CH223048A - Procédé de déshydratation de la tourbe. - Google Patents

Procédé de déshydratation de la tourbe.

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CH223048A
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C10PETROLEUM, GAS OR COKE INDUSTRIES; TECHNICAL GASES CONTAINING CARBON MONOXIDE; FUELS; LUBRICANTS; PEAT
    • C10FDRYING OR WORKING-UP OF PEAT
    • C10F5/00Drying or de-watering peat
    • C10F5/02Drying or de-watering peat in the field; Auxiliary means therefor

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  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Oil, Petroleum & Natural Gas (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Fertilizers (AREA)

Description


  Procédé de déshydratation de la tourbe.    L'exploitation de la tourbe constitue une  industrie éminemment saisonnière dont la  durée moyenne sous notre climat peut varier  de 100 à 120 jours par an, suivant les ré  gions.  



  La température, l'humidité de l'air, la  vitesse du vent, la durée des heures de jour  et des heures de soleil, la pluie, le gel in  fluent sur la rapidité de séchage des bri  quettes de tourbe et sur leur cohésion.  



  Il y a lieu en effet de tenir compte que la  teneur en eau de la tourbe fraîchement  extraite est en moyenne de 90 % de son  poids, ce qui a pour résultat de nécessiter une  longue période de séchage.  



  Dans notre pays, on compte de 30 à 40  jours pour amener une réduction de la teneur  en eau de la tourbe de 90 à<B>30%</B> par épan  dage à l'air libre et dans les meilleures con  ditions. Il s'ensuit que l'industrie tourbière  qui devrait permettre, avec ses 6000 hectares  exploitables, de suppléer dans une large  mesure à la pénurie de charbon minéral, ne    peut offrir qu'un maigre apport à la solution  de ce problème national.  



  Cette difficulté de séchage à l'air a con  duit à la recherche de procédés en vue d'éli  miner la plus grande partie de l'eau de la  tourbe, soit par un traitement électrique, soit  par addition de diverses substances (chaux,  carbonate de soude, poussière de tourbe, de  coke, etc.), soit par l'action de la vapeur sous  pression, etc.  



  Mais,     quoique    apparemment facile, le pro  blème à résoudre est beaucoup plus com  plexe.  



  Pour expulser son eau, réduire son vo  lume et faciliter sa manutention, on s'est na  turellement efforcé de comprimer la tourbe.  



  Le problème correspondant est très diffi  cile à résoudre parce que sous l'effet de la  pression, la tourbe humide se comporte  comme une gelée, laquelle passe à travers les  mailles de l'enveloppe. Elle les brise même si  elles sont assez fines et si l'on essaie de la  comprimer rapidement.      Ce résultat provient de ce que les frag  ments de tourbe sont entourés d'une couche  translucide     d'hydrocellulose.    La présence de  cette     hydrocellulose    explique les difficultés  que l'on éprouve à comprimer la     tourbe,    car  c'est elle qui constitue une gelée, transmet  tant en tous sens les pressions, exactement à  la manière d'un liquide, en faisant éclater les  enveloppes.  



  La tourbe contient souvent 20%, parfois  même davantage     d'hydrocellulose,    laquelle  forme une gelée renfermant environ     vingt-          cinq    fois son poids d'eau.  



  Au microscope, afin d'apercevoir     l'hydro-          cellulose,    on teinte la préparation à la fuch  sine ou au bleu de méthylène. On voit la  tourbe sous forme de mélange de quelques  fibres enfouies dans une grande masse de  plantes décomposées dont les cellules sont  remplies et entourées     d'hydrocellulose.     



  Tout le problème se ramène à détruire  cette     hy        drocellulose.    C'est à quoi de nom  breux chercheurs se sont attachés avec plus  ou moins de succès.  



  Parmi les nombreux procédés préconisés,  on peut citer celui     d'Eckenherg,    lequel sou  met la tourbe à un traitement thermique  poussé jusqu'à 200-220  , mais la mise en  pratique de ce procédé s'est révélée difficile  et trop onéreuse au point de vue industriel à  cause de la quantité énorme de calories que  nécessitait l'opération.  



  D'autres ont fait intervenir le froid et  plusieurs brevets ont été délivrés à l'étranger  pour la congélation de la tourbe. le froid  ayant pour effet de produire, comme la     clia.-          leur,    une rupture partielle ou totale de l'état  colloïdal de la tourbe. Là encore, ces procédés  ont dû être abandonnés à cause du coût exces  sif de leur industrialisation.  



