CH221992A - Procédé de traitement d'un objet transparent en vue de réduire la quantité de lumière réfléchie par une surface au moins de cet objet et objet transparent traité suivant ce procédé. - Google Patents

Procédé de traitement d'un objet transparent en vue de réduire la quantité de lumière réfléchie par une surface au moins de cet objet et objet transparent traité suivant ce procédé.

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CH221992A
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Description


  Procédé de traitement d'un objet transparent en vue de réduire la quantité de lumière  réfléchie par une surface au moins de cet objet et objet transparent. traité suivant  ce procédé.    La présente invention comprend un pro  cédé de traitement d'un objet transparent en  vue de réduire la quantité de lumière réflé  chie par une surface au moins de cet objet.  



  Ce procédé est applicable à toutes sortes  de matières transparentes: minérales, telles  que le verre, le quartz ou le mica, ou organi  ques comme les feuilles de cellulose transpa  rentes, le celluloïd, les résines artificielles ou  autres matières plastiques.  



  Appliqué à des éléments optiques tels que  des lentilles ou prismes pour longues-vues,  jumelles à prismes, télescopes, microscopes,  appareils     photographiques,    appareils de visée  pour le lancement des bombes, périscopes et       analogues,    le procédé procure une améliora  tion de ces instruments optiques, en les ren  dant éminemment propres à servir la nuit ou  quand l'objet à observer est mal éclairé.  



  Avec des éléments optiques traités suivant  le procédé que comprend l'invention, on peut  réaliser des     ,systèmes    optiques complexes dans  lesquels il ne se produit pas d'images parasites.    Le procédé que comprend l'invention est  également applicable avec avantage aux vi  trages, verres à     vitres,    vitrages de cadres  pour tableaux, gravures et analogues, glaces  d'étalage ou de vitrines et analogues. Il sup  prime dans ce cas les reflets gênants.  



  Dans le brevet suisse no 220789, on a dé  crit un procédé de traitement d'un objet  transparent en vue de réduire la quantité de  lumière réfléchie par une surface au moins  de cet objet, qui consiste en ce qu'on recouvre  cette surface d'une couche transparente (ob  tenue par exemple par évaporation) dont  l'épaisseur optique est sensiblement égale à  un multiple entier et impair du quart de la  longueur d'onde de la lumière dont on veut       éviter    la réflexion. Dans     une    forme d'exécu  tion de ce procédé, pour annuler la réflexion,  on choisit une matière telle que l'indice de  réfraction de la couche recouvrant la surface  de l'objet traité soit égal à la racine carrée de  l'indice de réfraction de l'objet.

   L'indice de       réfraction    de la couche transparente peut être           réduite    en agissant sur les conditions (le l'éva  poration. Dans certains cas, cette     réduction    de  l'indice de réfraction peut amener à utiliser  des matières déterminées     pour    la.     constitution     de cette couche, si l'on désire que celle-ci soit  suffisamment résistante.  



  Le procédé de traitement que comprend  la, présente invention est caractérisé en ce  qu'on recouvre la surface dont on veut ré  duire la quantité de lumière réfléchie par  plusieurs pellicules transparentes telle, que  la somme vectorielle des amplitudes des onde  lumineuses réfléchies par cette surface de  l'objet transparent et par les surfaces     des-          dites    pellicules tende vers zéro.  



  On peut, par     exemple,    appliquer sur la  surface à traiter deux pellicules formées     (1(#     matières différente.     Les    indices de ces pelli  cules peuvent     "être    supérieurs à celui (le la  matière qui     constitue    l'objet traité. La pelli  cule qui est située le plus près de la surface  à traiter a. de préférence un indice de réfrac  tion plus élevé que celui de l'autre pellicule.

    On donne     avantageusement.    aux diverses pel  licules des épaisseurs     optiques        correspondant     au déphasage voulu entre les ondes lumi  neuses réfléchies respectivement par chacune  d'elles et par la surface de l'objet traité.  



  Pour constituer deux pellicules superpo  sée, on peut avoir recours. par     exemple,    ait  sulfure de zinc, à. l'alumine, à l'oxyde de  titane, au     corindon,    au     carborundum,     l'oxyde d'étain, pour la pellicule la, plus voi  sine de la surface traitée. et au     quartz    oit  aux     fluorures    ou     fluosilicates    métalliques  pour l'autre pellicule.  



