Semelle flexible composite pour chaussure et son procédé de fabrication. On utilise couramment, à l'heure actuelle, le bois pour fabriquer des semelles de chaus sures. En raison du manque de souplesse de cette matière, on a été amené à proposer des semelles de bois dans lesquelles une certaine souplesse était obtenue en munissant ces semelles de charnières et/ou de ressorts, ou en faisant des entailles dans la plaquette de bois la constituant. Mais ces semelles connues pré sentent de graves inconvénients, en particu lier elles sont trop faibles et risquent de se briser facilement et elles ne sont pas imper méables, ce qui oblige de les monter sur une première, soit en cuir ou autre matiPre analogue.
L'invention a pour objet une semelle flexible composite pour chaussure, qui, tout en pouvant être souple, n'offre pas les incon vénients signalés ci-dessus.
Cette semelle est caractérisée en ce qu'elle comprend une couche d'usure, composée par des baguettes de bois espacées parallèles entre elles et perpendiculaires à l'axe longitudinal de la semelle, et une plaque support imper méable en matière souple vulcanisée, sur la quelle les baguettes sont collées par vulcani sation. Cette matière souple peut être, par exemple, une composition à base de caout chouc.
La semelle ainsi constituée peut être avan tageusement munie de blocs en matière résis tant à l'usure, logés dans des trous ménagés dans les baguettes de bois et les traversant complètement.
L'invention a également pour objet un procédé de fabrication de cette semelle et dans lequel on colle le bois à la plaque support en exerçant une pression et un chauf fage pour réaliser simultanément la vulcani sation et le collage par vulcanisation. On peut utiliser à cet effet une presse chauffante par exemple.
Le dessin représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution de la semelle selon l'invention, et illustre, également à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un pro- cédé de fabrication d'une de ces formes d'exé cution de la semelle.
La fi-. 1 montre une vue en plan d'tiiie première forme d'exécution; la fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1; la fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 1; la fi g. 4 est une vue en plan de la seconde forme d'exécution; la fig. 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4; la fig. 6 est une vue en plan d'une plaque composite avant le découpage de la semelle;
la fig. 7 est une coupe suivant la ligne VII-V 1I de la fi* 6.
En se reportant aux dessins, la seinelie représentée aux fig. 1 à 3 se compose d'une plaque-support 1, en matière vulcanisée, par exemple en composition à base de caoutchouc ou en tissu imperméabilisé par imprégnation de caoutchouc et d'une épaisseur d'environ 2,5 mm et collée par vulcanisation sur des baguettes de bois 2, qui sont parallèles entre elles et perpendiculaires à l'axe de la semelle. Ces baguettes ont une épaisseur de 7 mm et sont espacées les unes des autres par des rai nures 3 d'une largeur d'environ 1 mm.
Les baguettes 2 n'ont pas toutes la même largeur, celles situées au bout et au talon étant plus larges, de façon à renforcer ces parties de la semelle.
On voit que cette semelle est imperméa ble, elle a, dans un sens, la souplesse de la plaque 1 et cette dernière peut servir de pre mière pour le montage de la chaussure qui est ainsi très simplifié. Les espaces 3 laissés entre les baguettes 2 permettent à celles-ci de gonfler sous l'action de l'humidité sans en traîner de déformation de la semelle et de la chaussure sur laquelle elle est fixée.
Le montage sur la chaussure peut se faire par couture, collage ou elouage. On peut éga lement monter cette semelle en fraisant ses bords côté pavé en 4 et en rapportant sur la partie fraisée une trépointe en cuir ou caout chouc, qui protège les bords des éléments en bois 2 et permet la couture de la semelle sur la trépointe de la chaussure.
Aux fig. 4 et 5, on a représenté une se melle analogue munie de blocs 5 en matière résistant ii l'usure telle que, par exemple, en caoutchouc ou chlorure polyvinylique plasti fié. Ces blocs 5, qui traversent complètement les baguettes 2 dans des trous ménagés à cet effet., peuvent, dans le cas de caoutchouc, faire partie de la plaque 1 ou être collés sur elle.
Grâce à cette disposition, l'usure de la se- nielle est uniforme et beaucoup moins rapide, la matière (le protection étant présente jusqu'à l'usure complète.