  Il en est de même du traitement de la  tourbe par les sels de soude ou de potasse,     ete.     D'autres encore préconisent l'utilisation  de la vapeur sous pression comme moyen de  réduction de     l'hydrocellulose.    Mais là encore,  l'opération s'avère trop     coûteuse    par son bi  lan thermique défavorable.    Un des seuls procédés qui ait survécu à  l'industrialisation est le procédé     Madruck    qui  consiste à mélanger à la tourbe une substance       pulvérulente    qui modifie la nature colloïdale  de la tourbe et abaisse la tension superficielle  de l'eau retenue par capillarité.  



  Ce procédé quoique ancien est     encore     en usage, faute de mieux, dans plusieurs  grandes exploitations de l'étranger.  



  Il a cependant un grand inconvénient  puisqu'il est nécessaire d'ajouter à la tourbe  fraîche près de 20% de son poids en pous  sière de tourbe sèche qui, après pressage de  la masse, est séchée à nouveau, puis     séparée     par criblage.  



  Ce     procédé    permet de ramener la teneur  en eau de la tourbe fraîche d'environ 90 à  <B>60%,</B> ce qui rend possible le séchage thermi  que industriel, celui-ci ayant pour objet de  donner une tourbe marchande à 20 % d'eau.  



  Il fallait donc reprendre le problème de  déshydratation de la tourbe fraîche en s'ef  forçant d'éliminer les nombreux inconvénients  inhérents aux     procédés    jusqu'ici préconisés.  



  Parmi les conditions primordiales que  doit présenter un véritable procédé industriel,  il importe d'éviter d'ajouter à la tourbe  fraîche une substance susceptible d'augmen  ter le poids et le volume de     matière    à pres  ser et à sécher, comme dans le procédé Ma  druck, ce qui entraîne une forte dépense com  plémentaire en calories de séchage, tout en  compliquant la manutention d'un volume déjà  imposant de matière brute à traiter.  



  Il s'agit d'éviter ensuite que le produit       employé    pour la réduction de     l'hydrocellulose     laisse un résidu pouvant entraîner une aug  mentation de la teneur en     cendres    de la  tourbe, que la     substance    utilisée puisse être  récupérée, sinon complètement, tout au moins  en bonne partie pour abaisser le coût de  l'opération. Enfin, que     cette    substance soit  facile à se procurer et qu'elle soit bon marché.  



  lie procédé selon l'invention parvient au  résultat désiré en soumettant la tourbe au  moins momentanément à l'action de gaz am  moniac, avant d'en effectuer le pressurage.  Il a en effet été trouvé que la. destruction      du gel cellulosique de la tourbe fraîche est  obtenu avec une facilité toute particulière  par l'action de l'ammoniaque.  



  Il suffit en effet de mettre en contact la  tourbe fraîche     contenant    jusqu'à<B>90%</B> d'eau  avec un courant de gaz ammoniac pour que  s'effectue la réduction de     l'hydrocellulose.     



  On connaît l'extrême affinité du gaz am  moniac pour l'eau qui, à la température ordi  naire, en dissout 800 fois son volume, à tel  point que si l'on met     en,    contact avec l'eau  une éprouvette pleine de gaz ammoniac, le       baz    est absorbé instantanément et le liquide  pénètre dans l'éprouvette comme dans le vide  avec une force suffisante pour la rompre.  C'est cette affinité de l'ammoniaque pour  l'eau dont tire parti le procédé pour modifier  avec le maximum d'efficacité et de rapidité  la tension superficielle de l'eau retenue par  capillarité sur les filaments de tourbe.  



  La pénétration du gaz jusqu'au     coeur    de  la matière est aussi complète que rapide. On  sait, d'autre part, que l'ammoniaque est une  base alcaline des plus énergiques et que son  action est analogue à celle des bases les plus  puissantes. Elle agit donc comme un caus  tique violent sur le gel cellulosique ou     hydro-          cellulose    de la tourbe     qui    libère l'eau qu'elle  retenait.    A titre d'exemple, voici une des applica  tions du procédé:  La tourbe fraîchement     extraite    est pla  cée dans un vase clos où l'on opère le vide  soit au moyen d'une pompe, soit de tout autre  procédé.  