  Dans le cas de pellicules multiples. on n'a  pas à réduire artificiellement     l'indice    de ré  fraction des     pellicules,    en les rendant po  reuses. Toutes les pellicules sont alors cons  tituées avec la. plus forte densité possible,  pour accroître leur     robustesse.     



  La ou les pellicules transparentes peuvent  être obtenues par évaporation en     atmosphère     raréfiée. Elles peuvent aussi être créées ait  moyen de vapeurs de     dérivés    minéraux, tels  que les chlorures métalliques, susceptibles  d'être facilement transformés en oxydes éven-         tuellement    par un traitement thermique ulté  rieur, comme par     exemple:    le chlorure de  titane, le chlorure     d'étain,    le tétrachlorure de  silicium.  



  Des pellicules transparentes peuvent aussi  être obtenues en projetant à l'état divisé, sur  la surface à traiter, des solutions de sels qui,  après séchage, sont transformables en oxydes  par un traitement thermique.  



  Le dessin annexé représente, à titre  d'exemple et schématiquement, une forme  d'exécution d'un objet     transparent    traité sui  vant le procédé que comprend     l'invention.     



  La     fib.    1 est une coupe transversale, très  agrandie, d'un objet transparent     revêtu    de  deux pellicules.  



  Les fi,,.     \?    et; 3 montrent     comment        peuvent     s'additionner     vectoriellement    les     amplitudes     des ondes lumineuse, réfléchies respective  ment par la. surface de l'objet et par les deux  pellicules.  



  On sait, depuis Fresnel, (lue, lorsque la  lumière passe de l'air dans une matière trans  parente d'indice de réfraction     jr,    ou inverse  ment, une fraction de la lumière incidente  
EMI0002.0039  
   est réfléchie par la surface. Cette  fraction (le lumière réfléchie s'élève ordinai  rement à 4 % ou plus de la lumière incidente,  par surface.

   Elle crée dans beaucoup de cas  des     images        parasites,    qui sont gênantes dans  un système optique, et qui représentent tou  jours une quantité (le lumière qui, autrement,  serait     transmise.    Si l'on     dépose    une pellicule  sur une matière, il y a réflexion à la surface  séparant l'air de la     pellicule    et à la surface  de contact entre la pellicule et la matière.  



  Suivant une forme d'exécution particu  lière du procédé que comprend l'invention, on  utilise plusieurs pellicules     optiquement    acti  ves, dont les épaisseurs optiques et les indices  de réfraction sont choisis de manière à ce que  les ondes lumineuses réfléchies respective  ment par la     surface    traitée et par les surfaces       extérieures    des     diverses    couches s'annulent  par interférence.  



  Avec deux pellicules superposées, dont les       indices    de réfraction peuvent être supérieurs      à celui du verre, on peut annuler pratique  ment la réflexion pour une région limitée du  spectre. La réduction de la réflexion s'étend  sur une région plus large du spectre si l'on  utilise une pellicule à     indice    de réfraction  relativement très élevé contre la surface du  verre et, au-dessus, une pellicule à     indice     relativement bas.  



  Comme matière constituant la pellicule à  indice élevé située contre le verre (dans cer  tains cas sur une mince couche     intermédiaire     d'un oxyde métallique tel que l'oxyde de  chrome), on a essayé notamment le sulfure de  zinc, l'oxyde d'aluminium, l'oxyde de titane,  le corindon, le carborundum et l'oxyde d'étain.  On a obtenu, par évaporation de ces matières,  des pellicules ayant un indice de réfraction  d'environ 2 ou plus.  



  Les pellicules à bas indice de     réfraction     consistaient en quartz et en fluorures métal  liques. Il est à remarquer ici que, dans le cas  des fluorures, on n'obtient pas l'annulation  de la réflexion par une réduction artificielle  de l'indice de réfraction des pellicules, en les  rendant poreuses. Toutes les pellicules sont  de préférence rendues aussi denses que possi  ble, afin d'accroître leur robustesse.  



  Il     existe    bien des moyens d'obtenir que  les ondes lumineuses réfléchies par les di  verses surfaces intéressées aient une somme       géométrique    nulle. Voici un exemple relatif  à une pellicule qui comporte une couche à  indice élevé, près du verre, suivie d'une pel  licule à indice plus faible.

