Procédé de fabrication de levure. On sait que la levure est obtenue indus triellement en grandes quantités, -à partir de sucres ou de substances hydrocarbonées di verses. Les techniques utilisées sont trop con nues pour qu'il soit nécessaire de les exposer ici en détail. On rappellera cependant que, d'une manière générale, on opère par ,.,géné rations successives", le nombre de générations se limitant à trois dans la pratique. La ri chesse initiale du milieu en glucides va en diminuant de la première génération à, la troisième.
On utilisera, par exemple: Pour la première génération: 100 kg de mélasse dilués dans 1700 litres de volume total.
Pour la deuxième génération: 100 kg de mélasse dilués dans 2000 litres de volume total.
Pour la troisième génération: 100 kg de mélasse dilués dans 3000 litres de volume total. Lorsque tous les glucides fermentescibles de la première génération ont disparu, la levure est extraite par les moyens connus et intégralement utilisée en deuxième généra tion. De même, la levure de deuxième géné ration séparée de la même façon, après dis- parition totale des glucides fermentescibles, est entièrement utilisée en troisième généra tion.
Ce n'est que lorsque tous les glucides fermentescibles de la solution de troisième génération ont totalement disparu que l'on extrait finalement '% levure pour la diriger vers les usages auxquels elle est destinée.
On voit donc que le caractère essentiel de cette technique réside dans le fait que la prolifération de la levure dans chaque géné ration est poussée jusqu'à la disparition totale des glucides présents.
Les rendements en levure obtenus par ce procédé varient entre 130 et 150 kg de levure pressée -à 72 % d'humidité pour 100 kg de glucides existant dans le milieu. La présente invention a pour objet un procédé permettant d'augmenter considéra blement les rendements en levure.
Selon ce procédé, on- effectue la culture de la levure dans un milieu ,contenant des glucides; on extrait périodiquement de ce milieu au moins la presque totalité de la levure formée, avant que les glucides aient totalement disparu, et on poursuit la culture au moins jusqu'à; complète disparition de ceux-ci. Le nombre des extractions succes sives n'est pas limité a priori et peut dépasser parfois quatre.
Un mode de réalisation de l'invention est exposé dans l'exemple suivant: Du sérum de lait, stérilisé ou non, et éven- tuellement additionné d'éléments nutritifs, est ensemencé avec<B>10%</B> d'un levain de levure préparé par ailleurs. Le milieu est soumis, par les moyens connus, à une violente aéra tion jusqu'à atteindre une concentration cel lulaire de l'ordre de 600 millions de cellules par cm'. La levure est ensuite extraite par les procédés habituels, par exemple par cen trifugation.
On replace 1 % de la levure ainsi récoltée dans le liquide délevuré, .avec addition èven- tuelle d'éléments nutritifs azotés ou phos phatés. On aère à nouveau, comme indiqué ci-dessus, jusqu'à obtention d'une nouvelle concentration cellulaire équivalente à la pre mière.
- A ce moment, on enlève à nouveau la levure formée, on réensemence le liquide dé- levuré avec _ 1 % de la levure extraite et on procède à une troisième pousse dans les con ditions ci-dessous décrites.
On, répète ces opérations successives aussi longtemps que la récolte de levure est jugée suffisamment rémunératrice et au mains jus qu'à ce que tous les glucides présents dans le milieu aient disparu. Il peut même être intéressant, dans certains cas, de soumèttre encore le liquide à une dernière pousse de levure, même lorsque l'analyse ne décèle plus de glucides dans le milieu.
Le rendement en levure peut atteindre 300 kg de levure pressée ù <B>7270</B> d'humidité pour 100 kg de glucides contenus dans le sérum de lait mis en muvre.
On peut, sans sortir du cadre de l'inven tion, apporter quelques modifications de dé tail au procédé qui vient d'être décrit.
C'est ainsi qu'au lieu de retourner dans le liquide délevuré, pour son réensemencement, 1 % de la levure extraite, on peut laisser intentionnellement dans le liquide la quantité de cellules correspondante, en réglant par exemple l'allure de la centrifugation,- de ma nière que le poids de levure nécessaire sorte avec le liquide délevuré:
On peut également faire varier la concen tration cellulaire à atteindre dans chaque pousse avant l'extraction de la levure ainsi que l'importance et le mode de réensemencements successifs du liquide délevuré.
Enfin, bien que le sérum de lait, donné .à titre d'exemple, convienne d'une façon par ticulièrement avantageuse à l'exécution de 1â présente invention, celle-ci n'est nullement limitée 1à l'utilisation de cette matière pre mière et s'applique, d'une façon générale, à tous les liquides contenant des glucides fer mentescibles et en particulier aux solutions de sucre obtenues par saccharification de la cellulose.
De même on a indiqué, dans cet exemple, que l'on effectuait l'extraction de la levure lorsque la concentration cellulaire était de l'ordre de 600 millions de cellules par cm', ce qui correspond à un certain pourcentage en poids qui, pour une même concentration cellulaire, peut varier de 2 % de levure, comp tée ù 72 % d'humidité, à 3 % et plus selon la grosseur des cellules. Toutefois, on peut très bien effectuer l'extraction lorsque sont atteints des pourcentages différents.
