Appareil de massage.
Pour qu'un massage effectué avec un appareil avec apport de chaleur soit efficace, il est indispensable que la chaleur dégagée par l'appareil s'élève lentement et progressivement, afin que le patient s'accoutume à supporter une chaleur de plus en plus forte.
D'autre part, il est bon que le patient puisse, sans interrompre le massage, régler à son gré la température du corps de massage, sans lâcher la ou les poignées de l'appareil.
La présente invention a pour objet un appareil de massage calorifique permettant d'atteindre les buts susmentionnés. Le ré glage de la température peut être effectué, par exemple, en exerçant une pression sur un organe de commande d'un dispositif in interrupteur intercalé dans un circuit électrique de chauffage dudit corps de massage et site à l'intérieur de la ou des poignées de l'appareil. Cet organe de commande peut être placé sur la poignée, de façon à ce qu'il suffise de déplacer la main sur l'avant ou l'arrière de celle-ci, de manière à ce que tout en tenant ladite poignée, on exerce ou non une pression sur ledit organe commandant ainsi la fermeture ou l'ouverture du circuit électrique et par suite la température du corps de massage.
Le dessin annexé montre, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention ainsi qu'une variante à cette forme d'exécution.
La fig. 1 montre un appareil muni de deux poignées vu partiellement en coupe longitudinale.
La fig. 2 montre en coupe une partie d'une des poignées contenant un dispositif interrupteur.
La fig. 3 montre en coupe une partie d'une des poignées contenant un dispositif commutateur.
En fig. 1, un corps de massage cylindrique A est monté rotativement entre deux poignées B et C sur un axe D. A l'intérieur de ce corps de massage, sur un support isolé
E sont montés deux corps de chauffe F et Ft, alimentés respectivement par les fils conducteurs G, G1, H et par G, G2 (fig. 2) G3 et H (H sert de fil de retour pour les deux circuits). Les corps de chauffe sont constitués par des fils de résistances enroulés en spirale autour du support isolé E. L'amenée du courant électrique à l'appareil se fait par l'intermédiaire du cordon J (dessiné seulement cn partie).
Sur le premier circuit alimentant le corps de chauffe F1 est intercalé un thermostat l à lame bimétailique tel qu'on en trouve dans le commerce et sur le second circuit alimentant le corps de chauffe
F, un interrupteur K dont seul l'organe de commande K est visible.
Ces deux corps de chauffe fonctionnent indépendamment l'un de l'autre, et peuvent être utilisés également indépendamment l'un de l'autre.
La fig. 2 montre en coupe une partie de la poignée C, à l'intérieur de laquelle se trouve une creusure M. Unc partie de ladite creusure est recouverte par une rondelle en matière isolante M1 sur laquelle sont fixés, d'une part, une lame souple 0 formant ressort recourbé en forme de U, munie d'une pièce de contact 01 et, d'autre part, d'une lame rigide 02 placée entre les deux branches de la lame O, ladite lame 02 étant munie également d'une pièce de contact 02. Le fil d'amenée de courant G2 dérivé du fil G est connecté à la lame O, le fil G3 est connecté, d'une part, au corps de chauffe F et, d'autre part, à la lame 02.
Ces organes 0 et 02 forment un interrupteur dont le mouvement est commandé par un organe de commande K, lequel est fixé à une tige K1 glissant dans un oeillet K2 fixé à la paroi de la creusure 31.
Les mouvements de la tige K1 sont limités, d'une part, par l'organe K et, d'autre part, par une rondelle K2 fixée à ladite tige.
Admettons maintenant que l'on veuille utiliser un appareil comprenant seulement un dispositif interrupteur, c'cst-à-dire ne comportant qu'une des caractéristiques de l'appareil, soit un corps de chauffe et un interrupteur. On branchera par l'intermédiaire du cordon J l'appareil sur le courant électrique, puis l'on appuiera sur l'organe K, en s'abaissant, celui-ci obligera la lame O à venir s'appliquer contre la lame 02, le circuit sera fermé et le corps de chauffe F entrera en action (c'est-à-dire que le courant passera en J, G, G2, 0, ot, 03, 02, G3, le corps de chauffe F et le retour aura lieu par H. Après quelques instants, on pourra commencer le massage tout en continuant d'appuyer sur K.
Lorsque le corps de massage de l'appareil aura atteint un degré de chaleur approchant du maximum de ce que peut supporter le patient, il suffira à celui-ci de déplacer la main sur la poignée pour libérer l'organe de commande K et interrompre la chauffe de l'appareil; ainsi de suite, le patient pourra à son gré ouvrir ou fermer le circuit élee- trique simplement en déplaçant sa main le long de la poignée. Cette conception de l'appareil exclut tout accident causé par surchauffe, étant donné qu'il ne fonctionne que lorsqu'il est en mains.