   La condition à       satisfaire    pour annuler la réflexion est que  les indices et les épaisseurs des pellicules  soient choisies de sorte que:  <B><I>AI-,</I></B>     +        A2_1        +        Al_g    = 0  où les A sont les vecteurs qui représentent  les ondes lumineuses réfléchies par les di  verses surfaces intéressées     (fig.    1).  



  A titre d'exemple numérique, posons       N,.    = 1,50,     Nl    = 2,00 et     NZ    - 1,40. II vient  alors     Aa_2    - 0:167,     A2_1    = 0,176 et       A1_b    - 0,143.     Ces        vecteurs    peuvent avoir  une somme géométrique nulle pour     n'importe       quelle longueur d'onde voulue     .1o,    comme le  montre la     fig.    2.  



  Pour cet exemple particulier, en supposant  do     3500        Â,    l'épaisseur     optique        Nl   <I>dl</I> de  la première     pellicule,        telle    qu'elle est donnée  par     e1    = 2     n    2     Nl        dl/    4, est d'environ 2800 A,  et l'épaisseur optique     N2        d2    de la seconde pel  licule est     d'environ    1000 A.

   Pour les lon  gueurs d'ondes plus grandes et plus petites  que     ),o,    la réflexion     augmente    quelque peu,  mais elle est largement réduite dans un  champ de longueurs d'ondes suffisamment  large pour convenir à de nombreux usages  photographiques et visuels.  



  La lumière réfléchie est donnée par la  formule:  R -     (Aa_2        -I-        A2_l        -f-        Al_g)2     où les A sont additionnés géométriquement.

         Les    angles     01    et     0,2    que font ces     vecteurs     entre eux sont en général<B>0,</B><I>= 2</I>     n   <I>. 2 N ,</I>     d,        /.1     et     OZ    = 2     n    .

   2     NZ        d2/.1.        (OZ    est l'angle entre  le     vecteur        Aa_2    et le     vecteur   <B>A,-,, 19,</B> est  l'angle entre le     vecteur        A2_1    et le vecteur       Al_g.    Il est     intéressant    de     noter    que, dans  cet exemple,     R    augmente jusqu'à une valeur  maximum d'environ 2 % dans l'ultraviolet,  aux environs de 4000 A et     diminue    ensuite  de nouveau,     pratiquement    jusqu'à zéro, plus  loin dans l'ultraviolet, aux environs de 3000 A.

    Ce comportement est     différent    de     celui    d'une  pellicule simple.  



       La        dispersion    de la pellicule (car N est  une fonction de     .1)    a été négligée pour sim  plifier.     Son    effet est     relativement    faible et  peut quelquefois être utilisé avec avantage.  



  Dans cet exemple numérique, les trois       vecteurs    peuvent aussi être additionnés pour  donner zéro, comme le montre la     fig.    3.  D'après la     fig.    2, l'épaisseur     optique    de la  première pellicule était la plus grande.  D'après la     fig.    3, c'est le contraire.  



  D'après les     fig.    2 et 3, il est clair que<B>0,</B>  ou     O2,    ou bien l'un et l'autre, peuvent être       augmentés    de multiples de 2     n    (360 degrés)  en     augmentant    l'épaisseur optique d'une pel  licule de multiples de     .10/2.    Cela a     toutefois     pour effet de rétrécir la région du spectre      dans laquelle la réflexion est pratiquement       éliminée.     



  De ce qui précède et des     fig.    2 et 3, il  ressort que la réflexion est pratiquement éli  minée dans un plus grand champ du spectre,  si l'on choisit, pour constituer les pellicules.  des     matières    telles que     N,    soit plus. grand et  <B><I><U>N.</U></I></B> plus petit que dans l'exemple.  



  On a supposé dans ce qui précède que les  pellicules sont transparentes, de sorte que la  diminution dans la réflexion     s'ajoute    complè  tement à la lumière transmise. Il est égale  ment possible d'éliminer la réflexion par les  méthodes décrites, en utilisant des pellicules  qui sont partiellement absorbantes. Dans ce  cas, les vecteurs d'amplitudes sont légèrement.  modifiés, en grandeur et en direction. quand  on tient compte, dans le calcul, de l'absorp  tion, au moyen des lois optiques connues.  Des pellicules qui absorbent dans le violet  et l'ultraviolet sont ou peuvent être utiles  pour les lunettes.  