  Lorsque l'air est évacué, on fait entrer  du gaz ammoniac dans le vase clos jusqu'à  saturation de la tourbe. On met ensuite le  vase clos en communication avec une pompe  qui a pour effet de libérer la tourbe de son       excédent    d'ammoniaque.  



  On sait en effet qu'en faisant le vide, l'eau  abandonne rapidement le gaz ammoniac dont  elle est saturée. Cet excédent de gaz peut être  comprime à nouveau pour servir à une nou  velle opération,    Lorsque la tourbe est libérée dudit gaz, on  la soumet à un pressurage au cours duquel  elle abandonne son eau.  



  Ce pressurage peut s'effectuer soit au  moyen de presses adéquates, soit au moyen  de pressoirs du type de ceux utilisés pour la  vendange, mais renforcés. La facilité avec  laquelle peut s'opérer le pressurage permet  d'obtenir du premier coup de la tourbe à  <B>30%</B> d'eau équivalant à celle séchée à l'air  dans de bonnes conditions après 40 jours  d'épandage.  



  La durée de traitement de la tourbe  fraîche à<B>90%</B> d'eau et sa réduction à<B>30%</B>  n'excède pas une heure avec un outillage ap  proprié.  



  Le coût de l'opération de neutralisation  du gel cellulosique est très bas, par suite  de la quantité minime de gaz ammoniac réel  lement absorbé, puisque l'excédent peut être  récupéré.  



  On note également que la tourbe traitée  par ce procédé est beaucoup plus plastique  que celle traitée par d'autres procédés, ce qui  permet de la mouler ou de la briqueter avec  facilité après malaxage.  



  L'aggloméré qui en résulte est homogène,  d'une résistance mécanique suffisante pour  être transporté et sa dessiccation s'opère rapi  dement.  



  Il constitue un excellent combustible     brfz-          lant    avec facilité, laissant comme résidu des  cendres blanches très légères.  



  Voici quelques-uns des avantages qui dé  coulent de la mise en pratique de ce nouveau  procédé:       1o    L'exploitation des tourbières n'est plus  une industrie saisonnière limitée aux condi  tions atmosphériques favorables au séchage  de la tourbe.  



  20 Le procédé de     déshydratation    de la  tourbe fraîche peut être appliqué à pied       d'oeuvre,    c'est-à-dire en tourbière, sans grande  installation.  



  3e La déshydratation     s'effectue    dans l'in  tervention de la chaleur ou du froid.  



  4. Le procédé ne nécessite aucune adjonc  tion de matière solide à la tourbe fraîche.           5()    Le procédé est aussi rapide qu'écono  mique puisque le gaz en excès est presque  immédiatement récupéré en vue d'une opéra  tion ultérieure.  



  60 Il permet de traiter de grandes quan  tités de tourbe fraîche en un temps record.  



  <B>70</B> Il procure un abaissement important  du     coîit    de production tout en augmentant le  tonnage de l'exploitation avec le même per  sonnel.  



  80 Il donne la possibilité d'obtenir de  suite des agglomérés en partant de la tourbe  fraîche     (auto-agglomération).     



  <B>90</B> La qualité de la tourbe traitée est sen  siblement améliorée.  



  100 Le procédé supprime complètement  l'épandage en tourbière.  



  110 L'eau extraite par pressurage consti  tue un engrais de première qualité, ce que  constituerait également la tourbe si elle  n'était acide. Le traitement par l'ammo  niaque supprimant cette acidité, la récupéra  tion de l'eau prend un grand intérêt.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de déshydratation de la tourbe, caractérisé par le fait que l'on met cette der nière au moins momentanément en présence de gaz ammoniac avant d'en effectuer le pressurage. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication, caracté risé par le fait qu'on extrait au moins partiel lement par aspiration le gaz ammoniac qui s'est dissout dans l'eau contenue dans la tourbe, puis procède au pressurage de la tourbe ainsi débarrassée d'au moins une par tie de ce gaz. 2.
    Procédé. selon la revendication, carac térisé en ce qu'on met la tourbe à déshydrater dans un vase clos, on opère au moins partiel lement le vide dans ledit vase, puis on y in troduit du gaz ammoniac jusqu'à saturation de l'eau contenue dans la tourbe, après quoi on récupère au moins partiellement ledit gaz par aspiration, on sort la tourbe du vase clos et on la pressure.
CH223048D 1941-10-14 1941-10-14 Procédé de déshydratation de la tourbe. CH223048A (fr)

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