Procédé pour obtenir une variation d'une self-inductance et dispositif pour sa mise en o3uvre. Grâce en particulier aux noyaux ferro magnétiques haute fréquence qu'il est pos sible d'obtenir depuis plusieurs années, on peut faire varier une self-inductance en in troduisant un tel corps plus ou moins profon dément dans son champ magnétique.
Il est reconnu dans la pratique des cir cuits haute fréquence qu'il est plus aisé d'ob tenir une grande stabilité en. fréquence d'un circuit oscillant composé d'une capacité fixe et d'une inductance variable, que d'un circuit composé d'une inductance fixe et d'une ca pacité variable, par exemple avec diélectrique mica.
Par ailleurs, dans les postes radio récepteurs à commande automatique par boutons poussoirs qui enclenchent chacun un circuit oscillant réglé préalablement à une va leur déterminée, on est en général amené à prévoir plusieurs circuits oscillants pour cou vrir les différentes gammes d'ondes dont le rapport des fréquences extrêmes est actuelle ment supérieur à 3, et ceci que le réglage soit effectué par capacité ou par inductance réglable.
Le réglage par inductance variable per met de régler très aisément plusieurs circuits oscillants par une seule manoeuvre en mon tant plusieurs selfs sur le même suppomt iso lant.
Le procédé pour obtenir une variation d'une self-inductance qui fait l'objet de l'in vention élimine les inconvénients cités, par le fait qu'on provoque simultanément deux va riations de même signe en déplaçant, par rap port à la self, deux corps dans le champ de celle-ci, dont l'un est ferromagnétique et pro voque une augmentation du flux magnétique par augmentation de la perméabilité du cir cuit de la self lorsqu'il est introduit dans le champ de cette dernière, -et dont l'autre est en un métal bon conducteur du courant élec trique et provoque une augmentation du flux magnétique de la self lorsqu'on le retire du champ de cette dernière,
augmentation provo quée par la diminution de l'effet du flux ma- gnétique inverse dû aux courants induits dans le corps conducteur, ce qui permet d'ob tenir une variation totale de la self beaucoup plus grande que celle possible par déplace ment d'un seul corps.
Le dispositif pour la mise en couvre du procédé comporte au moins une self-induc tance présentant deux corps reliés mécanique ment entre eux et placés dans son champ ma gnétique à une distance déterminée l'un de l'autre, dont l'un est ferromagnétique, tan dis que l'autre est conducteur, des moyens étant prévus pour déplacer simultanément ces corps axialement par rapport à la self de ma nière à assurer au cours de ce déplacement soit une augmentation de la self par rappro chement du corps magnétique et éloignement du corps conducteur, soit une diminution de la self par rapprochement du corps conduc teur et éloignement du corps magnétique.
Grâce à ce procédé, il est possible d'obte nir une grande variation de self-inductance et par conséquent d'augmenter dans une no table mesure l'étendue de la gamme de ré- ffl 01 age des fréquences d'un circuit oscillant.
Le dessin annexé montre, schématique ment et à titre d'exemples, quelques formes d'exécution du dispositif pour la mise en #uvre du procédé selon la présente invention.
La fig. la représente une forme d'exécu tion dans laquelle une seule bobine est uti lisée.
La fig. lb représente la même forme d'exécution mais les noyaux n'ont pas la même position par rapport au bobinage que dans la fig. la.
La fig. 2 représente une forme d'exécu tion dans laquelle deux selfs sont utilisées et où l'un des corps conducteurs d'un noyau est plus petit que l'autre.
La fig. 3 représente une forme d'exécu tion dans laquelle les selfs sont à plusieurs couches et où les corps conducteurs de cha que noyau sont de formes différentes.
La fig. 4 représente une forme d'exécu tion dans laquelle les corps ferromagnétiques et conducteurs constituant le noyau pénètrent à la fois dans le champ magnétique intérieur et extérieur de la bobine.