  Pour plus de simplicité, on s'est limité,    dans l'exemple ci-dessus, :à l'utilisation de  deux pellicules,     mais    on peut prévoir des  formes d'exécution dans lesquelles on utilise  un nombre quelconque de pellicules pour les  quelles les vecteurs de réflexion ont une  somme géométrique qui, ajoutée au vecteur  de réflexion de la surface de l'objet transpa  rent, tende vers zéro.  



  On peut aussi utiliser plus d'une pellicule  dans d'autres buts que la réduction de la. ré  flexion ou l'augmentation de la transmission  ou les deux. Par exemple, on peut utiliser  une couche pour protéger les pellicules     sous-          jacentes    ou bien pour lier d'autres pellicules  ensemble ou au verre.  



  Le tableau qui suit montre les résultat:  obtenus avec quelques combinaisons détermi  nées. Il     comprend    l'indication des matières  employées (dans l'ordre de leur dépôt. sur le  verre), la 'valeur de<I>R</I>     (réflectivité)    et de<I>T</I>  (transmission), pour les extrémités du spec  tre visible, ainsi que la longueur d'onde pour  laquelle R est à son minimum:

    
EMI0004.0011     
  
    Expérience <SEP> Matières <SEP> employées <SEP> à <SEP> 400 <SEP> m#t <SEP> Point <SEP> de <SEP> rèflectivité <SEP> à <SEP> 700 <SEP> m#t
<tb>  minimum
<tb>  1 <SEP> Cryolite <SEP> -f- <SEP> A# <SEP> CI <SEP> R-4,0 <SEP> % <SEP> R-1,0 <SEP> % <SEP> à <SEP> 430 <SEP> m,u <SEP> R-27,0,%
<tb>  11IgF-' <SEP> -E- <SEP> NaF= <SEP> -I- <SEP> M,-;

  F- <SEP> R-1,0 <SEP> % <SEP> R-3,0
<tb>  3 <SEP> Cryolite <SEP> -I- <SEP> Sb=S'\ <SEP> R-18,0 <SEP> % <SEP> R-5,0% <SEP> à <SEP> 510 <SEP> mlc <SEP> R-36.0
<tb>  4 <SEP> ZnS <SEP> -f- <SEP> DIgF\ <SEP> _?-1l,0 <SEP> % <SEP> R-3,0 <SEP> % <SEP> à <SEP> 500 <SEP> m,u <SEP> R-7,0%
<tb>  <B>T-70,0</B> <SEP> % <SEP> T-81,0 <SEP> % <SEP> T-80,0 <SEP> %
<tb>  5 <SEP> As2S' <SEP> -I- <SEP> M <SEP> -F\ <SEP> R-2,5 <SEP> % <SEP> R-0,2 <SEP> % <SEP> à <SEP> 500 <SEP> m,u <SEP> R-1,0 <SEP> %
<tb>  T-87,5 <SEP> % <SEP> T-95,5 <SEP> % <SEP> T-95,0
<tb>  6 <SEP> ZnS <SEP> -I- <SEP> Si02 <SEP> R-5,0 <SEP> % <SEP> R-1,5 <SEP> % <SEP> à <SEP> 480 <SEP> m,u <SEP> R-5,5
<tb>  T-86,0 <SEP> % <SEP> T-92,0 <SEP> % <SEP> T-89,0
<tb>  7 <SEP> ZnS <SEP> -f- <SEP> Si0= <SEP> R--8,0 <SEP> % <SEP> R-0,2 <SEP> % <SEP> à <SEP> 500 <SEP> m,u <SEP> R-5,0
<tb>  T-80,0 <SEP> % <SEP> T-92,0 <SEP> % <SEP> T-90,

  0
<tb>  8 <SEP> Sb\S3 <SEP> + <SEP> M#gF= <SEP> _R-15,0% <SEP> R-0,6 <SEP> % <SEP> à <SEP> 500 <SEP> m,u <SEP> R-2,0
<tb>  T-50,0 <SEP> % <SEP> <I>T-91,0%</I> <SEP> T-92,0 <SEP> %
<tb>  9 <SEP> Sn0\ <SEP> -I- <SEP> Cryolite <SEP> R-2,0 <SEP> % <SEP> R-0,1 <SEP> % <SEP> à <SEP> 520 <SEP> my <SEP> R-0,5
<tb>  T-9<U>3,</U>0 <SEP> % <SEP> T-95,5 <SEP> % <SEP> T-94,0
<tb>  ZnS <SEP> -I- <SEP> NaF <SEP> -f- <SEP> ZnS <SEP> -+- <SEP> NaF <SEP> R-26,5 <SEP> % <SEP> R <SEP> max. <SEP> 85 <SEP> % <SEP> à <SEP> 500 <SEP> mu <SEP> R-8,0
<tb>  <B>T-57,0%</B> <SEP> <I>T-10 <SEP> 7o</I> <SEP> T-89,0         Le dernier exemple montre l'application  du procédé pour l'augmentation de la ré  flexion sélective maximum d'une surface.  