De même encore, la proportion de 1 % de levure intro duite avant chaque pousse nouvelle n'a pas un caractère limitatif; c'est ainsi, par exem ple, que l'on peut très bien adopter un pour centage trois ou quatre fois moindre sans inconvénient, quelle que soit la teneur en glucides lors de l'introduction. Le moment où l'on effectue l'extraction de la levure est atteint plus ou moins vite selon que l'inoeu- lation a été plus ou moins copieuse.
Finale ment, il n'est pas nécessaire que la levure réutilisée pour une nouvelle pousse soit une quantité aliquote d'une pousse précédente. On peut fort bien préparer la levure d'inocula tion ,à partir d'autres milieux, tels que les jus de betteraves, les solutions de mélasse et, d'une manière générale, tous les liquides con tenant des glucides assimilables par les le vures.
Yeast manufacturing process. It is known that yeast is obtained industrially in large quantities, from sugars or from various hydrocarbon-based substances. The techniques used are too well known to need to be discussed in detail here. It will be recalled, however, that, in general, the operation is carried out by,., Successive generations ", the number of generations being limited to three in practice. The initial richness of the medium in carbohydrates decreases from the first generation to , the third.
We will use, for example: For the first generation: 100 kg of molasses diluted in 1700 liters of total volume.
For the second generation: 100 kg of molasses diluted in 2000 liters of total volume.
For the third generation: 100 kg of molasses diluted in 3000 liters of total volume. When all the fermentable carbohydrates of the first generation have disappeared, the yeast is extracted by known means and fully used in the second generation. Likewise, the second generation yeast separated in the same way, after the complete disappearance of the fermentable carbohydrates, is completely used in the third generation.
It is only when all the fermentable carbohydrates in the third generation solution have completely disappeared that we finally extract '% yeast to direct it to the uses for which it is intended.
It can therefore be seen that the essential character of this technique lies in the fact that the proliferation of the yeast in each generation is pushed until the total disappearance of the carbohydrates present.
The yeast yields obtained by this process vary between 130 and 150 kg of pressed yeast at 72% humidity per 100 kg of carbohydrates existing in the medium. The object of the present invention is a process which makes it possible to considerably increase the yields of yeast.
According to this process, the yeast is cultured in a medium containing carbohydrates; at least almost all of the yeast formed is extracted from this medium periodically, before the carbohydrates have completely disappeared, and the culture is continued at least until; complete disappearance of these. The number of successive extractions is not limited a priori and can sometimes exceed four.
An embodiment of the invention is set out in the following example: Milk serum, sterilized or not, and optionally added with nutrients, is inoculated with <B> 10% </B> of a yeast sourdough prepared elsewhere. The medium is subjected, by known means, to violent aeration until a cell concentration of the order of 600 million cells per cm 2 is reached. The yeast is then extracted by the usual methods, for example by cen trifugation.
1% of the yeast thus collected is replaced in the delevelled liquid, with the possible addition of nitrogenous nutrients or phos phates. Aeration is carried out again, as indicated above, until a new cell concentration equivalent to the first is obtained.
At this point, the yeast formed is removed again, the de-leavened liquid is reseeded with 1% of the yeast extracted and a third shoot is carried out under the conditions described below.
These successive operations are repeated as long as the yeast harvest is deemed sufficiently remunerative and by hand until all the carbohydrates present in the medium have disappeared. It may even be of interest, in some cases, to still subject the liquid to a final yeast growth, even when the analysis no longer detects carbohydrates in the medium.
The yeast yield can reach 300 kg of pressed yeast ù <B> 7270 </B> of humidity per 100 kg of carbohydrates contained in the whey used.
It is possible, without departing from the scope of the invention, to make some detailed modifications to the process which has just been described.
Thus, instead of returning 1% of the extracted yeast to the delevelled liquid, for its reseeding, we can intentionally leave the corresponding quantity of cells in the liquid, for example by adjusting the pace of centrifugation, - so that the necessary weight of yeast comes out with the delevelled liquid:
It is also possible to vary the cellular concentration to be reached in each shoot before the extraction of the yeast as well as the extent and the mode of successive reseedings of the delevelled liquid.
Finally, although the milk serum, given by way of example, is particularly advantageous for carrying out the present invention, it is by no means limited to the use of this pre-material. mière and applies, in general, to all liquids containing iron mentescibles carbohydrates and in particular to sugar solutions obtained by saccharification of cellulose.
Likewise, it was indicated, in this example, that the yeast extraction was carried out when the cell concentration was of the order of 600 million cells per cm ', which corresponds to a certain percentage by weight which, for the same cell concentration, can vary from 2% yeast, counted at 72% humidity, to 3% and more depending on the size of the cells. However, the extraction can very well be carried out when different percentages are reached.
Likewise again, the proportion of 1% of yeast introduced before each new growth is not limiting; it is thus, for example, that one can very well adopt a percentage three or four times less without inconvenience, whatever the carbohydrate content during the introduction. The moment when the yeast extraction is carried out is reached more or less quickly depending on whether the inning was more or less copious.
Finally, the yeast reused for a new growth need not be an aliquot of a previous growth. The inoculating yeast can very well be prepared from other media, such as beet juice, molasses solutions and, in general, all liquids containing carbohydrates that can be assimilated by the vures. .