Cependant, cet appareil présente un in convéisient résidant dans le fait que lorsque l'on veut l'utiliser, il faut, après l'avoir branché sur le courant éleetri (lue, attendrc quelques minutes avant que le corps de massage de l'appareil soit tiède, e'est-à-dire à la tem pérature idéale pour commencer le massage et ceci tout en appuyant sur l'organe de commande X, ce qui, pour certaincs personnes, peut paraître fastidieux.
Cet inconvénient sera supprimé en munissant, comme indiqué en fig. 1 et 2, l'appareil de deux corps dc chauffe ayant respectivement leur circuit d'alimentation (fonctionnant indépendamment l'un de l'autre), sur l'un sera intercalé un thermostat et sur l'autre un interrupteur.
Pour utiliser ledit appareil, il suffira de le brancher sur le courant électrique, celui-ci alimentera aussitôt le circuit passant par J, G, L, G2, F1,
H et J, le corps de chauffe F1 entrera en action et élèvera la température du corps de massage de l'appareil jusqu'à la chaleur idéale pour entreprendre le massage, c'est à-dire jusqu'à 20 ou 30 degrés par exemple; à ce moment, le thermostat réglé à cet effet interviendra en ouvrant le circuit, la chauffe cessera et sera rétablie lorsque la températurc du corps de massage se sera abaissée de quelques degrés et ainsi de suite tant que l'appareil sera en position d'attente. Tout risque d'incendie et tout risque de brûlure au début du massage sont ainsi évités.
Le massage e entrepris, la chaleur dégagée par l'appareil sera bientôt insuffisante pour exécuter un massage dans les meilleures conditions, aussi le patient, tout en se massant, n'aura qu'à appuyer sur l'organe de commande K pour faire entrer en action le se cond corps de chauffe de l'appareil. En appuyant sur E, le circuit sera fermé et le courant passera par J, G, G5, 0, 01, 03, 02, G3,
F, H et J; peu à peu la température du corps de massage augmentera et le patient pourra à son gré faire élever, stabiliser ou abaisser la température du corps de massage simplement en appuyant ou non sur l'organe K.
Si, pour une raison ou une autre, le patient est obligé d'interrompre pendant un moment le massage, il pourra laisser l'appareil sur le courant sans causer des risques d'incendie, ni risques de brulures à la reprise du massage.
De même, il n'aura pas le désagrément de trouver son appareil complètement refroidi pour peu que le temps de reprendre le massage se soit prolongé, étant donné que dès que la température du corps de massage e de l'ap- pareil se sera abaissé jusqu'à environ 30 , le thermostat ferme le circuit et le premier corps de chauffe de l'appareil entre à nouveau en action.
La fig. 3 montre, dans la creusure de la poignée C, un commutateur, lequel permet, sans risque de courts-circuits, la construction d'un appareil ayant les caractéristiques du précédent, mais dans lequel aboutissent les deux circuits électriques qui ne sont pas indépendants. Sur le premier circuit est intercalé un thermostat, le commutateur permettant de mettre en service l'un ou l'autre des deux circuits.
A l'intérieur de la poignée C se trouve une creusure M; une partie de ladite creusure est recouverte par une rondelle en matière isolante Mi, sur laquelle sont fixées les pièces formant le commutateur, soit, d'une part, une lame souple formant ressort O, recourbée en forme de U, munie d'une pièce à double contact 01 et, d'autre part, d'une lame rigide 03 placée entre les deux : branches de la lame 0 et d'une autre lame rigide 02.
Ces deux lames sont munies respectivement de pièces de contact 04 et 05. Un organe de commande P, basculant autour d'un axe sert à commander les mouvements du commutateur. A remarquer qu'habituellement la lame 0 s'appuie contre la lame O et que le premier circuit de l'appareil est généralement fermé.
Supposons que l'on veuille opérer un massage, on branchera l'appareil sur le courant électrique et d'office le premier circuit sera sous tension, c'est-à-dire que le courant passera J, G, 0, 01, 04, 02, G3, le thermostat L, le corps de chauffe F, puis le retour aura lieu par H et J. Le corps de chauffe entre en action et une fois que le corps de massage aura atteint environ 30 , le thermostat réglé à cet effet ouvrira le circuit, puis le refermera dès que la température du corps de massage aura baissé de quelques degrés.
Une fois le massage entrepris, la chaleur débitée par l'appareil n'est pas suffisante pour opérer un massage dans les meilleures conditions, aussi le patient appuyera-t-il sur l'organe P qui, en s'abaissant, obligera la lame O à quitter son point d'appui habituel, la lame 02 (le premier circuit est rompu), et à venir s'appuyer sur la lame 0'; de ce fait, le second circuit de l'appareil entrera en jeu, c'est-ià-dire que le courant passera par
J, 0, 01, 05, 03, G' au corps de chauffe F (au lieu de F1 comme montré en fig. 1), puis le retour aura lieu par H et J une fois le corps de massage assez chaud, le patient n'aura qu'à cesser d'appuyer sur P; il pourra donc à son gré faire varier la température du corps de chauffe de l'appareil.
I1 est évident que l'appareil pourrait ne comporter qu'une seule poignée.