Suivant les fig. la et lb, la self 1 est bobinée sur un tube isolant 2', dans lequel un noyau peut glisser librement. Ce noyau est formé de deux parties, l'une constituée par un corps ferromagnétique haute fréquence 3, constitué, par exemple, de préférence par un métal ferromagnétique pulvérisé et agglo méré, l'autre par un corps conducteur 5, par exemple en cuivre. Les deux parties du noyau sont serrées l'une contre l'autre par les écrous 7, 7' qui les maintiennent sur l'axe 4 qui commande leurs déplacements.
Suivant la fi-. 2, deux enroulements 1, 1' sont disposés sur un tube isolant 2 dans lequel sont disposés deux noyaux constitués chacun d'un corps ferromagnétique identique 3, 3' mais dont les corps conducteurs 5, 5' sont de dimensions différentes. Comme repré senté, les corps ferromagnétiques 5, 5' pré sentent tous deux une même section trans versale, et sont cylindriques. Par contre, la longueur de leurs sections longitudinales sont différentes, le corps 5 étant plus long que le corps 5'. Ce dernier est séparé du corps 3' par un corps isolant<B>10.</B> L'ensemble constitué par les deux noyaux et les deux corps iso- 1ants est serré comme précédemment sur une tige 4 au moyen de deux écrous 7, 7'.
Suivant la fig. 3, deux selfs 1, l' à plu sieurs couches et de valeurs différentes sont enroulées sur un tube 2 à l'intérieur duquel sont disposés deux noyaux constitués chacun: d'un corps ferromagnétique 3, 3' identique et d'un corps conducteur 5, 5'; les corps 5, 5' sont de formes différentes. Le corps 5 est accolé au corps 3. La section transversale de celui-ci diminue progressivement à partir de sa tranche en contact avec le corps 3. En coupe longitudinale, il présente donc une sec tion conique. Le corps 5' par contre présente en coupe longitudinale une section de forme arbitraire, déterminée par la. loi de variation de l'inductance désirée pour la self l'.
Les deux noyaux ainsi que les parties les consti tuant sont séparés comme précédemment par des corps isolants 9, 10 et montés au moyen des écrous 7, 7' sur leur tige de commande 4. Dé plus, entre les deux noyaux est prévu un ressort 6.
Suivant la fig. 4, une self 1 est montée sur un tube 2'. Le corps ferromagnétique et le corps conducteur sont assemblés, par exem ple, par collage et formés de façon à pénétrer à l'intérieur du tube et à envelopper la self. De cette manière, il est possible de faire va rier dans de très grandes limites la gamme des fréquences d'un circuit oscillant.
Le fonctionnement du dispositif est le sui vant: Suivant la position relative du corps ferromagnétique et du corps conducteur par rapport à la bobine, par exemple la position représentée par la fig. lb, l'action du premier sera prépondérante et l'inductance sera plus grande que celle d'une bobine dans l'air par suite de l'augmentation du flux dans la bobine.
Par contre, si la position relative des corps ferromagnétique et conducteur par rapport à la bobine est différente, par exem ple la position représentée par la fig. la, l'ac tion du corps conducteur est prépondérante, et les courants Foucault qui y prennent nais sance produisent un champ magnétique en sens inverse du champ magnétique principal et par suite la self est relativement plus faible que si la bobine était dans l'air.
L'action conjuguée des deux corps cons tituant le noyau permet donc d'obtenir facile ment une variation de self-inductance qui, associée à une capacité fixe, permet d'obtenir une gamme de fréquence suffisante pour couvrir, par exemple, la gamme des moyennes ondes de 500 à 1500 Kc/s.
Dans le cas représenté par la fig. 2, le fonctionnement est le même. Mais il est clair que la loi de variation de l'inductance en fonction des déplacements axiaux de la tige 4 est différente pour la self 1 et la self l', bien que ces dernières soient identiques. Dans cer tains cas, spécialement lorsque plusieurs cir cuits d'accord doivent être commandés par un seul organe de commande, la self 1 faisant partie d'un circuit d'accord et la self l' d'un autre circuit, il est nécessaire que chacune des selfs suive une loi de variation d'inductance bien. déterminée.