  Parmi les pellicules doubles, celles qui  sont constituées par       ZnS        -f-        Si0\    et     Sb2S3        +        MgF=     sont les plus dures et plus robustes. L'une et  l'autre peuvent être cuites avec avantage,  pour leur conférer une plus grande résistance  à l'eau et à l'abrasion.     Toutes    les combinai  sons indiquées ci-dessus avaient, sans cuisson  ni autre traitement ultérieur, une robustesse  suffisante pour résister à un vigoureux bros  sage avec une brosse douce.  



  En ce qui concerne les valeurs de T don  nées dans le tableau ci-dessus, il est à noter  que les plaques de verre utilisées dans les  divers essais étaient revêtues de pellicules sur  une face seulement. En conséquence, la va  leur maximum de la transmission ne pouvait,  dans ces essais, dépasser 96%o. Deux des  essais ci-dessus ont donné des transmissions  égales .à 95,5 % ou 99,5 % du maximum théo  rique.  



  Dans une mise en     oeuvre    du procédé, une  pellicule multiple particulièrement robuste       consiste    en     1o    une couche de chrome, ayant  l'épaisseur de quelques atomes et qui est en  suite oxydée par exposition à l'air; 20 une  pellicule d'alumine (saphir) d'une épaisseur  un peu supérieure à     Ào/4,    et<B>30</B> une pellicule  de quartz d'une épaisseur un peu supérieure  à     .10/4.    Cette pellicule multiple ne peut être  égratignée à l'ongle et résiste au lavage avec  de l'eau et du savon.

   La     réflectivité    dans la  région du spectre pour laquelle     l'ceil    est le  plus sensible -est d'environ<B>0,670.</B> Elle s'élève  à environ 4 % dans le violet et à environ 2  dans le rouge.  



  Il ressort des données du tableau ci-dessus  que, lorsque la pellicule située le plus près  du verre a un indice de réfraction inférieur  à celui de la pellicule située au-dessus, les       réflectances    sont élevées, dans l'étendue du  spectre visible. Il est également à noter qu'une  pellicule multiple ne donnant une     réflectance     minimum faible que dans un champ très         limité    du spectre, avec     une        réflectance    géné  rale élevée, est produite en appliquant sur  une plaque de verre une multiplicité de pelli  cules (par exemple une de sulfure de zinc et  une de     fluorure    de sodium, alternativement).  



  On peut obtenir de bien des façons une  épaisseur donnée pour chacune des pellicules       constituant    une pellicule multiple.     Ainsi,    lors  qu'on utilise le procédé par évaporation pour  appliquer la pellicule, on peut procéder  comme     suit:     Lorsqu'on crée une pellicule simple en  employant une matière donnée, et des condi  tions choisies d'évaporation, la seule variable  est l'épaisseur de la pellicule.  



  On peut     déterminer    la distance correcte de  l'appareil de chauffage (c'est-à-dire l'évapo  rateur) (à la plaque en traitement, pour don  ner l'épaisseur optique correcte, en faisant un  essai d'évaporation en forme de coin sur une  plaque de verre, inclinée d'un certain angle  sur la direction évaporateur-plaque. Comme  un bord de la plaque est plus près de l'évapo  rateur, il reçoit un dépôt pelliculaire plus  épais que l'autre, et la variation est graduelle  en allant du plus épais sur le bord le plus  rapproché de l'évaporateur au plus mince sur  le bord le plus éloigné (d'où le nom de  "coin").

   En faisant cette étude préliminaire,       il    est bon que l'angle du coin soit aussi petit  que possible, afin que l'on puisse appliquer  les résultats trouvés au revêtement uniforme  d'une plaque     attaquée    par les vapeurs sous un  angle d'incidence sensiblement nul. L'indice  de     réfraction    d'une pellicule est en effet fonc  tion de l'angle d'impact des vapeurs (l'indice  diminuant lorsque l'angle d'incidence aug  mente).  



