a l'avantage de faciliter encore un pliage éventuel que l'on effectue au cours de la fabrication pour faciliter les opérations de terminaison. Au lieu de prendre une position oblique par rapport au fond du cadran, les signes pourraient également être maintenus dans le plan de ce dernier. Le fond peut subir une opération de bombage après le découpage. La fig. 8 représente une forme d'exécution. dans laquelle les signes 19 sont maintenus dans le même plan que le fond 20 du cadran et sont de même épaisseur.
Après polissage de la surface du cadran, les signes peuvent recevoir des indications diverses sous forme d'un décor ou sous forme d'un chiffre. On voit que le contour des signes peut être varié à volonté. A la fig. 8, le signe 19 est relié au fond 20 par un élément de liaison 21 ayant la même épaisseur que le reste du cadran.
Dans le cas où les signes sont maintenus dans le même plan que le fond du cadran, ils font saillie radialement audessus d'une surface annulaire plane que présentera la ba gue: ils présenteront donc l'allure de signes en relief.
Dans une autre forme d'exécution qui n'est pas représentée au dessin, les signes horaires sont reliés à la bague et font saillie radialement vers l'intérieur depuis le bord interne de la bague. Les signes peuvent présenter les mêmes variantes que celles représentées aux fig. 1 à 8, tout en étant rattachés à la bague par leur bord extérieur. Lors du pliage final. si ce dernier est effectué, on pourra prévoir soit de donner aux signes une inclinaison par rapport à la bague qui les relie.
cette dernière restant plate. soit de donner au contraire à la bague une allure tronconique dirigée soit vers le haut, soit vers le bas, les signes restant eux-mêmes, avec leur face inférieure, dans un plan. La bague peut être fixée par exemple sur le rehaut de la carrure, au moyen de pieds de fixation ou tenue en place par la bague de tension. Les signes horaires font saillie radialement vers l'intérieur au-dessus de la périphérie du fond du cadran constitué dans ce cas par une simple plaque montée sur le mouvement.
Parmi les très nombreuses possibilités qu'offre la montre décrite, on mentionnera encore qu'il est possible de plier également l'extrémité de l'aiguille des minutes de façon qu'elle suive l'inclinaison des signes et passe ainsi juste au-dessus de leur surface supérieure. On voit que les diverses variantes permettent de nombreuses combinaisons originales dans la présentation de la montre.