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DISPOSITIF INDUCTIF D'ACCORD POUR APPAREIL$ A ONDES ULTRA-COURTES.
La présente invention se rapporte aux dispositifs inductifs d'ac- cord pour appareils émetteurs et récepteurs à haute fréquence, dans lesquels un noyau coulissant en fer à haute fréquence se déplace dans une bobine. Dans la technique de la haute fréquence, on sait de fagon générale, que l'on peut effectuer ces accords au moyen de noyaux dont la matière consiste surtout en particules de fer extrêmement, fines, noyées dans un diélectrique. Dans d'au- tres noyaux en fer à haute fréquence, on utilise des oxydes métalliques (fer- -rite). Cette division a pour but de maintenir aussi faibles que possible les pertes par courants de Foucault car ceux-ci dépendent fortement de la fréquen- ce, et 1*utilisation de fer compacta par exemple sous forme de tôles minces aux fréquences très élevées, ne le permet plus.
On a cependant constaté que, même dans le cas de ces matières, dans la zone des ondes ultracourtes.,. les pertes augmentaient très fortement et que la qualité de circuit que l'on pou- vait obtenir était très faible. Alors que, dans la zone des fréquences de la radiodiffusion (de 1 MHz environ), on peut compter sur une qualité de bobine supérieure à 300, celle-ci tombe, dans la zone des ondes courtes, la plupart du temps, en dessous de 100 et, pour des ondes ultracourtes, elle atteint des valeurs qui, malgré la perméabilité élevée, excluent l'utilisation de ces matières,
Or, des essais ont montré que, malgré l'isolement des particules métalliques les unes par rapport aux autres, il se produisait encore des cou- rants de Foucault importants qui, en particulier,
dépendaient beaucoup de la longueur des noyaux utilisés. D'autre part, on ne peut cependant fortement ré- duire à volonté, la plupart du temps, la longueur des bobines et, justement, dans des dispositifs inductifs d'accord;; on ne doit pas descendre en dessous d'une longueur minimum pour des raisons d'exactitude .de 1-,accord. Par exemple, pour une fréquence de 100 MHz, lorsque les bobines, dont la valeur d'inductan- ce doit être modifiée par le noyau;
sont de..simples bobines cylindriques à une seule couche ayant, environ, 4 à 6 spires et 10 mm de diamètre, on ne peut, malgré le faible nombre de spires,, avoir un très faible parcours du noyau car alors, des inexactitudes de la commande se font sentir de façon extraordinai-
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rement perturbatrice, en particulier sur l'aptitude à la reproduction du ré- glage. ..
Si l'on adopte, par exemple, une longueur de bobine de 20 mm et si l'on donne au noyau la même longueur, on constate qu'un noyau continu ayant cette longueur présente-des pertes très importantes. Comme, du fait de l'enroulement étiré, la qualité de la bobine est sans cela fortement réduite, il peut se' faire, par'exemple, qu'un oscillateur n'oscille absolument plus.
Conformément à la présente invention.$ on améliore ces dispositifs d'accord pour appareils émetteurs et récepteurs'à ondes ultracourtes en divi- sant le noyau et en séparant ses parties, au moyen de couches intercalaires isolantes, d'une distance telle que la qualité de la bobine' est sensiblement plus élevée, avec le noyau enfoncé, que lorsque l'on utilise un noyau non di- visé., de même composition.
On a déjà proposé, dans des dispositifs servant à accorder induc- tivement des circuits oscillants, de les diviser au moyen d'un noyau de fer; cependant ne se posait en ce cas que le problème de compenser les différences de perméabilité, résultant des tolérances de fabrication, à l'aide de combi- naisons appropriées de noyaux. Les couches intercalaires minces en papier utilisées également en ce cas avaient le même but. La qualité des circuits n'était pas sensiblement modifiée avec cette disposition, d'autant que la longueur des noyaux est environ le double du diamètre.
Dans la mise en oeuvre de l'idée de l'invention, en utilisant des noyaux cylindriques, la longueur des noyaux partiels, est, de préférence, égale ou inférieure au diamètre. -Du fait de la division, 'grâce aux couches interca- laires isolantes, on obtient des améliorations sensibles de la qualité, l'é- paisseur maximum de ces couches intercalaires étant déterminée par la réduc- tion de la valeur effective de la perméabilité. En particulier, on a constaté que des couches intercalaires de 1/3 à 1/6 de la longueur des noyaux partiels donnaient de bons résultats.
Ainsi, par exemple, avec deux couches intercalaires de chacune 2 mm d'épaisseur pour une longueur de noyaux de chacun 7 mm, en utilisant, au , total, trois noyaux partiels, on a pu augmenter de plus du double la tension d'oscillation d'un oscillateur d'un dispositif récepteur de 100 MHz.
Le dessin représente un exemple de réalisation de l'invention, que l'on va expliquer.
Dans le cas représenté, il y a quatre spires d'une bobine cylin- drique 2 enroulées sur un tube isolant 1. A l'intérieur du tube 1 se trouve le noyau divisé, comportant les trongons 3 à 5. Sur un dispositif de fixation 7 est monté un porto-noyau 8 isolé, sur lequel sont enfilés les noyaux. Ceux- ci sont serrés contre la pièce 7 par la pièce intercalaire 9, également en matière Isolante, à l'autre extrémité de laquelle peut se trouver, par exemple, un noyau fait de façon analogue, pour une deuxième bobine, comme cela est courant, en général, pour des récepteurs à superposition. Le réglage du noyau se fait au moyen d'un cordon de traction 10, monté sur la partie 7. De manière à obtenir un guidage satisfaisant dans le tube 1, il peut être prévu, de façon connue, un disque en feutre 11.
Entre les noyaux élémentaires se trouvent les couches intercalaires isolantes 12 à 14, comportant également des ouvertures centrales et enfilées sur le support 8.
Evidemment, il est encore possible de changer les matières ou la forme des noyaux élémentaires d'une disposition telle que celle décrite ci- dessus. Ainsi, par exemple, pour obtenir une division de graduation prescrite ou pour faire plusieurs circuits à haute fréquence synchronisés d'un récep- teur, il peut être bon de faire une partie des noyaux en une matière de va- leur de perméabilité plus faible ou plus élevée. Ainsi, par exemple, le tron- çon 6 de la figure 1 peut avoir une valeur plus faible que les tronçons 3 à 5.
De même, il est possible de modifier le diamètre d'un ou de plusieurs de ces tronçons ou de leur donner une forme'différente de celles des autres, Ainsi, on peut utiliser des tronçons d'extrémité coniques,
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Grâce à ce choix des matières et de la forme, on peut facilement obtenir des allongements ou des rétrécissements de la bande.