Pour fabriquer (les semelles telles que celles décrites ci-dessus, oit peut procéder de la façon suivante: On dispose dans un moule rote plaque- support ayant la forme de la semelle défini tive et en composition à base de caoutchouc;
on applique sur cette plaque des baguettes de bois parallèles entre elles et perpendiculaires à l'axe longitudinal et on intercale entre les baguettes voisines de> lames métalliques en acier doux de même longueur et hauteur que ces baguettes voisines et d'épaisseur égale ii l'espace libre à réserver entre ces baguettes. On ferme le moule et on le place entre les deux plateaux d'une presse à vulcaniser, dans laquelle ce moule est soumis à une pression et à un chauffage.
Lorsque la vulcanisation est terminée, on retire; la semelle du moule, puis on enlève les lames métalliques; on constate alors que les baguettes de bois sont collées par la vulcanisation et adhèrent parfaitement au support et que l'on obtient une semelle telle que celle représentée aux fig. 1 à 3.
Oit pourrait également procéder de la façon suivante: (voir fi--. 6 et 7) au lieu d'uti liser un moule de petites dimensions ayant la forme de la semelle. on utilise un moule de grandes dimensions e@ de forme simple, par exemple rectangulaire, et on dispose dans ce moule une plaque en composition de caout chouc 6 de mêmes dimensions, sur laquelle on pose des baguettes de bois rectangulaires 7 dont la longueur est égale à une des dimen- lions du moule et dont la largeur et l'épais seur sont égales à celles des baguettes de bois de la semelle à obtenir. Entre chaque ba guette de bois 7, on introduit une lame mé tallique.
Après vulcanisation entre les plateau d'une presse et enlèvement des lames métalli ques, on obtient une plaque composite telle que celle représentée aux fig. 6 et 7, compre nant une plaque support 6 sur laquelle sont collées des baguettes de bois 7 séparées entre elles par des intervalles 8. On n'a plus qu'à découper suivant les pointillés 9 avec un outil approprié les semelles à obtenir, comme on le fait dans une peau pour les semelles de cuir.
On pourrait aussi procéder de la façon suivante: sur une plaque de composition à base de caoutchouc, on applique une lame de bois ayant une épaisseur égale à celle des baguettes de la semelle à obtenir, et on exerce une pression et un chauffage pour obtenir la vulcanisation e t le collage simultanés. Pour former les baguettes, une fois cette plaque composite obtenue, il suffit, au moyen d'un outil composé, par exemple, d'un certain nombre de scies circulaires fixées sur un même arbre, de découper dans l'épaisseur du bois des rainures parallèles allant jusqu'à la surface du caoutchouc et ayant une largeur de l'ordre, par exemple, de 1 mm. On obtient alors de nouveau une plaque analogue à celle représentée aux fig. 6 et 7, que l'on découpe pour obtenir la semelle.
En modifiant simplement l'intervalle entre les différentes scies circulaires, il sera possible d'obtenir des baguettes de bois plus ou moins larges, suivant l'emplacement qu'ils doivent occuper dans la semelle à fabriquer. On peut également, par le même procédé, obtenir immédiatement une semelle défini tive; ayant découpé la forme voulue dans une lame de bois et la plaque-support de même forme ayant été collée sur ce bois, on taille les rainures parallèles au moyen d'une scie circulaire.
Pour obtenir une semelle telle que celle qui est représentée aux fig. 4 et 5, on peut utiliser l'un quelconque des procédés décrits ci-dessus; on ménagera, par exemple, dans les baguettes de bois que l'on applique sur la plaque-support, des trous les traversant com plètement. Pour introduire dans ces trous les blocs en matière résistante, on peut procéder de l'une ou l'autre des façons suivantes: Les trous étant ménagés dans lés ba guettes ou la lame de bois, on y entre à force des cylindres de caoutchouc d'un diamètre légèrement supérieur à celui des trous, ce qui les fige en place.
L'adhérence est d'ailleurs augmentée par la vulcanisation, car la plaque- support se trouve alors également collée sur la base intérieure des cylindres.
On pourrait aussi procéder comme suit: Les trous étant. ménagés dans les ba guettes de bois et celles-ci ainsi que la plaque- support étant placées dans le moule avant vulcanisation, sous la seule 'action de la cha leur et de la pression au moment de cette vulcanisation, le caoutchouc de la plaque pénètre dans les trous et les remplit, et les blocs d'usure ainsi constitués sont formés de caoutchouc vulcanisé faisant corps avec la plaque-support.