Dans le cas de la fig. 2, l'action du corps conducteur 5' sur la self l' est retardée respectivement avancée par rap port à l'action du corps conducteur 5 sur la self 1, suivant le sens de déplacement du noyau. La valeur du retard, respectivement de l'avance est déterminée par la longueur du corps 10.
Dans le cas représenté par la fig. 3, on a toujours le même principe de fonctionnement, mais les lois de variation de l'inductance des selfs 1 et l' sont différentes et peuvent être adaptées à des conditions déterminées à l'avance. En effet, la loi de variation de l'in ductance de la self 1 en fonction des déplace ments de la tige 4 est déterminée par la coni- cité choisie pour le corps 5. Comme dans le cas de la fig. 2, l'action du corps 5' est retar dée respectivement avancée d'une valeur dé terminée par la longueur choisie pour le corps isolant 10.
En outre, la forme de la courbe de la variation de l'inductance de cette self est déterminée par la forme de la section longitu dinale du corps 5'. En modifiant cette forme, il est possible d'obtenir une variation de l'in ductance de la self l' suivant une courbe quelconque déterminée à l'avance.
De plus, le ressort 6, monté entre les noyaux, permet par serrage ou desserrage des écrous 7, 7' de modifier, après montage, la loi de variation de l'inductance de l'une des selfs par rapport à l'autre, et de parfaire ainsi le réglage réciproque des circuits d'accord.
Il est évident que dans le cas de la fig. 1, on pourrait aussi prévoir deux selfs iden tiques et deux noyaux comportant chacun des corps conducteurs identiques et des corps ferromagnétiques identiques.
Au lieu de faire varier la position rela tive des deux groupes de corps sur leur tige de commande en vue du réglage du dispositif, le même résultat pourrait être obtenu en dé plaçant une bobine par rapport à l'autre.
De même la variation de self-inductance peut être obtenue en commandant les dépla- cements de la ou des selfs par rapport à. des noyaux fixes de formes quelconques.
Il est bien entendu que le corps ferro magnétique est choisi de manière que les pertes, pour la fréquence utilisée, ne soient pas nuisibles. Dans le cas de basse fréquence, on prendra, par exemple, de préférence des noyaux constitués par un assemblage de tîîles ferromagnétiques.
Dans les exemples décrits, on a prévu un ensemble corps conducteur-corps magnétique coopérant avec chacune des selfs. Il est évi dent que l'on pourrait aussi prévoir un en semble corps conducteur- corps magnétique coopérant avec une self et un corps conduc- teur seul ou un corps magnétique seul coopé rant avec une autre self.
Dans les exemples décrits, la loi de varia tion de l'inductance est déterminée par la forme choisie pour le corps conducteur. Il est clair que cette loi de variation peut aussi être influencée par la forme choisie pour le corps ferromagnétique.
Toutefois, le procédé de réglage d'une in ductance par variation de son flux mar;tié- tique, décrit ici, présente l'avantage de per mettre d'influencer la loi de variation d'in ductance de façon très simple et très précise, car les corps ferromagnétiques sont difficiles à. usiner après moulage dans le cas de corps agglomérés et après assemblage dans le cas des corps lamellés.
La loi de variation d'inductance peut être aisément influencée par le choix de la matière du corps conducteur ainsi que par la modification de sa forme.
En outre, ce procédé permet de ne pré voir dans les postes radiorécepteurs à réglage par boutons poussoirs qu'un seul circuit os cillant pour couvrir une gamme d'onde, par exemple celle des fréquences moyennes ondes de 500 à 1500 Iiels.
Une application spéciale du procédé per mettant de faire varier une self d'inductance par variation de son flux magnétique a été décrite à titre d'exemple, mais il est évident: que ce procédé peut être utilisé en pratique toutes les fois qu'il est nécessaire de faire varier l'inductance d'une self.