  Sur le     "coin",    par examen ou par mesure,  on peut repérer la position     particulière    ou  l'épaisseur de couche qui donne la     réflectance     désirée pour     une    longueur donnée d'onde lu  mineuse.

   Connaissant la position du "coin"  par rapport à l'évaporateur, on peut déter  miner à quelle distance on doit     placer    l'objet  pour un     revêtement    correct, dans les condi  tions choisies, en employant une quantité don  née de     matière.         L'épaisseur des couches dans     une    pellicule  double peut être déterminée par une exten  sion de l'essai au     "coin"    ci-dessus, à savoir:  un essai aux ,coins croisés". Ainsi, on peut.  effectuer l'évaporation d'essai sur une plaque  de verre rectangulaire.

   On prend comme axe  des x un bord de cette plaque et un bord  adjacent comme axe des     ;y.    La substance qui  doit être au contact du verre est évaporée en  forme de coin, avec par exemple l'extrémité  épaisse du coin le long de l'axe des x. On fait  ensuite tourner la. plaque d'essai de 90 degrés  dans son propre plan et l'on évapore la se  conde substance, sur la même, face de la pla  que, sous la. forme d'un "coin" dont l'extré  mité épaisse est le long de l'axe des     g.    Le  résultat est un échantillon à ,coins croisés",  sur lequel on peut trouver toutes les combi  naisons     d'épaisseur    des deux pellicules, dans  les     limites    imposées par les maxima et les  minima des coins composants.

   Exactement  comme dans le cas de l'essai à coin simple  pour une pellicule unique, on peut donc. dé  terminer la quantité correcte de matière qui  doit être évaporée, pour une certaine     distance     entre l'échantillon et l'évaporateur, pour cha  que pellicule, ou inversement, la distance cor  recte pour une quantité choisie de     matière.     



  En définitif, les     épaisseurs    convenables  pour les composantes d'une pellicule double  peuvent être déterminées comme suit:  On calcule d'abord les épaisseurs approxi  matives, en partant des indices connus des  deux substances sous la forme massive, et en  tenant compte du fait que les indices pelli  culaires     seront    en général plus bas     que    les  indices massifs.  



  On effectue ensuite un essai à ,coins croi  sés" en se plaçant dans les conditions choisies.  On note les quantités de matières     évaporées.     



  La     position,    sur les coins croisés, du point  (ou de la zone) de réflexion minimum. indi  que la,     quantité    de matière qui doit être éva  porée pour la distance d'évaporation choisie.  



  Il est clair que l'on peut, si on le désire,  modifier le mode d'essai défini ci-dessus, pour  déterminer la durée correcte d'évaporation de  chaque     substance    à évaporer.    L'essai aux ,coins croisés" peut aussi  être utilisé de la manière suivante: On peut  mesurer le pouvoir réfléchissant du premier  coin, avant que la. pellicule supérieure ne soit  appliquée.

       Lorsque    le second coin est ajouté  et qu'on a localisé sur les coins croisés la po  sition de la     réflectivité    minimum, la     réflec-          tivité    correspondante de la pellicule de des  sous est connue par elle-même, et les plaques  à revêtir uniformément (comme en fabrica  tion régulière) peuvent     recevoir    leur première  pellicule en conséquence. Elles sont donc éta  blies jusqu'à     ce    qu'elles     atteignent    le pouvoir  réfléchissant préalablement choisi, sous con  trôle photométrique.

   On établit ensuite les  pellicules de deus, dans les     secondes    évapo  rations, jusqu'à ce que la     réflectivité    de la  pellicule double obtenue devienne minimum  (ou, plus généralement, jusqu'à ce que les pou  voirs réfléchissants finaux voulus     soient          atteints).     



  Les pellicules     anti-réflectrices    peuvent  être créées par des procédés autres que le pro  cédé d'évaporation dans le vide profond.  Ainsi, on peut, le cas échéant, traiter le verre,  à. l'état chaud, par une vapeur d'un chlorure  métallique, dans le but de former sur le  verre une pellicule adhérente d'oxyde du mé  tal, et recouvrir     cette    pellicule d'oxyde métal  lique d'une couche superficielle d'une matière  appropriée. Par exemple, on peut traiter le  verre à la température de 200 à 400   C, par  des vapeurs do tétrachlorure de titane, pen  dant un temps déterminé. On forme ainsi sur  le verre une pellicule d'oxyde de titane  d'épaisseur déterminée.

   On peut     ensuite    faire  un nouveau traitement par le tétrachlorure  de silicium, et réduire le dépôt de ce dernier  en silice, par un traitement thermique conve  nable. On peut déposer d'une manière analo  gue sur le verre de l'oxyde d'étain     et/ou    de  l'oxyde de fer.  



  Il est également possible de pulvériser  une solution aqueuse d'un sel métallique à la       surface    du verre, de sécher le dépôt et de sou  mettre     ensuite    l'objet de verre ainsi enduit à  un     traitement    thermique propre à convertir le  sel en oxyde métallique. Dans ce cas égale-      ment, les matières constituant les     pellicules     appliquées successivement sont choisies de  manière à réaliser entre les     réflectances    les  relations indiquées ci-dessus.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé de traitement d'un objet transpa rent en vue de réduire la quantité de lumière réfléchie par une surface au moins de cet objet, caractérisé en ce qu'on recouvre cette surface de plusieurs pellicules transparentes telles que la somme vectorielle des ampli tudes des ondes lumineuses réfléchies par cette surface de l'objet transparent et par les surfaces desdites pellicules tende vers zéro. SOUS-REVENDICATIONS: 1.
    Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on donne aux diverses pelli cules des épaisseurs optiques correspondant au déphasage voulu entre les ondes lumi neuses réfléchies respectivement par chacune d'elles et par la surface de l'objet traité. 2. Procédé suivant la sous-revendication 1, caractérisé en ce que les diverses pellicules ont des indices de réfraction différents. 3.
    Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on applique sur la surface de l'objet à traiter deux pellicules formées de matières différentes, la pellicule qui est située le plus près de la surface de l'objet à traiter ayant un indice de réfraction plus élevé que celui de l'autre pellicule. 4. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que la pellicule la plus proche de la surface traitée contient du sulfure de zinc. 5. Procédé suivant la revendication. I, ca ractérisé en ce que la pellicule la plus proche de la surface traitée contient de l'alumine. 6.
    Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que la pellicule la plus proche de la surface traitée contient de l'oxyde de titane. 7. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que la pellicule la plus proche de la surface traitée contient du carborundum. ô. Procédé suivant la revendication r, ca- ractérisé en ce que la pellicule la plus proche de la surface traitée contient de l'oxyde d'étain. 9. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que l'une des pellicules con tient des fluorures métalliques.
    10. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que l'une des pellicules con tient du quartz. 11. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on applique successivement sur la surface de l'objet à traiter une couche de chrome ayant l'épaisseur optique de quel ques atomes et qui est oxydée par exposition à l'air, puis une pellicule d'alumine d'une épaisseur un peu supérieure au quart de la longueur d'onde de la lumière dont on veut éviter la réflexion,
    et enfin une pellicule de quartz d'une épaisseur un peu inférieure au quart de cette longueur d'onde. _ 12. Procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que, dans le but de déterminer les conditions à observer pour donner à cha que pellicule, obtenue par évaporation, une épaisseur optique convenable, on effectue un essai préalable de dépôt à la surface d'une plaque inclinée d'un certain angle sur la di rection évaporateur-plaque, de manière à ob tenir un dépôt en forme de coin. 13.
    Procédé suivant la sous-revendication 12, caractérisé en ce que, pour déterminer l'épaisseur de deux pellicules superposées, on effectue un double essai en donnant successi vement à la plaque deux orientations diffé rentes de manière à obtenir des dépôts en coins croisés. 14. Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce que les pellicules sont créées sur la surface à traiter au moyen de vapeurs de chlorures métalliques. 15. Procédé suivant la sous-revendication 14, caractérisé en ce que les dépôts. de chlo rures métalliques créés sont ensuite réduits en oxydes par un traitement thermique. 16.
    Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce que les pellicules sont créées sur l'objet à traiter en projetant à l'état di- visé sur la surface dudit objet des solutions de sels métalliques qui. après séehaâe, sont transformées en oxydes. REVENDICATION II Objet transparent qui a. été traité suivant le procédé de la revendication I. S0 JS-REVENDICATION 17. Objet transparent suivant la. revendi cation II, caractérisé en ce qu'il y est cons titué par un élément optique.
CH221992D 1938-12-27 1939-12-23 Procédé de traitement d'un objet transparent en vue de réduire la quantité de lumière réfléchie par une surface au moins de cet objet et objet transparent traité suivant ce procédé. CH221992A (fr)

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